Fiches méthode Bac de français 2021

Bonsoir,
l'un de vous aurait-il des informations sur le sens et l'origine du titre "des coches" ? J'avoue qu'il reste un mystère pour moi...
Merci de votre aide !

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Dans ce chapitre, qui commence par des considérations sur les Amérindiens Montaigne nous livre aussi ses idées sur la cinétose (mal de mer), et sur l’usage des coches, grand bateau usité pour le transport des voyageurs.
  • Je te remercie Jean-Luc, j'en avais un vague souvenir mais aucune certitude.
  • Bonjour, je voudrais un peu d'aide pour faire ma conclusion.
    Ma problématique est : En quoi ce texte met-il en lumière les grandes idées humanites ?
    Merci d'avance.
  • Je ne comprends pas ce que c'est que cette histoire de "grandes idées humanites", ça ne veut rien dire. D'un passage à l'autre, tout extrait des "Coches" a une problématique particulière, tu devrais nous indiquer l'endroit où ça commence, celui où ça finit.
  • JehanJehan Modérateur
    "grandes idées humanistes" ...
  • Oui, ben c'est pas beaucoup mieux comme ça, si un commentaire n'a pour but que de subsumer tout Montaigne sous la pensée humaniste (aussi plurielle soit-elle), autant subsumer tout Racine sous les exigences du classicisme et tout Voltaire sous les idéaux des Lumières, c'est de la malhonnêteté intellectuelle. L'angoisse de la "déclinaison" de l'Europe, prise dans le tourbillon de la cruauté, sous-tend tout ce passage, très sombre, qui oscille entre la fervente colère à l'égard de "nous", Européens d'aujourd'hui (intéressant de voir que les Espagnols et les Portugais ne sont pas les seuls visés par le blâme polémique qu'est ce texte) et l'éloge nostalgique des "anciens Grecs et Romains", au coeur de la tonalité lyrique de cette plume mélancolique à ses heures. sans oublier que certains passages peuvent être lus avec pour principale entrée, une entrée syntaxique : Montaigne a dans cet essai l'art d'enrober son lectorat par des périodes alambiquées, maîtrise l'art cicéronien de la persuasion, du spectacle d'horreur, annonce le ton de la grande prose engagée des XIXe et XXe siècles. On est au plus près de ce Montaigne effrayé par la course au néant du temps, cet écrivain très sombre qu'il sait être mais qu'il n'est pas si souvent que ça. Beaucoup d'essais relèvent d'une poétique conversationnelle, fourmillent d'humour, celui-ci relève de la grande rhétorique enflammée. Cette fureur de la "laideur et du déplaisir" ne se retrouve vraiment que chez D'Aubigné à cette époque. Alors s'arrêter aux "grandes idées humanistes", je ne vois pas l'intérêt...
  • Bonjour a tous ,

    Alors voilà pendant les vacances je dois faire une lecture analytique du texte de michel de montaigne"des coches" Essais III, 6 ( traduit par Lanly)

    Cependant je n'ai jamais de lecture analytique en cours pouvez vous m'aider merci
  • Bonjour,
    La première chose à faire, c'est lire attentivement, et plusieurs fois, le texte, en s'efforçant de bien percevoir l'enchaînement des idées qui peut paraître assez capricieux au premier abord. Ce n'est qu'ensuite que vous songerez à passer à l'écrit. Vous pouvez par contre faire une des lectures "crayon en main", en soulignant des passages et en vous constituant un petit résumé des idées.
  • NTIOOONTIOOO Membre

    Bonjour,

    Je fais appel à vous, car j’ai quelques questions sur un DM à rendre demain que je n’ai pas compris...

    D’abord une question que je n’arrive pas à développer; On me demande « le lien entre le discours sur la peur de Montaigne et le propos qui le précède », je n’arrive pas à établir de lien concret...

    « Que laisse entendre cet enchaînement sur la façon dont Montaigne écrit son chapitre » Pour moi, ça décrit l’écriture de Montaigne, qu’il va argumenter chacune de ses idées avec des arguments de force ou des expériences personnelles mais à vrai dire j’ai pas trop confiance en moi sur la question...

