Grammaire du français

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Réponses

  • Bonjour.
    Le repas fut magnifique ; Monte-Cristo avait pris à tâche de renverser complètement la symétrie parisienne et de donner plus encore à la curiosité qu’à l’appétit de ses convives l’aliment qu’elle désirait. Ce fut un festin oriental qui leur fut offert, mais oriental à la manière dont pouvaient l’être les festins des fées arabes.

    Ma question est simple.
    Quel est le référent du pronom 'elle' ?
    Est-ce 'la symétrie parisienne' ? je n'en suis pas sûr...

    Merci, d'avance.
  • La curiosité, c'est elle qui désire...
  • Merci, pour ta réponse rapide, lamaneur.

    Si c'est ainsi, dans 'l’aliment qu’elle désirait' l'antécédent du pronom relatif étant 'l'aliment', j'essaie de réécrire cette phrase comme ceci :

    "Monte-Cristo avait pris à tâche de donner l'aliment que la curiosité désirait, plus encore à la curiosité qu’à l’appétit de ses convives".

    Cette analyse est-elle correcte ? je ne le crois pas....
    Qu'est-ce qui m'échappe ?

    Amicalement.
  • En simplifiant au maximum :
    Monte-Cristo avait pris à tâche de donner à la curiosité de ses convives l’aliment qu'elle désirait.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Hwang, ton analyse est correcte, même si, une fois la phrase rétablie comme tu le fais, elle paraît un peu bancale.
    Monte-Cristo s'efforçait, par le choix des aliments qu'il donnait à ses convives, d'exciter ou de satisfaire plus leur curiosité et leur admiration que leur appétit.
  • Grâce à vous, et à force de lire, je suis parvenu à comprendre.

    Ce que désirait la curiosité des convives, l'aliment, c'était la rareté.

    Merci Anne et lamaneur. :)

    Bonjour.
    J'ai une question, s'il vous plait.
    1. Une idée m'est venue à l'esprit.
    2. Cette idée me paraît bizarre.
    3. Cette idée m'est étrangère

    Je les ai analysé comme ceci (selon la théorie moderne ?) :

    1. me : COI(complément d'objet indirect d'attribution), venu : verbe transitif indirect), à l'esprit : COI(complément d'objet indirect de lieu)
    2. me : COI(complément d'objet indirect d'attribution), paraît : verbe transitif indirect)
    3. me : COI(complément d'objet indirect d'attribution), est : verbe transitif indirect)

    Ai-je bien fait ou mal fait ?

    Et, au point de vue de la grammaire traditionnelle, les verbes comme 'venir, paraître, être' étaient toujours intransitifs(selon moi...).
    De ce point de vue, quelle était la fonction de 'me' ?
    Était-ce toujours COI ?

    Merci, d'avance.
  • Ce ne sont pas des COI puisque les verbes sont des verbes intransitifs. Les deux dernières phrases contiennent d'ailleurs un attribut du sujet
    Les me sont des compléments circonstanciels de propos (= de point de vue, de référence selon les auteurs) et à l'esprit un CC de lieu, encore qu'il est sans doute possible de considérer venir à l'esprit comme une locution verbale.
  • Salut, Anne.

    Concernant la fonction du pronom 'me', j'ai lu, dans ce forum au sujet ''Orthographe - Elle nous a semblé(e)?", cette réponse :
    Non, parce que "nous" est complèment indirect d'attribution de "sembler"

    Et concernant la nature des verbes 'venir, paraître, être', j'ai lui, aussi dans ce forum au sujet "Je vais au cinéma - Complément d'objet ou complément circonstanciel ?", cette réponse :
    Traditionnellement, "au cinéma" répond bien à la question "où", et serait classé sans nul doute dans les CC de lieu. Mais comme il n'est ni déplaçable ni supprimable, on dirait - toujours dans l'optique traditionnelle - qu'il s'agit d'un CC de verbe plutôt qu'un CC de phrase.
    Selon la nouvelle terminologie, ce serait bien un COI, un complément essentiel et non circonstanciel.
    Riegel le classe dans les transitifs indirects, puisqu'il donne - entre autres - cet exemple "Il va à Paris" pour cette construction (VIII, 3.1, p. 394 de l' édition 2009).--

    http://lexicometrica.univ-paris3.fr/jadt/jadt2014/01-ACTES/44-JADT2014.pdf

    Alors...
    J'ai voulu savoir ce qui se passe avec les verbes 'venir, paraître, être' etc.
  • Considérer dans la "nouvelle" grammaire que les compléments de lieu (je vais à Paris), de prix (ce livre coute 10 €) sont des compléments essentiels et non plus des compléments circonstanciels puisque ni déplaçables ni supprimables, n'en fait pas des compléments d'objet, directs ou indirects. Un verbe intransitif le reste.
  • "Il m'est difficile d'analyser les phrases françaises."

    <Test de déplacement>
    1. À moi, il est difficile d'analyser les phrases françaises. (O)
    2. Il est difficile d'analyser les phrases françaises à moi. (O???)

    <Test de suppression>
    1. Il est difficile d'analyser les phrases françaises. (???)
    Je sais que cette phrase est impeccable.
    Mais, à mon humble avis, le sens est gravement changé ; parce que la difficulté d'analyse n'est qu'à moi seul.

