Fiches méthode Bac de français 2021

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Réponses

  • nouhnouh Membre
    ah d'accord, mais comment se manifestent l'innocence et l'ingénuité d'Agnès?
    Les autres réponses sont bonnes?

    Bonjour, j'ai des questions a répondre sur l' Ecole des Femmes mais, je trouve des difficultés
    voici les questions:
    -que sait-on sur Agnès?
    On sait qu' Agnès ne sait rien de l'amour
    -comment se manifestent l'innocence et l'ingénuité d'Agnès?
    On remarque l'innocence d'Agnès grace a sa manière de parler: elle ne sait rien de l'amour, avoue tout a Arnolphe et elle lui parle librement de ce qu'elle éprouve quand elle est avec Horace, sans voir le mal qu'elle lui fait.
    -observez l'enchainement des répliques. Comment se manifeste la position d'autorité d'Arnolphe par rapport à Agnès?
    je n'ai pas du tout compris cette question
    -montrez que le comique de mots repose ici sur un jeu d'allusions et de sous-entendus
    cette question non plus je l'ai compris

    Merci d'avance
  • Bonjour je suis en 2nd et je dois faire un commentaire de texte sur l'ÉCOLE DES FEMME de MOlière Acte 2 Scène 5.
    Voici les plans: 1 PLAIRE: -la réaction d'Arnolphe
    - la naïveté d'Agnès
    - chantage de la vieille femme
    2 INSTRUIRE:
    -satire de l'homme jaloux
    -l'éducation des femmes

    Je suis bloqué à la deuxième partie du plan,la partie instruire.J'éspere qu'une personne pourrait m'aider :D .
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Mais de quelle vieille femme parles-tu ?
    Arnolphe est un vieil homme.
  • De la vieille femme dont Agnés la présente indirectement. Voici l’acte2 scène 5:
    ARNOLPHE
    Qu’avez-vous fait encor ces neuf ou dix jours-ci ?

    AGNÈS
    Six chemises, je pense, et six coiffes aussi.

    ARNOLPHE, ayant un peu rêvé.
    Le monde, chère Agnès, est une étrange chose.
    Voyez la médisance, et comme chacun cause.
    Quelques voisins m’ont dit qu’un jeune homme inconnu :
    470 Était en mon absence à la maison venu ;
    Que vous aviez souffert sa vue et ses harangues.
    Mais je n’ai point pris foi sur ces méchantes langues ;
    Et j’ai voulu gager que c’était faussement...

    AGNÈS
    Mon Dieu, ne gagez pas, vous perdriez vraiment.

    ARNOLPHE
    Quoi ! c’est la vérité qu’un homme...

    AGNÈS
    475 Chose sûre.
    Il n’a presque bougé de chez nous, je vous jure.

    ARNOLPHE, à part.
    Cet aveu qu’elle fait avec sincérité,
    Me marque pour le moins son ingénuité.
    Mais il me semble, Agnès, si ma mémoire est bonne,
    480 Que j’avais défendu que vous vissiez personne.

    AGNÈS
    Oui : mais quand je l’ai vu, vous ignorez pourquoi [9] ,
    Et vous en auriez fait, sans doute, autant que moi.

    ARNOLPHE
    Peut-être : mais enfin, contez-moi cette histoire.

    AGNÈS
    Elle est fort étonnante et difficile à croire.
    485 J’étais sur le balcon à travailler au frais :
    Lorsque je vis passer sous les arbres d’auprès
    Un jeune homme bien fait, qui rencontrant ma vue,
    D’une humble révérence aussitôt me salue.
    Moi, pour ne point manquer à la civilité,
    490 Je fis la révérence aussi de mon côté.
    Soudain, il me refait une autre révérence.
    Moi, j’en refais de même une autre en diligence ;
    Et lui d’une troisième aussitôt repartant,
    D’une troisième aussi j’y repars à l’instant.
    495 Il passe, vient, repasse, et toujours de plus belle
    Me fait à chaque fois révérence nouvelle.
    Et moi, qui tous ces tours fixement regardais.
    Nouvelle révérence aussi je lui rendais.
    Tant, que si sur ce point la nuit ne fût venue,
    500 Toujours comme cela je me serais tenue.
    Ne voulant point céder et recevoir l’ennui [10] ,
    Qu’il me pût estimer moins civile que lui.

    ARNOLPHE
    Fort bien.

    AGNÈS
    Le lendemain étant sur notre porte,
    Une vieille m’aborde en parlant de la sorte.
    505 "Mon enfant [11] , le bon Dieu puisse-t-il vous bénir,
    Et dans tous vos attraits longtemps vous maintenir.
    Il ne vous a pas faite une belle personne ;
    Afin de mal user des choses qu’il vous donne.
    Et vous devez savoir que vous avez blessé
    510 Un cœur, qui de s’en plaindre est aujourd’hui forcé."

    ARNOLPHE, à part.
    Ah suppôt de Satan, exécrable damnée.

