Grammaire française Participe passé

Bonjour,

Concernant la concordance des temps avec si :
1)° si + présent → futur simple (ou présent)
2)° si + imparfait → conditionnel présent
3)° si +plus que parfait → conditionnel passé

Est-ce systématique ou existe-il des exceptions ?

Si + futur → est-ce possible ?

Dit-on :
Je l'aurais fait si j'avais su ?
C'est comme si vous créiez/je créais une entreprise...

Merci
«1

Réponses

  • je crois que le futur antérieur et le postérieur sont les résolutions correctes
    Merci
  • MurielMuriel Membre
    Bonjour Vegeno,
    Si + futur → est-ce possible ?
    Dans une subordonnée conditionnelle, c'est impossible ; mais vous pouvez le trouver dans une interrogative indirecte :
    - Je me demande si nous irons au cinéma ce soir.

    Muriel
  • VegenoVegeno Membre
    Merci
  • Bonjour

    J'ai un petite doute sur une phrase, notamment de différencier s'il s'agit de conditionnel présent ou de futur simple (le français n'est pas ma langue maternelle, excusez-moi si ma demande est stupide).

    La phrase est :

    "J'augmenterais mon niveau si je vois que tes joutes verbales sont dignes de ma personne"

    Le verbe augmenter est écris au conditionnel, mais on m'a dit que le verbe était pourtant au futur. Mes maigres connaissances concernant ce mode de conjugaison me laissent penser que le morceau de la phrase "si je vois [etc]" implique une condition, et donc le conditionnel, non ?

    Merci à vous de vos réponses :)
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Quand le verbe après "si" est à l'imparfait, on emploie le conditionnel pour l'autre verbe.
    J'augmenterais mon niveau si je voyais que tes joutes verbales sont dignes de ma personne.
    On envisage comme condition un fait qui pour le moment paraît encore incertain.

    Mais quand le verbe après "si" est au présent, on emploie le futur pour l'autre verbe.
    J'augmenterai mon niveau si je vois que tes joutes verbales sont dignes de ma personne.
    On envisage comme condition un fait que l'on estime probable et réalisable.
  • Quand le verbe après "si" est au conditionnel, on emploie le conditionnel pour l'autre verbe.
    J'augmenterais mon niveau si je voyais ...

    Je ne comprends pas, Jehan, quand tu parles de conditionnel pour "je voyais".
    Tu as ptet voulu parler du verbe "avant" si et non "après".
  • JehanJehan Modérateur
    Mon clavier a fourché : j'ai bien sûr voulu écrire "Quand le verbe après "si" est à l'imparfait"
    Je rectifie. Merci pour ta vigilance.
    Cela dit, c'est un imparfait à valeur modale de conditionnel.
  • Aradhor a écrit:
    "si je vois [etc]" implique une condition, et donc le conditionnel, non ?
    En fait, le conditionnel sert moins à marquer la condition que le caractère très hypothétique de la réalisation de la conséquence, la réalisation de la condition étant elle-même très improbable.

    Avec si + présent, on envisage la condition sur un mode réalisable. Si la condition se réalise (= il voit que tes joutes, etc.), alors l'augmentation du niveau aura bien lieu, c'est sûr. C'est sûr, mais ce n'est pas encore réalisé, la conséquence est donc au futur.

    Avec si + imparfait, on envisage la condition sur un mode très peu réalisable, on est dans l'hyper hypothétique : il y a très peu de chance que la condition se réalise (c'est l'imparfait qui indique le caractère hypothétique de la chose. Dans ce cas l'imparfait n'indique pas un évènement passé, il marque l'hypothétique)*, et donc très peu de chance que l'augmentation du niveau ait lieu. La conséquence est au conditionnel.

    * http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=4198

    Je vais en plus te donner un petit "truc". Comme le français n’est pas ta langue maternelle, il ne te sera peut-être pas utile, mais si tu maitrises bien le français, il pourrait l'être ! :)

    Quand ta phrase est à la première personne du singulier et que tu ne sais pas s’il faut mettre un futur ou un conditionnel, tu remplaces « je » par une autre personne, par exemple « il » :

    1- Il augmenterait son niveau s’il voit que tes joutes verbales sont dignes de sa personne. > phrase incorrecte
    2- Il augmentera son niveau s’il voit que tes joutes verbales sont dignes de sa personne. > phrase correcte

    Est-ce que tu entends que la première phrase "sonne" mal ?
  • Bonjour,

    Je n'arrive pas à me décider des temps auxquels je dois conjuguer les 2 verbes pouvoir et s'agir dans la phrase suivante :
    "Et s'il se pouvoir qu'un élève surpasse son maître, j'ai l'absolue conviction que c'est de vous qu'il s'agir".
    (sens général : Dans l'hypothèse où il serait possible pour un élève de surpasser son maître, dans ce cas je suis convaincu que vous êtes celui qui y parviendrait).

    "Et s'il se pouvait qu'un élève surpasse son maître, j'ai l'absolue conviction que c'est de vous qu'il s'agirait".
    ou
    "Et s'il s'était pu qu'un élève surpasse son maître, j'ai l'absolue conviction que c'est de vous qu'il s'agirait".
    ou
    "Et s'il se peut qu'un élève surpasse son maître, j'ai l'absolue conviction que c'est de vous qu'il s'agit".
    ou
    ????

    Merci de vos bons conseils!
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Pour la seconde, je préférerais :
    "Et s'il s'était pu qu'un élève surpassât son maître, j'ai l'absolue conviction que c'est de vous qu'il se serait agi".
  • Merci beaucoup, ça "sonne bien" en effet !
  • "Et s'il s'était pu qu'un élève surpasse son maître, j'ai l'absolue conviction que c'est de vous qu'il s'agirait".

