Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir, Elissa.

    Si le bonheur avait consisté en l'abondance de biens, Pierre ne se serait pas révolté, et n'aurait pas combattu contre son frère.

    Du fait que la principale "Pierre.....frère." est à la forme négative, c'est bien ce conditionnel passé (irréel du passé) qui convient.

    Attention ! Ce qu'il y a d'irréel, ce n'est pas la révolte, c'est l'absence de révolte ( "ne se serait pas révolté" ) exprimée par la principale. Et si c'est l'absence de révolte qui est énoncée comme irréelle, cela veut bien dire qu'il s'est révolté !

    J'espère que tu me suis... C'est logique, pourtant.

    Lucretius a dit par ailleurs que l'expression de l'imminence ne servait pas à grand-chose ici. Je pense la même chose. La phrase selon moi exprime assez clairement ce que tu veux dire.
  • Parfaitement clair, merci, j'ai bien compris les temps employes ici et l'idee d'irreel de cette phrase negative. Excellente explication tres logique comme d'habitude, je vous remercie tout deux.



    Cependant me reste l'idee d'imminence, que je ne comprends pas.

    Dans quel cas j'emploi cette construction de Futur proche avec le Verbe aller a l'imparfait? quelle valeur donne t elle?

    Merci
  • Quand on emploie le verbe aller suivi de l'infinitif, mais à l'imparfait, il s'agit simplement d'un futur proche dans le passé.

    Ex: je pensais qu'il allait tout avouer.
    (l'aveu est postérieur à ma pensée).
  • Geoffrey a écrit:
    Lors d'une conversation, j'ai donné mon avis concernant une coupe de cheveux et j'ai utilisé la phrase suivante :

    1/ Je ne pense pas que cela t'irait.

    On m'informe alors qu'il faut dire :

    2/ Je ne pense pas que cela t'aille.

    Selon moi, le fait d'utiliser le verbe penser m'autorise à employer le conditionnel.

    Qu'en pensez-vous ?
    ni l'une, ni l'autre,;o)

    la phrase porteuse du sens est:

    (etonnement)
    je n'aurais pas pensé que cela puisse t'aller
    je n'aurais pas pensé que cela t'aille aussi bien

    (réprobation apriori)
    je pense pas (maintenant) que cela puisse t'aller (dans le futur)
    (subjontif présent, mais servant aussi pour le subjontif futur)

    deux erreurs dans la même phrase,
    je ne pense pas que cela t'irais,
    usage du présent sans l'usage du subjonctif pour le futur. (reprobation apriori)
    absence du conditionnel passé, et usage d'un conditionel, ou d'un furtur simple (etonnement)

    je nepense pas que cela t'irais, conditionnel pour un futur au lieu du subjonctif
    je ne pense pas que cela t'iras, futur mais absence de subjonctif.

    je ne pense pas que cela puisse t'aller,
    marque l'estimation et la probabilité de la survenue d'un evenement futur, soit, que que tu sois moche comme un dindon avec cette affreuse coupe de douille. ;o), donc la reprobation apriori
  • Lucretius a écrit:
    Quand on emploie le verbe aller suivi de l'infinitif, mais à l'imparfait, il s'agit simplement d'un futur proche dans le passé.

    Ex: je pensais qu'il allait tout avouer.
    (l'aveu est postérieur à ma pensée).
    Plus ou moins compris.

    Mais si je dis:

    Je pensais qu'il n'allait pas avouer.
    Cela donne t il le sens que l'action d'avouer a eu lieu?


    J'ai compris aussi que sa concordance est par rapport a un imparfait dans la proposition principale comme s'il etait un conditionnel.

    cela rentre sous quelle lecon de grammaire?verbe d'imminence?
  • Je ne comprends pas ce qui te pose problème.
    dans "aller+infinitif" le verbe "aller" est employé comme un semi auxiliaire, qui a une valeur d'imminence. D'autres verbes peuvent avoir une valeur temporelle quand ils sont suivis de l'infinitif.
    Ex : Venir de...

