Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

je songe à préparer un master à la rentrée ( j'ai une licence, acquise en 2004) mais j'hésite encore un peu car je me demande si ce n'est pas trop difficile.
En effet quand je vois qu'il y a au programme de la stylistique, de la syntaxe , de l'ancien français, eh bien tous ces mots me donnent une impression d'ennui, d'austérité... c'est pas tellement "rock 'n roll" !
En même temps je n'ai pas vraiment d'autre idée de métier que prof.
au final, le master et le Capes sont-ils plutôt accessibles ou requièrent-ils au contraire une charge importante de travail ? Voilà ce que j'ai envie de savoir....
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Réponses

  • Ils requièrent une quantité importante de travail, le CAPES étant un concours. :)
  • d'accord... alors je pense que je vais p-être renoncer à cette formation finalement.
    mais le pb demeure : que vais-je donc faire, sachant que je demeure "passionné" de culture générale et littéraire ?
  • PoloPolo Membre
    D'autres concours de la fonction publique pour être documentaliste, bibliothécaire ? Une formation professionnelle pour l'édition ?
    Dans tous les cas, il me semble normal, pour accéder à un métier, de demander une charge de travail importante (sur une ou deux année(s) de formation), d'autant plus que ce sont des concours.
  • Normal ?
    Alors montre-moi/prouve-moi que les savoirs demandés aux futurs enseignants de français sont légitimes et utiles .
  • Comme pour tout concours, l'intérêt d'en demander beaucoup est de départager les candidats. Pour te donner l'exemple de ma filière, en Histoire-Géo, les programmes du CAPES n'ont rien à voir avec les programmes enseignés dans le secondaire. Mais c'est aussi un moyen de s'assurer que le futur prof a une culture générale large, ce qui est aussi important lorsqu'il se retrouvera devant une classe avec des élèves qui poseront des questions diverses. Quelle crédibilité aura-t-il si ses savoirs semblent cantonnés au minimum syndical ou à un seul domaine, et qu'il est incapable de répondre à des questions ?

    Mais comme tout système, il a ses avantages et ses inconvénients, et j'en pense que l'accent est peut-être trop mis sur les connaissances savantes (loin de la réalité du métier) au détriment de la pédagogie. Ainsi, chaque année, je suis sûr que parmi les lauréats on retrouve quelques personnes très intelligentes mais pas du tout pédagogues, ayant pris "la place" de gens peut être un peu moins savants mais qui auraient su intéresser beaucoup + les élèves.
  • TennoTenno Membre
    marance19 a écrit:
    Normal ?
    Alors montre-moi/prouve-moi que les savoirs demandés aux futurs enseignants de français sont légitimes et utiles .

    La dissertation littéraire générale visant à s'assurer que le futur professeur connait ses classiques de littérature française et des critiques me parait légitime et utile.

    L'épreuve de langue française, mélangeant ancien français, français moderne, et commentaire stylistique, me parait légitime et utile vu qu'elle vise à s'assurer que le futur professeur maitrise "scientifiquement" la langue qu'il va enseigner, qu'il en a une vision large, et qu'il peut travailler de manière stylistique sur un texte, afin d'en proposer un commentaire (dont il devra enseigner la méthode à ses futurs élèves).

    Voilà.
  • Autrement dit, on veut bien que vous soyez prof, mais on veut d'abord s'assurer que vous en êtes capable, parce qu'on sait jamais , vous pourriez être débile .
  • Ca reste un concours = + de candidats que de postes. Donc il faut sélectionner les meilleurs, ce qui ne veut pas dire que les recalés sont des débiles. Les premiers non reçus ne sont pas des idiots, ils sont certes intelligents, mais il y aura eu plus intelligents qu'eux.

    Si tu estimes que les exigences sont trop élevées et que c'est n'importe quoi, en général, quel que soit le métier, la formation pour y arriver est plus poussée que le métier le nécessite : le futur coiffeur doit connaître les formules chimiques des produits alors que dans la pratique ça n'a que peu d'importance, le musicien professionnel doit être capable de lire les 7 clés alors qu'en pratique il n'en lit régulièrement que 2 voire 3, selon son instrument. Et on pourrait continuer ainsi la liste.
  • TennoTenno Membre
    marance19 a écrit:
    Autrement dit, on veut bien que vous soyez prof, mais on veut d'abord s'assurer que vous en êtes capable, parce qu'on sait jamais , vous pourriez être débile .

    Mais où est le scandale ?

