Grammaire française Participe passé

Chers,

Dans la langue francaise, si on doit faire reference a l'expression horrible des nazis la "solution finale" a l'interieur d'une phrase, est-il d'usage de souligner cette expression d'une facon particuliere par une ou deux majuscules, ou italique ou guillemets?

merci et pardon de n'utiliser aucun accent, mon clavier rejette mes tentatives de francisation.
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Réponses

  • Bonjour,
    ça dépend si tu souhaites citer cette expression en tenant compte de son contexte politique ou pas.
    Si tu écris
    " la solution finale" → tu fais écho à son contexte socio-politique, ça vient appuyer ou enrichir ton idée. il faut qu'il y ait un rapport bien sûr.
    la solution finale → tu ne fais écho à rien. La finalité du mot est dans son sens. Le contexte que tu emploies n'a rien à voir avec l'origine de cette expression.

    Bonne journée.
  • Bonjour,

    Personnellement, même si l'orthographe ou la typographie l'exige(nt), je ne mettrais jamais de majuscules à cette expression. Je chercherais le moyen de m'en détacher et de bien le signifier. J'ai l'impression que l'italique me le permettrait moins que les guillemets.

    Une solution non conforme aux règles, mais très expressive, serait de mettre l'expression en italique et entre guillemets. Souvent utilisée par les juristes pour mentionner une jurisprudence.

    Muriel
  • Bien sur, je souhaite malheureusement utiliser l'expression dans un contexte historique. Je ne crois pas qu'on utilise beaucoup ces deux mots ensemble pour des contextes varies du genre "Ce dentifrice sera la solution finale de vos caries !" C'est trop horrible.

    Donc, si j'ecris une phrase comme "Les lois de Nuremberg ouvraient la marche vers la solution finale chere a Hitler", ecrit-on simplement comme ca, ou l'usage, le respect oblige-t-il a l'utilisation de guillemets, de majuscules ou de l´italique ?
  • Re bonjour,
    Si ton texte est tapé, tu utilises l'italique.
    Par contre si ton texte est manuscrit, tu utilises les guillemets.

    :) c'est rare qu'on utilise les deux en même temps. Me concernant, les profs m'ont toujours dit que c'était faux. c'est comme si tu disais: je monte en haut. :/
    Il faut soit l'un soit l'autre. Maintenant, l'usage tend à utiliser l'italique dans un texte tapé et à mettre les guillemets dans un texte manuscrit.
  • Merci.Je serais alle vers les guillemets aussi.
    Et je souhaite me conformer a la regle ou a l'usage s'il y en a un.
    Sinon, les guillemets me semblent bien.
  • Ah voilà la fameuse phrase. C'est plus facile de répondre à présent. Non, tu n'as pas à mettre les guillemets ni rien car tout de suite après "solution finale" tu cites l'auteur.
    un autre exemple:
    D'après Voltaire, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. → pas de guillemets ni d'italique, car j'ai cité l'auteur.
    "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes". Voilà l'optimisme par excellence. → J'ai mis les guillemets car je n'ai pas cité l'auteur.
  • Je ne cite pas l'auteur ! L'auteur, c'est moi ! Si je citais, bien sur j'aurais recours a des guillemets sans poser la question. Mais je parle simplement du caractere special de cette expression.

