La tragédie est la machine parfaite que les divinités ont créée pour conduire irrémédiablement le...

Bonjour à tous , j'ai une dissertation à faire ! et je reste bloqué pour établir un plan voici le sujet :

« La tragédie est la machine parfaite que les divinités ont crée pour conduire irrémédiablement le mortel à la mort »
Cette définition vous semble-t-elle correspondre au texte que avez étudié (Phèdre de Racine) ?

J'aimerais beaucoup avoir de l'aide , je ne sais pas du tout comment m'y prendre , Merci d'avance

Réponses

  • Tout ce que je peux te dire, c'est que dans ta dissertation, tu peux utiliser un exemple: La Machine infernale de Jean Cocteau où le destin tragique d'Oedipe est mis en avant ( avec l'histoire du pouvoir des Dieux et tout), dans ta thèse.

    Fais toi un plan:
    I la thèse: definition de la tragedie: utilise la fatalité des dieux pour trouver des exemples litteraires, et insiste bien sur le destin tragique des hommes.

    II antithèse: la tragédie sert aussi a autre chose: developpe les autres rôles de la tragédie.fais plein de recherches sur la tragedie, ses fonctions, et trouve pleins d'exemples ( je sais je sais, facile a dire, mais dur a faire)

    III si tu fais une synthèse... JE SAIS PAS COMMENT LES FAIRE désolé

    Conclusion: tu resume!! tu ne continue pas ton developpement surtout!
    et tu essaye de faire une ouverture culturelle.

    Et bien sur, oublie pas une intro au debut ;) conseil: trouve une bonne phrase d'accroche au début de ton intro et une problematique qui laisse du suspens!

    BONNE CHANCE !!!!!!!!!!! :roll:
  • Bonjour woman974,

    Voici les quelques petits conseils de quelqu'un qui n'a que son bac, mais qui a quand même quelques idées ...

    Je pense que la réponse finale à cette question est "oui" : la tragédie se termine impérativement par la mort car c'est son but et sa fin. Dans la tragédie classique, ce sont les dieux ou la fatalité qui poussent cette "machine" vers sa fin. Dans les tragédies, de façon générale, on insiste sur la mortalité des hommes, appelés le plus souvent mortels.

    Phèdre (que j'ai également étudiée) est un parfait exemple de ces procédés, il me semble. Reprenons le sujet. Il comporte plusieurs mots-clés :
    1) machine parfaite... irrémédiablement
    2) les divinités [l'] ont créée pour conduire
    3) le mortel
    4) la mort

    1) Dans Phèdre, tout semble se passer inexorablement, complètement malgré les protagonistes. Phèdre, repentante et dégoûtée de ses pensées, lutte pourtant sans succès pour ne pas y céder. Le mot "machine" entend l'idée de qqch de mécanique : en effet, il ne reste pas de choix aux personnages : peu à peu toutes les portes se ferment, et ils sont comme conduits à la mort comme à leur seule option.
    2) Phèdre se plaint sans cesse des dieux et de la fatalité qui jouent contre elle.
    3) Les personnages sont très souvent appelés "mortels", par opposition aux dieux qui poussent leur sort.
    4) La mort et son ombre sont omni-présents tout au long de la pièce. D'abord, c'est la mort de Thésée que redoute Hippolyte. Dès sa première apparition, Phèdre annonce qu'elle va bientôt mourir. Puis on croit que Thésée est réellement mort. Hyppolite meurt enfin, puis Oenone, puis Phèdre. Il ne reste que Thésée et Aracie.


    Il me semble que tu devrais mettre tout cela en deuxième partie, et essayer de défendre en première partie le contraire : montrer les points dans Phèdre qui contredisent cette affirmation. Là je ne sais pas trop par contre ; peut-être que tu pourrais parler de la responsabilité morale de Phèdre et d'Hippolyte dans leurs morts, voire de celle d'Oenone (trouver des parties du texte qui laisseraient supposer que Phèdre ait fait le choix de céder à ce qu'elle a pensé/fait, qu'elle aurait pu s'en empêcher ; qu'Hippolyte a mal agi en partant dans son char, qu'il aurait pu s'abstenir...).