    Alors, il m'est difficile de croire que le 'me' soit le complément circonstanciel.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    2. Il est difficile d'analyser les phrases françaises à moi. (O???)
    Celle-ci ne fonctionne pas.
    On pourrait ajouter :
    Il est difficile pour moi d'analyser les phrases françaises.
  • Salut, lamaneur.
    Enfin, tu es venu à mon secours. :D
    Celle-ci ne fonctionne pas.
    On pourrait ajouter :
    Il est difficile pour moi d'analyser les phrases françaises.

    C'est ce qui me semblait, ce qui m'est venu à l'esprit.
    Comment classes-tu la fonction syntaxique de les deux 'me' ?

    Amicalement.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Il me semble que, quand j'étais jeune, on appelait cela un complément d'attribution.
    [lien invalide]569800PhotoScan.jpg/569800PhotoScan.jpg[/img][/url]
    [lien invalide]264378PhotoScan1.jpg/264378PhotoScan1.jpg[/img][/url]
  • Je cherche vainement en faveur de qui ou au détriment de qui est accomplie l'action exprimée par le verbe.
    Et de tout façon le complément d'attribution est un COI ou COS, même si tous les COI ne sont pas des complément d'attribution.
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/post287343.html#p287343

    Mais vous êtes donc tous deux d'accord avec le Tlfi qui considère qu'il s'agit de COI.
    B. − [En fonction de compl. d'obj. indir.; le pron. évoque le locuteur dans des rapports d'attribution, d'appartenance ou d'intérêt]
    c) [Avec les verbes d'état suivis d'un attribut et construits avec la prép. à ou la prép. pour] Suj. + me + verbe + attribut.
    − [Le locuteur porte un jugement affectif sur ses rapports personnels avec le suj. de la phrase, me équivalant à la locution adv. «à mes yeux»]
    ♦ [L'attribut est un adj.]
    6. 15 janvier. Exposition de dessins et d'estampes de Corot, à la Nationale. J'en ai regardé une cinquantaine seulement, mais avec attention, avec le désir d'en emporter le plus possible dans ma mémoire. Les premiers me paraissent les plus beaux. Green,Journal,1931, p.34.
    [...]
    d) [Avec les verbes de mouvement, et plus partic. avec venir et ses composés, construits avec la prép. à] Toutes sortes de pensées me sont venues aussitôt à l'esprit alors que je m'enfermais dans mon bureau avec deux cents pages dactylographiées (Green,Journal,1934, p.223)
    (Tlfi, me)

    Je préfère le CC de point de vue : https://www.etudes-litteraires.com/forum/post384695.html#p384695 que d'attribut un COI à un verbe intransitif. Question de point de vue ! :)
  • Anne345 a écrit:
    Je cherche vainement en faveur de qui ou au détriment de qui est accomplie l'action exprimée par le verbe.
    D'autant plus difficile que dans il m'est difficile d'analyser les phrases françaises le verbe être est un verbe d'état si j'ai bien compris ce que j'ai lu suite à une autre question.
  • Merci, Anne et lamaneur.

    Je pense que j'ai trop de curiosité...
    Pour lire, et pour mieux comprendre, j'analyse toujours des phrases.
    Cela est devenu mon habitude.

    Concernant ma curiosité sur les schémas "verbe + syntagme préposionnel", j'ai obtenu les solutions comme ceci :

    1) Type : sembler, paraître... (Il me semble difficile.)
    => me = complèment indirect d'attribution
    ('Orthographe - Elle nous a semblé(e)?")

    2) Type : aller, venir... (Il me vient une idée.)
    => me = complèment d'objet indirect
    (Je vais au cinéma - Complément d'objet ou complément circonstanciel ?)

    Mais, il me restait et reste toujours le schémas "être + syntagme préposionnel + attribut" : Il m'est difficile de m'exprimer, par exemple.
    Le lien donné par Anne m'a beaucoup aidé.
    (http://lexicometrica.univ-paris3.fr/jadt/jadt2014/01-ACTES/44-JADT2014.pdf)

    Malheureusement, la structure "être + syntagme préposionnel + attribut" n'y était pas expliquée.
    Mais, je pense que, à mon niveau, ce serait assez comme ça.

    Et, je vous renouvelle mes doux remerciements, Anne et lamaneur. :)
  • JehanJehan Modérateur
    ('Orthographe - Elle nous a semblé(e)?")
    Elle nous a semblé...
    Avec l'auxiliaire "avoir", le participe passé ne s'accorde pas avec le sujet.
    Seulement avec un éventuel COD placé avant.
    Or, le verbe sembler n'a jamais de COD.
    Son participe ne s'accorde donc jamais.
    (Je vais au cinéma - Complément d'objet ou complément circonstanciel ?)
    Complément d'objet indirect, complément essentiel de lieu.
  • A considérer tous les compléments essentiels comme des compléments d'objet, vous allez vous retrouver avec des complément d'objet direct de verbe intransitif !
    La séance de cinéma dure deux heures.
  • Merci, Jehan.

    Les deux phrases entre parenthèses sont les titres de questions dans ce forum. :)
  • JehanJehan Modérateur
    Au temps pour moi ! ;)
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