Fiches méthode Bac de français 2020

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Réponses

  • Certes, mais, mais il s'agit ici de déclencher l'envie de lire de la poésie ; curieusement, vous semblez déjà vous placer dans la perspective d'une étude... Lire un recueil poétique du début à la fin peut s'avérer lassant, et personnellement, je n'ai jamais procédé ainsi.
  • Dites-le à Baudelaire !
    C'est lui qui voulait être lu en continu, du début à la fin... Même si c'est austère et parfois lassant, c'est la seule façon d'entrer en contact avec le texte.
    Diriez-vous d'ouvrir le Rouge et le Noir au hasard, de lire deux pages, et de passer à autre chose ? Ce traitement convient aux Misérables, mais pas aux Fleurs du Mal.
    il s'agit ici de déclencher l'envie de lire de la poésie ;

    C'est juste, et il semble bien que le professeur n'a pas expressément conseillé les Fleurs du Mal, austère pour un début. Il vaudrait mieux tâter des Contemplations,que leur aspect narratif rend d'abord facile, ou les increvables Trophées de Hérédia...
    On ne peut pas entrer bille en tête dans les Fleurs du Mal si l'on n'aime pas la poésie.
  • Loin de moi l'idée de trancher entre Délia et Jacques. Je pense qu'ils ont tous les deux raison et que ça dépend surtout de la sensibilité de chacun.
    J'ai cru comprendre qu'il s'agissait surtout de faire des lectures efficaces des poèmes (ou autres d'ailleurs) pour pouvoir réutiliser tes savoirs dans le cadre de la classe de 1ere. Et je suis bien d'accord avec toi que la simple lecture, en dehors d'y prendre du plaisir ne va servir à rien si tu ne fixes pas ton attention sur certains points. Tu peux déjà te renseigner sur la vie de Baudelaire, ce qui devrait te donner des pistes de lecture. (Par exemple de savoir que Baudelaire a traduit Edgar Poe, ça a du sens et tu peux te demander quelles sont les influences de Poe dans l'écriture de Baudelaire et ce qui le différencie aussi d'ailleurs) => se renseigner sur la vie de l'auteur avant de lire le livre me paraît être la base.
    Tu peux aussi lire des ouvrages sur l'oeuvre de Baudelaire avant de lire le livre ou certains poèmes, ce qui te permettra de lire intelligemment. Il faut cependant bien choisir l'analyse pour qu'elle ne soit pas rébarbative, il en existe qui ne sont pas compliquées (personnellement je suis favorable à cette démarche même si ce n'est pas du tout proné au lycée, c'est un vrai gain de temps et moi j'y trouvais plus de plaisir après pour lire le livre. Ca évite de tâtonner puis de se lasser du coup et ça ouvre vraiment des portes même si tu ne retiens pas tout).
    Sinon, autre solution plus difficile cependant seul et qui est adoptée en cours (entre autres). Tu ne te concentres pas sur une oeuvre mais tu lis des poèmes sur un thème. Ex : l'art poétique/le romantisme/le sonnet. Et tu regardes en fonction des siècles, des mouvements littéraires, des auteurs, les évolutions, les différences, les similitudes. Tu peux trouver des corpus bien construits sur internet.
    Pour être vraiment efficace dans tes lectures, je te conseille de repérer des citations à apprendre par coeur et que tu pourras utiliser dans tes disserts pour illustrer ton propos. Il ne faut pas en avoir des tonnes mais bien les choisir.
    Si tu as quelqu'un pour t'aider dans ton entourage demande lui, ce sera moins difficile. Sinon le forum est là si des questions émergent.
    Mais surtout commence modestement pour ne pas être noyé puis dégoutté.
  • Bonjour à tous !

    J'aimerais savoir, a quoi aboutit le parcours du recueil? Et en quoi peut on dire que ce recueil est le récit d'un échec?

    Merci d'avance :)
  • Bonsoir,
    Je dois rendre un devoir maison demain et j'ai des soucis :

    C'est sur Les Fleurs du mal de Baudelaire.

    Pour le poème "Semper eadem", je dois relever les oppositions et les images.

    Pour "Harmonie du soir", je dois relever les correspondances verticales et horizontales, expliquer le titre du poème, et relever un champs lexical du spleen.

