Passage en khâgne

Bonjour,

Je me demandais ce que l'on devait arriver à faire pendant l'année d'hypokhâgne pour espérer passer en seconde année : je veux dire par là, s'il y avait un niveau minimal requis et comment la progression (ou non) était considérée le long de l'année pour le passage.

J'imagine qu'il n'y a pas de réponse type et que cela varie évidemment selon les lycées, mais je me demande s'il est possible de trouver des grandes lignes sur ce qu'il faut arriver à faire en fin d'année pour que l'on puisse passer.

Dans le même ordre d'idées, question peut-être vaine mais, qu'en est-il de la difficulté du CAPES par rapport à un concours comme celui de l'ENS ? La formation de prépa est-elle si significative que ça pour les concours de l'enseignement ?

Merci :)

Réponses

  • Pour passer en khâgne, il faut faire une bonne hypokhâgne ;)
    Le CAPES et a fortiori l'agrégation demandent une technicité disciplinaire plus grande que le concours de l'ENS. Toutefois, la réussite au concours de l'ENS, et même l'admissibilité ou la sous-admissibilité, sont des indices très favorables d'un succès futur à ces concours d'enseignement. Donc : oui, c'est statistiquement palpable, la fréquentation des bonnes classes préparatoires littéraires augmente considérablement vos chances de réussite au CAPES et à l'agrégation.
  • Les critères de passage en Kh varient selon les lycées.
    En tout cas, il n'y a pas de "cut" automatique ou de "numerus clausus".

    Dans mon lycée (l'un des dix meilleurs, mais loin derrière H4...), on accepte tous les élèves qui manifestent l'aptitude à poursuivre en Kh sans être largués et sans plomber le cours, à condition qu'ils aient joué le jeu honnêtement en Hk. Par "jouer le jeu", j'entends faire au moins quelques efforts dans toutes les matières, et ne pas se payer la tête des profs dont on sait qu'on ne les verra plus l'année suivante...
    La décision de passage est collégiale. Chaque prof d'hypo a un droit de veto. Par exemple, si vous avez pourri le cours de géo parce que vous saviez que vous n'en feriez plus l'année suivante, ou si vous avez eu 0,5/20 en initiation au latin sous le même prétexte, votre passage peut être refusé, si bon que vous soyez par ailleurs. :/

    Sinon, bien sûr, on se fonde surtout sur les résultats aux deux C.B. Mais entre un élève A qui finit à 6/20 avec néanmoins quelques progrès et les indices d'une possibilité d'évolution favorable (attention, curiosité, finesse...), et un élève B très laborieux qui plafonne à 7/20 en ayant visiblement brûlé tout son carburant, on prend l'élève A.

    Quant au CAPES... Les épreuves ne sont pas exactement les mêmes, ce qui fausse un peu la comparaison, mais le niveau n'a rien à voir avec celui de l'ENS. :D
  • Jean-Luc Picard a écrit:
    Quant au CAPES... Les épreuves ne sont pas exactement les mêmes, ce qui fausse un peu la comparaison, mais le niveau n'a rien à voir avec celui de l'ENS. :D

    Effectivement, en philosophie, nombreux sont les normaliens qui se font étendre ... :D
  • Merci :)

    Rien à voir dans quel sens par contre?
  • Le CAPES est assez nettement plus facile que l'ENS statistiquement. Et en lettres classiques, il ne me semble pas d'une technicité plus grande. Quant aux concours de recrutement de philosophie, il y aurait des choses à dire, en effet, mais je préfère ne pas le faire ici. ;)
  • Varney a écrit:
    Jean-Luc Picard a écrit:
    Quant au CAPES... Les épreuves ne sont pas exactement les mêmes, ce qui fausse un peu la comparaison, mais le niveau n'a rien à voir avec celui de l'ENS. :D

    Effectivement, en philosophie, nombreux sont les normaliens qui se font étendre ... :D
    Tss... :rolleyes:
  • Le passage en Kh: ça dépend de ta prépa (très sélective ou pas). Dans tous les cas, on attend:
    - des bases solides en méthodo (en Kh, les programmes sont très loirds, les profs ne reviennent pas sur la méthodologie, donc il faut qu'elle soit acquise en 1ere année. Si ce n'est pas le cas, peu de chance qu'on te laisse passer)
    - la constitution d'une bonne culture générale (littérature / sciences humaines)
    - une bonne résistance à la charge de travail, et de la motivation en général.
    Après, ce n'est pas forcément le niveau lui-même qui est significatif.

    Pour le CAPES: pour ma part, quand j'ai préparé le CAPES, je me suis dis que tiens, cette année-là, j'aurais enfin été prête pour l'ENS :D C'est très subjectif. Je pense que le CAPES est globalement plus facile que l'ENS (mais il y a les "épreuves techniques", auxquelles tu n'es pas du tout formé en prépa)
    Pour l'Agreg: ça demande le même genre de travail que pour l'ENS. En plus approfondi (et, à nouveau, avec les épreuves techniques), mais tu as plus de recul par rapport à ce que tu fais.
    Et dans les 2 cas, être passé par la prépa est un avantage énorme, pour les méthodes et la culture G. Du moins, vu la façon dont fonctionnait la Fac à mon époque (je ne pense pas que ça ait beaucoup changé depuis)
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