La poésie est-elle l'art de celui qui plane sur la vie et comprend le langage des fleurs et des chos

Salut,
Donc moi j'ai une dissertation à faire pour mercredi 26 avril mais je n'arrive pas à la commencer car je ne comprends pas réellement le sujet donc si quelqu'un pouvait me le reformuler de manière à ce que je puisse le travailler le plus rapidement possible.
Merci beaucoup.
La poésie est-elle, selon vous, l'art de celui "qui plane sur la vie et comprend sans effort / Le langage des fleurs et des choses muettes", comme l'affirme Baudelaire ?
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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Les vers de Baudelaire sont tirés de
    Élévation

    Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
    Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
    Par-delà le soleil, par-delà les éthers,
    Par-delà les confins des sphères étoilées,

    Mon esprit, tu te meus avec agilité,
    Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
    Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
    Avec une indicible et mâle volupté.

    Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
    Va te purifier dans l'air supérieur,
    Et bois, comme une pure et divine liqueur,
    Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

    Derrière les ennuis et les vastes chagrins
    Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
    Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
    S'élancer vers les champs lumineux et sereins;

    Celui dont les pensers, comme des alouettes,
    Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
    - Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
    Le langage des fleurs et des choses muettes!


    Baudelaire, Les fleurs du mal III
    Que veut dire Baudelaire dans ce poème ?
    1 - D'abord Baudelaire se rattache à un courant idéaliste, à une pensée philosophique, celle de Platon. Chez ce philosophe grec classique apparaît la notion de monde des idées développée en particulier dans le fameux mythe de la caverne. Pour être concis, Platon affirme que le monde réel qui nous entoure n'est que l'image d'un monde idéal. Dans le monde réel, nous constatons diversité, désordre, manque de sens. Dans le monde idéal au contraire règnent ordre et unité, source de beauté.
    Baudelaire se rattache à ce courant de pensée.
    2 - Il est aussi persuadé d'avoir été exclu d'un paradis originel; Il vit son existence dans les déchirements (spleen et idéal). Aussi rêve-t-il de retrouver le chemin de cet Eden.
    3 - Baudelaire fait l'expérience des synesthésies : Mode de perception selon lequel, chez certains individus, des sensations correspondant à un sens évoquent spontanément des sensations liées à un autre sens. Le cas le plus fréquent est la synopsie ou audition colorée. Il va traduire dans le poème "correspondances", cette expérience sensitive pour en faire une nouvelle voie poétique.
    Il y a deux types de correspondances
    -- les correspondances horizontales tirées des synesthésies « les parfums, les couleurs et les sons se répondent»,
    -- les correspondances verticales. Au travers de la complexité du monde qui nous entoure, grâce aux synesthésies, le poète fait l'expérience d'une unité mystérieuse, d'un monde idéal au sens platonicien, d'un monde d'ordre au-delà du chaos apparent. Justement l'objet de la poésie est de remonter à cette unité primordiale au travers des métaphores et des symboles, traductions linguistiques de l'expérience des synesthésies.
    La poésie sera le moyen privilégié de retrouver au travers de l'intuition des correspondances (nées des synesthésies), grâce à un langage magique fait d'images, de sonorités envoûtantes - la fameuse "sorcellerie évocatoire" - le chemin de ce paradis, ce lieu d'ordre, d'unité et de bonheur. Cette recherche de l'unité se traduit aussi dans le désir fusionnel amoureux que nous retrouvons dans l'invitation au voyage. "Là, tout n'est que luxe, calme et volupté". D'ailleurs l'expérience esthétique (tableaux), l'expérience amoureuse et l'expérience poétique se confondent (expérience de l'unité) pour un trop bref instant de bonheur.

    En fait, Baudelaire a rarement vécu cet état d'apesanteur, de facilité. Il est plutôt l'éternel vaincu par le spleen et se retrouve enfermé sous le couvercle du ciel gris. Il n'a jamais créé dans la facilité non plus.

