Masculin ou féminin ?

Je propose un autre mot masculin : un tentacule.

Justin.
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Réponses

  • Encore des mots on l'on pourrait se poser la question...

    une bisbille
    un burlingue
    une allège
    un cloaque (attention à la prononciation...)

    Voila ! :)
  • EdyEdy Membre
    Bonjour !

    Je suppose que vous cherchez des noms dont le genre est parfois malmené par les usagers. Si tel est le cas, je vous signale que Grevisse en donne deux listes (masculin et féminin), non pas exhaustives mais importantes (pages 780 et suivantes du Bon usage).

    Dans cet esprit, j’ai exhumé un « pastiche grammatical » que j’avais commis il y a bien longtemps. Le « Hélas ! hélas ! » vous indique l’époque, celle de Charles de Gaulle.

    Je vous en donne un extrait, tel quel, sans nouvelle vérification, au risque qu’il y ait l’une ou l’autre erreur. Ce n’est certes pas une œuvre d’art ; plutôt un amusement de potache attardé ; mais un texte qui, au delà de ses outrances, parfois branquignolesques, et de ses imperfections lexicales (par exemple, saga) ou littéraires, a une intention pédagogique. (L’accumulation voulue d’épithètes n’avait d’autre but que de souligner davantage le genre.)

    Le document fait 4,5 pages A4. Quels que soient vos souhaits éventuels et le mien, je ne peux malheureusement pas vous le citer en entier. Si je le faisais, je ne pourrais plus l’annexer éventuellement à ma « Grammaire des gens d’esprit », qui, depuis dix ans, est en quête d’éditeur. Je continue à espérer que ce ne sera pas une œuvre posthume…

    Voici cet extrait :

    Pendant un(e) après-midi d'un bel automne se préparait une apothéose pour un hyménée. Déjà les thuriféraires attitrés avaient, à la gloire de cette idylle, exprimé l'extase générale en épithalames savants ; savants parce que, conformément aux épigraphes anciennes et aux adages traditionnels, les hémistiches successifs devaient former un double acrostiche.

    Jusque dans tous les hospices et dans tous les ergastules, même des comtés les plus éloignés et des vicomtés les plus lointaines, les fanfares urbaines agrémentaient les anciennes arias d'appoggiatures nouvelles : des cymbales rutilantes, des ophicléides poussifs, des clavicordes désaccordés, des ustensiles ménagers suffisaient à nos joyeux paillasses, qui, en des finales étourdissants, faisaient un charivari d'arpèges audacieux et d'octaves approximatifs dans un bacchanal de trilles vertigineux. Y compris dans les bastringues les plus douteux, partout coulaient à flot des outres pleines de vieil hypocras et des fiasques millésimées. Les frasques ci-dessous narrées en seront le corollaire.

    Hélas ! hélas ! les immondices accumulées partout dans leur toile de jute grossier étaient une écharde morale et la honte des oriflammes arborées aux attiques bourgeois. Telle est la genèse de ce qui aurait n'être qu'un vaudeville et qui, par une algèbre mystérieuse, devint une saga.

    DANS LA GRAMMAIRE, j’ai aussi forgé un exemple à la fois surréaliste et freudien :
    * UN obélisque dans UNE oasis est UNE apothéose pour UN hyménée.

    Comme ce n’est pas le style traditionnel des grammaires, vous comprendrez que l’édition soit restée lettre morte.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Edy,

    Ceux qui ne vous publient pas ont bien tort. Ils manquent cruellement d'humour.
    On pourrait leur appliquer cet aphorisme de Félix Benoît :
    J'ai connu des gens si bêtes que, lorsqu'ils ont rendu l'âme, ils n'ont en aucun cas perdu l'esprit.
  • EdyEdy Membre
    Bonsoir, Jean-Luc !

    Merci pour votre appréciation !

    Comme il m'a été dit chez un grand éditeur parisien :
    1 L'humour, à la condition d'être compris, jetterait le trouble dans les classes.
    2 Quant aux adultes, ils se foutent de la grammaire (sic).
    L'éditeur (un grammairien de formation) m'a tout de même dit que, si jamais mon projet sortait, il s'empresserait de l'acheter.
    La vérité, c'est aussi que je ne fais pas partie du sérail et que je ne suis pas une vedette. Toujours la même chose !

    Le projet reste donc dans mes cartons ; je le peaufine à la lumière des questions pertinentes et souvent astucieuses qui sont posées de divers côtés.

    Quant à votre citation (je vous en remercie), je la mets dans ma besace avec les 25.000 auxquelles je viens d'arriver, et qui - je l'espère - constitueront une quatrième version : les trois premières ont bel et bien été éditées. (C'est l'échec de mon projet de grammaire qui m'a fait bifurquer vers les citations.)

