Bonjour, je suis actuellement en Tle S, mais j'aimerais faire des études littéraires. On m'a donc conseillé d'essayer d'intégrer une hypokhâgne BL (histoire de ne pas perdre les maths, que j'aime bien). Mais qu'y a-t-il après cette prépa? Quels sont les débouchés? Est-ce réservé aux futurs profs de français et à tous ceux qui veulent travailler dans l'édition?
En effet, même si je pense que je serais très intéressée par le programme de la BL, j'aimerais savoir à quoi elle me mène...
J'espère que ce sujet n'a pas déjà été posé, et merci d'avance pour vos réponses!
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Réponses

  • Bonsoir,

    Après une classe préparatoire littéraire de lettres et sciences sociales aux grandes écoles, on peut accèder aux concours suivants
    • Concours des Écoles normales supérieures (ENS, ENS de Lyon, ENS de Cachan) pour devenir enseignant, enseignant-chercheur, haut-fonctionnaire ou éventuellement travailler dans l'entreprise
    • Concours des écoles supérieures de commerce et de management (ex. HEC, ESSEC, ESCP Europe, EM Lyon...
    • Concours des Instituts d'Etudes Politique à bac+4, après avoir khûbé, c'est-à-dire redoublé la khâgne.
    • Concours de l'INSAE et de l'INSEE
    Par ailleurs, ces études constituent une très bonne préparation pour
    • accéder à l'université, directement en L2 ou L3, en cas d'échec aux concours
    • tenter des écoles de journalismes après un bac+3
    • etc.

    J'ai sûrement oublié quelques écoles, mais mes collègues forumeurs complèteront. ;)

    Cordialement.
  • Bonsoir Tenno & gump;

    Je m'adjoins à ce topic pour vos poser quelques questions.
    Je suis actuellement en Terminal L et j'envisage tout comme gump une prépa littéraire de type B/L et je m'interroge aussi sur les différents débouchés après cette hypokhâgne... Notamment en ce qui concerne les Écoles normales supérieures de quoi s'agit-il ? Quelles différences pouvons nous faire avec une Licence/Master de LM ? Enfin, quelle filière me conseillerez-vous afin de travailler dans les Métiers de l'Édition : Éditeur / Assistant d'édition ?


    Merci de vos éventuels conseils ;)
  • Ridikulus : si tu es en TL, tu dois avoir l'option spé mathématiques afin d'avoir accès à la prépa B/L... et que tu es une moyenne environ... supérieure à 17 dans cette matière? Et tu devrais commencer à jeter un coup d'œil au programme de S.

    Il existe à l'ENS de Paris : 25 places au B/L et 8 places à Cachan pour l'anglais. Ce sont des écoles très sélectives, tu es rémunéré pendant les cours avec un logement ( Très avantageux pour Paris! ). Néanmoins, c'est principalement afin de continuer dans l'enseignement...

    Si tu désire une équivalence en LM : il est plus judicieux de faire une hypokhâgne A/L plutôt qu'une B/L (qui accepte rarement les L). Ainsi, tu auras une meilleure approche des lettres alors que la B/L : la SES et les mathématiques ne sont pas orientés dans cette optique.
    Quelles différences pouvons nous faire avec une Licence/Master de LM ?

    La licence représente les trois premières années d'université, le master sont les années 4 et 5 de ton cursus universitaire.
  • Paige a écrit:
    Il existe à l'ENS de Paris : 25 places au B/L et 8 places à Cachan pour l'anglais. Ce sont des écoles très sélectives, tu es rémunéré pendant les cours avec un logement ( Très avantageux pour Paris! ). Néanmoins, c'est principalement afin de continuer dans l'enseignement...
    Qu'est-ce que les 8 places réservées aux anglicistes (non "B/L" forcément) à Cachan viennent faire ici ? On parle des concours réservés aux khâgneux de lettres et sciences sociales...
    • 25 places à l'ENS.
    • 5 places à l'ENS de Lyon
    • 17 places à l'ENS de Cachan.

