Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Encore merci ! :)
  • HCDHCD Membre
    Bonjour,

    dans la correction d'un exercice il est écrit:

    "Elle était tout étonnée que le directeur reçoive tous les mercredis et jeudis."

    Ici, pour le verbe "recevoir" il faut du subjonctif, d'accord;
    mais est-ce que ce serait aussi juste d'écrire:

    "Elle était tout étonnée que le directeur reçût tous les mercreids et jeudis."
    ?

    car j'avais appris que quand on doit utiliser du subjonctif dans la proposition subordonnée:

    *présent/passé composé (principale) = subjonctif présent/subj passé (subordonnée)
    *imparfait/plus-que-parfait (principale) = subj imparfait/subj plus-que-parfait (subordonnée)

    En général est-ce juste?
    Si oui, quand la proposition principale est au conditionnel, et que la proposition subordonnée doit être au mode subjonctif, qu'en est-il du temps de cette proposition subordonnée?

    Merci d'avance!!!
  • JehanJehan Modérateur
    Dans la stricte concordance des temps classiques, en style soutenu, c'est effectivement l'imparfait du subjonctif qui est ici requis. Mais dans la langue courante, le présent du subjonctif est utilisable sans que cela soit considéré comme fautif.

    Une utilisation du conditionnel dans la principale n'aurait rien changé :

    Elle serait étonnée que le directeur reçût / reçoive...
  • Bonsoir,

    Est-ce que cette phrase est correcte au niveau de la concordance des temps ?

    "Pour cette campagne de recrutement ce sont 50 postes qui seront à pourvoir."

    Il me semble que oui. Les postes sont proposés (présent) et seront ensuite pourvus (futur simple).

    Merci d'avance ! :)
  • halimhalim Membre
    Bonjour

    s'agissant toujours du problème de la concordance des temps, comment faire pour les phrases avec (quand) que je suppose marque la simultanité , non merci de m'orienter à résoudre ce problème

    maria (partir) quand elle eut terminé son travail.

    Maria (partir) quand elle a terminé son travail.

    Maria (partir) quand elle aura terminé son travail.

    Maria (partir) quand elle avait terminé son travail.

    je vous remercie pour votre soutien!

    halim
  • Maria partit quand elle eut terminé son travail.

    Maria part quand elle a terminé son travail.

    Maria partira quand elle aura terminé son travail.

    Maria partait quand elle avait terminé son travail.
  • halimhalim Membre
    j'avais l’impression que quand veut dire en même temps, la confusion se pose là, mais il parait qu'il marque la condition c'est ça ?
  • Non, il n'y a pas de condition ici, juste une valeur temporelle. Le temps composé de la proposition subordonnée "quand ..." marque un fait accompli, terminé. On utilise alors dans la principale le temps simple correspondant.
    passé composé = présent
    passé antérieur => passé simple
    plus-que-parfait => imparfait
    futur antérieur => futur.
  • JehanJehan Modérateur
    Oui. Il suffit de regarder le temps de l'auxiliaire du temps composé.
    Le verbe simple de la principale est au même temps.

    Maria partit quand elle eut terminé son travail.
    Verbe de la subordonnée au passé antérieur (auxiliaire au passé simple) > verbe de la principale au passé simple
    Maria part quand elle a terminé son travail.
    Verbe de la subordonnée au passé composé (auxiliaire au présent) > verbe de la principale au présent
    Maria partira quand elle aura terminé son travail.
    Verbe de la subordonnée au futur antérieur (auxiliaire au futur simple) > verbe de la principale au futur simple
    Maria partait quand elle avait terminé son travail.
    Verbe de la subordonnée au plus-que-parfait (auxiliaire à l'imparfait) > verbe de la principale à l'imparfait
  • halimhalim Membre
    est-ce que je peux dire :"jehan et anne me présente la bouche des règles de la langue française" :)
  • JehanJehan Modérateur
    "Jehan et Anne me présentent la bouche des règles de la langue française"

