Grammaire du français

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Réponses

  • Merci beaucoup de votre prompte réponse.
    Dans cette même phrase : "Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l'état de nature l'emportent, par leur résistance, sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état."

    Est-ce que les propositions se décomposent ainsi :
    "Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles" : p. principale
    "qui nuisent à leur conservation dans l'état de nature" proposition relative complète "obstacles"
    " l'emportent par leur résistance, sur les forces" indépendante (???)
    "que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état" p. relative complète forces

    Merci de votre aide.
  • Il ne manque pas que après suppose ?
  • Si c'est Rousseau, c'est bien : "Je suppose les hommes ... "
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Anne345 a écrit:
    Il ne manque pas que après suppose ?
    Non, c'est une ellipse classique.
    Je suppose les hommes parvenus à ce point = Je suppose que les hommes sont parvenus à ce point
  • Alors un coordonnant avant l'emportent ?
  • La phrase est bien celle du début du chap V du Contrat social : "Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l'état de nature l'emportent par leur résistance sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état."
    Merci de votre analyse...
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Anne345 a écrit:
    Alors un coordonnant avant l'emportent ?
    Ben non, pourquoi ? La phrase est parfaite comme ça.
  • Pourriez-vous me proposer une analyse logique de ce début du chapitre V du Contrat social de Rousseau ?
    J'ai bien vérifié la phrase, il s'agit de :
    "Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l'état de nature l'emportent par leur résistance sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état."
    Merci de votre analyse...

    Bien cordialement
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.
    Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l'état de nature l'emportent par leur résistance sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état.

    Je suppose les hommes parvenus à ce point : proposition principale.

    où les obstacles (...) l'emportent par leur résistance sur les forces : proposition relative, complément de l'antécédent "point".

    qui nuisent à leur conservation dans l'état de nature : proposition relative, complément de l'antécédent "obstacles".

    que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état : proposition relative, complément de l'antécédent "forces".
  • Z'étaient forts, les anciens. :)
    On n'écrit plus comme ça, aujourd'hui. :/
  • Merci beaucoup Jehan.

    Dans le poème de Baudelaire on trouve cette orthographe du verbe "être" (j'ai vérifié dans plusieurs éditions), s'agit-il d'une orthographe de l'époque ? J'ai trouvé un exemple plus ancien chez Montesquieu par exemple. Sinon comment justifier e pluriel de "êtres" était-ce à cause de l'accord avec son participe ou est-ce qu'il existe une autre raison que je n'arrive pas à trouver ?
    Encore un grand merci...

    "Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c’est qu’à ses yeux elles ne valent pas la peine d’être visitées."
    Baudelaire, Les Foules
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Non, c'est une faute de transcription. On le voit bien sur la page :
    https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Baudelaire_-_Petits_po%C3%A8mes_en_prose_1868.djvu/39
    où l'original imprimé, à droite, porte bien "être" mais la transcription à gauche porte fautivement "êtres".

    Pour Montesquieu, il est vraisemblable que ce soit la même explication ou alors qu'il s'agisse du nom "être" au pluriel, comme par exemple dans ce titre : CHAPITRE PREMIER. Des lois , dans le rapport qu'elles ont avec les divers êtres.
  • Merci de votre prompte réponse.
  • Bonjour, comment analyser la phrase ci-dessous :
    Le fait de penser que les choses du monde, comme les astres par exemple, sont dans les mains de Dieu - donc entre de bonnes mains - correspond à la pure vérité, mais devrait de plus faire un immense plaisir à ceux qui souhaitent que tout aille bien ici-bas.


    Le fait de penser que :
    => location à valeur conjonctive?

    comme
    => CC comparaison?
    => l'ensemble entre virgules = proposition incidente?

    - donc entre de bonnes mains -
    => proposition incidente?
    => quelle différence entre la coupure par deux tirets et deux virgules?

    Merci
  • Bien que je ne connaisse et ne comprenne rien à toutes ces analyses, je doute que comme introduise ici une comparaison. C'est un exemple de chose. Si je me trompe, je me demande alors ce que signifierait la comparaison d'un élément indéfini (chose) à des éléments définis (astres); assurément, pas grand chose.
    Pour le reste, je ne me prononce pas.
  • JehanJehan Modérateur
    Comment analyser la phrase ci-dessous :
    Le fait de penser que les choses du monde, comme les astres par exemple, sont dans les mains de Dieu - donc entre de bonnes mains - correspond à la pure vérité, mais devrait de plus faire un immense plaisir à ceux qui souhaitent que tout aille bien ici-bas.


    Le fait de penser que :
    => location à valeur conjonctive?

    comme
    => CC comparaison?
    => l'ensemble entre virgules = proposition incidente?

    - donc entre de bonnes mains -
    => proposition incidente?
    => quelle différence entre la coupure par deux tirets et deux virgules?

    "le fait de penser" est un GN (nom + complément infinitif) et "que (...) mains" est une complétive COD de l'infinitif "penser".

    "comme les astres, par exemple" est une subordonnée elliptique ( = comme [le sont] les astres ).
    Elle n'exprime pas la comparaison à proprement parler, mais la conformité.

    Et "Le fait de penser que les choses du monde, comme les astres par exemple, sont dans les mains de Dieu - donc entre de bonnes mains -" est un très long groupe sujet du verbe "correspond".

    "donc entre de bonnes mains"
    Pas de verbe exprimé ou sous-entendu.
    Ce n'est pas une proposition.
    Je vois ici un simple complément de lieu du verbe sont, coordonné à l'autre complément de lieu ("dans les mains de Dieu") par la conjonction donc.

    L'encadrement par des virgules ou des tirets me semble équivalent.
  • Merci Jehan,

    par contre, ce qui me faisait surtout problème, c'était le lien entre le GN "le fait de" et la complétive que vous faites dépendre (à juste titre) du verbe :
    "le fait de penser" est un GN (nom + complément infinitif) et "que (...) mains" est une complétive COD de l'infinitif "penser".

    Quel est le rapport entre le GN et la complétive ?

    de cruelles insomnies m'assaillent en attendant anxieusement une réponse ... ;)
  • JehanJehan Modérateur
    On peut considérer la complétive comme une expansion du GN initial, expansion qui le complète.
    Pourquoi chercher une fonction spécifique ?
  • Une expansion de nom n'a-t-elle pas une fonction par rapport au nom, ce qui n'est pas le cas de la complétive ?
  • JehanJehan Modérateur
    Dans ce cas, quelle fonction par rapport au nom "fait" donneriez-vous à cette complétive ?

    On pourrait avoir ici aussi bien "Le fait de penser que..." que simplement "Penser que...".
    Le sens général resterait le même.
    Mais "Le fait que..." aurait un sens tout différent.
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