    ridikulus, les débouchés existent après la khâgne. En effet après l'hypokhâgne, excepté le retour en université (en L2) et les concours d'entrée en 2ème année des IEP de province, il n'y a pas de sortie possible. Sinon pour après la khâgne, j'ai indiqué les établissements plus haut dans la conversation. ;)

    Les Écoles normales supérieures, pour répondre à ta question, ont principalement pour mission de former des enseignants-chercheurs, des enseignants agrégés (CPGE, Lycée principalement), mais aussi des hauts-fonctionnaires (Sénat, Assemblée Nationale, Affaires étrangères, etc.) voire de futurs cadres d'entreprises publiques ou privées. La scolarité dure 4 ans pendant lesquels les élèves-fonctionnaires (rémunérés 1300€/mois) achèvent, avec des cours dans les ENS et dans les Universités, leur licence (avec l'année de L3), passent un master et pendant la dernière année soit préparent un concours de la fonction publique, soit commence un doctorat. Après, ou bien ils intègrent le corps de fonctionnaire qu'ils ont rejoint par concours, ou bien ils continuent en doctorat, ou bien ils filent vers le privé !

    Pour l'édition, aucune idée. Navré.
  • Tenno a écrit:
    ou bien ils filent vers le privé !

    Ils doivent 10 ans de service à l'Etat en contrepartie de leur statut de fonctionnaire-stagiaire.
  • un grand merci à Tenno et à Paige! Vous m'apportez là de précieuses informations! :)
    Puisque vous avez l'air de bien connaître le fonctionnement de la BL, je me permets de vous poser une deuxième question (que je n'espère pas trop... polémique!):
    La BL propose un enseignement très diversifié (entre le français, les maths, l'éco, le philo, les langues, le grec,...) et d'un bon niveau.
    Mais cette diversité peut-elle être un inconvénient? En effet, on peut la voir comme une formation très "ouverte", mais du coup, on se spécialise moins. A la sortie, est-on du même niveau que les AL (pour les lettres) et les MP (pour les maths), ou bien est-on "doué partout, mais spécialisé nulle part"? Ou bien, cela offre-t-il une spécialisation d'un autre registre?
    Merci pour vos réponses! (que j'espère les plus objectives possibles... ;) )
  • Compare les horaires : 4 ou 5 heures de maths en B/L, 12 en MP, j'ose espérer que le niveau n'est pas le même.
  • Varney a écrit:
    Tenno a écrit:
    ou bien ils filent vers le privé !

    Ils doivent 10 ans de service à l'Etat en contrepartie de leur statut de fonctionnaire-stagiaire.
    Dont 4 sont décomptés de la scolarité à l'école (7 si on fait trois ans de thèse, après).
  • Varney a écrit:
    Tenno a écrit:
    ou bien ils filent vers le privé !
    Ils doivent 10 ans de service à l'État en contrepartie de leur statut de fonctionnaire-stagiaire.
    Certes. :) Mais certaines entreprises rachètent les années d'études pour pouvoir profiter de normaliens tous frais. :)
    HugoO a écrit:
    Dont 4 sont décomptés de la scolarité à l'école (7 si on fait trois ans de thèse, après).
    Voilà, donc pour un certain nombre de normaliens, ils n'ont plus que 3 ans à être "forcé" à être fonctionnaire s'ils ne sont pas repérés avant. :D

    @ gump : en fait, en "A/L", on a une spécialité : Anglais, Histoire-Géographie, Philo...
    En B/L, il n'y a pas de spécialité, parce que la spécialité est intégrée au tronc commun, ce sont les SES ! Mais il est possible de changer d'orientation après.
  • gump a écrit:
    La BL propose un enseignement très diversifié (entre le français, les maths, l'éco, le philo, les langues, le grec,...) et d'un bon niveau.
    Mais cette diversité peut-elle être un inconvénient? En effet, on peut la voir comme une formation très "ouverte", mais du coup, on se spécialise moins. A la sortie, est-on du même niveau que les AL (pour les lettres) et les MP (pour les maths), ou bien est-on "doué partout, mais spécialisé nulle part"?

