Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour, j'ai un écrit d'invention à faire, mais je suis un peu en manque d'idée...

Enoncé :

En vous inspirant du texte de Ponge prenez un objet banal et transformez-le en lui donnant une vie particulière.

Texte de Ponge :
Le Pain

La surface du pain est merveilleuse d’abord à cause de cette impression quasi panoramique qu’elle donne : comme si l’on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d’éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s’est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses... Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l’on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable... Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.

Idée :


Il faudrait trouver un objet qui soit assez facile à décrire dans le même style.
Un parapluie ? un piano ? un fauteuil ?
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Réponses

  • Bonjour,

    Je vois de "tout" dans ce texte de Ponge sauf... de la "facilité" !!! Bon courage...

    Muriel
  • Bonjour Muriel !
    j'adore relire les sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois
    Du bonheur jubilatoire pour toute l'après-midi. Ponge dans son abondante générosité me fait pense à Apollinaire

    Rudolf, choisi l'objet qui te semble "facile" par son aspect mais qui peut prêter à des descentes en à-pic comme celles de Ponge.
    Le parapluie, avec les gouttes qui s'accroche et suivent les baleines, me séduirait assez
    On se le fait Muriel le parapluie pongesque LOL
  • Bonsoir Léah et Rudolph,

    Je n'avais pas vu ce message Léah... D'acc ! on se fait le Parapluie !!!

    Le Parapluie

    Il pleut... (évidemment !) : je t'ai, je t'ouvre...
    Le monde est ample, si ample... il pleut... tout le malheur du monde... si pleurant...
    Les petites perles de plomb s'agglutinent... une parcelle de l'écorce me protège... s'amassent les gouttes... pourquoi les baleines ? Les petits vont-ils toujours au gros ? Tu pluies sur moi et je ne sens pas... Ô moi sec sous toi pleurant !

    Fais l'éponge Léah ! (le Ponge !) (moi, je ne sais pas faire !) ... à toi le soin de continuer...
  • Oui tu es un peu trop lyrique Muriel, mais ça me plaît beaucoup !

    Je te le fais façon Magritte Ceci n'est pas une pipe

    Il a plu : dès lors le parapluie, devenu inutile, perd toutes raisons de porter ce nom. S'interroger sur la raison d'être d'un tel objet ayant pour fonction (à l'aide d'un système habile et fort réussi techniquement, ouverture d'un toit de toile imperméable qui peut déployer d'un seul coup au revers La création de l'homme et à l'avers une couleur neutre, soutenu par une armature d'acier) de protéger de la pluie, et qui en même temps qu'il vous abrite vous laisse apprécier l'impalpable charme perlé d'une après-midi pluvieuse et le reflet de l'immensité du ciel dans les flaques d'eau ; s'interroger sur la raison de continuer à le dénommer "parapluie" alors qu'il ne pleut plus, voilà bien matière à refléter en soi toutes les incertaines conclusions que l'on doit sitôt formulées aussitôt abandonner.
  • Une corolle de baleine épanouit son haleine dans le souffle triste du soir.

    Le long de leurs fanons, larges et longs, tendant leurs fers aux feux du ciel, ruissellent, en gouttelettes éclatantes, des larmes de plancton.

    Au centre de cette cataracte diaprée, de cette toile désertique offerte aux affres tempétueux, s'ancre un foudre de bois qui se serre comme un sceptre - j majestueux, voletant dans le vent, hissant sa voile tout contre une furie de i nictitant !
    :D

    Je voulais m'essayer également ! Lol.
  • Muriel H. a écrit:
    Bonsoir Léah et Rudolph,



    Le Parapluie

    Il pleut... (évidemment !) : je t'ai, je t'ouvre...
    Le monde est emple, si emple... il pleut... tout le malheur du monde... si pleurant...
    Les petites perles de plomb s'agglutinent... une parcelle de l'écorce me protège... s'amassent les gouttes... pourquoi les baleines ? Les petits vont-ils toujours au gros ? Tu pluies sur moi et je ne sens pas... Ô moi sec sous toi pleurant !
    Bonsoir,

    Je continue le mien alors...

    ~~~~~~~~~~~~~~~~

    Multitude des pas dansants sans ciel dans l'évitement des flaques, perte des visages, les cous tendus vers le bitume. Mystère du parapluie qui ne révèle ses motifs qu'aux nuées. L'éclaircie... j'offre mon front au dernières gouttes, comme une bénédiction. Froissements des fleurs, des oiseaux et des papillons, secoués avec vigueur. Retour du bleu et des yeux radieux de mes semblables. A nouveau le contact. Je te ferme, je t'abaisse. Miracle de l'inversion ! te voilà canne à présent, tu me relies à la terre après m'avoir isolée du ciel...

