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Peut-on se connaître soi-même ?

Bonjour, je suis toute nouvelle sur le forum, donc si je me suis trompée de rubrique je m'excuse.
J’ai une dissertation de philosophie à rendre pour demain et je bloque sur le sujet. Je suis redoublante et j’ai des grosses lacunes en philosophie. Le sujet de ma dissertation est : Peut-on se connaître soi même ?
J’ai un plan en tête mais je pense qu’il est vraiment trop simple. J’ai quelques idées d’arguments. SI des personnes peuvent m’aider et me confirmer mes idées se serait vraiment très gentil.
Je vous remercie d’avance et attends des réponses
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Réponses

  • Je vous mets mes pistes.
    Pour l'intro je pensais définir le terme connaître, ainsi que parler du "moi".
    Mon Plan: I/ ON peut se connaître soi meme.
    II) ON ne peut pas.
    Ce plan est beaucoup trop simple je pense.
    Je pensais utiliser les textes de Descartes, Freud, Hegel...
    Il faut que je parle de l'inconscient, et de la conscience. Mais après je bloque.
    Pouvez vous me dire si ce que j'ai fait pour le moment va ou non !
    Et me donner des pistes. MErci :)
  • Bonsoir,

    Je me souviens avoir eu ce sujet en Terminale et j'avais mis ce plan, il est tout à fait correcte :

    I- Oui je me connais moi même, car "JE" est une seule et même personne, car quand on dit "soi-même" ce n'est pas un autre. On se connaît soi-même car on a un for intérieur, on a des expériences personnelles ..

    II- Non on ne peut pas se connaître soi-même :
    - On va voir des psychologue pour savoir qui on est réellement.
    - On fait des tests
    - On passe sa vie a se chercher ..


    III- On s'imagine tout connaître de soi-même parce qu'on dit "JE" mais en réalité on ne peut pas se connaître réellement dans le fond, car on ignore ce que l'on est..

    J'espère que tu vois un peu le fond du sujet ?
  • NENE Membre
    Mon Plan: I/ ON peut se connaître soi meme.
    II) ON ne peut pas
    Tu penses? Un plan en:

    I Thèse
    II antithèse
    IIIfoutaises

    me semble plus adapté :) .

    Plus sérieusement, je verrais bien:

    I J'ai vécu ma vie: j'ai des informations exhaustives sur mon histoire.
    II Je me perçois mais je ne me connais pas ou de façon incomplète.
    III Dans l'introspection et la pensée, je peux accéder à mon essence.
  • Merci, vos réponses m'ont aidée. :)
  • Salut,
    j'ai un devoir en philo j'ai le plan mais il me manque des sous-parties et je ne sais pas comment rédiger l'intro, aidez moi svp.

    Voici mon plan : (?=> je ne trouve pas)

    I- On peut se connaitre soi-même
    1) Grâce à ses expériences passées
    2) Grâce à son caractère
    3) ?

    II- On ne peut pas se connaître soi-même
    1) On ne veut pas se connaître entièrement
    2) On ne peut pas être juge de nous même
    3) Le futur peut nous faire changer de personnalité donc on ne se connait pas

    III- On peut se connaître soi-même MAIS on a besoin d'autrui
    1) Même si on est les seuls à savoir ce qu'il y a à l'intérieur de nous, nous sommes étranger à nous-mêmes
    2) ?
    3) ?
  • Bonjour, j'ai un dissertation de philosophie a faire, le sujet de ma dissertation est "Peut on se connaitre soi-même?". Pour l'instant je n'ai fait que l'introduction mais je ne suis pas sure qu'elle soit vraiment clair, est ce que vous pouvez m'aider a l'améliorer ou a me donner des conseilles svp.


