Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour, j'ai une dissertation à faire sur le prologue d'Antigone d'Anouilh.
Mon sujet est :
En quoi peut-on dire que dans la tragédie tout est déjà joué lorsque la pièce commence, qu'il n'y a rien à faire comme le dit le prologue d'Antigone.
J'ai du mal à trouver un plan merci pour votre aide.
Mots clés :

Réponses

  • salut
    je te donne quelques pistes pour ta dissertation
    antigone est une tragédie humaniste. normalement, tu as un personnage protatique , chargé de l'exposition, qui enléve d'emblée tout espoir. donc, dés le début, le dénouement est connue, c'est à dire la mort du personnage principale.
    de plus, une tragédie humaniste est un cérémonial funébre, une pure lamentation...
    de plus dans antigone, tu as un principe d'action qui équivaut à un principe moral. un principe d'action est un principe moral dont il convient de développer les potentialités logiques.
    j'espére que ça pourra un peu t'aider
    emy
  • Bonjour

    Je suis en première L à Paris, j'ai une dissertation à faire en français et j'aurais besoin de votre aide.

    En quoi peut-on dire que dans la tragédie tout est déjà joué lorsque la pièce commence, qu'il n'y a rien à faire comme le dit le prologue d'Antigone d'Anouilh ?


    Dans la premiere partie je pensais essayer de confirmer ce qui est demandé.

    I Tout est deja joué (fatum)

    Mais pour le reste j'ai pas d'idées.

    Merci d'avance pour votre aide.
  • Oui un plan dialectique (oui, tout est joué / non, tout ne l'est pas) est une bonne idée
    Mais je t'invite à lire les Règles de ce forum, car tu es hors charte
  • Ou faut il que je poste ce message ? Ma question ne porte pas sur la methode.

    Pour la deuxieme partie je pensais parler que tout est joue pour les personnages mais pas pour le spectateur, mais aussi de la mise en scene du destin et l'interet de la tragedie non ?


    on pourrait parler aussi de la fonction morale de la tragedie non ?

    Pourquoi personne ne veut me repondre ?

    Leah serait il juste de faire une deuxieme partie sur l'interet de la tragedie ?
  • Les "up" sont interdits, Jazmati
    Tu manques de patience ! si quelqu'un peut et veut te répondre ça arrivera, sinon, les rappels ne servent à rien.
  • Salut à toi !

    Voilà le plan que tu doit suivre pour faire cette dissertation;

    I La tragédie s'ouvre sur une crise qui met en jeu des humains et des forces qui les dépassent
    A. Des situations humaines pouvant être réglées par des humains
    B. La révélation progressive des forces inhumaines

    II Un combat inégal
    A. Une lutte vouée à l'échec
    B. Les espoirs de solution de l'acte IV des tragédies

    III. La nature et les enjeux de la tragédie pour le public
    A. Le plaisir de la tragédie est de voir un mortel aux prises avec le destin: les personnages ne savent pas que la mort les attend, mais le public le sait.
    B. La caractéristique de la tragédie n'est pas de considérer qu'il n'y a "rien à faire" mais au contraire de tout faire pour éviter la mort, qui est conventionnellement présente du début à la fin.


    Et voilà ton plan!!!
  • merci BEAUCOUP mais je vois pas comment developper la partie III a.
  • Dans la partie III) a) je te propose de développer la notion de quatrième mur dans un premier temps. En effet, ce concept consiste à imaginer un quatrième mur entre la scène ou est jouée la pièce, et le public. Ainsi, ce mur semble être réel pour les acteurs (ils jouent comme si ils ignoraient la présence de spectateurs) mais il est imaginaire pour le spectateur: celui ci voit d'un point de vue extérieur la scène, et sait des choses qu'il a vu sur scène, alors que d'autre personnages ne le savent pas puisqu'ils n'étaient pas présents lors de l'énonciation. Ainsi, le public sait que la mort est inévitable pour les personnages de tragédie, mais eux ne le savent pas, et se battent jusqu'au bout pour l'éviter.
    C'est un peu comme si tu met un fourmi dans un verre d'eau et que tu la regarde (ui je sais l'image est sanglante lol mais c'est assez explicite. ) La fourmi ne sait pas qu'elle va se noyer, et roi qu'elle a des chance de s'en sortir. c'est pour cela qu'elle va se débattre jusqu'au bout. Parallèlement, toi qui regarde la scène, tu sais que la seule issue pour la fourmi est la noyade. Et c'est cette différence de point de vue entre acteur et spectateur qui serait intéressant d'étudier dans cette partie.
  • Axel96Axel96 Membre
    Bonjour,

