Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

bonjour,
je recherche un groupe de travail pour la préparation du capes lettres modernes 2013...
hippolyte
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Réponses

  • Bonjour,
    Où habites-tu?
    Que fais-tu en ce moment?
  • Bonjour, je suis intéressé aussi par un groupe de travail capes.
  • Bonjour,

    Je suis également intéressée pour un groupe de travail Capes.
    Par ailleurs je me prépare aussi à l'agrégation 2013, est-ce le cas de certains d'entre vous?
    Bien à vous.
  • Je compte aussi passer l'agrégation en 2013.
    Mais pour l'instant, ma préparation se résume à lire les oeuvres au programme quand j'ai le temps. :D
  • ONeddyONeddy Membre
    C'est effectivement la première étape de la préparation me semble-t-il :)
    Et puis le programme est tellement intéressant que c'est une vraie partie de plaisir!
  • En ce moment je recherche une biblio intéressante sur les récits d enfance.... :) enfin la plus judicieuse possible...! Et vous?
  • PoloPolo Membre
    C'est sans doute un peu tôt pour penser à la bibliographie critique. Quelques suggestions quand même :

    - Pour Benjamin il faudrait aller lire ses Ecrits autobiographiques (Christian Bourgois), en particulier sa Chronique berlinoise, et jeter un oeil à ses textes pour enfants (dans le recueil Enfance) pour comprendre sa passion pour le petit, les jouets, les objets
    - Pour Nabokov et Sarraute, je crois qu'il faudrait revenir à la source russe : Enfance de Tolstoï (Livre de Poche)
    - être au point sur des genres pouvant se rapporter au récit d'enfance : le roman d'apprentissage / de formation / d'éducation (voir le collectif dirigé par Philippe Chardon sur la question), le conte... même si ce n'est pas évident dans le corpus au programme
    - il y a un ensemble d'actes publiés sur Le récit d'enfance et ses modèles (Chevalier et Dornier dir.) aux PU de Caen : mais il n'y a pas vraiment de regard surplombant ni de conclusions, les études de cas prédominant. Malgré tout beaucoup de questions intéressantes sont posées en introduction et quelques références bibliographiques sont données. D'autres pistes de réflexion ici : http://www.fabula.org/actualites/poetique-de-l-enfance-perspectives-contemporaines_48498.php, et là http://www.fabula.org/actualites/i-hervouet-farrar-dir-enfance-et-errance-dans-la-litterature-europeenne-du-xixe-siecle_46547.php (l'idée d'errance me paraît incontournable pour le petit Benjamin -au même titre que le goût de la flânerie, déjà présent chez Franz Hessel que Benjamin aimait beaucoup)
    - Consulter peut-être des ouvrages d'anthropologie, d'histoire et de sociologie si on a du temps devant soi, car on peut vite être dépassé par la perception enfantine, être étonné par des réactions ou prendre des postures enfantines au premier degré (voire Histoire de l'enfance en Occident ; La représentation du monde chez l'enfant de Piaget ; et si on fait du zèle, des textes de Winnicott comme Jeu et réalité)
    - Il y a un essai récent, Enfance obscure, de Pierre Péju qui parle de la part d'enfantin restée en nous à l'âge adulte. Il évoque beaucoup de textes d'écrivains, dont justement Nabokov, Sarraute et Benjamin. Certains chapitres sont plus généraux et résument plus ou moins ce qui a été dit au fil des siècles sur l'enfance, le regard adulte porté sur les enfants, la protection de l'enfance, le règne aujourd'hui de "l'enfant roi" etc.
    - Il y a de belles choses de pensées dans Le résidu amer de l'expérience de Danilo Kis qui a été confronté enfant à la Shoah et surtout à la disparition -plus qu'à la mort- du père. Ça a l'air éloigné du sujet, mais sa trilogie sur l'enfance (Jardin, cendre en particulier) est un formidable exemple de recréation de l'enfance : il repense la perception enfantine dans une interview "Life, literature" in Le résidu amer de l'expérience. Une chercheuse, Frosa Pejoska-Bouchereau en a tiré la notion d'étrangéisation.
    - Pour les courageux, il y aura à partir du 31 mai une exposition au Mémorial de la Shoah "Au coeur du génocide" consacrée aux enfants dans la Shoah. Le cycle de lectures / rencontres / projections promet d'être passionnant, et certains événements auront partie liée avec le récit d'enfance (certes à partir d'une expérience qui ne concerne pas directement nos auteurs mais on apprend énormément sur la création littéraire en lisant certains témoignages) : http://www.memorialdelashoah.org/

