Démontrer que quatre poèmes appartiennent au registre fantastique

bonjour , j'ai un bac blanc écrit à faire pendant le week-end
je vous joins les textes !
je ne comprends pas les textes pouvez vous m'éclairer

question corpus=> en vous aputant sur l'étude précise du cadre spatio temporel , des thèmes , démontrez que ces quatres poèmes appartiennent au registre fantastique

texte A
Le clair de lune
Oh ! qu'il est doux, quand l'heure tremble au clocher,
la nuit, de regarder la lune qui a le nez fait comme
un carolus d'or !

Deux ladres se lamentaient sous ma fenêtre, un chien
hurlait dans le carrefour, et le grillon de mon foyer
vaticinait tout bas.

Mais bientôt mon oreille n'interrogea plus qu'un silence
profond. Les lépreux étaient rentrés dans leurs chenils,
aux coups de Jacquemart qui battait sa femme.

Le chien avait enfilé une venelle, devant les pertuisanes
du guet enrouillé par la pluie et morfondu par la bise.

Et le grillon s'était endormi, dès que la dernière bluette
avait éteint sa dernière lueur dans la cendre de la cheminée.

Et moi, il me semblait, - tant la fièvre est incohérente ! -
que la lune, grimant sa face, me tirait la langue comme
un pendu !
Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit
TEXTE B
Ce spectre singulier n'a pour toute toilette,
Grotesquement campé sur son front de squelette,
Qu'un diadème affreux sentant le carnaval.
Sans éperons, sans fouet, il essouffle un cheval,
Fantôme comme lui, rosse apocalyptique,
Qui bave des naseaux comme un épileptique.
Au travers de l'espace ils s'enfoncent tous deux,
Et foulent l'infini d'un sabot hasardeux.
Le cavalier promène un sabre qui flamboie
Sur les foules sans nom que sa monture broie,
Et parcourt, comme un prince inspectant sa maison,
Le cimetière immense et froid, sans horizon,
Où gisent, aux lueurs d'un soleil blanc et terne,
Les peuples de l'histoire ancienne et moderne.
CHARLES BAUDELAIRE LES FLEURS DU MAL "spleen et idéal" LXXI 1857
texte C
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette
De flèches et de tours à jour la silhouette
D'une ville gothique éteinte au lointain gris.
La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris
Secoués par le bec avide des corneilles
Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles,
Tandis, que leurs pieds sont la pâture des loups.
Quelques buissons d'épine épars, et quelques houx
Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche,
Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche.
Et puis, autour de trois livides prisonniers
Qui vont pieds nus, un gros de hauts pertuisaniers
En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse,
Luisent à contresens des lances de l'averse.
paul verlaine poèmes saturinens "eaux fortes" 1866
texte d
Quel est ce chevalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant ;
Il serre le petit garçon dans son bras,
Il le serre bien , il lui tient chaud.

« Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d'effroi ton visage ?
— Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?
— Mon fils, c'est un banc de brouillard.

— Cher enfant, viens, pars avec moi !
Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage,
Et ma mère possède de nombreux habits d'or.

— Mon père, mon père, et n'entends-tu pas,
Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?
— Sois calme, reste calme, mon enfant !
C'est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.

— Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
Mes filles s'occuperont bien de toi
Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses.

— Mon père, mon père, et ne vois-tu pas là-bas
Les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?
— Mon fils, mon fils, je vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.

— Je t'aime, ton joli visage me charme,
Et si tu ne veux pas, j'utiliserai la force.
— Mon père, mon père, maintenant il m'empoigne !
Le Roi des Aulnes m'a fait mal ! »

Le père frissonne d'horreur, il galope à vive allure,
Il tient dans ses bras l'enfant gémissant,
Il arrive à grand-peine à son port ;
Dans ses bras l'enfant était mort.
charles nodier "le roi des aulnes" traduction de charles nodier
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Réponses

  • AmmyAmmy Membre
    Qu'est-ce que tu ne comprends pas ? Il ne faut pas chercher à comprendre de façon rationnelle chaque détail : ces poèmes sont descriptifs ; ils décrivent une sorte de tableau d'un paysage sombre, qui paraît hanté, fantastique, avec des ombres, des fantômes, la mort qui rôde, etc. Recherche tous ces éléments, il y a beaucoup de choses (pense aux bruits, aux couleurs sombres, aux métaphores et comparaisons qui rendent les choses "bizarres", comme la lune qui tire la langue et devient effrayante)
  • mitouxmitoux Membre
    merci pour ton aide =)



    question corpus=> en vous apuyant sur l'étude précise du cadre spatio temporel , des thèmes ,des couleurs démontrez que ces quatres poèmes appartiennent au registre fantastique

    je vais essayer et vous me dites si c'est bon


    texte A
    * comparaison" la lune qui a le nez fait comme un carolus d'or" (carolus= pièce de monnaie)
    * " deux ladres se lamentaient ...et le grillon de mon foyer vaticinait tout bas" => scène d'etrangeté dans la ville /rue - (vaticinait = faisait des prédictions (péjoratif))