    J'ai reçus hier, le sujet de dissertation suivant.
    « Toute tragédie [est] une catastrophe et un dénouement déjà mûr au lever de
    rideau, qui ne [tient] qu'à un fil et n'a qu'à tomber » (A. de Vigny, Lettre à Lord***, 1829) ».
    Peut-on dire que dans la tragédie, tout est déjà joué lorsque la pièce commence,
    qu'il n'y a « rien à faire », comme le dit le prologue d'Antigone.

    Etant en Seconde, ceci est ma première dissertation, et je ne sais pas trop comment m'y prendre. De plus nous n'avons pas encore fait de cour pour expliquer la méthode, et je suis totalement perdus, j'ai essayer de faire un plan a la manière d'un commentaire.

    Voici l’ébauche de mon plan :

    Partie 1 (Certes)

    Tout est déjà joué, dès le prologue de la tragédie ou un personnage nous annonce le dénouement. Ou bien encore du fait que les tragédies reprennent des contes épiques ou Hommeriens (Hommeriques ?) ( Cf. L'illiade ) et que de ce fait, le dénouement est déjà connus du spectateur.

    Partie 2 (Mais)
    La tragédie n'est finalement pas toujours aussi prévisible, puisqu'il arrive que le dénouement ne soit pas tragique (Cf. ?)

    Partie 3 (Car)
    Car ce n'est finalement pas tant la fin qui importe que les moyens d'y parvenir ( le déroulement donc ). (Cf. ?)

    J'ai aussi essayer d'analyser le sujet,

    mûr => connotation négative ?
    mûr = tomber ( comme les fruits )
    Tragédie ( en tant que genre ) => la mort ?
    => Dilemme ?

    Nous avons étudié Andromaque juste avant, le professeur nous a conseiller de nous appuyer dessus, mais je ne vois pas par quels moyens ?

    Pourriez vous m'indiquez si je ne suis pas Hors-sujet,
    Et si possible essayer de m'aider comment développer mes parties 2 et 3. Et aussi m'indiquez quelques citations que je pourrais utiliser pour appuyer mes propos ?

    Merci de l'attention portée a ma demande,
    -Cordialement-
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Axel,

    Ce début est satisfaisant.
    II ne convient pas. En effet si le dénouement n'est pas tragique, nous n'avons plus affaire à la tragédie, mais à la tragi-comédie ou à un autre genre.
    Examine plutôt comment la fin n'est pas forcément catastrophique : dans Bérénice, la fin est pathétique et non tragique, dans Andromaque, l'héroïne triomphe et ses ennemis s'écroulent...
    Revois la dénomination de III. Ce qui fonde finalement la tragédie, ce sont les efforts infructueux des personnages pour échapper à leur destin.
    Regarde la fiche du site sur Andromaque https://www.etudes-litteraires.com/racine-andromaque.php
  • Axel96Axel96 Membre
    Merci des conseils, je vais voir ça de suite.

    je suis toujours ouvert a toutes sortes de critiques, et d'aide n’hésitez pas.

    Mon plus gros problème restant, étant de synthétiser le tout, j'ai un esprit analytique, et non pas synthétique. J'ai alors énormément de mal à rassembler mes idées.