    Oui, bien sûr. Tous les sortants de CPGE littéraire ont un retard important à rattraper ensuite (notamment les khûbes), il ne faut pas le nier (à niveau égal, naturellement), même si cela ne pose pas de gros problèmes en général. Cela dit, les orientations majoritaires des B/L en sortie de CPGE (économie, sociologie, histoire contemporaine, droit, géographie) sont généralement plus homogènes que celles des A/L, et font souvent appel à une plus proportion plus importante des savoirs acquis en classes préparatoires.

    Cordialement,
  • ENSENS Membre
    gump a écrit:
    La BL propose un enseignement très diversifié (entre le français, les maths, l'éco, le philo, les langues, le grec,...)

    Stricto sensu, il s'agit d'un enseignement de sciences sociales.
    Y a-t-il un enseignement de langues anciennes en BL ?
  • ENS a écrit:
    gump a écrit:
    La BL propose un enseignement très diversifié (entre le français, les maths, l'éco, le philo, les langues, le grec,...)

    Stricto sensu, il s'agit d'un enseignement de sciences sociales.
    Y a-t-il un enseignement de langues anciennes en BL ?

    Sciences économiques et sociales (économie et sociologie) pour être précis.
    Langues anciennes en option. ;-)
  • ENS a écrit:
    gump a écrit:
    La BL propose un enseignement très diversifié (entre le français, les maths, l'éco, le philo, les langues, le grec,...)

    Stricto sensu, il s'agit d'un enseignement de sciences sociales.
    Y a-t-il un enseignement de langues anciennes en BL ?

    Excusez-moi, j'avais oublié d'indiquer que je faisais grec en option.
    Et en BL, on peut en effet choisir deux options (dont les langues anciennes).
    Merci pour toutes ces précieuses réponses, notamment pour celles d'Arthur et de Tenno, qui m'ont beaucoup éclairé !
  • Le principe de l'emploi du temps de la B/L est en fait assez simple à comprendre.
    J'aurais aimé trouvé ce type d'explication alors que je me renseignais encore pour intégrer une prépa B/L, je vous en fais donc part.

    Six matières sont obligatoires :
    - cinq sont obligatoirement passées à l'écrit et à l'oral des concours: maths, français, philo, histoire, SES (4 à 6h/semaine et par matière, selon les matières et les lycées)
    - une n'est passée qu'à l'oral : LV1 (2h/semaine)

    Ensuite, une septième matière (l'option) doit être choisie.
    - soit un renforcement de la LV1 (4h en plus des 2 de tronc commun)
    - soit une LV2 (en général, on fait 6h de LV2, plus 2 de tronc commun, et la LV2 devient une langue principale)
    - soit une langue ancienne (4h)
    - soit de la géographie+cartographie (2+2h)
    - soit un renforcement en SES pour l'oral (dans de nombreux lycées, ces 2h supplémentaires sont intégrées au tronc commun)

    La logique veut qu'un élève qui prend latin, par exemple, passe cette épreuve à l'écrit et à l'oral. Des arrangements sont toutefois souvent possibles. Ainsi, par exemple, il est très rare qu'un même élève passe deux langues vivantes à l'oral à l'ENS, du fait de la difficulté de l'épreuve orale d'option. Il est alors possible, selon le bon vouloir de l'administration de son lycée, de mixer plus ou moins les options dans son emploi du temps, ce qui fait qu'on peut éventuellement suivre plus d'option que nécessaire.
    Notons que 8h d'options me semble être le maximum à ne pas dépasser, même si tous les enseignements semblent très intéressants.


