Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • bonjour,

    j'espère poser ma question au bon endroit.
    Dans le cas du "si j'avais su que" , je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas le droit de dire et d'écrire :
    si j'avais su que tu en manges, j'en aurais....

    je me suis fait reprendre au titre de la concordance des temps, alors que dans mon esprit le fait que tu en manges est actuel et certain.
    Pourquoi suis-je donc supposé écrire :

    "si j'avais su que tu en mangeais" ?

    Merci de votre aide.
    La concordance des temps restant pour moi mystérieuse, qui peut me conseiller un ouvrage exhaustif (mais compréhensible).
    Cdt
  • Si l’action principale est à un temps du passé de l’indicatif et si le fait subordonné est simultané avec l’action principale, on utilise
    - l’imparfait de l’indicatif : Si j’avais su que tu en mangeais, j’aurais…
    - l’imparfait du subjonctif : Si je doutais que tu en mangeasses j’aurais…, généralement remplacé par le présent du subjonctif : Si je doutais que tu en manges, j’aurais…

    J'utilise en cas de besoin simplement les 5 pages sur la concordance des temps en tête du Bescherelle de conjugaison.
  • Peut-être que cet autre fil sur Si j'avais su que t'intéresserait.

    Je peux te suggérer deux motivations pour la règle donnée par Anne.

    Primo, tu as raison qu'il y a une exception des règles du discours indirect. Normalement, on change le présent dans la subordonnée à l'imparfait.
    Tu en manges.
    Je dis que tu en manges.
    J'ai dit que tu en mangeais.

    L'exception, c'est qu'on peut garder le présent quand la chose est toujours vraie au moment où le narrateur la rapporte :
    J'ai dit que tu en manges. (Tu en mangeais, tu en manges, tu en mangeras -- c'est votre plat préféré.)

    Tout cela peut être acceptable dans une phrase affirmative, mais je le trouve bizarre au négatif. Même si on pouvait dire « je savais que tu en manges », il me paraîtrait bizarre de dire dans une seule phrase que je ne le savais pas, donc pour moi ce n'était pas vrai, et que cela m'est aussi vrai maintenant qu'à cette époque-là. Mais l'hypothèse irréelle implique sa contraire :
    (Je ne savais pas que tu en mangeais, mais) si j'avais su que tu en mangeais, ...

    Secundo, si j'avais su, c'est une hypothèse iréelle du passé. La décision que j'ai prise a été détérminée par les circonstances que je savais à ce moment-là. Que tu en manges aujourd'hui, où que tu changes plus tard d'avis et de régime, n'importe.
    Si j'avais su que tu en mangeais, je t'en aurais acheté.
    (Comme j'ignorais que tu en mangeais, je ne ferais rien pour toi, et je n'ai rien fait.)
  • Bonjour,

    j'ai utilisé la construction suivante dans un mail, mais elle me semble un peu lourde (et ressortir du langage familier ?) :

    l'idéal serait que je n'aie plus qu'à récupérer le document

    D'autre part, ma transposition au passé de cette même phrase :

    l'idéal eût été que je n'eusse plus qu'à récupérer le document

    est-elle correcte ?

    Je vous remercie d'avance !
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    L'idéal serait que je n'aie plus qu'à récupérer le document.

    Le Robert note certes "L'idéal (, ce) serait..." comme familier, mais pas comme incorrect.
    Pour ta transposition au passé de cette tournure familière, l'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif me semblent bien trop solennels.
    Dans un registre courant, le passé du conditionnel et le subjonctif présent sont tout à fait admis et suffiront largement :

    L'idéal aurait été que je n'aie plus qu'à récupérer le document.
  • On peut aussi dire:
    Vous seriez les premiers à savoir faire ça.
  • JehanJehan Modérateur
    Je suppose que ta réponse concerne le message de Clarem, qui date du 19 avril.
    Vous seriez bien les premiers qui (savoir) faire ça

    Exact.
    Dire : Vous seriez les premiers à savoir faire ça. ça évite bien sûr les soucis de concordance...
  • Oui,

    Quand dans une longue phrase parlée, je sens que je risque de m'embrouiller, j'utilise une subordonnée infinitive!

    H
  • JehanJehan Modérateur
    Ce n'est pas une subordonnée infinitive, puisque dans "à savoir faire ça", il n'y a pas de sujet.
    C'est un groupe infinitif prépositionnel, complément du pronom numéral ordinal "premiers".
  • bonjour,

    J'espère poser la question au bon endroit...
    Pourquoi ne puis-je pas dire "si j'avais su que tu en manges, j'en aurais préparé ....."
    Pour moi le fait que "tu en manges" est au présent et ne devrait pas être employé à l'imparfait ;
    il semble que la concordance implique pourtant son emploi, mais cela me perturbe.
    Qui peut m'expliquer le pourquoi du comment ?
    Merci
  • Non, ce n'est pas le bon sujet. Ta question ne concerne pas les relations entre une proposition introduite par si et sa principale, puisqu'ici c'est la proposition introduite pas si qui est principale vis à vis de celle qui te pose problème. Le concordance st la même sans ce si : Je ne savais pas que tu en mangeais.
    Et pourquoi poser deux fois la même question ? Mieux vaut demander des compléments aux explications qui t'ont été données sur le même fil.
  • Bonjour Anne

    Désolé mais je ne retrouvais pas la question que j'avais posée Samedi, malgré une recherche.
    J'ai déduit qu'elle n'était pas passée (n'ayant pas eu d'avis de réponse dans ma boite email) et je l'ai reposée.
    Oups....
  • Pire que colin-maillard : Un modérateur vien de déplacer ton nouveau message vers l'ancien !
  • Surtout que j'ai eu beau essayé de retrouver ma propre question (via le moteur de recherche) et que je ne l'ai jamais retrouvée.
    Tout ceci reste mystérieux pour moi...en droite ligne des subtilités de la concordance
    mon souci est qu'en toute logique, j'écris :
    "si j'avais su que tu le prennes, je l'aurais rangé" , je supposais l'emploi du subjonctif correct (hypothèse) d'où ma construction ...que tu en manges. J'en déduis que "tu le prennes" est faux et que le conditionnel, ici, s'impose (à la différence de ma phrase de base).
    JE suis désolé mais je nage en plein brouillard. Reoups en + je fais des fautes , ayez pitité et lisez "j'ai eu beau essayer"....
  • Merci Jehan ! :)

    Et dans : "Je suis persuadé que tu réussiras" ; la principale est "Tu réussiras" et la secondaire "Je suis persuadé que" (car cette phrase seule ne peut exister) ? En fait c'est parfois pas évident de distinguer la principale de la secondaire et arriver à caser la conjonction ("que" ou autre).
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