Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, je suis en Seconde Générale.

Je dois rendre Jeudi mon premier commentaire de texte. La professeure n'ayant pas donné de sujet, nous devons trouver nous-mêmes la problématique, ce qui ne me déplaît pas, étant amateur de sudokus. Il se porte sur un passage de Thérèse Raquin, de Zola. J'ai donc fait le plan et tout rédigé, comme il se doit. :cool:

Mon problème est le suivant : j'ai rempli à peu près 2 copies doubles (7 pages en tout) pour un petit texte d'une feuille de livre de poche. Je me demande si je n'ai pas mis trop de détails inutiles, ou trop de significations par rapport à un terme, inutiles elles-aussi.

PS : C'est le passage où Laurent tue Camille, et où Thérèse est spectatrice :
Alors Laurent se leva et prit Camille à bras-le-corps.
Le commis éclata de rire.
« Ah ! non, tu me chatouilles, dit-il, pas de ces plaisanteries-là… Voyons, finis : tu vas me faire tomber.
Laurent serra plus fort, donna une secousse. Camille se tourna et vit la figure effrayante de son ami, toute convulsionnée. Il ne comprit pas ; une épouvante vague le saisit. Il voulut crier, et sentit une main rude qui le serrait à la gorge. Avec l’instinct d’une bête qui se défend, il se dressa sur les genoux, se cramponnant au bord de la barque. Il lutta ainsi pendant quelques secondes.
« Thérèse ! Thérèse ! » appela-t-il d’une voix étouffée et sifflante.
La jeune femme regardait, se tenant des deux mains à un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière. Elle ne pouvait fermer les yeux ; une effrayante contraction les tenait grands ouverts, fixés sur le spectacle horrible de la lutte. Elle était rigide, muette.
« Thérèse ! Thérèse ! » appela de nouveau le malheureux qui râlait.
À ce dernier appel, Thérèse éclata en sanglots. Ses nerfs se détendaient. La crise qu’elle redoutait la jeta toute frémissante au fond de la barque. Elle y resta pliée, pâmée, morte.
Laurent secouait toujours Camille, en le serrant d’une main à la gorge. Il finit par l’arracher de la barque à l’aide de son autre main. Il le tenait en l’air, ainsi qu’un enfant, au bout de ses bras vigoureux. Comme il penchait la tête, découvrant le cou, sa victime, folle de rage et d’épouvante, se tordit, avança les dents et les enfonça dans ce cou. Et lorsque le meurtrier, retenant un cri de souffrance, lança brusquement le commis à la rivière, les dents de celui-ci lui emportèrent un morceau de chair.
Camille tomba en poussant un hurlement. Il revint deux ou trois fois sur l’eau, jetant des cris de plus en plus sourds.
Laurent ne perdit pas une seconde. Il releva le collet de son paletot pour cacher sa blessure. Puis, il saisit entre ses bras Thérèse évanouie, fit chavirer le canot d’un coup de pied, et se laissa tomber dans la Seine en tenant sa maîtresse. Il la soutint sur l’eau, appelant au secours d’une voix lamentable.

Réponses

  • 7 pages, seulement pour le commentaire, vérifie que tu n'as pas fait de hors sujet, et regarde s'il n'y a pas des morceaux de phrase qui sont superflus
  • "7 pages seulement"

    Vous insinuez que je n'ai pas fait assez ?

    J'ai vraiment poussé le texte dans ses derniers retranchements. Il n'a plus rien à m'apprendre sur les intentions de Zola dans cette scène.

    Je viens de me relire, déjà il n'y aucune fautes d'orthographe.

    Mon plan est ainsi fait :

    Introduction

    I) Un incipit in medias res
    1) Une alternance des plans
    2) Une alternance des points de vue (le point de vue de ce que peut ressentir Laurent est inexistant)
    A) Camille
    B) Thérèse

    II) Une scène pathétique
    1) Une opposition force/faiblesse
    A) Laurent
    B) Camille
    2) Thérèse : un rôle effacé

