Grammaire française Participe passé

Bonsoir,

J'ai fini ma lettre de motivation et j'ai un gros doute entre l'emploi du futur ou du conditionnel pour le verbe "je m'impliquerai" dans le contexte suivant :

"Rigoureuse, dynamique, disponible et m'adaptant facilement à un rythme de travail, je m’impliquerai totalement dans les diverses missions que vous voudrez bien me confier."

Merci de me répondre très rapidement !!

bonne soirée
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Réponses

  • ArthurArthur Membre
    Les deux temps sont utilisables, mais le futur est nettement plus convaincant.

    Cordialement.
  • Je vous remercie de votre réponse, je vais alors suivre votre avis et mettre ce verbe au futur.

    Bonne soirée et merci encore
  • JunaymeJunayme Membre
    Bonjour,

    Je lui ai expliqué que je lui téléphonerais quand je recevrais la lettre.

    Avec le passé, le conditionnel est de mise. Pour autant, ne peut-on pas employer ici le futur de l'indicatif ?

    Je lui ai expliqué que je lui téléphonerai quand je recevrai la lettre.

    Merci.
  • Dans cette phrase, il faut effectivement deux futurs : Je lui ai expliqué que je lui téléphonerai quand je recevrai la lettre. mais pas de conditionnel.
  • NoëlNoël Membre
    N'est-ce pas discutable ?

    Il m'a expliqué qu'il me téléphonerait quand il recevrait ma lettre.

    Ou bien

    Il m'a expliqué qu'il me téléphonera quand il recevra ma lettre.

    Discours indirect ?
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, futur, si le coup de téléphone et la réception n'ont pas encore eu lieu :
    "Tout à l'heure, je lui ai expliqué que je lui téléphonerai quand je recevrai la lettre."

    Mais conditionnel (futur du passé) si le coup de téléphone et la réception ont déjà eu lieu.
    "Je lui ai expliqué que je lui téléphonerais quand je recevrais la lettre. J'ai reçu la lettre le lendemain et je l'ai donc appelé."
  • Il m'a expliqué qu'il me téléphonera...
    C'est tout de même assez relâché. J'appliquerais mécaniquement la concordance au passé dans tous les cas, et je mettrais le conditionnel, même si le coup de fil prévu est postérieur au moment de l'énonciation première. En effet, ce qui importe n'est pas que l'évènement soit futur ou non par rapport à cette énonciation, mais que ce qui a été affirmé, l'ait été dans le passé.
    Les deux exemples de Jehan ne sont pas fondamentalement divergents quant à la valeur temporelle du passé composé ou du futur dans le passé, et ne justifient pas à mes yeux un traitement différent.
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir,
    Lucretius a écrit :
    En effet, ce qui importe n'est pas que l'évènement soit futur ou non par rapport à cette énonciation, mais que ce qui a été affirmé, l'ait été dans le passé.
    Oui, il faut appliquer les règles du discours indirect.

    Si le verbe de la principale est à un temps du passé, le futur (du discours direct) se transforme au conditionnel présent :
    « Je te téléphonerai quand je recevrai ta lettre », lui a-t-il expliqué → Il lui a expliqué qu'il lui téléphonerait quand il recevrait sa lettre.

    Mais :

    « Je te téléphonerai quand je recevrai ta lettre », lui explique-t-il → Il lui explique qu'il lui téléphonera quand il recevra sa lettre ;

    « Je te téléphonerai quand je recevrai ta lettre », lui expliquera-t-il → Il lui expliquera qu'il lui téléphonera quand il recevra sa lettre.

    Muriel
  • JehanJehan Modérateur
    Au temps pour moi... En l'occurrence, j'avais complètement perdu de vue le discours indirect. Mea culpa !
  • Bonjour

    Y a-t-il une nuance de sens entre ces deux phrases?

    "Je te téléphonerai quand je recevrai ta lettre."
    "Je te téléphonerai quand j'aurai reçu ta lettre."

    Merci d'avance
  • NoëlNoël Membre
    Bonjour

    Y a-t-il une nuance de sens entre ces deux phrases?

    "Je te téléphonerai quand je recevrai ta lettre."
    "Je te téléphonerai quand j'aurai reçu ta lettre."
    Pour moi ces phrases correspondent respectivement à
    Je te téléphonerai immédiatement à réception de ta lettre.
    Je te tréléphonerai après avoir reçu ta lettre, il pourra y avoir un délai...
    Lucretius a écrit:
    Il m'a expliqué qu'il me téléphonera...
    C'est tout de même assez relâché.
    Il suffit en effet d'écouter la radio ou la télé pour se rendre compte de la fréquence d'emploi du futur à la place di conditionnel. Pas plus tard qu'hier, sur France Info :

    "Le porte-parole a déclaré que le gouvernement examinera cette proposition dès que possible."
  • Curieusement, ça me choque moins avec "déclarer" qu'avec "expliquer", mais je maintiens que c'est relâché.
  • JehanJehan Modérateur
    Eh oui... Seul Lucretius ne fait jamais relâche ! ;)

    Tiens, un extrait de Riegel, tout de même :
    "Ces règles de transposition mécanique peuvent connaître des entorses parfaitement logiques. (...) Un futur peut être conservé s'il marque aussi l'avenir par rapport au moment où le discours est rapporté : J'ai dit que je viendrai demain. L'action de venir est postérieure à la fois au moment où le discours est prononcé et à celui où il est rapporté.
    Finalement, hier, j'ai peut-être fait mon mea culpa un peu vite.
  • Ça reste une "entorse". Une autre entorse usuelle, est la manière dont les interrogatives indirectes sont sans cesse piétinées. On n'est pas obligé de se conformer aux usages fautifs des autres. Ici je ne ferai pas un mea culpa, mais un istorum culpa.

