La philosophie a-t-elle pour finalité son propre apprentissage ?

Bonjour à tous!

Alors dans une semaine et demi, je dois rendre une dissertation ( ma première en philo, alors j'avoue que je suis un peu perdu... =D) sur ce sujet, or, j'ai beaucoup de mal à organiser ma dissertation malgré la lecture des méthodologie, car ce sujet laisse penser que la philosophie est un savoir immuable. Ce qui va à l'encontre de la philosophie elle même qui est une remise en question de notre pensée afin d'éclaircir notre raison...

Pourriez vous m'aider à trouver des idées d'argument pour faire un plan dialectique? S'il vous plaît.

Mon plan pour l'instant se résume à ça:

I) La philosophie savoir immuable...

II) ... Ou un constant apprentissage?

III) Synthèse sur le but de la philosophie.

Pour l'introduction, j'ai pour l'instant réalisé ceci, mais je compte beaucoup l'étoffer.

" La philosophie a-t-elle pour finalité son propre apprentissage? " Apparemment, la philosophie ( terme issue du grec philan sophia, ou aimer la sagesse ) est pour de nombreux philosophes tels que Aristote ou Kant une matière à réflexion, pour permettre une apprentissage vaste de la raison.
Ainsi, on peut parler de la maïeutique tel que le préconisait Platon après Socrate.
De même le sujet présuppose que la philosophie peut être une activité en constante ébullition et transformation, mais aussi une constante immuable qui s'imposerait à tous par une réflexion...

J'ai vraiment du mal, alors vôtre aide serait la bienvenue...

Merci.

Réponses

  • Salut!

    Commençons par l'intro: la tienne est déjà pas mal, dans le sens où le contenu est là; la forme est un peu brouillon...
    Tu dois penser à énoncer la doxa, l'opinion commune (ici philo=savoir immuable); puis le paradoxe (ici, son objet= en constante évolution).


    Ton plan me semble bon; à l'exception de ton III): on m'a toujours demandé d'éviter les synthèses du début de la copie; de plutôt "aller plus loin": la philosophie a-t-elle seulement un finalité? (ou en réalité, ne peut-elle que "tendre vers" qqch, n'est-elle pas qu'une force désirante, l'amour de la sagesse ?)

    les arguments:
    I) -vérité indubitable, le cogito cartésien (tu es sûre d'être, de penser)

    II) -Nous ne "savons" rien certainement, nous n'avons que des opinions (qui attendent d'être remplacées, re-pensées→ c'est de Platon je crois)
    -Philosopher c'est savoir s'étonner (Aristote je crois)

    C'est tout ce qui me vient... N'hésites pas si je ne suis pas claire =)
  • Merci tout d'abord pour cette première réponse ( et j'espère pas la seul )...

    - Par rapport à la doxa ( donc l'opinion commune ), l'antithèse, ce que j'aimerais savoir c'est comment l'introduire dans l'introduction et à quel moment, je me vois mal écrire: " Ainsi, le vulgaire énonce que la philosophie est une savoir.... "

    - Ensuite, ma prof de philosophie nous dit que partir à la fin de notre raisonnement sur une autre question est risquée, dans le sens ou la question nouvelle risque de perturber le raisonnement établi de la dissertation.

    - Le " cogito cartésien " ? c'est le célèbre cogito ergo sum ( je ne sais plus de qui c'est [ Icarus reçoit une baffe des littéraires ]) Mais comment peut-on dire que cela montre une vérité immuable puisque que par cogito ergo sum, cela laisse penser la réflexion?

    - Pour ton II, peut-on ramener la philosophie à une science comme la relativité général, dans le sens ou la philosophie se doit d'être remise en question au même niveau que la science?

