Molière, Le Bourgeois gentilhomme, acte II, scène 4

Bonjour tout le monde, j'ai un petit problème concernant une question que ma prof m'a donnée pour passer un oral blanc pour le vendredi qui vient. La voici : Comment Molière parvient-il à donner une image ambivalente de Monsieur Jourdain dans la scène 4 de l'acte 2 (texte: Le Bourgeois Gentilhomme) ?. En fait, je n'arrive pas à comprendre la question, et donc je n'arrive pas à trouver un plan. Donc, pourriez-vous me donner des idééos pour construire mon plan svp.

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Il te faut examiner les contradictions de M. Jourdain :
    - désir d'apprendre mais découragement devant la première difficulté,
    - humilité de celui qui demande et refus de reconnaître ses lacunes,
    - goût apparent pour les sciences et poursuite d'un savoir utilitaire...

    Ces contradictions, ces retournements incessants, ce papillonnage, ces foucades de parvenu nous aident à mieux comprendre le personnage. Bien entendu tout concourt au ridicule de ce bourgeois qui ne sait pas rester à sa place.
  • En fait si j'ai bien compris, pour répondre à ma question je devrais en première partie dire que c'est grâce aux traits de personnalité(curieux,naif et fait preuve de paresse ou de fainéantise) de Mr Jourdain que Molière parvient à donner une image abivalente de lui, puis dans une deuxième partie que c'est aussi grâce à la leçon du maître de philosophie( la répétition des voyelles: comique de répétition et un comique de situation pour les articulations des lettres) qu'il y parvient. Ece que c'est à peu près correcte?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Ces traits de caractère contrastés rendent le personnage à la fois sympathique et ridicule.
    Molière utilise toutes les formes de comique pour révéler cette ambivalence.

    Tu es sur la bonne voie.
  • Au lieu de mettre "La leçon de philosophie" comme 2 ème partie, ece que je pourrai mettre Les divers types de comiques employés pour montrer cette ambivalence"?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    C'est une bonne idée : comment dans la leçon de philosophie, Molière utilise-t-il toutes les formes de comique pour révéler l'ambivalence de M. Jourdain ?
  • Bonjour,
    J'ai un devoir a faire où je dois trouver les traits de caractere de monsieur jourdain, j'ai deja mis qu'il était naif, influencable facilement, futil mais je ne sais pas quoi mettre d'autre ?
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Tu peux relire les messages précédents.
  • Maître de philosophie
    Que voulez-vous donc que je vous apprenne ?

    Monsieur Jourdain
    Apprenez-moi l’orthographe.

    Maître de philosophie
    Très volontiers.

    Monsieur Jourdain
    Après vous m’apprendrez l’almanach, pour savoir quand il y a de la lune et quand il n’y en a point.

    Maître de philosophie
    Soit. Pour bien suivre votre pensée et traiter cette matière en philosophe, il faut commencer selon l’ordre des choses, par une exacte connaissance de la nature des lettres, et de la différente manière de les prononcer toutes. Et là-dessus j’ai à vous dire que les lettres sont divisées en voyelles, ainsi dites voyelles parce qu’elles expriment les voix ; et en consonnes, ainsi appelées consonnes parce qu’elles sonnent avec les voyelles, et ne font que marquer les diverses articulations des voix. Il y a cinq voyelles ou voix : A, E, I, O, U.

    Monsieur Jourdain
    J’entends tout cela.

    Maître de philosophie
    La voix A se forme en ouvrant fort la bouche : A.

    Monsieur Jourdain
    A, A. Oui.

    Maître de philosophie
    La voix E se forme en rapprochant la mâchoire d’en bas de celle d’en haut : A, E.

    Monsieur Jourdain
    A, E, A, E. Ma foi ! oui. Ah ! que cela est beau !

    Maître de philosophie
    Et la voix I en rapprochant encore davantage les mâchoires l’une de l’autre, et écartant les deux coins de la bouche vers les oreilles : A, E, I.

    Monsieur Jourdain
    A, E, I, I, I, I. Cela est vrai. Vive la science !

    Maître de philosophie
    La voix O se forme en rouvrant les mâchoires, et rapprochant les lèvres par les deux coins, le haut et le bas : O.

    Monsieur Jourdain
    O, O. Il n’y a rien de plus juste. A, E, I, O, I, O. Cela est admirable ! I, I, I, O.

    Maître de philosophie
    L’ouverture de la bouche fait justement comme un petit rond qui représente un O.

    Monsieur Jourdain
    O, O, O. Vous avez raison, O. Ah ! la belle chose, que de savoir quelque chose !