    Pour "le poison", je dois dire quels sont les pouvoirs des drogues et classer les indices, dire comment est évoquer la femme et de qui il s'agit, et dire quelle est l'influence du poète.

    Et pour "a une passante", je dois dire où le carde est présenté, quelles sont les caractéristiques, et quel rôle il joue, quelles sont les caractéristiques de la femme qui attire Baudelaire et quel effet produit sur le poète par cette rencontre ?

    Si vous avez les réponse sça serait super gentil de m'aider, je suis sur ce DM depuis lundi.. Merci beaucoup !!! :(
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.


    Puisque tu "es dessus" depuis lundi, quelles sont les premières réponses que tu as trouvées ?
  • bonsoir,
    je suis face à une question que je ne parviens pas à résoudre.
    Je lis tout et son contraire sur les sonnets de baudelaire.
    je sais que le sonnet est une forme fixe de 14 vers en deux quatrains et deux tercets ou 1 sizain
    en octosyllabes ou en alexandrins.
    Mais sur certains sites, je lis qu'ALBATROS est un sonnet, que Baudelaire a adapté le sonnet classique à sa poésie et qu'il a écrit plus de 30 sortes de sonnets.
    Pouvez vous m'expliquer si L'ALBATROS composé de 4 quatrains en alexandrins et un poème ou un sonnet.
    Merci à vous
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    "L'Albatros" n'est pas un sonnet, mais un poème en alexandrins composé de quatre quatrains.
    Même si Baudelaire a renouvelé la forme classique du sonnet, il a toujours gardé la succession de deux quatrains et deux tercets.
  • Bonjour,
    Je vous remercie infiniment pour votre très gentille réponse.
    A bientot
  • Bonjour a tous, je vous remercie déjà de votre attention et de votre aide :rolleyes: . Alors j'ai un petit questionnaire de français qui porte sur Les Fleurs Du Mal de Baudelaire mais je bloque sur trois question ! :| .

    Les questions sont :

    1. L'imprévu constitue un principe esthétique dans les "Tableaux parisien". Montrez-le en vous appuyant sur le poème "Les sept vieillards".
    A Victor Hugo

    Fourmillante cité, cité pleine de rêves,
    Où le spectre en plein jour raccroche le passant !
    Les mystères partout coulent comme des sèves
    Dans les canaux étroits du colosse puissant.

    Un matin, cependant que dans la triste rue
    Les maisons, dont la brume allongeait la hauteur,
    Simulaient les deux quais d'une rivière accrue,
    Et que, décor semblable à l'âme de l'acteur,

    Un brouillard sale et jaune inondait tout l'espace,
    Je suivais, roidissant mes nerfs comme un héros
    Et discutant avec mon âme déjà lasse,
    Le faubourg secoué par les lourds tombereaux.

    Tout à coup, un vieillard dont les guenilles jaunes,
    Imitaient la couleur de ce ciel pluvieux,
    Et dont l'aspect aurait fait pleuvoir les aumônes,
    Sans la méchanceté qui luisait dans ses yeux,

    M'apparut. On eût dit sa prunelle trempée
    Dans le fiel ; son regard aiguisait les frimas,
    Et sa barbe à longs poils, roide comme une épée,
    Se projetait, pareille à celle de Judas.

    Il n'était pas voûté, mais cassé, son échine
    Faisant avec sa jambe un parfait angle droit,
    Si bien que son bâton, parachevant sa mine,
    Lui donnait la tournure et le pas maladroit

    D'un quadrupède infirme ou d'un juif à trois pattes.
    Dans la neige et la boue il allait s'empêtrant,
    Comme s'il écrasait des morts sous ses savates,
    Hostile à l'univers plutôt qu'indifférent.

    Son pareil le suivait : barbe, œil, dos, bâton, loques,
    Nul trait ne distinguait, du même enfer venu,
    Ce jumeau centenaire, et ces spectres baroques
    Marchaient du même pas vers un but inconnu.

    A quel complot infâme étais-je donc en butte,
    Ou quel méchant hasard ainsi m'humiliait ?
    Car je comptai sept fois, de minute en minute,
    Ce sinistre vieillard qui se multipliait !