    Bon, je vous accorde que ça ne fait pas très "bibliographie sérieuse pour l'agrégation". Mais à ce stade de l'année, je crois qu'il serait franchement dommage de se plonger déjà dans une littérature critique assez ennuyeuse et calibrée pour le programme. A mon avis, avant les indications bibliographiques qui devraient paraître dès juin, lire beaucoup de textes littéraires évoquant l'enfance de manière très variée est plus profitable (et agréable !) que de se restreindre déjà à la littérature critique concernant les trois auteurs, et permet de penser, même sans efforts considérables, les poétiques diverses du récit d'enfance.
    J'ai fait une petite liste en vrac pour me donner quelques idées de lectures pour les mois prochains et pour cet été :
    Confessions de Rousseau
    (Confession d'un enfant du siècle de Musset)
    Début des Confessions de Saint-Augustin
    Allusions dans les textes de Charles Baudelaire
    Ecrits de W. Benjamin
    Autobiographie de Bernhard
    Ernst Bloch (pour l'espérance / tonalité messianique)
    Lewis Carroll
    Pinocchio
    Dickens
    Si le grain ne meurt
    Goethe ?
    Sa Majesté des mouches
    Le Tambour de Grass
    Contes des frères Grimm
    Victor Hugo (Les Misérables)
    Kafka (rapport enfant / animal)
    L'âge d'homme de Leiris
    Proust
    Rilke
    Hölderlin ?
    Les Mots de Sartre
    Austerlitz de Sebald
    Jules Vallès
    Chateaubriand
    Zola (L'Assommoir ? Nana ?)
    W ou le souvenir d'enfance
    Le page disgracié de Tristan L'Hermite
    Contes de fée (dont C. Campo, La noix d'or)
    Lambeaux de Juliet
    Vipère au poing de Bazin
    Poil de Carotte
    Enfance de Gorki
    Le Tambour - Grass
    Le Roi des aulnes - Tournier
    Trame d'enfance - Christa Wolf
    Anton Reiser de K.-P. Moritz
    Georges-Arthur Goldschmidt
    Histoire d'une vie d'Aharon Appelfeld
    Jardin, cendre de Danilo Kis
    L'Oiseau bariolé de Jerzy Kosinski
    Le Caillou de lune d'Ettel Hannah

    C'est vraiment pour me donner une idée générale sur la façon dont on peut écrire, réécrire, réinventer son enfance et la penser puisqu'il y a une forte portée réflexive dans les textes au programme, me semble-t-il.

    Voilà :)

    EDIT : D'autres suggestions ici : http://www.autopacte.org/biblio_generale.html#Recitdenfance
  • Merci beaucoup Polo un bel été en perspective! Le sujet est très intéressant... :)
  • Polo a écrit:
    C'est sans doute un peu tôt pour penser à la bibliographie critique.

    A mon humble avis, il est toujours trop tôt pour se lancer dans une bibliographie critique, pour un concours où l'originalité n'est certes pas le maître mot. On se retrouve devant une alternative dont les deux termes sont mauvais : soit l'article critique est utile parce qu'il rentre dans le cadre du concours mais, dans ce cas, on n'avait vraiment pas besoin du critique pour penser ce qui est écrit et on a perdu une heure de son existence à le lire, soit l'article est inutile parce qu'il est trop novateur et l'on a également perdu une heure de préparation.