    Je n'ai pas compris ce que tu veux dire avec "la bouche des règles"...
    Cela ne me paraît pas correct.
  • Oh ! Merci pour le truc ! :)
  • halimhalim Membre
    Bonjour,
    je voulais exprimer l'estime et le respect que je vous porte à vous et à la langue française en même temps; je voulais dire : quand vous parlez je me sens la certitude de la langue, j'espère bien que l'expression "Jehan et Anne me présentent la bouche des règles de la langue française" donne ce sens-là.
    je vous remercie sincèrement pour tous les efforts que vous êtes en train de faire pour nous aider. .
  • JehanJehan Modérateur
    Merci, je comprends mieux ! :) C'est gentil.
    N'empêche que "me présentent la bouche des règles" ne donne pas ce sens-là : en français, cela n'a aucun sens.
    Mieux valait écrire, par exemple :
    "Par la bouche de Jehan et d'Anne, ce sont un peu les règles de la langue française qui me parlent..." ;)
  • Un peu est de trop... :P :)
  • JehanJehan Modérateur
    Et alors... Une litote, c'est de bon ton ! ;)
  • halimhalim Membre
    c'est vous qui vous etes très gentil,monsieur, je remercie,permettez de vous dédier un sourire de respect d'un fils à son père :)
    merci
  • MichelMichel Membre
    Bonjour.

    Je vais comparer le français d’aujourd’hui et celui des siècles derniers. Pour cela, je considère les citations suivantes :

    « Je doute même que le sieur Pissot poussât l’impudence jusqu’à réclamer quelques droits sur les écrits que j’ai eu la bêtise de lui laisser imprimer » (Rousseau, lettre à M. Guérin, du 21 décembre 1760) ;

    « Mme de Genlis n’en avait pas l’idée [de la manière dont se formèrent les monarchies], et je doute qu’il eût été possible de lui en donner une exacte » (Louis-Philippe, Mémoires, tome 1, page 21) ;

    « Il [Dumouriez] sonda les dispositions de ses officiers généraux ; tous lui recommandèrent de se retirer derrière la Marne, et parurent même douter qu’il pût encore y devancer l’ennemi » (Louis-Philippe, Mémoires, tome 2, page 153) ;

    « Ma maîtresse était si aimable que je ne doutai point qu’elle ne pût lui plaire, si je trouvais le moyen de lui faire connaître sa sagesse et son mérite » (Prévost, Manon Lescaut) ;

    « Si je croyais, m’a-t-il dit, qu’il fût d’humeur à bien vivre avec moi, je serais le premier à lui offrir mes services et mes civilités. Je l’ai assuré que, du caractère dont je vous connaissais, je ne doutais point que vous n’y répondissiez honnêtement » (Prévost, Manon Lescaut) ;

    « Je ne doute pas que si les membres du côté droit fussent restés dans l’Assemblée, ils n’eussent obtenu beaucoup plus que ce qui fut gagné dans la révision [de la Constitution] » (Louis-Philippe, Mémoires, tome 1, page 178) ;

    « Je ne crois pas que vous me jugeassiez sans m’entendre, et que vous me jugeassiez si sévèrement » (Rousseau, lettre à Mme la maréchale de Luxembourg, du 15 janvier 1780) ;

    « Concitoyen lecteur ! Cette Jeannette Rousseau, cet ange, sans le savoir a décidé de mon sort. Ne croyez pas que j'eusse étudié, que j'eusse surmonté toutes les difficultés parce que j'avais l'âme forte et du courage. Non, jamais je n'eus qu'une âme pusillanime, mais j'ai senti le véritable amour; il m'a élevé au-dessus de moi-même » (Restif de la Bretonne, Monsieur Nicolas) ;

    « Supposons qu’il expliquât après cela son système et proposât son moyen prétendu » (Rousseau, Lettre à M. de Beaumont) ;

    « M. de Narbonne, ne voulant pas permettre à son adversaire de lui échapper, dit encore à M. de Metternich : Mais supposez que mon maître pensât autrement que vous, qu'il mît sa gloire à ne pas céder des territoires constitutionnellement réunis à l’Empire, à ne pas renoncer à un titre qu’on ne lui dispute que pour l’humilier, et qu’il voulût conserver à la France tout ce qu’il avait conquis pour elle, alors qu’adviendrait-il ? » (Thiers, Histoire de l’Empire, livre 30) ;

    Je tire de là quelques conclusions, et j’aimerais que vous les confirmiez ou les infirmiez.