    ... Je ne sais pas pour vous, mais je préfère avoir des professeurs qui connaissent un peu leur sujet ...
    Et s'assurer que le prof (ou tout autre métier d'ailleurs) est capable de mener à bien sa tâche avant de l'embaucher, ça ne me parait pas aberrant. Vous accepteriez que votre chirurgien vous annonce qu'en réalité, il est boucher-traiteur ? Personnellement, j'aurais peur. :rolleyes:

    Et il ne s'agit pas de mesurer leur QI, et donc de décider s'ils sont débiles ou non, mais s'ils connaissent leur(s) sujet(s).

    Je ne vois pas où est le scandale.
  • Mais aussi, pourquoi pas, par exemple, des cours de spiritualité, de développement personnel, plutôt que des cours de français ?
  • Bonjour,

    Peut-être est-ce parce qu'il s'agit d'un concours qui tend à attribuer des postes d'enseignants en français et non en développement personnel, si je puis me permettre...
  • Bonjour,
    Je vais commencer cette année un master enseignement et je ne suis pas "choquée" de ce qui nous est demandé pour avoir le capes, et après (ne l'oublions pas !) être professeur de lettres.
    Je pense que, quand on enseigne, il faut connaître en "profondeur" son sujet même si l'on en enseigne que la "surface".
    Et comme cela a déjà été dit, il s'agit d'un concours, alors il faut départager les candidats, même si, bientôt, il y aura plus de places disponibles que de candidats ;)
  • TennoTenno Membre
    Lohelia a écrit:
    Bonjour,

    Peut-être est-ce parce qu'il s'agit d'un concours qui tend à attribuer des postes d'enseignants en français et non en développement personnel, si je puis me permettre...

    +1. :lol:
  • marance19 a écrit:
    Mais aussi, pourquoi pas, par exemple, des cours de spiritualité, de développement personnel, plutôt que des cours de français ?

    Cette remarque révèle que marance vit dans une autre dimension...
    Parce que, dans ce cas, pourquoi pas, par exemple, des cours de botanique, ou mieux, de trampoline ?
  • macbland a écrit:
    Cette remarque révèle que marance vit dans une autre dimension...
    Parce que, dans ce cas, pourquoi pas, par exemple, des cours de botanique, ou mieux, de trampoline ?

    Je pense qu'on a saisi l'idée là...

    Ou alors c'était tout simplement de l'ironie de la part de Marance...parce qu'entre nous, quand on voit qu'il faut maintenant un master (n'importe lequel!), un mémoire (sur n'importe quoi!), des stages (n'importe comment!), un certificat de langues (!) et d'informatique (!) pour pouvoir (peut-être) décrocher le Capes, des cours de développement personnel ou de trampoline ne m'étonneraient plus...
  • Mais non ce n'est pas de l'humour de la part de Marance. N'oubliez pas qu'il met le trampoline sur le même niveau que la stylistique, la syntaxe et l'ancien français dont il ne voit pas l'utilité pour un professeur de lettres.
    Ce n'était pas au programme de la licence en 2004 ?
  • Marance n'a jamais parlé de trampoline...
  • C'est bien, il y en a qui suivent...
  • TennoTenno Membre
    @ Ligia : "un master (n'importe lequel)", dans ce cas, la situation avant la réforme (une licence, n'importe laquelle) était tout aussi scandaleuse non ?

    Ce qui fait qu'on est prof de lettres, ce n'est pas tant un master de lettres, mais un CAPES de Lettres ; le master n'est qu'une condition d'inscription.

    Mais personnellement, j'aimerais bien avoir des cours de trampoline, ça doit changer de la phonologie anglaise. :D

    (+1 pour l'autre dimension)
  • Je ne crois pas avoir parlé de situation scandaleuse. Cependant le master rajoute deux ans d'étude et toutes les difficultés que cela entraîne pour les étudiants (pas la peine de développer, si vous êtes concernés vous comprendrez, sinon, tant mieux pour vous).

    Mais ce n'est pas le master en lui-même qui me dérange (après tout, 5 ans d'étude pour enseigner dans le secondaire ne me semble pas aberrant) c'est plutôt tout le reste que j'ai énuméré. Toutes ces conditions cumulées, ça fait vraiment beaucoup et c'est extrêmement décourageant.

    Un cours de trampoline ne serait pas pour me déplaire non plus (à la place de certains cours d'IUFM par exemple!) ;)
    Anne345 a écrit:
    C'est bien, il y en a qui suivent...

    Pour le coup, c'est vous que je ne suis pas. Je ne pense pas avoir été désagréable avec qui que ce soit ici, mais votre remarque ne me semble pas particulièrement bienveillante...(mais je peux me tromper :) )
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