    C'est d'autant plus vrai pour la LGC que la place, dans une dissertation de LGC, est extrêmement limitée : développer l'argument, donner des exemples et mener une comparaison occupe tout l'espace et il n'y a guère de lignes libres où injecter une référence critique. Guère d'air à respirer non plus pour les références littéraires extérieures. C'est une triste et amère constatation, mais je crois qu'elle s'impose bien vite à l'usage et invite à appliquer l'inusable crédo des agrégatifs : lisez et relisez les oeuvres (pour être en mesure de les imposer à vos hypokhâgneux vingt ans plus tard).
  • PoloPolo Membre
    Oui, je suis tout à fait d'accord avec vos réserves. Même en licence une dissertation de LGC laissait peu de place à des considérations critiques, alors pour l'agrégation où les références devraient être mieux argumentées, j'imagine bien que le temps et la place manquent...
    En tout cas je proposais d'autres textes littéraires parce qu'à ce stade de l'année, et pour peu que l'on ait du temps devant soi, rester plongé dans la littérature est plus profitable, je pense, que de se rivé aux textes critiques (qui sont le plus souvent décevants, c'est vrai, ou peu mobilisables). Je ne me vois pas déjà lire et relire les oeuvres au programme (j'en ai lu certaines toutefois) à ce stade de l'année... Et dans la perspective d'enseigner plus tard à un niveau qu'on ignore encore, élargir ses connaissances littéraires quand on en a encore le temps ne peut pas faire de mal, même pour un concours sur programme.

    J'ai une autre question hors du sujet. Je réfléchis aux possibilités de préparation à l'agrégation qui s'offrent à moi l'an prochain. A priori préparer l'agrégation à la fac est ce qui s'impose à moi le plus naturellement (plutôt à Paris 7, mais je n'exclus pas des préparations comme Paris 3 "au cas où" -par contre j'élimine l'ENS et Paris 4 pour des raisons personnelles). Mais qu'en est-il des préparations comme celles du Collège Sévigné ou du Cned ? (à part les prix) Serait-ce un "plus" que d'investir dans un de ces cours ou de privilégier ce genre de préparations aux plus classiques (fac) ? A-t-on vraiment le temps de se plonger dans ce type de cours envoyés (très conséquents pour Sévigné d'après ce que j'ai lu) si on suit d'autres cours ailleurs ?
    Je n'exclus pas de passer quand même les épreuves du Capes en novembre en guise d'"échauffement" et pour me remettre plus vite dans le bain des matières techniques, alors je me demandais si investir au moins dans une formation par correspondance (comme le Cned) pour rafraîchir mes connaissances plus générales et me rassurer valait le coup -la préparation de l'agrégation reste quand même mon projet principal l'an prochain. Ou si une préparation autonome du Capes suffisait (je pense être une étudiante sérieuse et déjà au point sur beaucoup de choses, je lis énormément et j'ai pu travailler les matières techniques quand j'étais en licence, mais il reste que les entraînements aux épreuves sont un peu lointains pour moi maintenant avec le master recherche). Ayant un rapport parfois difficile aux établissements scolaires, j'ai quand même un peu peur de débarquer encore dans une autre fac (la mienne actuelle dans laquelle je me plais beaucoup ne propose pas de préparation à l'agrégation), surtout pour préparer un concours qui doit générer beaucoup de stress, voire de compétition, alors je me renseigne un peu sur les toutes possibilités s'offrant à moi.
    Merci.
  • Tu verras à l'usage qu'élargir ses connaissances littéraires n'est pas non plus le but de l'agrégation. C'est éventuellement utile à l'oral, et encore uniquement dans les questions. Toute excursion hors du programme, dans n'importe quel exercice, est un peu dangereuse. Je n'ai toujours pas saisi les raisons intellectuelles qui justifient ce parti pris, mais comme il est seriné aux agrégatifs, c'est la méthode du concours — comprendre : c'est la religion. Ne la remettons pas en question.

    Cette bile épanchée, j'en viens aux questions plus pratiques. Je pense que le mieux est de tester ton niveau, par ce moyen très simple que constituent les archives des concours du CAPES et de l'agrégation, où les sujets sont accompagnés de rapports de deux cents pages. Les rapports des concours de recrutement des enseignants sont en réalité des corrections entièrement rédigées de chaque épreuve, y compris les dissertations. C'est un excellent moyen de s'évaluer et, pour les matières techniques, de s'entraîner. (C'est dire si les éditeurs qui vendent des manuels d'exercices profitent de l'inquiétude des candidats.)