    Après la pluie... l'appui.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Bravo Léah et Mozart...

    Muriel
  • Bravo Mozart et Muriel !
    J'espère qu'on aura l'occasion de s'en faire d'autres "à la manière de"
  • Bonjour, j'ai le même sujet et je voudrais savoir si quelqu'un pouvait m'aider. Ce serait gentil, merci beaucoup !!!
  • J'ai déjà songé à prendre des objets comme le stylo rouge par exemple mais je ne suis pas sûr que ça suffise en terme de longueur.
  • On ne te demande pas de battre des records de longueur de texte, mais de l'écrire "à la manière de"
  • Bonjour à tous,

    J'ai passé aujourd'hui mon bac blanc de français je suis en 1ère L, je suis tombé sur la poésie n'étant pas disons très attiré par le sujet et malgré les dires de notre professeur de français nous disant que l'écris d'invention était mal noté (pas plus de 12).
    Au péril de ma vie, je me suis lancé à corps perdu dans cet écris

    Voici le sujet:

    "La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses…

    Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable…

    Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. "

    Question :Faire après avoir lu ce texte un éloge lyrique d'un élément du réel (objet ou lieu). Vous vosu efforcerez de dépasser sa simple réalité et de lui donner une valeur symbolique.


    En ce qui me concerne j'ai parlé de ma trousse : objet multifonction composé d'étroites joues un peu boulimique avec une fermeture en guise de bouche, l'ouverture et la fermeture déclenchait en moi des frissons un élant de jubilation, la trousse était toute ma vie presque un amant faisant le rôle de confident qui me permettait de confier mes peines, mes désespoirs, mes sentiments... J'espère que je suis pas à côté de la plaque, si vous pouviez éclairer ma lanterne.

    Merci d'avance
  • Bonjour à tous,
    Je dois faire en m'inspirant du texte de Ponge "Le pain", prendre un objet banal et le transformer en lui donnant une vie particulière.
    Je pense à une poupée mais je ne sais pas comment donner vie à cet objet... Peut-être que cet objet ne convient pas?
  • 76man76man Membre
    Une poupée est justement très simple à personnifier, s'agissant d'une représentation de personne inanimée. Il suffit de l'animer d'un souffle de vie, de s'emparer du flambeau de Prométhée ;)
  • JehanJehan Modérateur
    Une poupée, justement parce que c'est déjà la représentation d'une personne, parce qu'elle a déjà été fabriquée dans ce but, ne me semble pas un très bon sujet... Ponge n'aurait jamais pris ça.
  • Ah très bien, mais c'est le premier objet qui m'est venu à l'esprit. Je n'ai pas d'autres idées..
  • SuperOzSuperOz Membre
    J'ai fait 2-3 recherches sur le site et je suis tombée sur un sujet identique.
    Ça ne m'a pas plus éclairé alors j'ai décidé d'en ouvrir un autre.
    Je doit, pour Mardi, écrire un poème en Prose à la manière de Francis Ponge.

    Sujet : Tu choisiras un objet banal de la vie quotidienne et tu lui donnera vie à la manière de Francis Ponge.

    J'ai pensée à plusieurs "objets" banals : Le parapluie [que d'ailleurs j'ai retrouvée ici], l'eau, la guitare, la poussière, l'abeille, la clé ... .
    Mais vraiment aucune inspiration.

    J'ai commencé ceci :

    L'eau
    L'eau est un composé chimique simplement complexe. Placée en statut de maître, elle a vu naître tout ce qui es et qui n'es plus. En vrai arbitre de nos vie, elle s'amuse de notre survie. Cette molécule extraordinaire est le breuvage pure par excellence. Mythologiquement parlant la base de l'Univers, elle est l'un des quatre éléments qui fait que nous soyons encore là. Le spectacle de l'eau en mouvement est absolument magnifique lorsque la lumière s'y mêle. C'est une guérisseuse, une protectrice. Bénite pour certain et purificatrice pour d'autres. Aucune couleurs ne lui es associé, elle est la transparence. On y voit à travers comme dans un miroir. Elle est le reflet de la naissance et l'écho de la vie.
    Bien évidement essentielle, elle protège de ses bras de mère, ses fils les océans mais aussi Vénus, Amphitrite ou encore Poséidon.
    Pourtant aussi destructrice que maligne, elle est source de nombreuse tragédies. Lorsqu'elle décide de faire de nos terres son lieu de résidence, elle devient invincible, immortelle.