    La connaissance de soi-même implique la connaissance de nos émotions, de nos goûts, de nos désirs, de nos actes. La connaissance de soi est donc le savoir qu’une personne acquiert sur elle même, en termes psychologiques ou spirituels, au cours de sa vie à l’occasion de ses expériences. Mais la connaissance de soi-même c’est aussi avoir conscience de soi, ce qui de nos jours, nous renvoie à des questionnements liés à l’existentialisme, en effet il faudrait se connaître pour pouvoir se changer ou encore pour savoir de quoi nous sommes capable de faire. Par ailleurs, si l’homme pense se connaître parfaitement, il se peut aussi que dans certaine situation il lui arrive d’être surpris de ses réactions et en vient donc à remettre en question son existence, donc sommes nous tout le temps conscient de nos actes ?

    Nous nous demanderons si nous pouvons savoir ce que nous sommes ou si, bien au contraire, nous n’avons pas accès à ce que nous sommes.
    Nous verrons dans un premier temps que l’homme a conscience de lui-même et de ce qu’il est puis dans un deuxième temps, nous étudierons que l’homme ne peut se connaître lui-même car une partie de lui est étrangère, enfin nous verrons si autrui me permet de me connaître moi-même.
  • gdaf13gdaf13 Membre

    @Annabelle37 J'arrive peut-être trop tard ahah, cependant te souviendrais-tu des arguments et des exemples que tu as avancé pour cette dissertation?

  • duduledudule Membre

    Annabelle37 a écrit en conclusion : "Nous verrons dans un premier temps que l’homme a conscience de lui-même et de ce qu’il est puis dans un deuxième temps, nous étudierons que l’homme ne peut se connaître lui-même car une partie de lui est étrangère, enfin nous verrons si autrui me permet de me connaître moi-même."

    Perso, qui ne suis pas spécialiste, cela me paraît pas mal comme début de réflexion. La question qui reste posée, cependant, c'est "l'homme". Faut-il le comprendre à titre personnel, ce qui requiert une introspection un peu personnelle, ou dans un sens plus générique qui risque d'induire une dissertation très "bateau" car émaillée de savantes références et citations ? A méditer, peut-être à l'aune de Montaigne : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi". Qui (ou qu'est-ce) l'a fait "lui", qui (ou qu'est-ce qui) l'a fait "moi" ?

  • vemissavemissa Membre
    19 oct. modifié

    Bonjour

    Je vous propose ce plan:

    Problématique: en quoi la connaissance de soi est-elle un processus de prise de conscience des difficultes liées à cette connaissance qui implique le moi et autrui? ( vous pouvez améliorer cette problématique)

    A. On peut se connaître soi-même:

    2- Par un effort de conscience de soi-même :

    Socrate: "Connais toi toi-même"

    C'est un processus évolutif durant lequel le sujet se réconcilie petit à petit avec sa conscience; grâce à la maieutique.

    2- Par un effort de conscience du monde qui nous entoure:

    Nietzsche qui critique l'esprit grégaire qui empêche L'homme d'affirmer son individualité et sa volonté de puissance.

    La morale et les idées préconçues gangrène la société et occultent le bon entendement de L'homme et l'eloignent de sa vraie nature. Il doit donc s'affranchir du joug de ces idées affaiblissantes pour tracer son propre chemin et pour découvrir qui il est vraiment ( un surhomme peut-être).

    B. Mais, il y a toujours une petite part de nous-mêmes que nous ignorons:

    1- L'Inconscient :

    Freud: le ça est la partie obscure de chaque être humaine. Elle est ce puits où nous cachons nos traumatismes, nos peurs, nos frustrations....

    2- le Moi change, évolue :

    Hume: "le moi, ou la personne, n'est pas une impression, c'est ce à quoi nos diverses impressions et idées sont censées se rapporter. Si une impression engendre l'idée du moi, cette impression doit demeurer invariablement identique pendant tout le cours de notre existence : car le moi est censé exister de cette manière. Or, il n'y a pas d'impression constante et invariable."

    Le moi est instable. Il change tout le temps....il est donc impossible d'atteindre une connaissance objective de soi-même.

    C. La connaissance du Moi n'est possible que par l'intermédiaire d'Autrui:

    1- Autrui me permet de découvrir ce que je suis, ce que j'étais:

    Bachelard: « l’on redit à un enfant quelque trait de sa première enfance, il le retient et s’en servira plus tard pour se souvenir, réciter à son tour et prolonger, par répétition, la durée factice ». Autrui, d’abord, nous raconte en conséquence ce que nous sommes et ce que nous avons été."