    Voila merci en tout cas de ton message.
  • o)Pour l'intro, c'est ce que je faisais, plus ou mon subtilement. Du genre, ici: "Si communément nous considérons la philosophie comme..." ou " Bien que d'ordinaire nous assimilions la philosophie à..., en réalité force est de constater que..."

    o)C'est vrai. Le tout serait que tu sois amené naturellement à ton III, comme si la question allait se poser d'elle-même dans ta copie. C'est vrai qu'en général on voit que la copie a un pb si faire tes transition c'est mission impossible... Ici, ça ferait "la philosphie est donc la poursuite constante, perpétuelle du savoir lui-même, en tant que tel. Pourrions-nous alors déclarer que le Savoir est réellement la finalité de la philo, puisqu'elle n'y met pas un tèrme? La philo n'est-elle donc pas plutôt une tension, un sens qui dépasse largement son simple apprentissage?

    o) Le cogitio cartésien (de Descartes) c'est "Je pense, (donc) je suis". Tu peux douter de tes sens (illusions d'optique, état de rêve...), tu peux douter de tout sauf su fait même que tu es en train de douter (de penser plutôt).

    o)Pour le II)... euh j'ai pas trop comprit ce que tu viens de dire je ne pense pas qu'il faille la comparer à une science; ce n'est pas la philosophie qui est à remettre en question, c'est elle qui FAIT qu'on remet les choses (tenues pour acquises, les préjugés par exemple) en question.
  • Donc pour l'introduction, il faut partir de la doxa, ok...

    Par contre, le III devrait ressembler à une synthèse. Mais sur quelle question devrais-je aboutir, car en elle-même, la question aboutit sur une impasse, la philosophie est une remise en question constante, c'est comme chercher une réponse à Qui suis-je...

    Mais en ce moment, je recherche surtout des arguments à mettre dans ma première partie, qui serait une sorte d'antithèse à la philosophie = la philosophie est une constante...

    Et LA, les arguments me manquent car il n'y en a vraiment pas.

    Ainsi, comment contredire dans cette partie, le raisonnement de la philosophie.

    Pour ensuite aboutir à une synthèse et une conclusion montrant que la philosophie recherche son apprentissage....

    Je reviendrai ce soir.
  • en effet, tu dois faire attention à ne pas te contredire.

    I) La philosophie a en effet pour but la sagesse
    II)Ce but n'est pas sa finalité: car elle est en constante évolution
    III)... Moi j'aurais mit une sorte de "Mais a-t-elle seulement une finalité propre (où la philo vu comme force de désir)?

    Il faut que tu entendes les deux sens de finalité: le but et la fin, le terme.
    donc pour le I), tu peux rajouter
    -(de Descartes aussi) le doute méthodique: Descartes doute de tout pour "épurer" toute ses perception (savoir où on se trompe)
    -le fait que la philo se batte contre les opinions, les préjugés qui nous avons tous (Platon: le "savoir" que je tiens pour acquit concernant une chose n'est en fait qu'une opinion)

    J'espère que c'était la bonne partie pour laquelle tu galérais, j'ai pas trop comprit ton post
  • En tout cas merci Maevache.

    Par contre, j'aimerais savoir comment introduire la dissertation, faut dire que celle-ci est difficile malgré l'aide de méthodologie comme celle de ce site.

    Faut-il directement introduire sur la question, ou faire une mise en place de la différence entre le philosophe et le sage.
    La philosophie, et philosopher de Kant?

    Sinon je pense utiliser comme citations celle de Platon ou Aristote, Descartes et Kant.
  • Le mieux, pour ton intro, c'est de planter le décor à travers le paradoxe.
    tu commences par la doxa, l'opinion commune, tu cites un exemple court (1ligne), t'expliques un peu...
    [Et pourtant], t'enchaînes sur le paradoxe: [en réalité, [...]], avec pareil, un petit exemple ou une citation assez brève mais claire.
    à ce moment de l'intro, tu dois avoir "démontré" pourquoi cette question se posait (en quoi elle est pertinente)

    Ne tartine pas trop avec les citations, tu auras besoin des auteurs pour le reste de ta disserte ;)
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