    Pour ta seconde proposition, parfaitement corrigée par Lamaneur, c'est le fond qui m'interpelle.
    Cette phrase élimine catégoriquement la possibilité qu'un élève n'ait jamais surpassé son maître, et ça exclut même que cela puisse se produire dans l'avenir.
    Sans connaître le contexte, il est difficile de juger, mais qui peut prétendre avec autant d'assurance une telle chose, Dieu ?

    Tous, ou presque, les plus grands artistes, tous arts confondus, ont eu un voire des maîtres, bien souvent effacés par l'élève.
    Comment s'appelait déjà le maître de musique de Mozart ? J'ai oublié...

    EDIT : Ça m'est revenu : Leopold Mozart, son père. ;)
  • Merci de ta réponse Ricardo.

    Tu y écris que :
    "Sans connaître le contexte, il est difficile de juger, mais qui peut prétendre avec autant d'assurance une telle chose, Dieu ?"

    Justement la phrase originelle (un éloge aux qualités spirituelles d'un individu) évoquait l'hypothèse qu'un simple quidam parvienne en définitive à surpasser Dieu en qualités. "Si cela était possible, seul vous-même y seriez parvenu !"
    J'avais sciemment déplacé le registre, pour en faire celui d'une plus commune relation de maître à élève au sein de laquelle, bien sûr, rien n'interdit à l'élève de dépasser son maître, bien au contraire.
  • Merci de ta précision qui confirme que j'avais vu juste. ;)
  • ZajZaj Membre
    23 août modifié

    Bonjour,

    Je rencontre un gros doute quant à la phrase :

    1) Si nul autre que lui n’avait ne fût-ce qu’entrevu cet homme, eût-il été inenvisageable qu’il eût halluciné ?

    2) Si nul autre que lui n’avait ne fût-ce qu’entrevu cet homme, fût-il inenvisageable qu’il eût halluciné ?

    3) Si nul autre que lui n’avait ne fût-ce qu’entrevu cet homme, était-il inenvisageable qu’il eût halluciné ?


    Selon ce que je souhaite écrire, « si » n’a pas véritablement la valeur d’éventualité, mais plutôt celle de causalité ; et comme l’interrogation se pose au moment présent mais réfère au passé, je suis perdu.

    L’hypothèse la plus correcte me semble être la deuxième, mais est-il possible d’employer le subjonctif imparfait à valeur d’un conditionnel présent ?


    Aussi, en ce qui concerne la tournure « ne fût-ce que », l’emploi de l’imparfait du subjonctif est-il correct alors qu’il est précédé (entouré) d’un plus-que-parfait ? N’eût-il pas mieux valu employer le plus-que-parfait du subjonctif (ce qui, je pense, serait horrible à lire).


    Merci d'avance

  • JehanJehan Modérateur
    23 août modifié

    Bonjour.

    Fût-ce est une tournure figée à valeur restrictive et conditionnelle, utilisée en incise, et qui ne varie pas en temps. Elle équivaut à serait-ce. De nos jours, c'est le seul cas où un subjonctif imparfait a une valeur de conditionnel présent.

    Inutile d'employer un "si" pour exprimer une causalité... La phrase serait (un peu) plus légère ainsi :

    Nul autre que lui n’ayant ne fût-ce qu’entrevu cet homme, était-il inenvisageable qu’il eût halluciné ?

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    23 août modifié

    La phrase reste lourde et pédante, et l'emploi moderne (et barbare !) de "halluciner" n'en est que plus choquant.

  • JehanJehan Modérateur

    Disons que le Larousse l'accueille sans commentaire au sens d' "avoir des hallucinations".

    Le Robert, quant à lui, l'étiquette "familier" mais ne note que le sens "être stupéfait", qui n'est pas celui de la phrase.

  • ZajZaj Membre

    Merci à toi Jehan, et je te souhaite un joyeux anniversaire.


    Pour répondre à lamaneur :

    Merci pour ta réponse des plus constructives. Se gausser des nouveaux est toujours un beau tue-l’ennui (attention, je doute que ce mot soit inscrit au sein du Robert).

    Je n’ai écrit cette phrase qu’en vue d’imager ma question. Quant à l’emploi « moderne et barbare » du verbe halluciner, nous sommes parfois contraints d’avoir recours à des synonymes (ce qui est le cas dans cette partie de mon histoire).

    J’ignorais toutefois qu’employer le subjonctif fût pédant. Aussi devrais-tu peut-être soit t’abstenir de répondre à ceux que tu tiens pour « petits d’esprit » ; soit les laisser à leur néologisme tant que celui-ci flatte ton narcissisme, ou à tout le moins conforte ton esprit dans sa certitude d’être le propre de l’élite. Peut-être as-tu senti naître en toi la velléité d’apporter ton aide, mais je n’en ai pas vu l’ombre.

    Un deuxième merci pour ta manière de répondre avec emphase et pour tes mots emplis de fatuité. En définitive, merci de m’avoir montré que les forums littéraires tournent autour d’un cercle élitiste à l’ego gonflé. Ce n’est pas l’idée que j’en avais, et sois rassuré, mes formules lourdes et pédantes n’éveilleront plus jamais ta malignité.


    De nos jours, il semblerait qu’il vaille mieux apprendre seul.

  • JehanJehan Modérateur
    23 août modifié

    Dis donc, tu ne crois pas que tu pousses un peu, là ? Le jugement de Lamaneur sur la lourdeur de ta phrase, (jugement que je partage, et pas seulement à cause des subjonctifs) ne mérite pas que tu parles à son propos d' "emphase", de "fatuité", d' "égo gonflé", de "narcissisme", d' "élitisme", de "se gausser"...

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