    Nous ignorons ce que nous étions au début de notre vie. Autrui se charge de nous révéler cette partie de nous-mêmes. Il nous permet de connaître qui nous étions; qui nous sommes.

    2- Autrui developpe ma conscience morale:

    Rousseau affirme que L'homme est un etre amoral au commencement de son existence. Ainsi, autrui intervient pour lui apprendre à distinguer le bien du mal....

  • dinozordinozor Membre
    21 oct. modifié

    Le plan proposé par Vemissa permettrait probablement, moyennant une rédaction correcte, d'obtenir une bonne note. Si vous permettez (dans la mesure où vous publiez un plan, je suppose que vous attendez un retour ?) il y a beaucoup trop d'auteurs. Je crois que c'est un mal inévitable pour une copie de terminale, puisqu'on en reste à la surface, mais c'est à éviter dans le supérieur. Un auteur par partie, avec, éventuellement, un auteur secondaire en renfort, est un bon dosage.

    Une remarque concernant la problématique : on gagne, du moins dans un premier temps, à la formuler sous forme d'alternative, dont les deux branches s'opposent le plus possible. Autrement, la problématique a toute chance d'être verbale. La formule que j'impose à mes élèves est la suivante : Comment x alors qu'y/tel concept est-il x ou au contraire est-il y. Donc : "comment pourrait-on se connaître soi-même, alors que le connaissant se confond avec le connu/alors que cette entreprise est vouée à la partialité/tout ce qu'on veut, tant que c'est cohérent". Je donne souvent l'exemple d'un problème pour le sujet "Le dialogue" : est-il ce qui rapproche les hommes (la communication), ou ce qui les oppose (les véritables conflits humains sont intellectuels et passent par le dialogue, pour véhément qu'il puisse être). ? C'est élémentaire, mais le problème n'a pas à être sophistiqué immédiatement ; il se complexifie par la suite. Un sujet comme "le jeu" se prête à une alternative semblable, si vous voulez vous entraîner.

    S'agissant de ce sujet, l'un des problèmes me semble être le suivant : comment expliquer que la proximité, l'identité de moi à moi-même, constitue un obstacle à la connaissance que je suis susceptible d'avoir de moi-même ? Quelle est la nature de cet obstacle ? Pourquoi cette question se pose-t-elle pour ce type de connaissance en particulier ? L'objet "moi" requiert-il un certain type d'appréhension ? La proximité seule n'explique rien, du moins pas tout. Et on peut naturellement embrayer sur le moi fiction. Il faut se méfier, en III, des recours à autrui, ou à la morale (ex. : il faut sauver le libre arbitre parce que sinon, la société s'effondre ; ce n'est pas un argument philosophique, et il n'y aurait pas de mal à dire du mal d'autrui de temps en temps, plutôt que de s'en servir comme inlassable médiateur qui n'a rien demandé) ; en l'occurrence, III-a est particulièrement faible. Se connaître, est-ce connaître la somme de ses actes ? On peut en douter. III-b est un argument plus pertinent, dont le rapport avec le sujet doit être montré avec plus d'insistance.

  • vemissavemissa Membre
    21 oct. modifié

    Bonsoir dinzor

    Merci pour ce retour très enrichissant. c'est très gentil à vous.

    J'ai une question: pourquoi vous avez considéré le III-a comme un argument faible?

  • dinozordinozor Membre

    "Nous ignorons ce que nous étions au début de notre vie. Autrui se charge de nous révéler cette partie de nous-mêmes. Il nous permet de connaître qui nous étions; qui nous sommes."


    Je ne sais pas pour vous mais je ne m'identifie nullement à mes premiers instants, et se connaître me semble radicalement différent de connaître la somme de ses actes, pour peu que l'on puisse parler d'actes dans cette situation. Un meilleur exemple de connaissance par la médiation d'autrui aurait été à mon avis celui de la psychanalyse

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