    Puis ceci :

    La guitare
    Électrique, folk, acoustique. Plusieurs noms, un seul plaisir. Du rythme le plus frénétique à la plus douce des mélodies. Sur une simple envie, il suffit seulement de la dévêtir, la manier avec délicatesse et laisser l'amour de la musique faire le reste.
    Dans un endroit calme ou dans un lieu où les gens vous acclament, devenue votre acolyte, la guitare fait de chaque instant un moment utopique.
    Lorsque son enveloppe musicale se mêle à votre goût, vous êtes pris d'un désir indomptable de la suivre dans le voyage qu'elle vous propose. Et naviguant sur l'écueil, votre âme s'éprend du chant séducteur de cette sirène, elle fait de votre esprit le Royaume dont elle est reine. Vous êtes alors prisonnier de ses chants et pourtant maître de ses rythmes. Simplement esclave de sa beauté sans pareil. Fasciné par les vibrations émisent du fond de son corps et extasié devant l'intelligence harmonieuse de ses cordes.
    Dans cette dernière danse qu'elle vous accorde, vous réalisez l'évanescence de ses murmures. Traversé alors par une sensation inexplicable et lorsque sur sa peau vos doigts cessent leurs ballade, le rythme de votre vie vous emporte de nouveau dans sa vague.
    Et dévorez simplement l'évasion exquise qu'elle vous procure délicieusement le temps de quelques notes.

    Pour finir, ceci :

    La poussière

    Cette minuscule armée de soldats redoutables marquent le vieillissement des choses. Et comme si le temps n'était pas assez cruel pour rendre les souvenirs plus évanescents que jamais, la poussière donnent à ces souvenirs une sorte d'aspect irrécupérable. Elle est le cercueil des objets restés trop longtemps dans l'oubli. Comme un voile de protection qui enveloppe la mémoire. Microscopique et pourtant maître d'un pouvoir gigantesque. Si en chacun de nous ne sommeil pas un double déterminé, déloger la poussière de son nid devient une tâche difficile.

    J'ai pourtant l'impression de l'avoir fait à la manière de SuperOz et non de Francis Ponge.
    Je m'en remet donc à vous pour plus d'indication, de conseils peut-être.

    Merci. :)

    Pc : Merci pour le déplacement. J'hésitais à poster ici croyant polluer le topic d'un autre.
  • Bonjour à tous,

    Enoncé :
    En vous inspirant du texte de Ponge prenez un objet banal et transformez-le en lui donnant une vie particulière.


    Je suis quelques peu mauvais en français, et j'ai un texte à écrire, pour éviter d'avoir une mauvaise note, je suis venu vous demander votre avis et de l'aide pour améliorer mon texte. Je vous remercie d'avance.

    Je dois écrire à la manière de Francis Ponce dans "Le pain" :
    La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.
    Voici le texte.. et voici le mien (j'ai décidé de faire sur l'oreiller, mais si c'est vraiment nul, je prends les idées volontiers..) :

    L'oreiller :
    Cette objet peut avoir plusieurs fonctions. La fonction de douceur et de tendresse tel une maman qui s'occupe de son enfant.
    Un oreiller peut servir à taper dedans lorsque l'on est énervé, un putching ball, pour se défouler. Lorsque que nous avons peur, nous pouvons nous réfugier, nous cacher derrière notre oreiller. L'oreiller nous aide à nous évader lorsque qu'on s'enfonce dedans, on se sent partir grâce à cette molesse. Cette objet est avant tout un objet de besoin que d'envie.

    Merci.
  • Les personnifications citées sont intéressantes mais manquent de gradations.

    Il faudrait pour bien faire aller du cas général vers l'affectif.

    Ainsi, un effet de zoom sera créé et l'objet prendra vie petit à petit.
  • Je n'y arrive pas.. je sais vraiment pas comment utiliser les gradations.
  • Essaie au début de présenter l'objet (son aspect et son utilité par exemple).
    Ensuite commence à développer davantage et n'hésite pas à pousser certains détails.
    Puis tu peux commencer à faire entrer les sentiments.

    Je n'ai pas d'exemple concret mais le résultat est assez surprenant par une description vague au départ qui prend forme par la suite.
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