Bonjour à tous et à toutes,

J'aimerais m'acheter les épigrammes de Martial dans sa version bilingue ; auriez-vous des propositions ?
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Réponses

  • Bonsoir. Il me semble qu'il est disponible à un prix abordable dans la collection Poche des éditions des Belles-Lettres.

    (PS: excellent choix)
  • Justement, je ne l'ai pas trouvé dans les belles lettres, ça me tue !
    Il me semble qu'il y a beaucoup de "livres" dans les épigrammes... Je le veux absolument, ça me tiraille depuis quelques jours, à l'aide :D

    Chez Gallimard :
    https://www.amazon.fr/Epigrammes-Martial/dp/2070327051/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1262635730&sr=8-1

    Parce que je ne veux pas de version tronquées... Je m'interroge... Dans une édition bilingue, ça me ferait un énorme plaisir Merci de m'aider...
  • Il doit être en 3 tomes chez Belles Lettres (I, II-1.2.) !
    En Budé, donc pour un prix assez dispendieux au final ;).

    Je ne connais pas Malaplate.
    Ni n'ai lu Martial ...
  • Un peu plus cher que celui d'ebay en novembre, mais on sait ce que sont les envies...
    https://www.ilab.org/search.php?headerAlltext=martial+bilingue&search=rechercher
  • Sans aucun doute, l'édition Budé est la meilleure, qui permet un bon commentaire car le style français épouse le style latin, mais aide aussi très bien à la traduction dans la mesure où l'éloignement du "mot à mot" incite à personnaliser sa propre traduction. En plus, c'est un très bon investissement.
    Parole de prof de latin !
  • Et donc la version gallimard est tronquée ou insuffisante ? (parce qu'entre 10 euros et 30 euros... :O)
  • J'avoue ne pas l'avoir consultée, mais si on est linguiste, que l'on cherche vraiment à étudier la langue, les notes et la traduction Budé valent toujours mieux. Si on ne s'intéresse qu'au texte français, je pense que Budé n'est pas indispensable.
    Remarque, Platon est, à mon sens, mieux traduit en Pléiade...
  • Merci madame la huysmansienne (sensibilité que j'approuve !) ;)
    Si d'autres ont des avis, ils sont les bienvenus, à présent je doute ! J'ai vraiment envie de découvrir Martial et c'est fâcheux de ne pas voir d'édition Poche en bilingue ! En belles lettres, il n'y a pas un seul mais trois ouvrages... Et ce n'est pas une édition Poche si j'ai bien saisi...
  • La version Gallimard est bilingue et n'est pas abrégée, du moins ce n'est pas indiqué ; alors où est le problème ? :)
  • Merci Arthur me voilà rassuré !
    Je vais sûrement la prendre, mais ce qui m'étonne est que cela regroupe tous les "tomes" de Martial en à peu près 200 pages ? Curieux, si en plus il y a la version latine à côté... Tu comprendras mes doutes... Ou alors c'est écrit très petit ?
  • La taille des Budés doit s'expliquer par les introductions, notes et commentaires philologiques nombreux, érudits, et peu utiles pour un lecteur amateur.
  • Merci, mon cher Arthur ! Va pour l'édition gallimard, je m'achèterai l'édition plus "savante" un peu plus tard, quand je m'estimerai confirmé. Merci. :P
  • Arthur,
    Je ne vois pas de "problème" avec l'édition Gallimard, puisque je ne la connais pas, mais il est facile de comprendre (surtout quand on fait des études poussées, n'est-ce pas ?), que si l'on compte un jour exploiter le texte latin et sa traduction de manière exhaustive, Budé est généralement incontournable. C'est un investissement utile dans cette perspective-là. Sinon, la qualité des autres édition n'est pas à remettre en cause, bien entendu.
  • Loin de moi l'idée de critiquer les Budés (j'en ai une petite centaine dans les rayons de ma bibliothèque ), mais justement, Jérémy n'étant pas avant tout un latiniste, je pense qu'il n'en a pas un besoin impérieux. Pour une approche littéraire, et non linguistique ni même philologique, cela devrait suffire au moins pour une première étude. Maintenant, si c'est une oeuvre au programme d'un concours, il en va autrement. =)
  • Je confirme (le besoin ne se faisait pas sentir, mais j'ai cette fâcheuse tendance à m'interposer) pour ce qui est des Budés. Les Classiques en Poche, quoique de moindre qualité (M. Picard, à vous :D), sont une transposition plus accessible à l'usage de ceux qui n'ont pas toujours la possibilité d'investir 30€ dans un bouquin. Maintenant...
    Loin de moi l'idée de critiquer les Budés (j'en ai une petite centaine dans les rayons de ma bibliothèque ), mais justement, Jérémy n'étant pas avant tout un latiniste, je pense qu'il n'en a pas un besoin impérieux.
    Voulant être avant tout un latiniste, j'en aurai donc un "besoin impérieux"...
    D'un seul, je vais devoir arriver à "une (petite) centaine"... :roll: On va s'en sortir...

