Interruption des études avant le master

Bonjour,

J'ai une question toute simple. Je suis en 3ème année d'histoire et je projette de m'inscrire en master recherche, sûrement en histoire contemporaine. Seulement voilà, j'aimerais faire deux masters. L'un en histoire, l'autre en lettres. Ça, je sais que c'est possible.

Ma question est juste de savoir si je peux, après ma 3ème année d'histoire (donc l'année prochaine) m'inscrire en L3 de lettres modernes et rattraper les cours de L1 et de L2 qu'il y aura à rattraper pendant toute l'année prochaine, et m'inscrire seulement à la rentrée d'après en master d'histoire et en master de lettres ? Je ne sais pas si c'est bien clair, mais en gros ma crainte et qu'on me dise dans 2 ans que je ne peux pas m'inscrire en master recherche en histoire parce que je ne sortirai pas directement d'une L3 d'histoire. Cela m'étonnerait que ça soit le cas vu tous ces gens qui ont des parcours bizarres mais sait-on jamais...Pas de réponse ?

C'est juste pour me rassurer... et l'administration de ma fac a tendance à raconter n'importe quoi donc je préfère avoir plusieurs avis.

Je voudrais juste savoir si l'on peut faire une demande d'entrée en master recherche un an après avoir eu sa licence.
«1

Réponses

  • Aucun texte ne prévoit de délai entre l'obtention d'une licence et l'inscription en master.
    Ce qui est sans doute plus problématique, c'est l'admisssion directe en L3 de lettres modernes.
  • D'accord, merci =)

    Pour l'admission directe en L3 de lettres modernes, je me suis renseignée, et je sais que c'est possible quand on a déjà une licence, même dans un autre domaine. On doit reprendre certains cours de L1 et de L2 mais on est dispensé d'en reprendre certains autres.

    Merci en tout cas pour la réponse !
  • C'est quand même assez étrange puisque les licences de lettres et d'histoire sont quand même bien différentes...
    Faire trois années en une ne me paraît pas non plus très judicieux, ni faisable (quand on veut s'y mettre sérieusement et prendre le temps d'approfondir petit à petit chaque siècle et chaque oeuvre au programme). Disons que je trouve bizarre de vouloir se lancer directement en L3 de LM sans avoir fait de lettres depuis le lycée (si j'ai bien compris). Petite précision aussi : une licence de LM comprend une bonne part de matières techniques (linguistique, stylistique, ancien français, histoire de la langue, voire latin)... qu'il te faudra donc ingurgiter très vite. L'entrée en master recherche suppose aussi de les avoir bien assimilées.
    Qu'est-ce qui te motive à envisager deux masters en même temps ? Une thématique commune ? Une période historique et son contexte littéraire ?
  • Oh si, c'est faisable je ne me fais pas de soucis pour ça. Ma question était juste de savoir si on pouvait "s'interrompre" avec d'autres études avant le master, pour le reste je n'ai pas d'interrogations, ni sur le fait que ça soit possible d'entrer directement en L3 de lettres, ni sur le fait que ça soit bien ou mal ou faisable etc.

    Quant à la dernière question, la réponse est simple : j'ai envie de faire deux masters en même temps parce que j'ai envie de faire de la recherche dans deux domaines différents sans avoir à choisir, tout simplement. ;)
  • Bonjour,

    La recherche est une suite de choix à faire.
  • Durus est hic sermo... Mais c'est la vérité.
  • Bonjour,

    Puisque Polo a évoqué les matières techniques de la licence de lettres modernes, je profite de ce sujet pour vous faire part d'une légère inquiétude. Étant en Khâgne, je n'ai pas ou très peu abordé ces disciplines, les années de prépa se concentrant uniquement sur l'apprentissage de la dissertation et du commentaire de texte. Et bien que la classe de spécialité nous permette, au détour d'explications de textes, de voir quelques figures de rhétorique et même certains points de grammaire (même si c'est loin d'être prioritaire dans un commentaire littéraire), j'ai bien peur que mes connaissances dans certains domaines soient très insuffisantes (linguistique, stylistique...). Je ne parle même pas du vieux français... Bref, je crains d'être un peu largué dans ces disciplines en arrivant en 3ème année de licence. Le niveau est-il élevé? Est-il possible de rattraper rapidement celui des étudiants qui sont à la fac depuis la première année? Peut on commencer ces disciplines en autodidacte?

    Y a-t-il des personnes pouvant m'éclairer sur ce point en me faisant part de leur expérience?

