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Réponses

  • Ça dépend... Sullyvan, si ton but est d'intégrer le cours pour confirmés à la rentrée (et je pense que c'est possible, tu as deux mois devant toi), fais une première lecture du manuel assez rapidement, et tu pourras ensuite revenir sur les détails dès que tu en ressentiras le besoin (comme ici avec l'accentuation - que l'on peut considérer relativement comme un détail lors des tout premiers débuts).
  • Merci à vous deux !

    J'ai encore un problème d'accentuation avec les adjectifs, et je suis légèrement remonté (signe qu'il faut arrêter, mais je ne peux pas :cool: ). J'ai beau reprendre les règles d'accentuation des noms, les adjectifs des deuxième et troisième classes me résistent.

    Excusez l'absence de caractères grecs, j'espère que ça ne nuira pas à la clarté.
    ô = oméga
    o = omicron

    Par exemple, eudaimôn (heureux : adjectifs de la 2e classe, type en ôn). L'accent premier (N masc. sg.) est sur -dai- (pénultième longue = 2e type). Conformément à ce deuxième type (on a le circonflexe lorsque la finale contient une brève, et l'aigu lorsqu'elle contient une longue), le vocatif eudaimon devrait avoir l'accent circonflexe sur -dai-. Or je vois un aigu sur -eu-. Et puis après, c'est encore mieux puisqu'il semble fonctionner comme un nom du premier type (-dai- étant l'antépénultième). Bref je ne comprends plus rien. Il faut vraiment être ignare :mad: !
  • En grec certains vocatifs sont irréguliers et échappent effectivement à la règle de l'accent premier, en remontant le plus possible. Mais ici, c'est plus simple, il suffit de considérer que l'accent premier est sur /eu/ (cf. le nominatif neutre qui est effectivement proparoxyton). Il n'est donc pas juste de dire que l'accent premier est l'accent du nominatif singulier : c'est l'accent du thème (eudaimon- ici), et le nominatif masculin / féminin de la troisième déclinaison connaît un allongement morphologique (eudaimôn vs neutre eudaimon, forme du thème nu).

    Comme tu t'en rendras compte rapidement, la plupart des adjectifs composés (eu-daimôn, "au bon démon") ont un accent qui remonte toujours le plus haut possible... il n'y a donc pas vraiment d'accent premier à apprendre. Il y a des exceptions pour certains types de composés néanmoins.

    Le reste de la flexion d'eudaimôn est normal, car eudaimôn n'est pas un adjectif de la même classe que sophos par exemple (tu n'as pas encore dû voir sa déclinaison, c'est la 3e) : les désinences de l'accusatif (-a), du génitif (-os), du datif (-i) singuliers sont toutes brèves, donc l'accent peut rester sur /ai/. Par contre, au génitif pluriel (-ôn), l'accent va logiquement avancer sur la pénultième.
  • Merci beaucoup, Arthur !
    En grec certains vocatifs sont réguliers et échappent effectivement à la règle de l'accent premier, en remontant le plus possible. Mais ici, c'est plus simple, il suffit de considérer que l'accent premier est sur /eu/ (cf. le nominatif neutre qui est effectivement proparoxyton). Il n'est donc pas juste de dire que l'accent premier est l'accent du nominatif singulier : c'est l'accent du thème (eudaimon- ici), et le nominatif masculin / féminin de la troisième déclinaison connaît un allongement morphologique (eudaimôn vs neutre eudaimon, forme du thème nu).
    Je vois. Je suivais pourtant le §52. N.-B. b. affirmant, je cite : "dans les adjectifs, l'accent premier est celui du nominatif masculin singulier. Aux autres cas, il subsiste ou se modifie selon les principes, etc.". Donc pour les adjectifs de la troisième classe, il faut se référer au nominatif neutre ?

    J'avais donc bien saisi (en fait) le pourquoi du génitif pluriel, même si le vocatif me reste en travers de la gorge.
    Maintenant que c'est réglé, j'aimerais revenir sur l'accentuation des noms anêr (l'homme : alpha-nu-êta-rhô) et gunê (la femme : gamma-upsilon-nu-êta) que je ne comprends pas.

    Je crois que les deux noms font partie de ces exceptions de la 3e déclinaison dont le radical est d'une syllabe, et qui, par conséquent, ont l'accent sur le radical au nominatif, au vocatif, et à l'accusatif, mais sur la désinence au génitif et au datif. Or le datif pluriel (andr-asin), dont l'accent porte sur la désinence, offre deux possibilités : accent sur le second alpha ou sur le iota. C'est le alpha qui est accentué, mais pourquoi ? Ou plutôt : pourquoi pas le iota ?

    Pour hê gunê, mon manuel indique qu'il obéit à cette même règle. Or, le radical est gunaik-. Il y aurait donc deux possibilités aux N, V et Ac. C'est la diphtongue -ai- qui est accentuée, mais pourquoi ? Comment le savoir quand on n'a que le nominatif ?

