Balzac, La Peau de chagrin, chapitre 3 - Le lac du Bourget est une vaste coupe de montagnes tout ébr

Voila l'extrait :

BqYloBy0

Mon plan est :

I)La description de la nature
-a) description réaliste
-b) description pourvu de figure de style

II) L'influence de la nature sur le héros
-a) un héros préoccupé
-b) un héros rêveur

je ne sais pas si cela est bon pouvez-vous m'aider car je pense en avoir besoin merci !
Le lac du Bourget est une vaste coupe de montagnes tout ébréchée où brille, à sept ou huit cents pieds au-dessus de la Méditerranée, une goutte d’eau bleue comme ne l’est aucune eau dans le monde. Vu du haut de la Dent-du-Chat, ce lac est là comme une turquoise égarée. Cette jolie goutte d’eau a neuf lieues de contour, et dans certains endroits près de cinq cents pieds de profondeur. Etre là dans une barque au milieu de cette nappe par un beau ciel, n’entendre que le bruit des rames, ne voir à l’horizon que des montagnes nuageuses, admirer les neiges étincelantes de la Maurienne française, passer tour à tour des blocs de granit vêtus de velours par des fougères ou par des arbustes nains, à de riantes collines ; d’un côté le désert, de l’autre une riche nature ; un pauvre assistant au dîner d’un riche ; ces harmonies et ces discordances composent un spectacle où tout est grand, où tout est petit. L’aspect des montagnes change les conditions de l’optique et de la perspective : un sapin de cent pieds vous semble un roseau, de larges vallées vous apparaissent étroites autant que des sentiers. Ce lac est le seul où l’on puisse faire une confidence de cœur à cœur. On y pense et on y aime. En aucun endroit vous ne rencontreriez une plus belle entente entre l’eau, le ciel, les montagnes et la terre. Il s’y trouve des baumes pour toutes les crises de la vie. Ce lieu garde le secret des douleurs, il les console, les amoindrit, et jette dans l’amour je ne sais quoi de grave, de recueilli, qui rend la passion plus profonde, plus pure. Un baiser s’y agrandit. Mais c’est surtout le lac des souvenirs ; il les favorise en leur donnant la teinte de ses ondes, miroir où tout vient se réfléchir. Raphaël ne supportait son fardeau qu’au milieu de ce beau paysage, il y pouvait rester indolent, songeur, et sans désirs.
personne ne peut m'aider

Réponses

  • Coucou.

    Je n'ai pas vraiment le temps de me pencher sur le texte, mais déjà ton plan a un petit souci.

    Tu ne peux pas dans un axe détailler des figures de style. La rhétorique (= les figures de style entre autres) te servent à justifier ton idée, ou dans le sens inverse de t'appuyer dessus pour en tirer une idée sur le texte.

    Ensuite, personnellement, la description ne me permet pas très réaliste, je la trouve embellie, assez picturale, ce qui pourrait te servir pour une sous-partie. L'influence de la nature sur le héros donne à ce texte sa dimension lyrique, c'est-à-dire que ce héros s'épanche sur la nature avec émotion, il va donc falloir que tu relèves dans le texte des champs lexicaux, des figures de style ou des termes qui te font penser que le héros est ému par cette nature qui s'offre à lui.

    Tu peux également l'étudier l'énonciation du texte, puisqu'il s'agit d'un roman :
    - le personnage = émetteur
    - le point de vue (interne, externe, omniscient)
    - la place de l'auteur
    - la place du lecteur (→ les pronoms "vous")
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