    Attention toutefois : toutes les options ne sont pas disponibles dans tous les lycées. Je pense notamment au grec et au russe. Il vaut mieux se renseigner avant si l'on n'est absolument pas prêt à laisser tomber ce genre de matière. Il peut aussi arriver que l'on soit mélangé avec les khagneux et les khubes, voir des A/L, pour les options en effectif réduit (ce qui n'est pas du tout préjudiciable).


    Dans tous les cas, en terminale, il est peut-être prématuré de réfléchir à son emploi du temps éventuel, et plus encore à ce qu'on choisira de passer aux concours... L'important pour l'instant est surtout de soigner son dossier pour Admission Post-Bac... ;)


    En cas de question, n'hésitez pas à m'envoyer un MP.
  • Je précise que le nombre d'options à choisir est indéfini :). Je fais 4 heures de LV1, 2 heures de LV2 et 3 heures de géographie. Certains font 6 heures + 2 heures de langue, etc.
  • Bonjour à tous !

    Je voudrais savoir à propos de la BL si les écoles de commerce et surtout l'ENSAE étaient aussi sélectives que les ENS. Connaissez-vous environ le pourcentage d'admis dans ces écoles ? Autrement dit, ces débouchés autres que les ENS sont-ils envisageables pour les bons élèves mais pas assez brillants pour intégrer les ENS, ou bien doivent-ils majoritairement aller en fac après la prépa, comme les A/L ?
  • ENSENS Membre
    Tenno a écrit:
    Sciences économiques et sociales (économie et sociologie) pour être précis.
    Langues anciennes en option. ;-)


    Pour l'être encore plus, la dénomination officielle de l'enseignement est bien "sciences sociales".
    Au sein de cet enseignement de sciences sociales, trois composantes : sociologie, économie, objets communs aux sciences sociales. (Journal Officiel du 8 octobre 2004)
    J'y insiste, non pas pour ... faire du mal aux mouches, mais parce que, connaissant les coulisses de la rédaction des programmes dans ces filières, je sais que les termes - et la disposition de ces termes - ont été choisis de telle manière que l'économie ne soit pas vue comme la grille de lecture dominante du réel.
  • ENS a écrit:
    Tenno a écrit:
    Sciences économiques et sociales (économie et sociologie) pour être précis.
    Langues anciennes en option. ;-)


    Pour l'être encore plus, la dénomination officielle de l'enseignement est bien "sciences sociales".
    Au sein de cet enseignement de sciences sociales, trois composantes : sociologie, économie, objets communs aux sciences sociales. (Journal Officiel du 8 octobre 2004)
    J'y insiste, non pas pour ... faire du mal aux mouches, mais parce que, connaissant les coulisses de la rédaction des programmes dans ces filières, je sais que les termes - et la disposition de ces termes - ont été choisis de telle manière que l'économie ne soit pas vue comme la grille de lecture dominante du réel.

    Pour la dénomination officielle, mea culpa, vous avez tout à fait raison.
    Pour autant, je ne comprends pas bien votre explication. Dans sciences économiques et sociales, vu qu'on a les deux blocs, ça induit que l'économie n'est pas la grille de lecture dominante du réel... Est-ce que les sociologues se sentent vexés que l'économie soit mise en premier dans le groupe ?
    A l'inverse, sciences sociales... cela inclut des disciplines comme la géographie (humaine), comme l'histoire (qui est plus sociale qu'humaine).

    (PS : réminiscence chiraquienne, la mention des mouches ? :P)
  • Géographie et histoire en sociologie ? Je ne comprends pas.
    Les programmes sont là : http://www.prepabl.fr/spip.php?article15
  • Anne345 a écrit:
    Géographie et histoire en sociologie ? Je ne comprends pas.
    Les programmes sont là : http://www.prepabl.fr/spip.php?article15
    Tenno a écrit:
    A l'inverse, sciences sociales... cela inclut des disciplines comme la géographie (humaine), comme l'histoire (qui est plus sociale qu'humaine).

    Mais non, je dis que l'histoire et la géographie humaine peuvent être comprises dans les sciences sociales, pas dans la sociologie.
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