    Désolé, c'est assez risible, mais voilà... Merci à l'avance !
  • Ces deux noms sont accentués selon des paradigmes très anciens qui ne sont plus compréhensibles dans la synchronie du grec, et échappent effectivement aux règles habituelles. A ton niveau, le plus simple est tout simplement de les apprendre par coeur.
  • Bonjour,

    j'aurai besoin de votre secours pour une besogne qui vous paraitra peut être plus qu'aisée, mais nécessaire à ma connaissance :)

    Pourriez vous me dire quelle est la différence entre ces deux écritures grecques qui signifient la même chose:

    γνῶθι σεαυτόν

    ΓΝΩΘΙ ΣΕΑΥΤΟΝ


    Merci infiniment.
  • La première graphie est en minuscules, la seconde en majuscules!!! Il n'est pas d'usage d'accentuer les majuscules dans les typographies anciennes, l'oeil du caractère ne le permettant pas. Quoi qu'il en soit, dans l'antiquité, on ne notait jamais l'accent.
  • Me voici bien avisé :)

    Merci beaucoup
  • Bonjour,

    je suis dans l'accentuation grecque depuis des heures et des jours mais je me noie dans Lejeune...Je suis tombée sur ce forum de 2009 en cherchant un document qui synthétiserait toutes ces règles parfois obscures.
    Je me demandais si tu avais finalement mis quelque part en ligne ces fameux tableaux dont tu parles?
    Si tu ne tiens pas à les diffuser je comprendrais mais au cas où tu serais prêt à en faire don à un pauvre helléniste qui veut se rentrer une bonne fois pour toute ces règles dans le crâne, je les accepterais avec un immense plaisir...

    Merci.
  • Tu devrais consulter le "cours de thème grec" de M. Byzos, (ed. Vuibert. Il comporte de solides notions d'accentuation, mais présentées très clairement ainsi que des exercices d'application.
  • Merci!

    Malheureusement je vis en Angola et je ne peux pas me procurer le livre (en tout cas si j'arrive à me le faire envoyer il arrivera d'ici minimum un mois, un mois et demi...) d'où mes recherches sur internet.

    Je prépare l'agrég de lettres classiques et le thème n'est pas mon point fort...(J'ai des cours du cned pour préparer le thème)J'aimerais bien commencer par maîtriser l'accentuation mais je n'arrive pas à savoir s'il faut que je fasse le tri parmi les règles énoncées dans Lejeune ou si il faut que je connaisse absolument tout...
  • S.S. Membre
    Merci, Monsieur. Je ne savais pas non plus par où la prendre, l'accentuation.

    Bon courage, cerydwen ! J'imagine que vous avez parcouru ceci...
  • J'ai un document word d'une douzaine de pages intitulé Vade-mecum d'accentuation grecque. Sans doute récupéré sur le net, mais je n'en trouve plus la trace. Si donc vous le voulez, laissez-moi vous l'envoyer par mail.
  • Oui j'ai vu ce site, c'est déjà bien synthétisé et je m'en sers mais pour le coup il me manque des trucs ;)
    Lejeune trop fouillis, ce site hyper bien mais pas assez pour bien approfondir! Je suis vraiment une fille compliquée!
    Je viens de passer l'après midi à me créer ma propre synthèse du coup donc ça commence à rentrer...mais il me manque des exercices pratiques pour concrétiser tout ça...va falloir que je m'en créée ms ça sera pour demain!
    Là j'ai le cerveau en miettes.

    Sinon j'ai trouvé ce vieux livre en anglais mais qui résume pas mal en une soixantaine de règles l'accentuation

    the chief rules of greek accentuation John Day Collis. Tu peux le consulter sur googlebooks, moi j'ai réussi à le télécharger je ne sais plus comment(?!)
    c'est en anglais mais c'est très simple. (je peux t'envoyer le pdf si tu me donnes ton adresse)

    Du même auteur je viens de trouver:The chief tenses of irregular Greek verbs petit manuel de 1892 avec les tableaux des verbes grecs. (pas encore eu le tps d'y jeter un oeil) tu peux le télécharger en pdf sur le site openlibrary.org

    bref un peu vieillot ms c'est ma seule bibliothèque accessible d'ici ;)
  • bonjour,
    est-ce que je ne me serais pas trompé dans l'accentuation de ces deux formes verbales, elles devraient être accentuées sur le η. Vrai ou faux ? Merci beaucoup
    ἔφησαμεν
    ἔφησατε
  • Vrai : ἐφήσαμεν, ἐφήσατε.
  • merci !
  • HumanHuman Membre
    J'apprends le grec ancien avec la méthode Assimil et, dans la première leçon, il y a une accentuation que je ne comprends pas.
    Voici la règle :
    L'accent aigu (') indique que le ton s'élève sur la syllabe. [...] Dans une diphtongue ou une voyelle longue, le ton s'élève sur la deuxième partie [...] : ὁ Zεúς (Ho zdéouss)

    Pourquoi l'intonation s'élève-t-elle sur le son "é" alors que l'accent est noté sur le "u" ? C'est une diphtongue, si j'ai bien compris la règle, c'est sur le son "ou" (u) que le ton devrait être élevé quand elle est accentuée par l'aigu ?
    Pour moi, là, c'est la même intonation qu'avec un accent circonflexe.

    Merci de bien vouloir m'expliquer. Je suis au début de mon apprentissage alors j'ai envie que les choses soient claires ... :)
  • Il est difficile de connaître une prononciation du grec ancien.
    La langue ancienne (et de quelle époque précise ? archaïque, classique, médiévale ?) n'est plus parlée, et elle a évolué au cours de son histoire vers la langue moderne.
    Restituer la prononciation du grec ancien est un lourd travail. Il existe des grammairiens, et des états différents de la prononciation de la langue selon la chronologie.
    De toute façon, le résultat ne sera qu'une restitution limitée et approximative.
    Si c'est donc le grec ancien que tu apprends, je crois que ces questions de prononciation ne sont pas très importantes.
  • C'est une convention générale de noter l'accent sur la deuxième voyelle d'une diphtongue.
    C'est le contraire. Regarde bien les notations page XVII.

    Avec l'accent aigu sur une voyelle longue ou une diphtongue, le ton s'élève seulement sur la 2ème partie.
    Avec l'accent circonflexe, donc sur une voyelle longue ou une diphtongue, la voix est plus haute sur le début de cette voyelle ou de la diphtongue puis redescend.
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