    Conclusion Le plan est bon ?
  • 7 pages, c'est déjà pas mal pour la classe de Seconde. Il ne faut pas multiplier inutilement : la note ne sera pas forcément meilleure. Côté quantité, il ne faut pas en faire trop ou pas assez : moins de 4 pages ça me paraît limite (on risque de ne pas développer assez ou d'oublier des aspects), au dessus de 9-10 ça me semble trop (on risque de faire du "bavardage" = "blablater" en 10 lignes sur quelque chose qu'on pourrait dire clairement en seulement 4 lignes), donc 7 ça me semble correct. Comme c'est la 1ère fois, il faut vérifier que tu ne bavardes pas trop, et forcément, comme tu vas progresser durant l'année, il faudra veiller à ne pas trop augmenter la quantité.
  • Merci. J'ai noté tout ce qui m'a paru important. J'ai voulu ne rien oublier. Et, en fait, le rôle des personnages, leurs tempéraments, se rattache au naturalisme. C'est un peu cette idée que j'ai développée.
  • Maintenant que j'y pense, quelle est la problématique, je n'arrive pas à la trouver en lisant le plan.
  • La problématique c'est : comment, à partir de l'action et des personnages, Zola réussit-t-il à établir une oeuvre naturaliste ?

    Je me suis aidé de la lecture du livre en classe aussi.
  • Bonsoir,

    J'ai un plan à faire sur un extrait de texte du livre "Thérèse Raquin" d'Emile Zola.

    Or, je n'ai sais pas comment m'y prendre.

    Pourriez-vous m'aidez, s'il vous plaît?

    Merci d'avance.

    Alors Laurent se leva et prit Camille à bras-le-corps.

    Le commis éclata de rire.

    « Ah ! non, tu me chatouilles, dit-il, pas de ces plaisanteries-là… Voyons, finis : tu vas me faire tomber.

    Laurent serra plus fort, donna une secousse. Camille se tourna et vit la figure effrayante de son ami, toute convulsionnée. Il ne comprit pas ; une épouvante vague le saisit. Il voulut crier, et sentit une main rude qui le serrait à la gorge. Avec l’instinct d’une bête qui se défend, il se dressa sur les genoux, se cramponnant au bord de la barque. Il lutta ainsi pendant quelques secondes.

    « Thérèse ! Thérèse ! » appela-t-il d’une voix étouffée et sifflante.

    La jeune femme regardait, se tenant des deux mains à un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière. Elle ne pouvait fermer les yeux ; une effrayante contraction les tenait grands ouverts, fixés sur le spectacle horrible de la lutte. Elle était rigide, muette.

    « Thérèse ! Thérèse ! » appela de nouveau le malheureux qui râlait.

    À ce dernier appel, Thérèse éclata en sanglots. Ses nerfs se détendaient. La crise qu’elle redoutait la jeta toute frémissante au fond de la barque. Elle y resta pliée, pâmée, morte.

    Laurent secouait toujours Camille, en le serrant d’une main à la gorge. Il finit par l’arracher de la barque à l’aide de son autre main. Il le tenait en l’air, ainsi qu’un enfant, au bout de ses bras vigoureux. Comme il penchait la tête, découvrant le cou, sa victime, folle de rage et d’épouvante, se tordit, avança les dents et les enfonça dans ce cou. Et lorsque le meurtrier, retenant un cri de souffrance, lança brusquement le commis à la rivière, les dents de celui-ci lui emportèrent un morceau de chair.

    Camille tomba en poussant un hurlement. Il revint deux ou trois fois sur l’eau, jetant des cris de plus en plus sourds.

    Laurent ne perdit pas une seconde. Il releva le collet de son paletot pour cacher sa blessure. Puis, il saisit entre ses bras Thérèse évanouie, fit chavirer le canot d’un coup de pied, et se laissa tomber dans la Seine en tenant sa maîtresse. Il la soutint sur l’eau, appelant au secours d’une voix lamentable.

    Les canotiers, dont il avait entendu les chants derrière la pointe de l’île, arrivaient à grands coups de rames. Ils comprirent qu’un malheur venait d’avoir lieu : ils opérèrent le sauvetage de Thérèse qu’ils couchèrent sur un banc, et de Laurent qui se mit à se désespérer de la mort de son ami. Il se jeta à l’eau, il chercha Camille dans les endroits où il ne pouvait être, il revint en pleurant, en se tordant les bras, en s’arrachant les cheveux. Les canotiers tentaient de le calmer, de le consoler.

    « C’est ma faute, criait-il, je n’aurais pas dû laisser ce pauvre garçon danser et remuer comme il le faisait… À un moment, nous nous sommes trouvés tous les trois du même côté de la barque et nous avons chaviré… En tombant, il m’a crié de sauver sa femme… »
  • Tu pourrais aussi ajouter à ton introduction une phrase d'amorce et un petit résumé du passage :)
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