    Maître de philosophie
    La voix U se forme en rapprochant les dents sans les joindre entièrement, et allongeant les deux lèvres en dehors, les approchant aussi l’une de l’autre sans les rejoindre tout à fait : U.

    Monsieur Jourdain
    U, U. Il n’y a rien de plus véritable : U.

    Maître de philosophie
    Vos deux lèvres s’allongent comme si vous faisiez la moue : d’où vient que si vous la voulez faire à quelqu’un, et vous moquer de lui, vous ne sauriez lui dire que : U.

    Monsieur Jourdain
    U, U. Cela est vrai. Ah ! que n’ai-je étudié plus tôt, pour savoir tout cela ?

    Maître de philosophie
    Demain, nous verrons les autres lettres, qui sont les consonnes.
    Je dois faire une dissertation :
    Je n'ai jamais fait de dissertation. Quelqu'un peut m'aider. Merci d'avance.
  • Voici le texte :
    Maître de philosophie
    Que voulez-vous donc que je vous apprenne ?

    Monsieur Jourdain
    Apprenez-moi l’orthographe.

    Maître de philosophie
    Très volontiers.

    Monsieur Jourdain
    Après vous m’apprendrez l’almanach, pour savoir quand il y a de la lune et quand il n’y en a point.

    Maître de philosophie
    Soit. Pour bien suivre votre pensée et traiter cette matière en philosophe, il faut commencer selon l’ordre des choses, par une exacte connaissance de la nature des lettres, et de la différente manière de les prononcer toutes. Et là-dessus j’ai à vous dire que les lettres sont divisées en voyelles, ainsi dites voyelles parce qu’elles expriment les voix ; et en consonnes, ainsi appelées consonnes parce qu’elles sonnent avec les voyelles, et ne font que marquer les diverses articulations des voix. Il y a cinq voyelles ou voix : A, E, I, O, U.

    Monsieur Jourdain
    J’entends tout cela.

    Maître de philosophie
    La voix A se forme en ouvrant fort la bouche : A.

    Monsieur Jourdain
    A, A. Oui.

    Maître de philosophie
    La voix E se forme en rapprochant la mâchoire d’en bas de celle d’en haut : A, E.

    Monsieur Jourdain
    A, E, A, E. Ma foi ! oui. Ah ! que cela est beau !

    Maître de philosophie
    Et la voix I en rapprochant encore davantage les mâchoires l’une de l’autre, et écartant les deux coins de la bouche vers les oreilles : A, E, I.

    Monsieur Jourdain
    A, E, I, I, I, I. Cela est vrai. Vive la science !

    Maître de philosophie
    La voix O se forme en rouvrant les mâchoires, et rapprochant les lèvres par les deux coins, le haut et le bas : O.

    Monsieur Jourdain
    O, O. Il n’y a rien de plus juste. A, E, I, O, I, O. Cela est admirable ! I, I, I, O.

    Maître de philosophie
    L’ouverture de la bouche fait justement comme un petit rond qui représente un O.

    Monsieur Jourdain
    O, O, O. Vous avez raison, O. Ah ! la belle chose, que de savoir quelque chose !

    Maître de philosophie
    La voix U se forme en rapprochant les dents sans les joindre entièrement, et allongeant les deux lèvres en dehors, les approchant aussi l’une de l’autre sans les rejoindre tout à fait : U.

    Monsieur Jourdain
    U, U. Il n’y a rien de plus véritable : U.

    Maître de philosophie
    Vos deux lèvres s’allongent comme si vous faisiez la moue : d’où vient que si vous la voulez faire à quelqu’un, et vous moquer de lui, vous ne sauriez lui dire que : U.

    Monsieur Jourdain
    U, U. Cela est vrai. Ah ! que n’ai-je étudié plus tôt, pour savoir tout cela ?

    Maître de philosophie
    Demain, nous verrons les autres lettres, qui sont les consonnes.


    Je dois chercher le personnage ridicule ainsi que son défaut pour la question , et pour le commentaire je dois montrer comment la scène est comique ainsi qu'elle fait figure d'une satire sociale.


