Fiches méthode Bac de français 2020

123468

Réponses

  • "Rêve parisien" ne fait pas partie de la section Spleen et Idéal mais des Tableaux parisiens.

    "La géante" ne convient pas. Quant à "Elévation", c'est plutôt un voyage vers l'Idéal.

    Tu pourrais ajouter "A une Malabaraise", par exemple.
  • Bonjour,

    J'ai une question qui reste sans réponse ...
    Combien de temps Baudelaire a-t-il travaillé sur Les Flaurs du mal ?
    Merci
  • Je sais juste que le recueil regroupe environ 15 ans de poèmes...
  • Bonjour, j'espère que vous pourriez m'aider pour mon travail.
    Les questions :

    - La femme permet-elle au poète d'échapper au spleen et d'atteindre l'idéal ?

    - Quel rôle Baudelaire assigne-t-il au poète ? (à l'aide des poèmes : Au lecteur, L'Albatros, Correspondance, Les Phares, La Muse Vénale, J'ai plus de souvenir...)

    Merci d'avance :D
  • Bonjour,

    quelles sont tes premières ébauches de réponses ? Et pour t'aider tu as des sujets analogues au tiens, regarde les liens en dessous de la discussion, tu y trouvera sûrement des points de réponses !
  • Pour la première question j'ai répondu : Oui la femme permet au poète d'échapper au spleen et d'atteindre l'idéal car la femme est une beauté inaccessible et une allégorie absolu.
    Je ne suis pas sur que c'est juste.
    Pour la deuxième question je n'en ai aucune idées.
  • JehanJehan Modérateur
    Pour la deuxième question je n'en ai aucune idée
    Tu ne vois pas quel est le rôle du poète selon Baudelaire ?
    Tu n'as donc compris aucun des poèmes de la liste, alors ?
    Il faudrait tout de même essayer de les relire en réfléchissant.
  • Bonjour,

    J'ai un DM à faire en français, je dois lire dans Les Fleurs du mal la section Spleen et idéal et dire en une vingtaine de lignes : En quoi les femmes sont-elles des fleurs du mal ?
    Alors la je bloque totalement aucune idée ne me viens à l'esprit :( cela fait 3 jours que je cherche mais rien n'abouti. Si vous avez des idées à me donner, comment m'y prendre je suis preneur sachant que je dois rendre mon DM mardi donc après demain et que je suis en classe 2nd.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Les femmes dans les Fleurs du mal suivent la ligne de fracture entre spleen et idéal.
    A part la Madone et la muse de l' "Invitation au voyage", elles sont des "muses vénales". Leur amour est décevant, il ne console pas, il ramène à terre, il détourne le poète de son art... La sensualité est leur malédiction, les femmes sont des dévoreuses des vampires, Baudelaire est misogyne et, comme beaucoup d'écrivains de son temps, il a été frappé à mort par la syphilis...
  • Merci pour ta réponse je tâcherai de développer cela. Si quelqu'un d'autre a des idées allez y ;)
  • Bonjour,
    j'ai a faire un Dm sur ce livre je ne devais pas le livre entièrement mais seulement quelque texte. Il y a seulement deux questions auquel je n'arrive pas a trouver de réponse.
    1. Lisez la dédicace: trouver une expression qui rappelle le titre
    => quel autre sens permet-elle de donner au titre?

    L'expression que j'ai trouvais est: "ces fleurs maladives" seulement je ne vois pas quel autre sens elle peut donner. J'avais penser a dire que "maladive" est un terme qui se rapproche de "mal" et qu'ainsi il insiste sur c'est "fleurs du mal"

    2. En lisant :
    Bénédiction :

    Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
    Le Poète apparaît en ce monde ennuyé,
    Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
    Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié:

    — «Ah! que n'ai-je mis bas tout un noeud de vipères,
    Plutôt que de nourrir cette dérision!
    Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
    Où mon ventre a conçu mon expiation!

    Puisque tu m'as choisie entre toutes les femmes
    Pour être le dégoût de mon triste mari,
    Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,
    Comme un billet d'amour, ce monstre rabougri,

    Je ferai rejaillir ta haine qui m'accable
    Sur l'instrument maudit de tes méchancetés,
    Et je tordrai si bien cet arbre misérable,
    Qu'il ne pourra pousser ses boutons empestés!»

    Elle ravale ainsi l'écume de sa haine,
    Et, ne comprenant pas les desseins éternels,
    Elle-même prépare au fond de la Géhenne
    Les bûchers consacrés aux crimes maternels.

    Pourtant, sous la tutelle invisible d'un Ange,
    L'Enfant déshérité s'enivre de soleil
    Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange
    Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.

    II joue avec le vent, cause avec le nuage,
    Et s'enivre en chantant du chemin de la croix;
    Et l'Esprit qui le suit dans son pèlerinage
    Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.

    Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte,
    Ou bien, s'enhardissant de sa tranquillité,
    Cherchent à qui saura lui tirer une plainte,
    Et font sur lui l'essai de leur férocité.

    Dans le pain et le vin destinés à sa bouche
    Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats;
    Avec hypocrisie ils jettent ce qu'il touche,
    Et s'accusent d'avoir mis leurs pieds dans ses pas.

    Sa femme va criant sur les places publiques:
    «Puisqu'il me trouve assez belle pour m'adorer,
    Je ferai le métier des idoles antiques,
    Et comme elles je veux me faire redorer;

    Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe,
    De génuflexions, de viandes et de vins,
    Pour savoir si je puis dans un coeur qui m'admire
    Usurper en riant les hommages divins!

    Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies,
    Je poserai sur lui ma frêle et forte main;
    Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
    Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin.

    Comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite,
    J'arracherai ce coeur tout rouge de son sein,
    Et, pour rassasier ma bête favorite
    Je le lui jetterai par terre avec dédain!»

    Vers le Ciel, où son oeil voit un trône splendide,
    Le Poète serein lève ses bras pieux
    Et les vastes éclairs de son esprit lucide
    Lui dérobent l'aspect des peuples furieux:

    — «Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
    Comme un divin remède à nos impuretés
    Et comme la meilleure et la plus pure essence
    Qui prépare les forts aux saintes voluptés!

    Je sais que vous gardez une place au Poète
    Dans les rangs bienheureux des saintes Légions,
    Et que vous l'invitez à l'éternelle fête
    Des Trônes, des Vertus, des Dominations.

    Je sais que la douleur est la noblesse unique
    Où ne mordront jamais la terre et les enfers,
    Et qu'il faut pour tresser ma couronne mystique
    Imposer tous les temps et tous les univers.

    Mais les bijoux perdus de l'antique Palmyre,
    Les métaux inconnus, les perles de la mer,
    Par votre main montés, ne pourraient pas suffire
    A ce beau diadème éblouissant et clair;

    Car il ne sera fait que de pure lumière,
    Puisée au foyer saint des rayons primitifs,
    Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière,
    Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs!»

    L'albatros :


    Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
    Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
    Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
    Le navire glissant sur les gouffres amers.

    A peine les ont-ils déposés sur les planches,
    Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
    Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
    Comme des avirons traîner à côté d'eux.

    Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
    Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
    L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
    L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

    Le Poète est semblable au prince des nuées
    Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
    Exilé sur le sol au milieu des huées,
    Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


    et , l'élévation :

    Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
    Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
    Par delà le soleil, par delà les éthers,
    Par delà les confins des sphères étoilées,

    Mon esprit, tu te meus avec agilité,
    Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
    Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
    Avec une indicible et mâle volupté.

    Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
    Va te purifier dans l'air supérieur,
    Et bois, comme une pure et divine liqueur,
    Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

    Derrière les ennuis et les vastes chagrins
    Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
    Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
    S'élancer vers les champs lumineux et sereins;

    Celui dont les pensers, comme les alouettes,
    Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
    - Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
    Le language des fleurs et des choses muettes!

    il fallait trouver quelle premières images du poète on peut voir à travers cette lecture, comment on le perçois? ( relevez quelque expressions)

    j'ai trouver seulement 3 expressions qui montre son romantisme
    On peut peut etre trouver qu'il est joyeux, amusant, dépressif ect ...

    Voila, merci a tous ce qui lirons et qui pourrons du mieux qu'ils peuvent m'aider a trouver certaine réponse.
    Merci d'avance à vous!

    ( en m'excusant pour les milliers de fautes d'orthographe qu'il doit y avoir)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    "Maladives" renvoie à maladie, une autre forme du mal.
    Baudelaire souffre de maladie, il a eu faim, froid, il était syphilitique. Il souffre aussi de mal de vivre, une forme de la dépression. Sa poésie exprime le plus souvent ses inconforts et sa défaite, voire sa déchéance...
  • Bonjour,
    J'entre en 1ère L en septembre, une liste de livres nous a été conseillé. Ma prof de français a bien insisté sur les poèmes, j'ai donc décidé de lire Les Fleurs du Mal de Baudelaire, seulement je ne sais pas comment m'y prendre... Je veut dire, en terme de méthodes et de choses à retenir, qu'est-ce que je dois chercher à comprendre dans le texte? Quels questions me poser? Que retenir? Je me pose d'ailleurs la question pour tout les autres livres (Romans, pièces de théâtre, autobiographies...), j'imagine bien qu'on ne peut pas se contenter de les lire pour les avoir lus, ça n'a aucun intérêt (à part le plaisir de lire :D plaisir que je ne trouve pas vraiment dans les poèmes en générale.. peut-être qu'une meilleure compréhension m'aiderai à les apprécier tout autant que les romans).

    Voilà, j'espère qu'une bonne âme pourra me venir en aide!
  • Si tu abordes des études de lettres, il faut lire les grandes œuvres, lentement, patiemment, aller un peu au hasard (tu parles des Fleurs du Mal : ouvre le recueil à n'importe quelle page, lis le poème jusqu'au bout et recommence...) Cherche à comprendre, mais surtout à apprécier, à te laisser bercer par la forme des mots, par leur sonorité, leur musique. C'est quand tu auras acquis une expérience suffisante que tu pourras avoir recours à des analyses et à des critiques. Il ne faut pas faire l'inverse et se dire (ce que tu sembles faire) : que dois-je comprendre ? et vérifier par la lecture une réponse préfabriquée, que de surcroît tu auras peut-être mal comprise... Cette méthode, c'est la mort de l'esprit critique, de la pensée vivante et, pire, du plaisir de lire...
  • Si je puis me permettre...
    Baudelaire a insisté sur le fait que son recueil était construit, avait une architecture interne et n'était pas un album.
    Il faut donc le lire en suivant, en commençant pas le premier poème, et puis le second... D'un poème à l'autre, chercher les ressemblances et les différences... en attendant une étude approfondie en classe.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.