    Je viens de tuer mon patron. Je vais tuer mon collègue.
    L'infinitif ne varie pas en temps, c'est le semi auxiliaire qui varie en temps, et donc, qui peut subir les lois de la concordance des temps. Dans un contexte passé, le verbe conjugué au présent devient imparfait.

    Ex: Il disait : "Je viens de Paris. Je vais à Bordeaux" > Il disait qu'il venait de Paris, qu'il allait à Bordeaux.

    La même loi s'applique si le verbe est employé comme semi auxiliaire.

    Ex Il disait : "Je viens d'assassiner mon patron. Je vais assassiner mon collègue".
    Il disait qu'il venait d'assassiner son parton, qu'il allait assassiner son collègue.

    On est dans le passé, mais à l'intérieur du passé, certaines actions sont antérieures d'autres postérieures. Si on met tout en négation, cela ne change rien à la valeur temporelle.

    Il disait qu'il n'allait pas assassiner son patron.
    Il nie une action, supposée se passer dans le futur, mais cette négation même se situe dans le passé.

    Il disait qu'il allait assassiner son patron.
    Il affirme une action, supposée se passer dans le futur, mais cette affirmation même se situe dans le passé.

    Affirmation ou négation, peu importe, c'est un futur dans le passé.
  • Lucretius a écrit:
    Ce qui me pose probleme c'est savoir si le sens exprime une action qui a eu lieu ou etait seulement sur le point d'avoir lieu.

    Il disait qu'il venait d'assassiner son parton, qu'il allait assassiner son collègue.

    Dans cette phrase je comprends qu'il n'a pas assassine son collegue.


    Il disait qu'il n'allait pas assassiner son patron.

    MAIS :
    de cette phrase je comprends qu'il a assassine son patron (peut etre il ne voulait pas le faire, ou il l'a fait par erreur et donc il explique qu'il n'allait pas le faire, mais il l'a quand meme fait).
    Dans les phrases:

    " Si je savais que cela etait mechant, je n'allais pas le dire"

    La, je suis suposee avoir dit cette mechancete.

    Mais:
    "Si je savais que cela etait mechant, j'allais le dire."

    Je n'ai pas dit cette mechancete.

    Ca sera ma derniere question car apres on ecrira :
    Lucretius va tuer Elissa. :lol:

    Un grand merci pour votre temps.
  • Ce qui me pose probleme c'est savoir si le sens exprime une action qui a eu lieu ou etait seulement sur le point d'avoir lieu.

    Il disait qu'il venait d'assassiner son parton, qu'il allait assassiner son collègue.

    Dans cette phrase je comprends qu'il n'a pas assassine son collegue.
    Oui, il ne l'a pas assassiné encore


    Il disait qu'il n'allait pas assassiner son patron.

    MAIS :
    de cette phrase je comprends qu'il a assassine son patron (peut etre il ne voulait pas le faire, ou il l'a fait par erreur et donc il explique qu'il n'allait pas le faire, mais il l'a quand meme fait).

    Ça, on ne peut pas le savoir par cette seule phrase. Tout ce qu'on sait, c'est que dans le passé, il a nié qu'il avait le projet d'assassiner. Qu'il l'ait vraiment assassiné ou non n'est pas dit, et est un autre problème.


    " Si je savais que cela etait mechant, je n'allais pas le dire"
    Là tu emmêles deux choses différentes: un système d'hypothèses 'si... principale", et la périphrase du futur proche "aller + inf.", il n'y a aucun lieu de les mélanger.
    La structure hypothétique normale est si + imparfait..., conditionnel
    Si je pensais que c'était une méchanceté, je ne la dirais pas.
    Comme l'hypothèse "si", précède forcément la suite logique, il est inutile, et même fautif, de rajouter une idée de futur. Le conditionnel seul est suffisant.
  • Elissa a écrit:
    Lucretius a écrit:
    Ce qui me pose probleme c'est savoir si le sens exprime une action qui a eu lieu ou etait seulement sur le point d'avoir lieu.