    Pour le personnage ridicule j'ai pensé a monsieur Jourdain. Puisqu'il veut imiter la noblesse mais sa première leçon porte sur la prononciation des voyelles. je n'arrive pas a développer réellement...Pour le commentaire je bloque vraiment : j'ai remarquer que les remarques de monsieur Jourdain sont décalés avec l'apprentissage (ex: Ah que cela est beau)
  • le comique de gestes : M.Jourdain qui essaye de dire/de prononcer les lettres comme lui propose le Maitre de Philosophie. Il exagere sur la prononciation

    le comique de caractère : M.Jourdain qui veut se faire passer pour quelqu'un qu'il n'est pas (il se prends pour quelqu'un de plus noble qu'il ne l'est)

    le comique de situation : M.Jourdain decouvre les lettres et pense qu'il s'agit d'une science (« A, ,E, I, I, I. Cela est vrai. Vive la science ! »)

    le comique de mots : La repetition des voyelles

    => RIEN QUE DANS CET EXTRAIT, ON RETROUVE TOUS LES COMIQUES DIFFERENTS
    ANALYSE DETAILLEE :
    -Une mecanisation plaqué sur le vivant : le Maitre de Philosophie explique la prononciation d'un lettre, et M.Jourdain qui la prononce automatiquement

    - « Apprenez-moi l'orthographe. » => verbe à l'imperatif

    -Comique de repetition :avec M.Jourdain qui repete les voyelles

    -Replique de M.Jourdain : « Après, vous m'apprendrez l'Almanach... » qui souligne son envie d'en apprendre beaucoup plus ( paraphrase =$ )

    -Replique du maitre de Philosophie qui fait realiser a M.Jourdain qu'il faut commencer par le debut, c'est a dire l'apprentissage des lettres (paraphrase =$ )

    -Description très precise de la prononciation par le maitre de Philosophie ( il dit concrètement comment prononcer un lettre=> ALLEGORIE ; un exageration dans cette description => HYPERBOLE )

    -Decouverte des « voix » par M.Jourdain, qui est ébété, émerveillé par celles-ci (qui provoque ici le comique de geste)

    -La repetition des lettres « I, O, I, O » rappelle le braillement d'un âne, certainement une signature de Molière pour souligner l'absurdité de son personnage

    -M.Jourdain croit apprendre quelque chose de très scientifique, très difficile lorsqu'il declare « Ah ! La belle chose de savoir quelque chose ! », alors que les lettres, sont un apprentissage très basique. Cette replique revele sa naiveté et surtout, son inculture

    -A travers la question rhétorique, le regret de M.Jourdain est mis en valeur (le regret de ne pas avoir étudié plus tot )

    -Le maitre de Philosophie meprise M.Jourdain dans la dernière replique. Implicitement, le maitre veut dire qu'il en a trop appris ce jour, et qu'il reviendrait le lendemain.

    -Temps de conjuguaison majoritaire : Le présent de verité generale

    -A chaque fois que M.Jourdain prononce une lettre, il ajoute un commentaire a chaque fois. Ils sont en gradation et sont la traduction de son enthousiasme d'apprendre de nouvelles choses.

    - champs lexical : instruction de l'orthographe et de la science (surtout dans la description des gestes pour prononcer les voyelles)

    COMMENTAIRE :

    Introduction : Le bourgeois gentilhomme est une piece de théâtre, plus précisement une comédie-ballet ecrite par Molière. Elle fut présentée en 1670. Dans cette pièce, Molière ridiculise un bourgeois qui cherche a mimer les actes et les agissements des plus nobles.
    Dans cet extrait de l'acte II, scène 4, M.Jourdain veut apprendre de nouvelles choses, notament, l'orthographe et l'Almanach.

    Problèmatique : Par quels procédés comiques Molière pavient-il a se moquer du gentilhomme lors de son instruction ?

    L'étude de l'apprentissage de M.Jourdain nous amenera a l'analyse du registre comique dans cette scène.

    Plan detaillé :
    I- Une scène comique
    1- M.Jourdain, une machine répéter
    2- Les voyelles, une révélation pour M.Jourdain
    3- La satire de M.Jourdain

    II-
    1- Une description precise
    2- L'apprentissage de nouvelles connaissances
    3-

    Conclusion : Ainsi, Molière parvient à se moquer, voire même a satirer l'instruction du gentilhomme. L'analyse des procédés comiques utilisés nous a permis de relever les caractéristiques du personnage éponyme. Effectivement, Molière, en utilisant toutes les formes de comiques, nous révèle la naiveté, et surtout, l'idiotie de ce noble.
    On retrouve la même cible comique dans Dom Juan, de Molière , ou encore dans Tartuffe.

    Mon problème est que je n'arrive pas a trouver un deuxième axe, avec les sous-parties qui vont avec; AIDEZ MOI, S'IL VOUS PLAIT !!!! (C'est sur le même extrait que le precedent)
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.