Grammaire française Participe passé

Soit la phrase:
Le chat ne s'attendait pas à l'apparition de la lionne.

a) Réécrivez-la en commençant ainsi :
Le chat ne s'attendait pas à ce que ........................................

b) Justifier le choix du mode et du temps choisis.

Voici mes réponses :
a) Le chat ne s'attendait pas à ce que la lionne lui eût apparu .
b) J'ai choisi
*le plus-que-parfait parce que l'action de l'apparition est antérieure à celle de la principale. ( concordance du temps )
*le subjonctif parce qu'on a une concession ( l'action est inattendue )

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Nazouha,

    D'accord pour le subjonctif qui exprime le doute, la possibilité de plusieurs hypothèses...

    En revanche pour le temps, qui doit exprimer la concomitance et non l'antériorité, le français contemporain retiendrait le présent, soit apparaisse

    Une langue soignée utiliserait l'imparfait, soit apparût.
  • JehanJehan Modérateur
    le subjonctif parce qu'on a une concession ( l'action est inattendue )
    Rien à voir ici avec la subordonnée conjonctive de concession (bien que....) dans laquelle le subjonctif exprime une action bien réelle, mais dont l'effet logique ne se produit pas : Bien qu'il soit malade, il travaille.

    Le subjonctif de la subordonnée exprime ici au contraire un fait éventuel, une action virtuelle, simplement imaginée, du fait de l'idée d'attente exprimée dans la principale :
    Le chat s'attendait à ce qu'elle apparaisse.
    Le chat ne s'attendait pas à ce qu'elle apparaisse.

    l'action de l'apparition est antérieure à celle de la principale.
    Sûrement pas, c'est même le contraire : elle est postérieure.
    Quand on s'attend (ou qu'on ne s'attend pas) à une apparition, l'apparition éventuelle ne peut survenir qu'après l'attente ou la non-attente !

    En vertu de la concordance des temps, comme l'a dit Jean-Luc, un langage soutenu exigerait ici un subjonctif imparfait (principale à l'imparfait) :
    Le chat ne s'attendait pas à ce que la lionne apparût.
    Mais le présent est de nos jours tout autant admis et plus courant :
    Le chat ne s'attendait pas à ce que la lionne apparaisse.
  • merci bien pour vos réponses :)
  • Bonjour, je n'ai pas voulu ouvrir un nouveau sujet, car il me semble que cet emplacement devrait être approprié.
    Pour le choix du mode des phrases du type qui va suivre, je me sers toujours de cet exemple:
    "Si j'avais su, je ne serais pas venu".
    Si à présent, on a une seconde proposition dans la première partie de la phrase, garde-t-on le même mode?
    Par exemple:
    "Si j'avais su et si on m'avait prévenu, etc."
    Peut-on l'écrire avec la conjonction "que"?
    A savoir:
    "Si j'avais su et qu'on m'avait prévenu, je ne serais pas venu"?
    Merci.
  • Oui, bien sûr. Que, dit que vicariant, remplace toutes les conjonctions dans une subordonnée coordonnée.
  • JehanJehan Modérateur
    Mais après le que vicariant remplaçant un si,
    le mode change et le subjonctif apparaît :
    Si tu viens et qu'il fasse beau....
    (Sancier-Château)
    S'il réussit le bac et qu'il obtienne une mention...
    (Riegel)

    Donc ici :

    "Si j'avais su et qu'on m'ait prévenu, je ne serais pas venu."
  • et qu'on m'eût prévenu... ?
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, en toute rigueur, selon la concordance des temps classique.
    Mais il est admis, dans la langue courante, d'utiliser le présent et le passé du subjonctif au lieu de l'imparfait et du plus-que-parfait du subjonctif.
  • Etonnant. Merci encore. Je vois que j'ai bien fait de poser la question. Ce "que" à la place du "si" ne me laissait pas tranquille.
    Je voudrais récapituler:
    "Si" est suivi par le plus-que-parfait, un second "si" le serait aussi, mais "que" est suivi du subjonctif présent, et la proposition principale est au conditionnel. Est-ce exact?
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