J'aurais voulu savoir s'il est / était / serait possible...

Bonjour,
J 'ai un problème : quelle conjugaison utiliser dans la phrase suivante :
"J'aurais voulu savoir s'il serait possible" ou
"J'aurais voulu savoir s'il est possible" ou
"J'aurais voulu savoir s'il était possible"
merci de votre aide

Réponses

  • J'aurais voulu savoir s'il était possible"


    (les "si..." n'aiment pas les -rais/t comme on m'a tjrs dit... ! )
  • Bonsoir Kealla,

    Attention, il s'agit d'une interrogative indirecte : voir cette discussion.

    Muriel
  • fredfoc
    Tout le monde s'est déjà posé la même question. Chez nous, nous disons : «Les SI mangent les -rais», ceci pour rappeler qu'il faut éviter d'utiliser le conditionnel après cette conjonction de subordination SAUF s'il y a élection (une alternative) : je me demande s'il viendrait (oui ou non). On a ici normalement affaire à des phrases à deux membres complets en corrélation. Avec une hypothèse potentielle ou irréelle, la conclusion au conditionnel présent appelle un imparfait indicatif après SI. Les propositions en corrélation peuvent aussi bien comporter deux présents de l'indicatif, par exemple, ou un présent et un futur dans la conclusion et les règles de concordances des temps s'appliquent. Vos hésitations, justement, relèvent surtout de ces règles.
    «J'aurais voulu savoir s'il serait...» est conforme à la réserve d'élection précitée, puisque on pourra répondre par oui ou par non, mais le conditionnel passé de la principale part de bien loin, d'autant qu'il introduit un infinitif. À noter qu'un présent (s'il est possible) serait plus simple.
    Pour la dernière option (j'aurais voulu savoir s'il était...), on ne parle plus de la même chose, car les deux membres de phrase ne sont plus en corrélation. Je comprends que vous demandez si, dans tel contexte ou à telle époque, il était possible de...
    J'espère avoir su vous être utile.
  • Et cette phrase :

    "Un film sur l'amitié et l'amour - les deux sont d'ailleurs fusionnels à un point tel qu'il est à se demander si, comme Marivaux le notait, l'amitié ne serait pas "dangereuse".

    Si l'amitié n'était pas dangereuse ou ne serait pas ?
  • Le conditionnel s'impose pour moi au premier abord. Au second abord, il s'impose aussi, il suffit de tourner au style direct : "l'amitié ne serait-elle pas dangereuse?". On aurait pu dire aussi "l'amitié n'est-elle pas dangereuse?", mais on aurait perdu la nuance de doute, qui est importante ici. Par ailleurs, le verbe qui introduit le style indirect étant au présent (il est à se demander si), on peut exclure la solution de l'imparfait.
  • Merci, bien aimable Lucretius !
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