    Revenons à ton sujet : Quel est l'objet de la poésie ? Quelle est sa fonction ? Décrire ? Épancher son moi ? émouvoir ? Expliquer ? Entreprendre un voyage initiatique ?
    Peut-on la définir par son objet ? Ou par sa manière ?
    Remarque que Baudelaire te met sur la voie en parlant du "langage des fleurs et des choses muettes". Quel que soit son projet, l'écrivain doit le passer par le creuset d'une langue adaptée pour qu'il devienne poétique. Ce travail est de toute façon bien éloigné d'un vol sans effort et de la construction facile d'une signification.
  • Salut Jean-Luc,

    Je te remercie de m'avoir répondu : je commençais à désespérer.
    Je ne sais pas si tu es prof de français mais tu t'exprimes très bien si bien que j'ai du mal à tout comprendre...
    Merci pour les informations sur Baudelaire et merci d'avoir essayé de m'aider mais le sujet reste à mes yeux trop compliqué je m'y suis penchée dessus pendant plusieurs jours avec mes soeurs et on n'a pas réussi, j'ai un peu abandonné et j'ai décidé de faire le sujet d'invention qui m'était proposé... du moins si j'y arrive c'est pas gagné mais bon j'ai pas le choix en tout cas je te remercie de m'avoir aidé et désolé de t'avoir fait perdre ton temps.
  • Bonjour,
    Ton devoir est simple, cette citation de Baudelaire porte tout simplement sur la fonction du poète...
    Je ne vais pas reprendre ce qu'a dit Jean-Luc sur l'analyse du poème car en bon professeur qu'il est on ne peut y trouver à redire.

    Juste une chose sur le devoir d'invention, il faut que tu fasses attention car cela te demande d'avoir une écriture parfaite et il faut qu'on y voie ta culture littéraire...

    Pour ton sujet de dissertation dis-nous ce que tu ne comprends pas exactement et on pourra t'aider. Enfin si tu veux rester dessus...
  • Salut,

    Tu connais le sujet d'invention ?
    Ok, je vais dire où je "bug" pour la dissert.
    Jean-Luc a essayé de m'éclairer en me donnant des questions qui pourraient m'aider mais j'ai pas saisi quel rapport il y avait avec mon sujet.
    Moi je voudrais avoir une reformulation de mon sujet car pour moi il ne me dit pas grand chose voir rien....
    Puis ma prof m’a dit qu'il fallait (pas obligé) faire une première partie : certes Baudelaire a raison et dans une seconde partie cependant... =donner un autre point de vue.
    Et moi je ne vois pas comment on peut affirmer et après contredire et puis je vois pas quel exemple je pourrais donner, quelle oeuvre, quel auteur...
    Je sais c'est vaste mais je galère...
    Donc si tu comprends tout ce que je viens d'écrire et si il est possible que tu y répondes bien merci beaucoup.
  • Bonjour,
    En fait ton plus gros problème c'est que tu n'arrives pas à dépasser le sujet pour le reformuler.
    Jean-Luc t'as donné une analyse complète du poème dont est tiré le poème, tu peux donc utiliser les informations qu'il t'as donné pour ton devoir.
    Reprenons depuis le début :
    En fait ton sujet porte sur le problème de la fonction du poète et de la réalisation du poème. Je te conseille d'aller voir les discussions qui parlent de la fonction du poète sur ce forum, je me souviens en avoir vu au moins une.
    Il faut savoir qu'au XIXème siècle les auteurs aimaient se créer des scénario auctoriaux, c'est-à-dire qu'ils aimaient s'inventer un personnage, un style de vie... Enfin le stéréotype du poète seul dans sa mansarde, torturé et habité par un géni supérieur aux autres hommes nous viens de ce siècle.
    Ce qu'il faut que tu vois dans ce poème, c'est un portrait du poète... Le poète est stygmatisé, comme on peut le voir dans l'Albatros (poème tiré du même receuil), car il est supérieur aux autres. Selon Baudelaire montre que le poète dans ses écrits voit le monde d'une autre manière. Si tu regarde le Le peintre de la vie moderne tu peux y voir l'exposition de sa thèse sur le poète. Il compare l'artiste à un enfant qui à le pouvoir d'observer les choses sous un regard neuf.
    Mais le génie n'est que l'enfance retrouvée à volonté.
    L'enfance étant ici le pouvoir de voir les choses sous un regard neuf... Je te conseille d'aller lire le chapitre III du Peintre de la vie moderne.
    Ainsi le poète, qui à des facultés autre que celle de l'homme commun traduit le langage des fleurs et des choses muettes car il est le seul à les comprendre. J'insiste mais il faut vraiment savoir que le poète à cette époque est un être particulier, incompris de la société et souvent stygmatisé.
    va voir cette discussion : https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic18556-quelles-sont-les-fonctions-du-poete.html
    Aller voir la discussion à la page 6 sur la poésie éternelle peut t'aider également
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic213-la-poesie-atelle-le-pouvoir-detre-eternelle.html