    AGNÈS
    "Moi, j’ai blessé quelqu’un ? fis-je toute étonnée.
    Oui, dit-elle, blessé, mais blessé tout de bon ;
    Et c’est l’homme qu’hier vous vîtes du balcon.
    515 Hélas ! qui pourrait, dis-je, en avoir été cause ?
    Sur lui, sans y penser, fis-je choir quelque chose ?
    Non, dit-elle, vos yeux ont fait ce coup fatal,
    Et c’est de leurs regards qu’est venu tout son mal.
    Hé, mon Dieu ! ma surprise est, fis-je, sans seconde.
    520 Mes yeux ont-ils du mal pour en donner au monde ?
    Oui, fit-elle, vos yeux, pour causer le trépas
    Ma fille, ont un venin que vous ne savez pas.
    En un mot, il languit le pauvre misérable.
    Et s’il faut, poursuivit la vieille charitable,
    525 Que votre cruauté lui refuse un secours,
    C’est un homme à porter en terre dans deux jours.
    Mon Dieu ! j’en aurais, dis-je, une douleur bien grande,
    Mais pour le secourir, qu’est-ce qu’il me demande ?
    Mon enfant, me dit-elle, il ne veut obtenir,
    530 Que le bien de vous voir et vous entretenir.
    Vos yeux peuvent eux seuls empêcher sa ruine,
    Et du mal qu’ils ont fait être la médecine.
    Hélas ! volontiers, dis-je, et puisqu’il est ainsi,
    Il peut tant qu’il voudra me venir voir ici."

    ARNOLPHE, à part.
    535 Ah sorcière maudite, empoisonneuse d’âmes,
    Puisse l’enfer payer tes charitables trames.
  • JehanJehan Modérateur
    Ah, d'accord... Au temps pour moi.
  • Donc voilà je ne sais pas comment aborder la deuxième partie:
    -le satire de l'homme jaloux
    -l'éducation des femmes
    Merci de bien vouloir m'aider.

    Quelqun pourrait m'aidez ?Svp.
  • YiskahYiskah Membre

    Bonjour,

    Je remonte ce sujet car j'ai aussi une analyse linéaire à faire sur une partie de l'acte II scène 5 , du v.571 à 614.

    Je ne comprend pas ce que signifie "la voyant interdite", pourriez-vous m'éclairer s'il vous plaît?

    Merci d'avance

  • AmmyAmmy Membre

    "interdite" signifie qui est surprise, qui ne dit plus un mot (stupéfaite)

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    ARNOLPHE Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose ?

    (La voyant interdite.)

    Ouf.

    Il s'agit d'une didascalie (voir ce mot dans le dictionnaire) qui indique qu'Arnolphe voit qu'Agnès est interdite. Le sens particulier de l'adjectif "interdite" est ici : https://www.cnrtl.fr/definition/interdit

    Fortement troublé, paralysé par la stupeur.

  • YiskahYiskah Membre

    Merci beaucoup.

    Mais du coup, lorsqu'il dit "ouf" , c'est signe qu'il souffre ? Au début je pensais à une réaction de soulagement mais le lien entre "la voir interdite" et cette attitude ne me semble pas approprié

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Grâce à toi, je prends conscience de l'évolution du sens de "ouf" au fil du temps. La définition dans un dictionnaire du XVIIIe siècle est :

    OUF. InterjectionOUF. Interjection dont on se sert pour marquer une douleur subite.

    Oui, c'est signe qu'il souffre.

  • YiskahYiskah Membre

    Merci beaucoup :)

  • YiskahYiskah Membre

    Bonjour, je vous embête encore...

    Je ne comprend pas bien la découpe des lignes du texte, pourriez-vous m'éclairer svp?

    Par exemple du v.571 à 575, quels sont les 572, 573, 574 etc ?

    Merci d'avance

    (Je n'ai pas la palette pour mettre en forme mon message, désolée)


    Extrait:

    571 ; Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose ?

    (La voyant interdite.)

    Ouf ! 

    AGNÈS

    Hé ! il m’a…

     

    ARNOLPHE

    Quoi ?

     

    AGNÈS

    Pris…

     

    ARNOLPHE

    Euh !

     

    AGNÈS

    Le…

     

    ARNOLPHE

    Plaît-il ?

     

    AGNÈS

    Je n’ose,

    Et vous vous fâcherez peut-être contre moi.

     

    ARNOLPHE

    Non.

     

    AGNÈS

    Si fait.

     

    ARNOLPHE

    Mon Dieu, non !

     

    AGNÈS

    Jurez donc votre foi.

     

    ARNOLPHE

    575 ; Ma foi, soit.

     

    AGNÈS

    Il m’a pris… Vous serez en colère.

     

    ARNOLPHE

    Non.

     

    AGNÈS

    Si.

     

    ARNOLPHE

    Non, non, non, non. Diantre, que de mystère !

    Qu’est-ce qu’il vous a pris ?

     

    AGNÈS

    Il…

     

    ARNOLPHE, à part.

    Je souffre en damné.


    AGNÈS

    Il m’a pris le ruban que vous m’aviez donné.

    À vous dire le vrai, je n’ai pu m’en défendre.

     

    ARNOLPHE, reprenant haleine.

    580 ; Passe pour le ruban. Mais je voulois apprendre

    S’il ne vous a rien fait que vous baiser les bras.


  • LaoshiLaoshi Membre

    572=>

    Ouf....je n’ose.

    573.=>

    Et vous vous fâcherez...moi.

    574 =>

    Non...foi

    575=>

    Ma foi....colère

  • YiskahYiskah Membre

    Super merci beaucoup !

    Comment fait-on pour savoir les délimiter ?🤔

  • LaoshiLaoshi Membre

    Tu comptes douze pieds. Ce sont des alexandrins.

  • YiskahYiskah Membre

    Merci 👌

  • AmmyAmmy Membre

    Dans le théâtre en alexandrin un vers peut être découpé en plusieurs répliques. On ne compte pas les lignes mais bien les alexandrins.

  • YiskahYiskah Membre
    31 janv. modifié

    Je ne connaissais pas trop la structure des pièces de théâtre en littérature, c'est pourquoi ça m'a surprise ^^

    Merci à vous

  • YiskahYiskah Membre

    Bonjour,


    "J'en suis quitte à bon compte", peut-on dire qu'il s'agit d'un euphémisme ?


    Bien à vous

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