    P.-S. Toujours le même problème avec Tite-live. Comment un débutant commence-t-il à lire du latin ? J'ai très peu de vocabulaire (au mieux 250 mots, appris en terminale) et quand je lis un texte en latin, comme j'aime ne pas avoir à regarder la traduction, je suis obligé d'utiliser le Gaffiot... Sans cesse. C'est plus de la traduction que de la lecture. Bien sûr, une fois le passage terminé, j'apprends le vocabulaire : mais l'entreprise étant très lente, ... Comment puis-je procéder autrement ? Pour être plus efficace, et mieux à même de progresser ?

    Merci beaucoup !
  • J'ai le même problème que toi, Zadek. Je crois sincèrement que jeter un oeil à gauche pour le latin, puis à droite pour le français est déjà une première étape d'assimilation qui, chez moi en tout cas, réussit plutôt bien. Cela me fait aimer le latin comme jamais ! Ensuite, quand je sens qu'il y a une construction qui me paraît difficile, je vais regarder le gaffiot ou mes manuels.
    D'abord la lecture française, avec quelques regards sur le texte latin ; ensuite, une lecture en latin totale, sans forcément regarder le texte français car on est "habité" par l'histoire qu'on a comprise en français. On se laisse plonger dans la langue latine, c'est assez fulgurant comme moyen d'assimilation. Voilà en tout cas comment je procède :)
    Merci encore à vous tous, vraiment.
  • D'un seul, je vais devoir arriver à "une (petite) centaine"... On va s'en sortir...
    J'ai personnellement une petite tendance à la boulimie bibliophile que l'on n'est pas obligé de partager. De plus, il faut compter la série grecque dans le lot, et beaucoup de ces livres (disons une moitié) ont été achetés d'occasion (sur eBay notamment, on trouve régulièrement des gens qui vident des collections assez importantes en un seul coup, et on peut alors faire des affaires).

    Et sinon, il existe aussi de merveilleux lieux qu'on appelle bibliothèques, et dans toutes celles qui se respectent (des lycées à CPGE, et du supérieur), on peut emprunter leur collection (au moins tous les grands classiques, sinon la série complète).

    A noter aussi que, si l'on est prêt à se passer de la traduction (ou à acheter une traduction séparée, moins chère, en format poche par exemple), on peut aussi investir dans la Scriptorum classicorum bibliotheca Oxoniensis, collection d'Oxford, mais l'on perd le bénéfice des notes et commentaires (en revanche il y a un apparat critique et, comble du kitsch, une préface philologique en latin). Cela revient moins cher (la tomaison est réduite de moitié).
  • Jérémy a écrit:
    D'abord la lecture française, avec quelques regards sur le texte latin ; ensuite, une lecture en latin totale, sans forcément regarder le texte français car on est "habité" par l'histoire qu'on a comprise en français. On se laisse plonger dans la langue latine, c'est assez fulgurant comme moyen d'assimilation. Voilà en tout cas comment je procède :)
    C'est la bonne méthode, je l'ai pratiquée moi-même pendant des années. =)
    Il ne faut ouvrir de dictionnaire qu'en cas de blocage total.

    Pour revenir aux Budé: c'est toujours un bon investissement, si l'on pense devenir chercheur ou enseignant dans les matières littéraires. Mais il est vrai que le prix est élevé et que tout le monde n'a pas besoin de l'apparat critique, de l'histoire des manuscrits et des controverses érudites sur l'exégèse du texte.
    J'avoue n'en avoir moi-même qu'une quarantaine (latins et grecs confondus - je rampe donc devant Arthur), et avoir beaucoup de textes en traductions "grand public".

    En ce qui concerne Martial, c'est un auteur très savoureux et facile d'accès. Mais as-tu besoin, Jérémy, de son oeuvre intégrale? Cela se déguste comme les truffes en chocolat... On n'en mange pas cinq cents grammes d'affilée.
  • Cher Jean-Luc, ma boulimie ne doit plus être un secret pour toi désormais ! :P (alors que je prends une pause pour t'écrire, je m'étonne d'ailleurs d'avoir lu d'une traite cet après-midi "christianisme et modernité" de Girard et Vattimo )
    Ma boulimie n'a rien d'exceptionnelle, elle est même banale : elle n'est rien de moins qu'une hâte à connaître les délices de la littérature et autre. Avant qu'il ne soit trop tard... :mad:
  • En ce qui concerne cette méthode d'apprentissage, vous pouvez également compter sur mon vote, car elle permet de ne pas se sentir "noyé" à la première lecture, puis de se familiariser avec les constructions propres à un auteur, sans parler du vocabulaire plus rapidement assimilé sans avoir à tourner les délicieuses pages du Gaffiot ! Pour la version, cela peut aussi être un bon point de départ !
    Arthur, merci de me rassurer, j'ai failli croire à une dissuasion de fréquenter un Budé ! Un prof ne saurait l'admettre ! :P
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