    Pour ma part, je n'ai approché ni de près, ni loin, le cours Sévigné — pour des raisons politiques. C'est un bel instrument de reproduction sociale qui offre aux plus fortunés les meilleures chances de réussir à des concours, dont on ne manque pas de nous dire qui sont l'incarnation du bel esprit républicain de la France, une exception culturelle à protéger, etc. Quant au contenu de ces cours, on ne m'en a dit que du bien, mais on ne m'en a rien vanté d'exceptionnel, de sorte que j'ai l'impression que c'est vendre un rein pour obtenir des choses que l'on trouverait ailleurs plus abordables, si ce n'est gratuites.

    Pour le choix des universités parisiennes, je ne saurais te conseiller. Je prépare cette année à Grenoble, où la formation technique est réputée excellente (et elle est en effet plutôt bonne). Je sais que cette partie technique est parfois sacrifiée dans les universités parisiennes, mais point partout je suppose. Je ne suis pas certain qu'il existe tellement d'excellentes préparations à l'agrégation. Le principe de ce type de concours est que les professeurs enseignent des oeuvres dont ils ne sont pas spécialistes et qu'il arrive assez rapidement un moment de l'année où les connaissances de leurs étudiants dépassent les leurs.

    Cela dit, j'ai pu constater que les professeurs aux compétences très pointues offrent parfois des cours fort intéressants mais parfaitement inutiles dans le cadre du concours. Difficile donc de prévoir à l'avance ce que sera l'enseignement des matières non-techniques. J'aurais tendance à te conseiller de choisir en fonction des matières techniques (langue vivante, langue ancienne, ancien français et grammaire moderne), qui me paraissent les vrais critères discriminants, après t'être testée sur les archives des concours.

    S'agissant du temps dont on dispose, je suppose que la réponse est la même que celle que l'on peut formuler aux futurs hypokhâgneux qui s'inquiètent de ce que sera leur existence en classes préparatoires : tout dépend du caractère. Et tout dépend, naturellement, des ambitions. Pour ma part, je passe l'agrégation parce qu'il faut bien la tenter, mais sans affection particulière pour ce concours (on l'aura compris), sans aucune estime pour la prétendue formation qu'il apporte et donc sans y consacrer l'essentiel de mon temps, que j'emploie aux publications scientifiques, aux colloques et à l'élaboration d'un projet de thèse. D'autres personnes y passent tout leur temps, bien entendu.

    Y a-t-il une différence considérable en fin de parcours ? Ce n'est pas certain. En termes de connaissances pures, l'agrégation n'est pas nécessairement un concours très exigeant. Les oeuvres sont rarement très longues (le bloc de LGC "Savoirs et littératures" est une exception) et surtout rarement complexes. L'ancien français n'est pas indomptable pour peu que l'on fasse preuve d'un peu de rigueur et il en va de même pour la grammaire moderne. Pour les langues, c'est un peu tard. Du coup, tout se joue, entre candidats correctement préparés, dans la maîtrise de la méthode du concours, c'est-à-dire dans l'entraînement. Du coup, je crois qu'il est possible de se dégager un peu de temps.

    Un peu de temps qu'il me semble profitable d'employer à quelques révisions d'histoire de l'art (peinture et musique, notamment), qui fournit, parait-il, beaucoup de questions vicieuses aux jurys ces derniers temps, qui ont décidé que la didactique était au-dessous d'eux et qu'ils étaient en droit de transformer "agir en fonctionnaire de l'Etat de manière éthique et responsable" en question de culture générale. Une amie, l'année dernière, en classiques, a payé cher sa méconnaissance de la musique du dix-huitième siècle. Nous sommes entre gens de bonne compagnie.
  • PoloPolo Membre
    Tu verras à l'usage qu'élargir ses connaissances littéraires n'est pas non plus le but de l'agrégation. C'est éventuellement utile à l'oral, et encore uniquement dans les questions. Toute excursion hors du programme, dans n'importe quel exercice, est un peu dangereuse. Je n'ai toujours pas saisi les raisons intellectuelles qui justifient ce parti pris, mais comme il est seriné aux agrégatifs, c'est la méthode du concours — comprendre : c'est la religion. Ne la remettons pas en question.

