Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, je suis en licence 1 de Lettres modernes.

Dans le cadre d'un commentaire sur le poème "L'émigrant de Landor Road" extrait du recueil "Alcools", j'ai une question à vous poser sur l'une des phrases du poème:

"Sous les arbres pleins d'oiseaux muets et de singes"

Je dois insister sur les remarques sur la forme, et j'ai des difficultés à les détecter sur ce vers-ci. Je sais qu'il s'agit d'un alexandrin, mais apparemment la césure a lieu au milieu du mot "oiseaux". Etrange? Mais je ne sais pas comment l'interpréter.

Je vous mets tout le poème:
Le chapeau à la main il entra du pied droit
Chez un tailleur très chic et fournisseur du roi
Ce commerçant venait de couper quelques têtes
De mannequins vêtus comme il faut qu'on se vête
La foule en tous sens remuait en mêlant
Des ombres sans amour qui se traînaient par terre
Et des mains vers le ciel pleins de lacs de lumière
S'envolaient quelquefois comme des oiseaux blancs
Mon bateau partira demain pour l'Amérique
Et je ne reviendrai jamais
Avec l'argent gardé dans les prairies lyriques
Guider mon ombre aveugle en ces rues que j'aimais
-
Car revenir c'est bon pour un soldat des Indes
Les boursiers ont vendu tous mes crachats d'or fin
Mais habillé de neuf je veux dormir enfin
Sous des arbres pleins d'oiseaux muets et de singes

Les mannequins pour lui s'étant déshabillés
Battirent leurs habits puis les lui essayèrent
Le vêtement d'un lord mort sans avoir payé
Au rabais l'habilla comme un millionnaire

Au dehors les années
Regardaient la vitrine
Les mannequins victimes
Et passaient enchaînées

Intercalées dans l'an c'étaient les journées neuves
Les vendredis sanglants et lents d'enterrements
De blancs et de tout noirs vaincus des cieux qui pleuvent
Quand la femme du diable a battu son amant
Puis dans un port d'automne aux feuilles indécises
Quand les mains de la foule y feuillolaient aussi
Sur le pont du vaisseau il posa sa valise
Et s'assit

Les vents de l'Océan en soufflant leurs menaces
Laissaient dans ses cheveux de longs baisers mouillés
Des émigrants tendaient vers le port leurs mains lasses
Et d'autres en pleurant s'étaient agenouillés
Il regarda longtemps les rives qui moururent

Seuls des bateaux d'enfants tremblaient à l'horizon
Un tout petit bouquet flottant à l'aventure
Couvrit l'Océan d'une immense floraison
Il aurait voulu ce bouquet comme la gloire
Jouer dans d'autres mers parmi tous les dauphins
Et l'on tissait dans sa mémoire
Une tapisserie sans fin
Qui figurait son histoire
Mais pour noyer changées en poux
Ces tisseuses têtues qui sans cesse interrogent
Il se maria comme un doge
Aux cris d'une sirène moderne sans époux
Gonfle-toi vers la nuit O Mer Les yeux des squales
Jusqu'à l'aube ont guetté de loin avidement
Des cadavres de jours rongés par les étoiles
Parmi le bruit des flots et des derniers serments
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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    "Sous les arbres pleins d'oiseaux muets et de singes"

    Il ne semble pas qu'il y ait ici une césure classique 6+6.
    Il se peut bien qu'il n'y ait pas de césure du tout.
    C'est ça, le modernisme !
  • Bonjour je voudrais une aide je dois faire un commentaire compose sur l'emigrant de road land merci de me donner quelques indications
    Le chapeau à la main il entra du pied droit
    Chez un tailleur très chic et fournisseur du roi
    Ce commerçant venait de couper quelques têtes
    De mannequins vêtus comme il faut qu'on se vête
    La foule en tous sens remuait en mêlant
    Des ombres sans amour qui se traînaient par terre
    Et des mains vers le ciel pleins de lacs de lumière
    S'envolaient quelquefois comme des oiseaux blancs
    Mon bateau partira demain pour l'Amérique
    Et je ne reviendrai jamais
    Avec l'argent gardé dans les prairies lyriques
    Guider mon ombre aveugle en ces rues que j'aimais
    -
    Car revenir c'est bon pour un soldat des Indes
    Les boursiers ont vendu tous mes crachats d'or fin
    Mais habillé de neuf je veux dormir enfin
    Sous des arbres pleins d'oiseaux muets et de singes

    Les mannequins pour lui s'étant déshabillés
    Battirent leurs habits puis les lui essayèrent
    Le vêtement d'un lord mort sans avoir payé
    Au rabais l'habilla comme un millionnaire

    Au dehors les années
    Regardaient la vitrine
    Les mannequins victimes
    Et passaient enchaînées

    Intercalées dans l'an c'étaient les journées neuves
    Les vendredis sanglants et lents d'enterrements
    De blancs et de tout noirs vaincus des cieux qui pleuvent
    Quand la femme du diable a battu son amant
    Puis dans un port d'automne aux feuilles indécises
    Quand les mains de la foule y feuillolaient aussi
    Sur le pont du vaisseau il posa sa valise
    Et s'assit

    Les vents de l'Océan en soufflant leurs menaces
    Laissaient dans ses cheveux de longs baisers mouillés
    Des émigrants tendaient vers le port leurs mains lasses
    Et d'autres en pleurant s'étaient agenouillés
    Il regarda longtemps les rives qui moururent

    Seuls des bateaux d'enfants tremblaient à l'horizon
    Un tout petit bouquet flottant à l'aventure
    Couvrit l'Océan d'une immense floraison
    Il aurait voulu ce bouquet comme la gloire
    Jouer dans d'autres mers parmi tous les dauphins
    Et l'on tissait dans sa mémoire
    Une tapisserie sans fin
    Qui figurait son histoire
    Mais pour noyer changées en poux
    Ces tisseuses têtues qui sans cesse interrogent
    Il se maria comme un doge
    Aux cris d'une sirène moderne sans époux
    Gonfle-toi vers la nuit O Mer Les yeux des squales
    Jusqu'à l'aube ont guetté de loin avidement
    Des cadavres de jours rongés par les étoiles
    Parmi le bruit des flots et des derniers serments
    Voilà l'extrait je suis complétement bloqué merci de vouloir m'aider
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