    En troisième partie, tu pourrais peut-être développer la relation amour/mort si inséparables dans cette tragédie comme dans d'autres.

    Voilà, ce sont des pistes brèves ; j'espère que je ne me trompe pas trop et que cela pourra t'être utile...

    Rebecca
  • Merciii beaucoup pour ton plan =) !
    je voudrais savoir une dernière chose ? :s
    les sous partie , , je fais comment ? !

    Dsl , avec mais questions ...

    Mercii encore
  • 76man76man Membre
    courtiron a écrit:
    Je pense que la réponse finale à cette question est "oui" : la tragédie se termine impérativement par la mort car c'est son but et sa fin. Dans la tragédie classique, ce sont les dieux ou la fatalité qui poussent cette "machine" vers sa fin.
    C'est justement là que Racine joue le trouble-fête. La fatalité n'est le plus souvent présente que comme prétexte au choix du personnage; la tragédie racinienne est une tragédie du langage et de la responsabilité, non de la fatalité. Dans Andromaque, Oreste déclare : "Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne", mais c'est lui qui provoque sa perte, non les dieux. Dans Bérénice, seule Rome est une barrière, la fatalité dépend d'une loi humaine et non divine.
  • C'est très vrai ce que vous dites, 76man. Cela fait un petit moment que je n'ai pas relu Racine, et je n'avais pas de texte sous les yeux ; merci.

    Woman974, ce que dit 76man est un très bon argument à mettre dans ta deuxième partie.

    Pour les sous-parties, c'est à moi que tu t'adresses ?
  • 76man76man Membre
    Pour ajout, la version préliminaire était : "Je me livre en aveugle au transport qui m'entraîne." Beaucoup moins de fatalité ici, n'est-ce pas? :)
  • En effet ! =) Mais bon, je suis sûre qu'en relisant bien pointilleusement Racine on pourrait trouver pas mal de passages dans le genre...
  • 76man76man Membre
    Oui, c'est certain :)
  • Ouiii, je m'adressais à toi ? enfin keskun ki pourai maider ...
  • D'abord, je voulais dire dans mon dernier message que tu pourrais mettre les propos de 76man dans ta première partie (celle où tu soutiens la responsabilité morale des personnages raciniens) et non dans ta deuxième partie...

    Ensuite, pour les sous-parties, il faudrait que tu essaies d'organiser ce que je t'ai dit pour la deuxième partie, et peut-être que tu fasses quelques recherches pour la première, car j'avoue que sans me pencher dessus plus que cela je n'ai plus trop d'idées.

    Je te conseille de relire le texte à la loupe pour trouver des exemples et des arguments, c'est là que viendra ta force ; sans passages précis à l'appui tout ce que je t'ai dit ne te servira de rien.

    Souviens-toi simplement des grands thèmes pour les parties, à savoir :
    I - Les personnages raciniens sont moralement responsables de leurs actes=ils ne sont pas totalement assujettis à la force du destin.

    II - Cependant, la fatalité exerce tout de même une très grande force sur eux et à laquelle ils ne peuvent résister.

    Conclusion : Voilà tout le mystère et le tragique de la position de Phèdre : elle s'accuse de la part de responsabilité qu'elle a dans ses mauvais désirs, mais elle déséspère également d'en triompher puisqu'elle se sait poussée par un destin et des dieux plus forts qu'elle.


    La-dedans, détérmine tes sous-parties, comble les espaces par de nouveaux arguments à cet effet que tu tireras du texte, et mets des exemples et des citations partout.

    Voilà, voilà ; j'espère que c'est clair et que je n'ai pas été trop trop longue... Je te souhaite réussite pour ce sujet bien intéressant. Tiens-nous au courant.
  • Bonjour , j' ai une dissertation à faire et je bloque complètement ...
    Pourriez-vous m'aider ?
    Voici le sujet : << La tragédie est la machine parfaite que les divinités ont crée pour conduire irrémédiablement le mortel à la mort .>>

    Cette définition vous semble t-elle correspondre au texte que vous avez étudiés ? ( Phèdre de RACINE )

    Merci d' avance.
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