    Oui, j'ai bien conscience que ce n'est pas forcément utile pour les concours. C'est surtout pour moi en fait, par amour des textes. De toute façon, vu certaines de mes lectures (beaucoup de littérature étrangère, et pas forcément la plus connue), je pense que ce serait peu utile de les mobiliser aux concours (et même dangereux si l'auteur n'est pas connu du correcteur).
    Cette bile épanchée, j'en viens aux questions plus pratiques. Je pense que le mieux est de tester ton niveau, par ce moyen très simple que constituent les archives des concours du CAPES et de l'agrégation, où les sujets sont accompagnés de rapports de deux cents pages. Les rapports des concours de recrutement des enseignants sont en réalité des corrections entièrement rédigées de chaque épreuve, y compris les dissertations. C'est un excellent moyen de s'évaluer et, pour les matières techniques, de s'entraîner. (C'est dire si les éditeurs qui vendent des manuels d'exercices profitent de l'inquiétude des candidats.)

    Oui, j'ai déjà commencé à constituer mes dossiers "rapports du jury", c'est très éclairant, et parfois intimidant vu la longueur de leurs développements...
    Pour ma part, je n'ai approché ni de près, ni loin, le cours Sévigné — pour des raisons politiques. C'est un bel instrument de reproduction sociale qui offre aux plus fortunés les meilleures chances de réussir à des concours, dont on ne manque pas de nous dire qui sont l'incarnation du bel esprit républicain de la France, une exception culturelle à protéger, etc. Quant au contenu de ces cours, on ne m'en a dit que du bien, mais on ne m'en a rien vanté d'exceptionnel, de sorte que j'ai l'impression que c'est vendre un rein pour obtenir des choses que l'on trouverait ailleurs plus abordables, si ce n'est gratuites.

    Merci pour cet avis. Je crains en effet que le public visé soit plus ou moins le même que celui qui me rebute pour d'autres préparations. Et le prix, oui... Ça aurait tendance à me donner une pression supplémentaire d'ailleurs ("faut pas se rater !").
    Et merci pour les conseils s'agissant du choix des universités et pour la précision sur l'histoire de l'art. J'ai le grand défaut de ne jamais écouter de musique classique... :P

    Décidément, tout cela donne bien envie de se lancer dans l'agrégation :D
    [L'orientation, même à 22 ans, est toujours source d'inquiétudes. La recherche universitaire m'intéresse beaucoup, on m'encourage à me lancer là-dedans, mais je ne suis pas encore sûre de vouloir faire une thèse et je ris toujours quand on me qualifie plus ou moins sérieusement de "jeune chercheuse" ou de "sssspécialiste de Kertész". Et d'un autre côté, quand je lis le quotidien des professeurs du secondaire sur un autre forum -car je ne veux pas me donner trop d'espoirs en pensant avoir tout de suite une charge de cours dans le supérieur- j'ai un peu peur des difficultés du métier. Tout dépend où l'on tombe, certes, mais... Qui a dit que j'étais stressée en ce moment ? :D]
  • Polo a écrit:
    [L'orientation, même à 22 ans, est toujours source d'inquiétudes. La recherche universitaire m'intéresse beaucoup, on m'encourage à me lancer là-dedans, mais je ne suis pas encore sûre de vouloir faire une thèse et je ris toujours quand on me qualifie plus ou moins sérieusement de "jeune chercheuse" ou de "sssspécialiste de Kertész".

    Je crois qu'il est de toute façon très imprudent de se lancer dans un travail de thèse sans avoir un concours pour assurer ses arrières d'une part et d'autre part mettre en valeur son dossier. C'est une question qui revient souvent dans les discussions officieuses en colloques, où l'avenir des thésards se présente comme un sujet préoccupant, et j'ai entendu plusieurs fois des maîtres de conférence affirmer qu'ils dissuadaient leurs étudiants de s'engager dans des thèses s'ils n'avaient pas de concours.

    Pour donner un exemple peut-être parlant, un maître de conférence en cinéma me disait qu'il incitait ses étudiants à passer des concours administratifs (puisqu'il n'existe pas de concours de l'enseignement en cinéma) plutôt que de présenter un dossier pour un contrat doctoral sans plan de secours. C'est dire si la préoccupation dépasse le simple prestige disciplinaire que peut avoir une agrégation (dont on ne peut qu'espérer qu'il diminue).

    Quant à se dire chercheur ou non, j'ai tendance à considérer que toute personne publiée régulièrement dans des parutions scientifiques un peu sérieuse est un chercheur. Ca évite de s'encombrer avec les castes.
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