    (Je ne sais pas comment on met un lien alors fait copier coller)

    Pour ce qui est du sujet d'invention je ne connais pas le sujet mais on te demande toujours de savoir écrire, voire imiter la technique et le style d'écriture de l'auteur d'où part le sujet, de faire transparaitre ta connaissance, construire des figures de style... enfin il est plus difficile d'avoir un 15 à un sujet d'invention qu'à une dissertation ou un commentaire composé.

    Bon je reste à ta disposition. Pour ton antithèse il te faut absolument aller voir d'autres poètes, si ce n'est pour ce devoir au moins pour avoir un maximum de références le jour de ton bac!!!

    Bisous et bonne Chance... J'espère que je t'ai un peu aidé, même si je vois que tu fais un blocage sur ce sujet, il n'est pas très compliqué, dédramatise un peu le fait que ce soit un devoir et dit Toi que c'est pour le plaisir que tu le fais, et oblige toi à travailler un sujet même si tu bloque dessus, comme ça le jour du bac tu ne seras pas obligée de reculer devant quelque chose qui te fait peur...
    ça peut être amusant la littérature tu sais ...
    ;)
  • Salut, je suis désolée d'intervenir dans votre discussion sans apporter de réponse mais je suis nouvelle et je ne sais pas encore comment on lance une discussion. Moi aussi j'ai des problèmes pour une dissertation et elle porte aussi sur le théâtre. Le sujet est : "Le texte théâtral est-il suffisant en lui-même pour assurer le spectacle ?"
    Je suis encore désolée et j'aimerais si possible de l'aide pour le plan ou pour le développement. Ou encore pour m'indiquer comment lancer ma propre discussion.
    Merci d'avance.
  • Je te dis merci de m'avoir aidée, je commence à comprendre le sujet...
    Je vais bien me plonger dedans aujourd'hui vu que tu m'as éclairée donc je vais essayer sinon au pire il me reste le commentaire composé.
    En tout cas merci d'avoir accordé du temps à mon sujet c'est sympathique de ta part.
    biz a+
  • Eve caroline,
    Si tu veux créer une discussion il te suffit d'aller dans entraide scolaire et méthode ou il y a toutes les discussions et sur la droite il y a écrit "nouvelle discussion" et tu cliques dessus.
    Et pour ton sujet désolé mais je galère pour le mien et le tien m'inspire pas grand-chose.
    Désolé.
  • Bonjour,
    je suis en 1èreL et j'ai le même sujet que Luucciiee. Je laisse un post à tout hasard parce que moi aussi je suis un peu larguée face à ce sujet. Alors si un an après vous êtes toujours abonnés à cette conversation, tous les conseils seront les bienvenus !!

    avec cette citation, j'ai aussi un corpus ;
    Elevation de Baudelaire (in Les fleurs du mal
    Ce que dit la bouche d'ombre de Hugo (in Les contemplations)
    L'art poétique de Verlaine (in Jadis et naguère)

    comme plan j'avais pensé à un thèse/antithèse un peu revue ;