    1) Derrière les verbes à connotation négative, tels que « douter, nier, disconvenir », employés affirmativement, les auteurs des derniers siècles ne mettaient jamais un conditionnel ;
    2) Derrière les mêmes verbes, employés dans des propositions négatives, interrogatives ou conditionnelles (du genre « Si je doutais que… »), il était rare que les mêmes auteurs utilisassent un conditionnel, bien que cela fût possible ;
    3) Derrière les verbes d’opinion, quelle que fût la forme de la proposition dans laquelle ils étaient employés, il était possible de mettre un conditionnel, mais plus fréquent que les auteurs missent un subjonctif.

    Enfin, j’aimerais connaître la position de l’Académie aujourd’hui. Dans lesquelles des citations ci-dessus serait-il considéré aujourd’hui comme acceptable, voire normal, de mettre un conditionnel ?

    Pour mémoire, Littré dit que « douter que » veut toujours le subjonctif (je ne parle pas ici du verbe « se douter » !). Néanmoins, sa position est infirmée par l’étude des auteurs anciens, lorsque « douter » est employé dans une proposition interrogative, négative ou conditionnelle.
    Ainsi lit-on :

    « Il ne faut point douter qu’il fera ce qu’il peut » (Molière, L’Étourdi, Acte II, scène 8) ;

    « Il ne fut pas douteux qu’en abandonnant Loménie, la cour n’avait fait que sacrifier aux circonstances » (Sallier, Annales françaises, page 201) ;

    « Je ne pouvais pas douter qu’il ne se passerait rien d’important sur les frontières » (Louis-Philippe, Mémoires, tome 1, page 251).


    Quand « douter », « nier », « disconvenir »… sont employés dans des propositions affirmatives, il me semble qu’aujourd’hui encore on n’emploie pas l’indicatif dans la subordonnée complétive, étant entendu que pour moi l’indicatif et le conditionnel sont deux modes distincts.

    Merci d’avance pour votre réponse. Cordialement et respectueusement.
  • L'Académie est très permissive :
    Je doute que cela soit. Je ne doute pas qu'il vienne, qu'il ne vienne bientôt. Doutez-vous que je vienne ce soir, que je ne vienne ? Doutez-vous que je viendrai demain, que je viendrais si j’en avais la possibilité ? Je ne doute pas qu’il viendra demain, qu’il viendrait s’il le pouvait. Je ne doutais pas qu’il tînt parole, qu’il ne tînt parole, qu’il tiendrait parole, qu’il aurait tenu parole s’il l’avait pu.
    (exemples tirés de l'édtion de 1992).
    Et si vous admettez "Je ne doute pas qu'il viendra" vous devez admettre "Je ne doutais pas qu'il viendrait", même sans conditionnelle exprimée.
    Quant à vos citations, il me semble qu'i n'y a pas de changement dans la construction de douter, mais le "rejet" habituel du subjonctif imparfait ou plus-que-parfait.
  • MichelMichel Membre
    Bonjour Anne et merci pour votre réponse.

    En somme, vous suggérez de mettre partout un subjonctif présent ou un subjonctif passé.

    Quand "douter", "nier", etc. sont utilisés dans des propositions négatives ou interrogatives, rien n'empêcherait de mettre un conditionnel dans la subordonnée complétive car, à mon sens, c'est le temps qui serait le mieux approprié.

    Par contre, vous confirmez que si la proposition contenant l'un de ces verbes est à la forme affirmative, il ne peut y avoir de conditionnel dans la subordonnée complétive, même aujourd'hui, et qu'on en est réduit à employer un subjonctif présent ou un subjonctif passé composé, en dépit de la discordance flagrante des temps et du fait qu'on perd ainsi l'idée d'une condition sous-jacente.

    Cordialement et respectueusement
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