Voilà un extrait d'un roman suédois

Bonsoir,

Voilà un extrait d'un roman Suédois:

"Le quatrième commandement contiendrait ceci : Tu ne laisseras pas ton sentiment inné de respect pour tes parents te conduire a admirer jusqu'à leurs fautes et il n’est point besoin que tu les honores plus qu’ils ne méritent. Tu n’es en aucune façons redevable et reconnaissant envers eux car ils ne t’ont rendu aucun service en te mettant au monde. S’ils te nourrissent et t’habillent, c’est pour satisfaire a leurs égoïsme et aux lois civiles. Les parents qui demandent (ils s’en trouvent qui vont jusqu'à exiger) de la reconnaissance à leurs enfants sont comme des usuriers : ils risquent volontiers leurs capital pourvus qu’ils touchent la rente.

Note 1 : Si les parents (les pères surtout) haïssent plus souvent qu’ils aiment leurs enfants, cela tient a ce que leurs enfants grèvent leurs budget. Il y a des parents qui traitent leurs enfants comme des actions sur lesquelles ils prélèveront incessamment une rente. "


Je souhaiterais savoir ce que cela vous inspire. Est-ce que quelqu'un veut s'essayer à une étude de texte, comme celle que l'on fait pour le BAC Français, par exemple ?

Pour ceux qui sont intéressés je donnerais les références exactes du roman en question.

Jinx

Réponses

  • JinxJinx Membre
    Ce texte a été lu plus de 50 fois et personne ne semble faire le moindre commentaire. Curieux...

    J.
  • PortiaPortia Membre
    Le " famille je vous hais" a déjà beaucoup servi dans la littérature.
  • JinxJinx Membre
    Portia, merci pour votre contribution a mon sujet.

    Je suis parfaitement inculte s'agissant de littérature. J'ignorais que ce sujet avait été largement discuté.

    De toute façons, je ne suis pas certain que ce texte ai besoin d'une "étude". Il est suffisamment explicite.

    J.Puisque on est sur un forum littéraire, est-ce que j'ai bien orthographié mon "ai" dans "je ne suis pas certain que ce texte ai besoin d'une étude" ?

    Est-ce que c'est "ai" ou "ait" ? J'ai un doute

    J.
  • PortiaPortia Membre
    Bonsoir

    Je ne suis pas certain que : l'expression est suivie d'un verbe au présent du subjonctif donc il faut "ait" à la 3ème personne du sg.

    La citation que j'ai mentionnée est de Gide et comme exemple de haine dans les familles je pense à Mauriac avec par exemple Le Noeud de vipères.

    Ce qui est assez moderne dans le roman suédois c'est l'idée que l'enfant n'a pas demandé à naître et qu'on ne peut rien lui demander. Le texte avec ses idées juridiques et économiques est un peu ennuyeux. L'idée que l'on n'est pas redevable des soins reçus par les parents puisque les parents sont obligés par la loi de faire leur devoir est une excuse fallacieuse car si on reste dans le juridique, les lois vont de la même façon imposer aux enfants des devoirs vis à vis de leurs parents ce que l'auteur évite de mentionner. Le vocabulaire de type économique part de la notion maintenant bien connue du coût de l'enfant mais de la même façon le reste est faux : une action ne produit pas une rente par exemple mais des intérêts et là l'auteur a raté un effet, le parent s'attend à recevoir un peu d'intérêt de la part de son enfant. Le mélange des sentiments et des coûts économiques me semble de toute façon quelque peu bizarre comme pourrait l'être l'irruption des sentiments dans un livre de droit ou de sciences éco.
  • JinxJinx Membre
    Merci Portia pour votre analyse.

    Le texte en question est tiré d'un roman Suédois d'August Strindberg: Le Cabinet rouge (1879).

    Le texte est assez ancien et je suppute que les lois sociales de solidarité entre les générations n'étaient pas établies au moment de sa rédaction. Ou en tout cas pas elles n'avaient probablement pas la même forme que celles que l'on connait aujourd'hui. Je parle en particulier du devoir des enfants envers leurs parents.

    Le lien entre les sentiments et des coûts économiques me semble parfaitement justifié a condition que le mettre en rapport avec - ce que me semble être un point important - "la faute" commisse par les parents. Il est des cas où la faute, par un mecanisme de solidarité, est payé, en partie, par les enfants.

    Il faut être au courant de ce genre de problèmes pour saisir pleinement le sens de ce texte.

    J.
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