    Merci d'avance!
  • ComateenComateen Modérateur
    Je n'ai pas été en prépa mais je connaîs beaucoup de gens qui sont arrivés en L3 de lettres sans avoir fait d'ancien français ou de stylistique, et qui s'en sortent très bien dans ces matières. Tu n'as pas à t'inquiéter ;)
  • Comateen a écrit:
    Tu n'as pas à t'inquiéter ;)
    Je plussoie.
  • Je dirais même que, dans certaines universités, ces disciplines (ancien français/stylistique) ne s'étudient qu'en L3, autrement dit, vous serez dans le même bateau que les fâkheux. :)
  • En effet, aucun souci par rapport à ces matières : en les lettres modernes, l'ancien français peut se commencer en L3 à la Sorbonne, il y a un groupe un peu plus soutenu pour les arrivants de CPGE. Un stage de rentrée est même organisé, qui semble toutefois dispensable. Quant aux élèves de lettres classiques, toujours à Paris IV, ils commencent tous l'ancien français en L3, un seul semestre à un rythme très reposant.

    Cela peut en revanche poser problème aux élèves qui ont khûbé ou bikhârré et ne suivent pas la L3 ; il est un peu périlleux d'arriver en prépa agrèg sans avoir jamais touché à l'ancien français, et il est donc conseillé de rattraper au moins un peu ces matières, soit par soi-même soit en suivant quelques cours.

    Cordialement.
  • Arthur a écrit:
    Cela peut en revanche poser problème aux élèves qui ont khûbé ou bikhârré et ne suivent pas la L3 ; il est un peu périlleux d'arriver en prépa agrèg sans avoir jamais touché à l'ancien français, et il est donc conseillé de rattraper au moins un peu ces matières, soit par soi-même soit en suivant quelques cours.
    N'est-il pas justement possible de khûber sans que l'équivalence ne corresponde à l'année supérieure ?
    Soit de passer en L3, et non en M1 (voire en M2 pour les bikhârrés).
  • Si, on peut toujours le demander, mais en général, surtout en lettres, les élèves en question préfèrent ne pas perdre leur temps. Dans d'autres matières, comme en sciences sociales ou éventuellement (pas toujours) en histoire par exemple, c'est plus fréquent ; ou encore des élèves qui s'orientent vers des domaines qui sortent un peu des sentiers battus, qui ont besoin d'un an avant de commencer leurs recherches.
  • Irony a écrit:
    Bonjour,

    J'ai une question toute simple. Je suis en 3ème année d'histoire et je projette de m'inscrire en master recherche, sûrement en histoire contemporaine. Seulement voilà, j'aimerais faire deux masters. L'un en histoire, l'autre en lettres. Ça, je sais que c'est possible.
    Le problème est que justement, ce n'est pas possible. A moins que ce ne soit le cas que dans ma fac, il n'est pas possible de s'inscrire parallèlement dans deux master différents, pour une raison évidente de charge de travail. Je ne suis pas sure non plus que tu pourras, le cas échéant, faire un M1 et un M2 la même année dans deux disciplines à la fois. Par ailleurs, comme le dit Arthur, il arrive un moment où il faut se spécialiser un minimum, ne serait-ce que pour ne pas risquer de brasser des généralités =(

    Une solution possible serait de terminer un master et d'en commencer un autre ensuite, si le coeur t'en dit encore.
    Ceci dit, les disciplines qui te plaisent sont tout à fait complémentaires et peuvent se recouper sur bien des sujets : un axe de recherche pointu et transversal, avec éventuellement une co-direction, voilà une option originale qui te garantirait de bien meilleures chances de succès que deux master séparés.

    Mais suis-je la seule à avancer que deux masters simultanés sont incompatibles ?
  • Je suis sûre à 100% qu'il est possible de faire deux masters en même temps, que je ne suis pas la seule à avoir en projet de le faire, et que je ne serai pas la seule à l'avoir fait. ;)

    Quant à l'idée de se spécialiser un jour, oui, c'est sans doute vrai qu'il faudra bien que j'y passe. Pour autant je ne pense pas que travailler sur deux projets de recherche en même temps soit égal à "brasser des généralités"... Je suis d'accord que ça sera une charge de travail importante voire très importante, mais encore une fois, là n'était pas le but de ma question de départ et je ne me fais pas trop de soucis là-dessus, pas besoin, donc, de vous en faire pour moi à ce sujet. =D Cette idée de faire un master et d'en refaire un autre ensuite, c'est justement ce que je veux éviter !
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.