    Que celui-là qui rit de mon inquiétude,
    Et qui n'est pas saisi d'un frisson fraternel,
    Songe bien que malgré tant de décrépitude
    Ces sept monstres hideux avaient l'air éternel !

    Aurais-je, sans mourir, contemplé le huitième.
    Sosie inexorable, ironique et fatal,
    Dégoûtant Phénix, fils et père de lui-même ?
    - Mais je tournai le dos au cortège infernal.

    Exaspéré comme un ivrogne qui voit double,
    Je rentrai, je fermai ma porte, épouvanté,
    Malade et morfondu, l'esprit fiévreux et trouble,
    Blessé par le mystère et par l'absurdité !

    Vainement ma raison voulait prendre la barre ;
    La tempête en jouant déroutait ses efforts,
    Et mon âme dansait, dansait, vieille gabarre
    Sans mâts, sur une mer monstrueuse et sans bords !

    2. Baudelaire entreprend de peindre les déshérités de tous ordres ("mendiante rousse", vieillards en guenilles, petites vielles cassées, aveugles, femmes de plaisir et débauchés). Analysez la relation que le je-poète entretient avec les êtres enlisés dans la souffrance, les marginaux, les exclus, qu'il fait défiler sous nos yeux.
    Blanche fille aux cheveux roux,
    Dont la robe par ses trous
    Laisse voir la pauvreté
    Et la beauté,

    Pour moi, poète chétif,
    Ton jeune corps maladif,
    Plein de taches de rousseur,
    A sa douceur.

    Tu portes plus galamment
    Qu'une reine de roman
    Ses cothurnes de velours
    Tes sabots lourds.

    Au lieu d'un haillon trop court,
    Qu'un superbe habit de cour
    Traîne à plis bruyants et longs
    Sur tes talons ;

    En place de bas troués,
    Que pour les yeux des roués
    Sur ta jambe un poignard d'or
    Reluise encore ;

    Que des nœuds mal attachés
    Dévoilent pour nos péchés
    Tes deux beaux seins, radieux
    Comme des yeux ;

    Que pour te déshabiller
    Tes bras se fassent prier
    Et chassent à coups mutins
    Les doigts lutins,

    Perles de la plus belle eau,
    Sonnets de maître Belleau
    Par tes galants mis aux fers
    Sans cesse offerts,

    Valetaille de rimeurs
    Te dédiant leurs primeurs
    Et contemplant ton soulier
    Sous l'escalier,

    Maint page épris du hasard,
    Maint seigneur et maint Ronsard
    Épieraient pour le déduit
    Ton frais réduit !

    Tu compterais dans tes lits
    Plus de baisers que de lis
    Et rangerais sous tes lois
    Plus d'un Valois !

    - Cependant tu vas gueusant
    Quelque vieux débris gisant
    Au seuil de quelque Véfour
    De carrefour ;

    Tu vas lorgnant en dessous
    Des bijoux de vingt-neuf sous
    Dont je ne puis, oh ! pardon !
    Te faire don.

    Va donc ! sans autre ornement,
    Parfum, perles, diamant,
    Que ta maigre nudité,
    Ô ma beauté !

    3. "Tout pour moi devient allégorie" écrit le poète dans "cygne". Relisez ce poème dédié à Victor Hugo et mettez en évidence ce que représente ou symbolise cet oiseau "évadé de sa cage.
    Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
    Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
    L'immense majesté de vos douleurs de veuve,
    Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,

    A fécondé soudain ma mémoire fertile,
    Comme je traversais le nouveau Carrousel.
    Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
    Change plus vite, hélas ! que le cœur d'un mortel) ;

    Je ne vois qu'en esprit, tout ce camp de baraques,
    Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
    Les herbes, les gros blocs verdis par l'eau des flaques,
    Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.

    Là s'étalait jadis une ménagerie ;
    Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
    Froids et clairs le travail s'éveille, où la voirie
    Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,

    Un cygne qui s'était évadé de sa cage,
    Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
    Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
    Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec

    Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
    Et disait, le cœur plein de son beau lac natal :
    " Eau, quand donc pleuvras-tu ? quand tonneras-tu, foudre ? "
    Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,

    Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,
    Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
    Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
    Comme s'il adressait des reproches à Dieu !