    On demande ensuite (toujours sur la même question) « à quelle conclusion paradoxale parvient-il sur l’efficacité de la peur en situation de fuite » Pour lui la peur doit être contrôlée, il faut anticiper le danger et non pas en avoir peur, mais je ne trouve pas cette conclusion paradoxale...

    merci pour votre aide

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    13 oct. modifié

    Bonjour,

    Le discours sur la peur est précédé de considérations sur la manière dont les auteurs expliquent (recherchent les causes de) nos comportements. Montaigne remarque qu'ils multiplient les raisons et font la part belle à ce qui est flatteur. L'auteur des Essais va donc démontrer les artifices de cette forme de raisonnement en démythifiant les origines de son mal de mer. Il s'appuie sur son bon sens, son expérience.

    L'enchaînement des idées montre que Montaigne laisse vagabonder son esprit, il n'a pas de plan préétabli.

    Le paradoxe réside en deux éléments : raisonner sa fuite, ne pas céder à la panique, c'est-à-dire, se comporter en être humain non soumis à ses instincts animaux, et par là transformer ce comportement honteux parce que présupposé lâche en une attitude digne et estimable. "Les grandes âmes vont bien plus outre, et représentent des fuites non rassisses seulement et saines, mais fières".

  • NTIOOONTIOOO Membre

    Je vous remercie énormément pour votre aide

  • fifou84fifou84 Membre

    Bonjour

    Je suis dans l'apprentissage des différentes manières que Montaigne utilise pour son chapitre Des Coches; et je ne comprend pas la distinction que Montaigne fait entre anticiper le danger et en avoir peur; pour moi, par son caractère , lui même est disposé a la peur mais je ne sais comment développer ma problématique...

    Ensuite, que pense Montaigne des dépenses liées à l'apparat des princes et quel lien puis je établir avec la fin du chapitre des cannibales l'orque le roi des Thupinambas se déplace et en quoi celui ci est il valorisé? Pour moi, Montaigne pense que les princes font des dépenses astronomiques pour se "donner une image" et pour montrer sa richesse, qu'ils devraient en quelque sorte être généreux contrairement au roi des Thupinambas qui est simple et qui reste brave, cela le valorisé... Pourriez vous m'aider pour ces deux questions car je ne pense pas vraiment avoir la bonne réponse...

    Merci

  • NTIOOONTIOOO Membre

    Salut,

    Pour moi Montaigne anticipe le danger pour le prévoir, c’est à dire en quelque sorte s’en armer et ne pas en avoir « peur » comme il le dit.. Je ne suis pas sûr mais c’est ce que j’aurai mis

    Pour la deuxième question, je ne saurais t’aider

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonsoir NTIOOO,

    Quelques améliorations :

    Ensuite, que pense Montaigne des dépenses liées à l'apparat des princes et quel lien puis je établir avec la fin du chapitre des cannibales l'orque le roi des Thupinambas se déplace et en quoi celui ci est il valorisé? Pour moi, Montaigne pense que les princes font des dépenses astronomiques pour se "donner une image" et pour montrer leur richesse, qu'ils devraient en quelque sorte être généreux et dépenser intelligemment pour la sécurité et le bien de leurs peuples.

    Au contraire le roi des Thupinambas est simple et brave, ces qualités fondent son autorité...

  • NTIOOONTIOOO Membre

    Bonsoir Jean-Luc,

    Je n’aurai pas fait mieux ;)

    J’essayais de répondre à la première question de Fifou84, sur l’anticipation de Montaigne sur le danger plutôt qu’en avoir peur; j’espère ne pas lui avoir donné de mauvais éléments...

    Pour moi Montaigne anticipe le danger pour le prévoir, c’est à dire en quelque sorte s’en armer et ne pas en avoir « peur » comme il le dit

    N’ai

  • NTIOOONTIOOO Membre

    N’ai-je peut être pas assez développé...*

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    13 oct. modifié

    Quelques corrections

    Pour moi Montaigne anticipe le danger pour le prévenir, c’est-à-dire en quelque sorte pour en désamorcer la dangerosité et ne pas en avoir « peur » comme il le dit.

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