    I. poésie (classique), métaphore de la peinture

    1.une poésie qui glorifie, rend hommage (nature voire religion)
    2. une poésie qui répond à des règles (forme convenue, esthétique définie)
    3. une poésie peinture de la vie

    conclusion :
    fond et forme définie, pas de surprise
    poésie douce qui "plane" ("sans effort")
    dimension presque sacrée, divine ; poésie qui a du recul, en dehors du monde (pas de coté)


    II. Les autres ambitions du monde poétique

    1. une révolution poétique (avec Baudelaire et les romantiques) remise en cause du fond et de la forme pour aboutir à une poésie moderne

    2. une poésie engagé, recherche d'un idéal (Baudelaire avec sa problématique de la beauté) et de l'émotion (mouvement romantique)

    3. une poésie qui se heurte au monde (si la prise de recul ou le pas de coté est nécessaire, "la poésie est dans la vie (...) la poésie est un combat" comme le dit Eluard)

    conclusion :
    poésie = arme de l'homme-poète (marginalisé à l'époque (cf "le vieux saltimbanques" dans le spleen de Paris)) face à une réalité qui l'a façonné/dont il est imprégné.

    Conclusion générale: reprise de la citation et "démonstration" du fait que la définition qu'elle fait de la poésie est insuffisante. le poète est un homme du monde qui a du vécu et non un artiste dans sa tour d'ivoire qui observe le monde.



    Qu'en pensez-vous ? qu'as-tu fait, toi, Luucciiee ?

    Merci d'avance.



    (ah ! comme j'envie les anglais avec leur "essay" !!!! )
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Raphaelle,

    Ton plan est une question de cours et non une réponse adaptée au sujet.

    Si tu examines le corpus, tu as trois manières de "planer" :
    Baudelaire et son élévation spirituelle,
    Hugo et sa poésie visionnaire, note qu'Hugo donne sa voix aux objets inanimés,
    Verlaine et sa musicalité.

    Ces poétiques sont des tentatives de percer le mystère du monde au moyen d'un langage adapté.

    Voilà ce que tu dois discuter (un peu) mais surtout montrer (beaucoup). Avec Baudelaire, la poésie entre dans la modernité comme une "sorcellerie évocatoire". Elle devient autotélique.
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir Raphaelle et Jean-Luc,

    Pour illustrer les propos de Jean-Luc (ci-dessus et plus haut dans la discussion), et pour alimenter la réflexion de Raphaelle, je cite un extrait de :

    "Ecce homo", Friedrich Nietzsche (1888), (chapitre "Ainsi parlait Zarathoustra", § 3
    Quelqu'un a-t-il une idée nette, à la fin de ce XIX siècle, de ce que les poètes des époques vigoureuses appelaient l'inspiration ? Si non je vais vous l'expliquer.

    Pour peu que nous soyons restés superstitieux, nous ne saurions nous défendre de l'impression que nous ne sommes que l'incarnation, le porte-voix, le médium de puissances supérieures. L'idée de révélation, si l'on entend par là l'apparition soudaine d'une chose qui se fait voir et entendre à quelqu'un avec une netteté et une précision inexprimables, bouleversant tout chez un homme, le renversant jusqu'au tréfonds, cette idée de révélation correspond à un fait exact. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; la pensée fulgure comme l'éclair, elle s'impose nécessairement, sous une forme définitive : je n'ai jamais eu à choisir. C'est un ravissement dont notre âme trop tendue se soulage parfois dans un torrent de larmes ; machinalement on se met à marcher, on accélère, on ralentit sans le savoir ; c'est une extase qui nous ravit à nous-mêmes, en nous laissant la perception de mille frissons délicats qui nous parcourent jusqu'aux orteils ; c'est un abîme de félicité où l'horreur et l'extrême souffrance n'apparaissent pas comme le contraire, mais comme le résultat, l'étincelle du bonheur, comme la couleur nécessaire au fond d'un tel océan de lumière ; c'est un instinct du rythme qui embrasse des mondes de formes - car l'ampleur du rythme dont on a besoin donne la mesure de l'inspiration : plus elle écrase, plus il élargit...