    Comment est-ce qu'une introduction peut-elle commencer ?

    Faut-il directement entré dans le vif du sujet ?

    Comme par exemple :
    Commençons par définir le sujet, " « Toute tragédie [est] une catastrophe et un dénouement déjà mûr au lever de rideau, qui ne [tient] qu'à un fil et n'a qu'à tomber » (A. de Vigny, Lettre à Lord***, 1829) ». Peut-on dire que dans la tragédie, tout est déjà joué lorsque la pièce commence, qu'il n'y a « rien à faire », comme le dit le prologue d'Antigone." Ici, lorsque A. de Vigny parle d'un "dénouement déjà mûr" on peux ressentir une connotation négative, nous pouvons aussi voir la métaphore d'un fruit a travers le dénouement, puisque lorsqu'un fruit est "mûr", il "ne tient qu'à un fil et n'a qu'à tomber" or un fruit qui tombe est en général trop mûr et est donc mauvais. Il est aussi dit "qu'il n'y a « rien à faire »", ce qui porte sur la volonté inexistante des personnages parce qu’ils se soumettent au destin. La tragédie est aussi définie comme une "catastrophe", ce qui peux amener à penser au dilemme, à la mort. Autrement dit, est-ce que la tragédie est un dilemme connus de tous, ou le personnage principal est confronter à son destin, à la mort ? Pour répondre à cela nous verrons tout d'abord dans quelles conditions le public viens assister aux représentations, ensuite nous nous intéresserons au dénouement, pour enfin finir sur la manière dont les personnages se heurtent à leur destin

    J'espère qu'elle est convenable, par contre je manque d'arguments pour appuyer mon III, ou alors je ne sais pas comment les exprimer.

    Je vous remercie encore une fois d'avoir lus jusqu'au bout mon message ! Et de m'apporter votre aide !
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Pour fabriquer ton introduction, regarde cette fiche de méthode du site https://www.etudes-litteraires.com/introduction-dissertation.php.

    Pour ton III, examine comment les personnages sont aveuglés par leurs passions, comment ils sont conditionnés par une hérédité, une culture, des valeurs sociales, comment ils sont contraints à s'affronter...
  • Axel96Axel96 Membre
    J'avais déjà lus cette fiche méthode en plus des quelques rares conseils que le professeur nous avait donner. J'espère donc, non pas qu'elle soit parfaite, mais du moins correcte.

    Merci pour les conseils.

    J'ai finis ma dissertation, je la rend demain, je vous tiens au courant de comment cela va se passer. Je croise les doigts !
  • Lou79Lou79 Membre
    J'ai pour idée de faire un plan :
    I) la nature et les enjeux de la tragédie pour le public.
    A) la compostion de la tragédie.
    B) les personnages ne savent pas que la mort les attend mais le public le sait.
    Il) le dénouement.
    A) tragédie pas toujours prévisible car il arrive que le dénouement ne soit pas tragique.
    B) la tragédie n'est pas considéré qu'il n'y a rien a faire mais au contraire de tout faire pour éviter la mort.
    Je n'arrive pas a développé le B du I et le II. Si quelqu'un pouvait me donner quelques arguments et idées ça serait gentil ! Merci d'avance.
  • « C’est reposant, la tragédie. Parce qu’on sait qu’il n’y a plus d’espoir. Le sale espoir ; et qu’on
    est pris, qu’on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu’on n’a plus qu’à
    crier, ‐ pas à gémir, non, pas à se plaindre, ‐ à gueuler à pleine voix ce qu’on avait à dire, qu’on
    n’avait encore jamais dit et qu’on ne savait peut‐être même pas encore. (…) Là c’est gratuit.
    C’est pour les rois. Et il n’y a plus rien à tenter, enfin. »
    Jean Anouilh Antigone, La Table Ronde, Paris, 2008, p.54

    Des personnages de haut rang dans une situation de crise
    Un destin inexorable en marche
    L'issue fatale
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.