    S'il y a une chose qui me fait douter dans cette histoire, ce n'est certainement pas la postériorité par rapport au temps de l'énonciation première. En effet, imaginons que le verbe principal est à l'imparfait.

    Alors qu'ils passaient des vacances chez ma belle mère, Josiane déclarait tous les jours à son mari qu'il mourrait avant elle. Maintenant, elle semble calmée et se tait, alors même que ce sombre avenir se prépare. Dans deux mois, je sais bien que ma belle mère va l'assassiner.

    La nous avons bien un énoncé postérieur au temps de l'énonciation, doublement futur. Mais il est impossible de mettre au futur.

    Donc si on n'applique pas la concordance, cela ne peut venir que d'une chose : qu'on ne considère pas tout à fait le passé composé comme un passé, mais comme un genre de présent avec une valeur aspectuelle d'achèvement. L'imparfait n'a pas ce genre d'ambiguïtés.
  • MurielMuriel Membre
    Bonjour,
    Lucretius a écrit :
    Donc si on n'applique pas la concordance, cela ne peut venir que d'une chose : qu'on ne considère pas tout à fait le passé composé comme un passé, mais comme un genre de présent avec une valeur aspectuelle d'achèvement. L'imparfait n'a pas ce genre d'ambiguïtés.
    Ce matin, j'avais eu envie de dire la même chose. Parce qu'à la réflexion, il me semble (surtout à l'oral) qu'on dira facilement (même si c'est fautif) Il m'a dit qu'il viendra ; alors qu'on dira instinctivement Il m'avait dit qu'il viendrait, ou Il me disait qu'il vendrait ses livres.

    Muriel
  • JehanJehan Modérateur
    On n'est pas obligé de se conformer aux usages fautifs des autres.
    Mais je n'ai jamais dit qu'on était obligé... =)
    Et puis c'est une simple licence, non un "usage fautif" !
    Et qui se limite effectivement, sans doute pour les raisons que tu analyses, au cas d'une principale au passé composé.
    La Grammaire pratique Hachette de 1971 précise que dans ce cas l'usage du conditionnel en place du futur...
    ...n'est obligatoire que si l'action exprimée se situe elle-même au passé, ou au présent, par rapport au narrateur : Il a dit, avant hier, qu'il reviendrait le lendemain. Si en revanche l'action exprimée par la subordonnée se situe dans l'avenir par rapport au narrateur, on peut avoir : "Il a dit qu'il reviendrait demain" ou "Il a dit qu'il reviendra demain."
    On a donc le choix.
    La phrase n'est pas plus ambiguë dans un cas que dans l'autre.
    Le formaliste a tout à fait le droit de s'en tenir au sacro-saint conditionnel.
    Et ceux qui utilisent ici le futur auraient grand tort de se sentir coupables de quoi que ce soit.
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir,

    J'ai passé le Bon Usage (13e édition) au peigne fin et je n'ai trouvé que cette remarque (§ 408, ) :
    Modifications entraînées par la transformation du discours direct en discours indirect (lié ou libre).

    [...]

    Remarques. — 1. Lorsque les paroles représentent une chose vraie au moment où le narrateur les rapporte, on garde les temps primitifs :

    Nous disions que vous ÊTES l'orateur le plus éminent du diocèse (A. France, Orme du mail, p. 6).
    [...]
    Les exemples conservant le temps du direct et ne se rapportant pas à cette remarque sont jugés non-conformes. À aucun moment il ne parle de possibilité de conservation du temps quand la principale est au passé composé.

    Muriel
  • JehanJehan Modérateur
    Riegel aussi évoque ce cas du présent conservé dans la subordonnée :
    Un présent de définition ou de vérité générale peut être maintenu dans le discours indirect: Elle pensait que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
    Un présent peut être aussi maintenu par le locuteur lorsqu'il prend en charge les paroles rapportées : Il a dit que tu es un imbécile. La transposition à l'imparfait permet au contraire au locuteur de se détacher du discours rapporté, sans l'assumer : Il a dit que tu étais un imbécile. (= "C'est lui qui l'a dit, et pas moi, qui me contente de rapporter ses paroles").
    Plus disert que Grevisse, en l'occurrence...
    Avec en prime le cas du futur, également traité.
  • NoëlNoël Membre
    Jehan a écrit:
    Eh oui... Seul Lucretius ne fait jamais relâche ! ;)

    Tiens, un extrait de Riegel, tout de même :
    "Ces règles de transposition mécanique peuvent connaître des entorses parfaitement logiques. (...) Un futur peut être conservé s'il marque aussi l'avenir par rapport au moment où le discours est rapporté : J'ai dit que je viendrai demain. L'action de venir est postérieure à la fois au moment où le discours est prononcé et à celui où il est rapporté.
    Finalement, hier, j'ai peut-être fait mon mea culpa un peu vite.
    Dans l'exemple que vous citez, je ne vois pas de discours rapporté, puisqu'il commence par "je". Pour moi un discours rapporté serait "Il a dit qu'il viendra demain".
  • JehanJehan Modérateur
    On ne peut pas se citer soi-même, rapporter ses propres paroles ?

    J'ai dit tout à l'heure :"Je viendrai demain".
    J'ai dit que je viendrai demain. C'est ce que j'ai dit.

    De toute manière, que ce soit dans :
    "J'ai dit que je viendrai demain."
    ou dans :
    "Il a dit qu'il viendra demain."
    c'est bien le futur simple qui est employé.

    L'action de venir, dans les deux cas, est bien postérieure à la fois au moment où le "Je viendrai demain" a été dit, et au moment où l'on rapporte ce qui a été dit.
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