    Tout cela se passe involontairement, comme dans une tempête de liberté, d'absolu, de force, de divinité... C'est dans le cas de l'image, de la métaphore, que ce caractère involontaire de l'inspiration est le plus curieux : on ne sait plus du tout ce qui est symbole, parallèle ou comparaison : l'image se présente à vous comme l'expression la plus juste, la plus simple, la plus directe. Il semble vraiment, pour rappeler un mot de Zarathoustra, que les choses mêmes viennent s'offrir à vous comme termes de comparaison (« - Toutes les choses viennent alors pour flatter ton discours et pour te caresser : car elles veulent que tu les portes. Chaque symbole t'offre son aile pour t'enlever vers chaque vérité. Tous les trésors du verbe s'ouvrent d'eux-mêmes pour toi ; tout être veut devenir verbe et tout devenir veut apprendre de toi à parler. ») Telle est mon expérience de l'inspiration ; et je suis sûr qu'il faudrait remonter jusqu'à des milliers d'années dans le passé pour trouver quelqu'un qui eût le droit de dire : « Cette expérience est la mienne aussi ».
    Muriel
  • TozToz Membre
    bonjour,
    voila je voudrais savoir quels sont les arguments pour et contre la poesie. C'EST URGENT
    merci d'avance
  • Pour ou contre la poésie, c'est bien trop flou pour pouvoir répondre ! Quelle poésie ? De quelle époque ? etc
    J'abandonne rapidement la lecture des phrases sans majuscules.
  • Bonjour,
    Je dois moi aussi faire ce sujet de dissertation (je suis en première L) pour bientôt et j'aimerais voir si j'ai bien compris le sujet (selon vous la poésie est elle l'art de celui qui "plane sur la vie, et comprend sans effort/ Le langage des fleurs et des choses muettes."); j'ai le corpus qui va avec composé de:
    Ce que dit la bouche de l'ombre de Victor Hugo,
    Élévation de Baudelaire et,
    Art Poétique de Verlaine.

    Après avoir bien analysé les textes du corpus et le sujet j'en ai tiré cette conclusion: premièrement le sujet pousse à rechercher la fonction du poète et sa manière de faire de la poésie. Le poète est tout puissant, il est supérieur à l'Homme car il connait la vie et la contemple de haut comme le ferait Dieu (je pourrais notamment prendre le fameux Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich comme exemple de contemplation).

    https://lut.im/Btt1XLIg/E4Gii3eA

    Le poète a aussi la capacité de pouvoir comprendre ce que dit la nature (ou plutôt ce que Dieu fait dire à la nature, d'après Hugo dans le corpus), chose que les Hommes ordinaires ne peuvent pas faire...

    Je vais donc proposer un plan (qui me semble bon pour ce sujet):
    1. oui la poésie est l'art de celui qui contemple la vie de haut, et la comprend naturellement, sans difficultés.
    2. mais le génie qui recoit l'inspiration d'en haut, sans travail, n'existe pas.
    3. la poésie d'inspiration divine doit rester un mythe pour rester ce qu'elle prétend être.

    Voila, je voudrais juste savoir ce que vous en pensez...
    Merci beaucoup!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Budha,

    Je crois que tu commets une erreur de méthode.
    Il te faut d'abord définir une problématique : reformuler de manière synthétique comment tu comprends le sujet.
    Ensuite ton plan sera le schéma de l'argumentation qui cherche à y répondre.

    Ainsi je ne suis pas sûr que le sujet tourne autour des notions d'inspiration et de travail comme tu le suggères. Il est plutôt orienté vers une (ou plusieurs) mission de la poésie. L'ambition poétique est d'ouvrir une voie de connaissance, d'aller au-delà de la réalité sensorielle.
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