    Je me permets de la rapprocher d'une citation qui s'y trouve :
    * Quand Buloz au tombeau sera près de descendre, / Rien ne pourra le retarder. / Il n'aura qu'un œil à fermer / Et point d'esprit à rendre. (HENRI MURGER, A PROPOS D'UN BORGNE)

    J'en ai une belle autre, dont je cherche l'auteur depuis si longtemps !
    * Il avait l'air tellement bovin qu'on voyait dans ses yeux passer des trains.

    Je souhaite à toutes et à tous une bonne nuit.
    Amicalement vôtre,
    Edy
  • Bonjour, je suis peut-être hors-sujet, mais existe-t-il des mots masculins au singulier qui deviennent féminin au pluriel ou inversement?

    Je sais déjà qu'il y a :

    Un amour heureux ; des amours malheureuses
    Un moeur ; "les moeurs les plus douces" (Candide)

    Si vous en connaissez d'autres, faites m'en part... Je suis intéréssée par les subtilités de la langue française... :)
  • EdyEdy Membre
    Bonsoir !

    Amour, délice et orgue.
    Etymologiquement : gent (f.s.) et gens (m.p.).

    Attention ! Moeurs n'a pas de singulier.
  • Merci beaucoup ! :)

    C'est curieux mais mon prof nous a dit cela pour moeur : masculin au singulier mais très très rarement employé, et féminin au pluriel... Il nous a d'ailleurs parlé d'un auteur dont j'ai oublié le nom qui a recensé les curiosités de la langue française... Et ce dernier n'en aurait trouvé que 150...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour à tous,

    J'apporte une petite précision concernant orgue.
    Masculin au singulier, féminin ou masculin au pluriel.
    Le genre dépend du sens donné au mot : voir TLFI
    Rem. 1. Le mot s'emploie parfois au fém. plur., surtout dans la loc. les grandes orgues, où il désigne de façon plus solennelle un instrument unique. On parla des orgues de la cathédrale, qui avaient besoin d'être réparées (ZOLA, Conquête Plassans, 1874, p.1023). J'ai autant d'aise à me trouver ici qu'à son clavier l'organiste des grandes orgues (ROMAINS, Knock, 1923, III, 6, p.18). 2. ,,Le pluriel orgues est également du masculin quand il désigne plusieurs instruments`` (GREV. 1969, § 262).
  • Automne a été féminin/masculin pas mal de temps, et jusqu'à récemment toujours féminin sous la plume d'Apollinaire
  • Merci pour ces informations intéressantes.
  • Bonsoir

    Quelques mots qui m'ont surprise : un haltère, un cerne et un astragale...

    Edy, je crois qu'il vous faudrait corriger votre pastiche grammatical cité ci-dessus : ce sont des octaves approximatives, n'est-ce pas?...si vous en avez le temps avant d'aller compter les moutons...
  • EdyEdy Membre
    Bonjour, Christineh !

    Je viens encore de vérifier : octave est du genre féminin. Il y a encore d'autres pièges dans ce pastiche, dont je n'ai pu donner qu'un extrait. Mais je me fais encore avoir avec les mots rares. Difficile en effet de placer astragale et scolopendre dans une conversation... A moins que celle-ci ne se trouve justement à hauteur de celui-là !

    Le compte des moutons était bon.

    Cordialement vôtre,
    Edy
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Edy,

    Octave pourrait être masculin s'il s'agit du prénom.
    Il faudrait écrire alors des Octave approximatifs. Quelle bizarrerie supplémentaire !
    Mais c'est une autre histoire auguste !
  • Quelques mots bisexuels

    Cet aigle est majestueux ; mais les aigles de Napo sont impériales.
    La marque de ma cartouche de cigarettes préférées est inscrite dans ce cartouche.
    Préférez-vous entendre une hymne religieuse ou un hymne national ?
    Ce délicieux millefeuille est décoré des pétales d'une millefeuille (achillée millefeuille, dont Achille s'était servi pour guérir les blessures de Télèphe)
    Glucose est masculin chez Larousse et féminin quai Conti.
    J'ai beau actionner mon pendule devant cette pendule, elle ne sonne plus.
    Si tu n'ôtes pas ta poêle du poêle tout va brûler ! (C'est quoi une po-ële ? :P)
    Hélas, ma platine n'est pas de pur platine.
    Pourquoi les parallèles ne sont-ils pas de belles parallèles, et les méridiens, si ?
    Palabre est indifférement à voile et à vapeur !
    L'orge, féminine, devient curieusement masculin quand il est perlé ou mondé.
    Ce n'est pas dans cette office que le prélat dira ses offices vespérals.
    Exposera-t-il ses œuvres picturales dans ce bâtiment de second œuvre ? Non, mais vu son talent, tout son œuvre ira au Louvre !

    Chez nous on distingue le chat et la chatte (et pas de mauvais esprit svp) En Angleterre, tous les matous sont féminins ; de même que tout ce qui peut voguer sur la mer, de la plus élémentaire barquette au plus géant des paquebots. Les allemands mettent le soleil au féminin et la lune au masculin...
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