    II

    Paris change ! mais rien dans ma mélancolie
    N'a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
    Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,
    Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.

    Aussi devant ce Louvre une image m'opprime :
    Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,
    Comme les exilés, ridicule et sublime,
    Et rongé d'un, désir sans trêve ! et puis à vous,

    Andromaque, des bras d'un grand époux tombée,
    Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,
    Auprès d'un tombeau vide en extase courbée ;
    Veuve d'Hector, hélas ! et femme d'Hélénus !

    Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,
    Piétinant dans la boue, et cherchant, l’œil hagard,
    Les cocotiers absents de la superbe Afrique
    Derrière la muraille immense du brouillard ;

    A quiconque a perdu ce qui ne se retrouve
    Jamais, jamais ! à ceux qui s'abreuvent de pleurs
    Et tètent la douleur comme une bonne louve !
    Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !

    Ainsi dans la forêt où mon esprit s'exile
    Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
    Je pense aux matelots oubliés dans une île,
    Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encore !
  • Les Tableaux parisiens donnent à voir des images de la modernité sous l'œil d'un peintre et poète et aussi ce que révèle l'œil attentif du promeneur. Habité de spleen et d'idéal, "l'âme déjà lasse", il sort de chez lui et plonge dans "la cité pleine de rêves" et de mystères. Il peint le décor, la toile de fond faite de canaux, de rues, de maisons dans le brouillard "sale et jaune".
    Et se détache alors un vieillard étrange que le mot "spectre" avait annoncé. Le "tout à coup" fait naître la rencontre insolite. Esthétique picturale, étrange, inquiétante. "Le beau est toujours bizarre".
    Fourmillante cité, cité pleine de rêves,
    Où le spectre en plein jour raccroche le passant !
    Les mystères partout coulent comme des sèves
    Dans les canaux étroits du colosse puissant.

    Un matin, cependant que dans la triste rue
    Les maisons, dont la brume allongeait la hauteur,
    Simulaient les deux quais d'une rivière accrue,
    Et que, décor semblable à l'âme de l'acteur,

    Un brouillard sale et jaune inondait tout l'espace,
    Je suivais, roidissant mes nerfs comme un héros
    Et discutant avec mon âme déjà lasse,
    Le faubourg secoué par les lourds tombereaux.

    Tout à coup, un vieillard dont les guenilles jaunes,
    Imitaient la couleur de ce ciel pluvieux,
    Et dont l'aspect aurait fait pleuvoir les aumônes,
    Sans la méchanceté qui luisait dans ses yeux,

    M'apparut.
  • Bonjour, je suis une élève de 1ere et je dois faire un développement pour un oral sur chaque thème des Fleurs du Mal (le voyage, le spleen, la femme,le vin et la société). Je dois faire introduction, développement et conclusion. J'ai déjà des pistes pour chaque thèmes et les poèmes qui font référence aux thèmes mais je ne sais pas comment m'y prendre. Je dois tenir 10 minutes. Je ne sais pas vraiment comment faire mon introduction et comment parler de toutes les parties. Si vous avez quelques idées ! Merci d'avance ! :)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Tous ces thèmes sont liés entre eux.
    Baudelaire est écartelé entre spleen et idéal.
    Par exemple, le voyage est une tentative d'échapper à l'ennui, une des formes du spleen.
    Le spleen est la forme maladive du désespoir.
    La femme, le vin sont des tentatives d'évasion.
    La société est le lieu où le poète rejeté par la bourgeoisie découvre son inaptitude à vivre sa condition.

    Donc, je commencerais par présenter le spleen, source des maux et moteur de la création poétique.
    Ensuite la société hostile qui renforce ce spleen.
    Puis les tentatives d'évasion : la femme, le vin, le voyage, avec l'échec de chacune pour finir avec la tentative de voyage final, la mort...
  • D'accord, merci beaucoup de votre aide !
  • Bonsoir, aujourd'hui la professeur de français nous a posé une question et je voulais savoir qi quelqu'un en avait la réponse.

    La question c'est : Pourquoi peut-on dire que son recueil (les fleurs du mal) est la quête d'un idéal ?
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