    Comme on met une majuscule a Occupation en francais quand on fait reference a l'occupation du territoire de la France par les troupes allemandes.
  • pour mettre en évidence le caractère spécial, je te conseille de mettre l'expression en italique ou entre guillemets. Quant à la majuscule, ça dépend si cette expression est utilisée d'habitude avec ou sans.
  • JehanJehan Modérateur
    Quand on fait référence à la période de notre Histoire, ça ne dépend pas.
    La majuscule à Occupation est de rigueur !
  • je ne dis pas le contraire. Cependant, il faut pas mettre la majuscule les yeux fermés.
    quand on parle des deux guerres. on dit: la Deuxième Guerre mondiale. le mot mondial ne prend pas de majuscule. Si je suis ton raisonnement, je devrais en mettre les yeux fermés.
  • JehanJehan Modérateur
    Je n'ai fait qu'appliquer les règles typographiques, et j'invite chacun à en prendre connaissance, c'est tout. Non, je n'incite jamais à écrire les yeux fermés... ;) J'incite simplement à prendre connaissance des règles, quand elles existent.
    Ainsi, quand le nom de la période comporte aussi des adjectifs, les règles typographiques veulent que l'on mette une majuscule à l'adjectif qui précède le nom, mais pas à celui qui suit.
    D'où : "La Seconde Guerre mondiale".

    J'ai bien écrit "Seconde" et non "Deuxième" comme toi...
    Car "Deuxième" sous-entendrait qu'il y a eu d'autres conflits mondiaux par la suite.
    C'est une des nuances subtiles du français ! =)
  • en effet !!!!!!
    tu as raison pour seconde et 2e.
    par contre j'ignorais la règle que tu m'as citée :'(((
    le point positif, je suis plus cultivée qu'il y a 5min ! lool
  • Entièrement d'accord avec tout ce qu'a écrit Jehan. Quelques précisions toutefois.

    A propos de l'Occupation, par exemple : le mot désigne une période historique, certes, mais fait également référence à une situation. On emploie le mot en quelque sorte elliptiquement pour « occupation de la France par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale », lui donnant ainsi une valeur particulière, un sens particulier que le nom commun n’a pas (Grevisse, § 99 – b de la dernière édition : « La majuscule permet de distinguer une acception particulière d’un nom, notamment : […] la Révolution, […] la Résistance […] » ) Aussi écrira-t-on, du moins je le pense : « pendant l'Occupation », mais « pendant l'occupation de notre pays par les Allemands ».

    De même, si j’écris « la Terreur », on comprend que je fais référence à la période 09/1793-07/1794 de notre Révolution et au régime en vigueur pendant cette période. Le mot « terreur » (sans minuscule) ne saurait, en principe, avoir ce sens. Aussi, même si le sens est sans équivoque en raison du contexte, majuscule.

    Dans le cas de la Solution finale, on rappelle que l’appellation complète est « la solution finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage). Certes, l’adjectif suffit à donner à la locution son sens historique, en sorte qu’on pourrait estimer que la majuscule n’est pas nécessaire. Pourtant, outre que l’on constate qu’elle est presque systématique chez les historiens ayant traité le sujet ou y ayant fait référence, par analogie avec les exemples cités ci-dessus, son emploi paraît justifié. On gardera « solution finale » (sans majuscule) pour les dentifrices, mais la faute de goût sera évidente…

    P.S. Après vérification, William Shirer écrit " solution finale ", mais son " Histoire du IIIe Reich " date de 1959. Le Grand Robert cite la locution au nom solution, sans majuscule là non plus. Mais je maintiens ma position.
  • JehanJehan Modérateur
    Oh, il y a des dentifrices qui ont très bon goût ! :P
  • Jehan a écrit:
    J'ai bien écrit "Seconde" et non "Deuxième" comme toi...
    Car "Deuxième" sous-entendrait qu'il y a eu d'autres conflits mondiaux par la suite.
    C'est une des nuances subtiles du français ! =)
    J'applique cette règle, mais on m'a fait remarquer plusieurs fois que ce n'était qu'une coquetterie, citations de linguistes en main.

    Pourquoi Poulidor est-il l'éternel second ?
    Et surtout, pourquoi passe-t-on la seconde en voiture, mais aussi la troisième ?

    J'aime bien cette subtilité, mais je ne suis pas sure qu'elle soit fondée. Il ne s'agit peut-être que d'utiliser un terme (second) plus agréable à l'oreille qu'un numéral ordinal classique. (cela dit, c'est une raison suffisante ! )
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