    Il disait qu'il venait d'assassiner son parton, qu'il allait assassiner son collègue.

    Dans cette phrase je comprends qu'il n'a pas assassine son collegue.


    Il disait qu'il n'allait pas assassiner son patron.

    MAIS :
    de cette phrase je comprends qu'il a assassine son patron (peut etre il ne voulait pas le faire, ou il l'a fait par erreur et donc il explique qu'il n'allait pas le faire, mais il l'a quand meme fait).
    Dans les phrases:

    1)" Si je savais que cela etait mechant, je n'allais pas le dire"

    La, je suis suposee avoir dit cette mechancete.

    Mais:
    2)"Si je savais que cela etait mechant, j'allais le dire."

    Je n'ai pas dit cette mechancete.

    Ca sera ma derniere question car apres on ecrira :
    Lucretius va tuer Elissa. :lol:

    Un grand merci pour votre temps.
    1)"si j'avais su que cela soit mechant, l'aurais-je dit" non?
    2)"ha, mais comment aurais-je pu le savoir, moi, que cela fut méchant, une chance, je m'apprettais justement à le lui dire"

    1) "si'ch savion moé, ks'étai meuchant, j'allion pô'l dir, alor.."
    2) "ste chance, keum si'ch ol'peuvion savouèr moé, ks'étai meuchant, j'allion asteur ol dir "

    le discours rapporté peut entrainer nombre croustillances aimables pour se fendre la langue, non?
  • Bonjour,

    Notre président a parlé de la Princesse de Clèves et voici ce qu'il en a dit :

    "En tout cas, je l’ai lu il y a tellement longtemps qu’il y a de fortes chances que j’aie raté l’examen ! »

    Le subjonctif passé est-il acceptable ?
  • Le subjonctif passé est parfaitement correct dans cette phrase. Néanmoins je suis un peu plus dubitatif sur le présent de l'indicatif "il y a de fortes chances". Un irréel du présent ou du passé aurait été bien venu : "il y aurait de fortes chances que..." / "il y aurait eu de fortes chances que..." auxquels cas il aurait fallu mettre ensuite un subjonctif présent ou imparfait.
  • "Il y aurait eu de fortes chances que je ratasse mon examen"
    ou
    "il y aurait eu de fortes chances que je rate mon examen"
    ou
    "il y aurait eu de fortes chances que j'aie raté mon examen"

    ?
  • Bonsoir a vous tous,

    Pourriez vous me corriger ces phrases et me dire si la concordance est correcte:

    1- C'est la enieme fois qu'elle ne fait pas / ne fasse pas son devoir.

    2- Je n'imaginais pas qu'en France il y eut / ait / aurait / avait tant de forets desquelles nous ne connaissons / connaissions rien.

    Je souhaite comprendre la proposition " desquelles nous ne connaissons rien
    " sa concordance se fera par rapport a quelle autre proposition et donc quel temps?

    Mille merci pour une reponse rapide.

    Tres reconnaissante a votre site.
    Elissa
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Elissa,

    1- C'est la enieme fois qu'elle ne fait pas son devoir.

    2- Je n'imaginais pas qu'en France il y eût (soutenu avec le subjonctif imparfait) / ait (choix du français contemporain dénoncé par certains puristes) / aurait / avait tant de forets (tous ces emplois sont corrects mais induisent des nuances)
    desquelles nous ne connaissons / connaissions rien. (le présent signifie dont nous ne connaissons toujours rien au moment où je vous parle ; l'imparfait marquerait l'ignorance passée mais dissipée au moment où je parle).

    Peut-être auras-tu d'autres avis !
  • Mille merci Jean Luc pour cette reponse eclairante.
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