    *les lépreux étaient rentrés dans leur chenil , aux coups de Jacquemart qui battait sa femme
    ( jaquemart= automate représentant un homme armé d'un marteau qui frappe les heures sur la cloche d'un monument) personnification : les lépreux était rentrés dans leur chenil c'est dire qu'ils sont comparés à des chiens
    *
    *le grillon qui s'endort dès que la dernière étincelle avait éteint sa dernière lueur dans la cendre de la cheminée ( étrange )
    * comparaison " que la lune grimaçant sa face ,me tirant la langue comme un pendu"
    *focalisation interne

    je n'arrive pas à cerner le texte
    je comprends pas l'histoire
  • AmmyAmmy Membre
    Tu as quelques éléments, mais tu cherches trop à "comprendre" rationnellement : ce n'est pas une "histoire", c'est un poème, donc une ambiance, une atmosphère, une vision "interne" comme tu dis. Le poète n'est pas dans son état normal : il parle de fièvre, ce qui le rend "incohérent" : il ne voit plus les choses comme d'habitude, a des sortes d'hallucinations, c'est comme ça que je le comprends (je ne connaissais pas ce texte). Il faut étudier comme son "délire" crée une ambiance surnaturelle
    strophe 1 : là c'est en général, ce qu'il voit d'habitude
    ensuite il perçoit des détails précis par tous ses sens, ce sont des choses plutôt désagréables ou bizarres et je pense qu'il imaginent bcp de choses irréeelles en fonction des bruits ou des ombres (je n'ai pas cherché tout le vocabulaire, fais le de ton côté)
    Tout s'endort, s'en va, disparaît, il se retrouve seul et a une sorte de vision, d'hallucination en regardant la lune (alors que d'habitude il trouve cela "doux" et agréable)

    Je comprends ça comme un "délire" un soir de fièvre, mais vois si tu trouves d'autres infos sur ce poème pour confirmer
  • mitouxmitoux Membre
    merci beaucoup de ton aide , je comprends mieux maitenant

    question corpus=> en vous apuyant sur l'étude précise du cadre spatio temporel , des thèmes ,des couleurs démontrez que ces quatres poèmes appartiennent au registre fantastique


    texte b
    *univers étrange
    * univers de la mort
    * COMPAraison " comme un elliptique "
    *univers inquiétant : le cimetière

    j'ai une photo qui accompagne le texte , faut t-il que je l'analyse aussi ?j'ai un commentaire à faire sur le texte B

    axe n°1 quels sont les elements du décor qui contribuent à créer une atmosphère inquiétante
    a) lumière
    b) lieu

    axe n°2 quelle image est donnée des personnages
    a) le cavalier
    b) cheval



    le problème c'est que je trouve peu d'éléments pour remplir mes axes

    pouvez vous m'eclairer svp
  • Lau56Lau56 Membre
    Coucou , Moi aussi je doit faire ce commentaire pour demain ..
    J'ne comprend vraiment rien , tu a trouver quelque chose depuis ?
    Bise
  • mitouxmitoux Membre
    aidez moi c'est vraiment urgent svp ;)as tu repondu aux questions du corpus?
  • Lau56Lau56 Membre
    Non justement je n'arrive pas .. :/
  • mitouxmitoux Membre
    je cherche,je cherche ...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Dans le texte B, Baudelaire peint une allégorie inquiétante et dérisoire.
    Il parodie peut-être un des cavaliers de l'Apocalypse pour évoquer la condition humaine.
  • mitouxmitoux Membre
    MERci
    pour le lieu , je pense que c'est le cimetière
    mais je suis pas sur
  • Lau56Lau56 Membre
    Merci , Tu en as d'autre comme sa jean-luc ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Lau,

    Pour le commentaire, recherche ce qu'est une allégorie.
    Je t'ai indiqué quelles étaient les intentions probables de Baudelaire.
    N'oublie pas de mettre en relation le poème avec le titre de la section Spleen et Idéal comme avec le titre de l'œuvre les Fleurs du Mal. Dans ce poème, le Mal signifie la destinée métaphysique, la peur de l'anéantissement, la mort grotesque...
  • Lau56Lau56 Membre
    Merci beaucoup Mais ce que je n'arrive le moin c'est la question sur le corpus ..
    Je n'y comprend pas grand chose , fin , je s'est pas par ou commencé <..
  • mitouxmitoux Membre
    bonjour , pour l'axe N°2
    le petit b) le cheval

    j'ai mis qu'il avait une description péjorative du cheval
    et le cheval représente la puissance du cavalier

    je trouve pas d'autre idées

    pouvez vous mécklairer sur cet axe svp (Message édité)
  • AmmyAmmy Membre
    Ne cherche pas des choses à dire comme ça, venues d'on ne sait où. Il s'agit de prendre ce texte en "tête à tête", et de travailler dessus en prenant le temps, surtout avec méthode. Tu cherches : les champs lexicaux (tu vas relever "squelette", "fantôme", "spectre"...), les figures de style comme la comparaison "comme un épileptique", tu repères les verbes : "essoufle" "bave" "s'enfoncent"... tous les éléments du décor (couleurs, lieux...)
    et tu verras que tu auras de quoi faire. Il faut "affronter" le texte en cherchant des choses précises, c'est le principe du commentaire, sinon on ne sait pas quoi dire. Je n'ai pas de réponse toute faite sur ce texte et je ne peux pas y passer une heure, mais c'est comme ça que je trouve des choses à te dire. Tente l'expérience, tu verras ça porte ses fruits
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