Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JohndooJohndoo Membre
    Bonjour à tous,

    j'ai une question sur la concordance des temps dans le discours rapporté.
    Lorsqu'on passe du discours direct au discours indirect et que le verbe introducteur est à un temps du passé, le passé composé devient du plus-que-parfait, le présent de l'imparfait et le futur du conditionnel.
    Que se passe-t-il si la phrase au discours direct contenait un verbe au plus-que-parfait et un verbe au passé composé ?
    Il a dit : "J'étais rentré chez moi quand l'immeuble s'est effondré."

    On laisserait le plus-que-parfait au même temps et on passerait le passé composé au plus-que-parfait ?
    Cela me semble bizarre :
    Il a dit qu'il était rentré chez lui quand l'immeuble s'était effondré.

    J'aurais tendance à laisser le passé composé ainsi pour garder le sens.

    (modification)
    Je me permets d'ajouter un autre point que j'ai du mal à saisir.
    Dans le sujet du brevet de français de 2018, il y avait cet exercice :
    Voici deux phrases au discours direct dont le verbe introducteur est au présent :
    Andromaque demande à Pyrrhus : « Seigneur, que faites-vous, et que dira la Grèce ? »
    Andromaque déclare à Hermione : « J’ai vu percer le seul où mes regards prétendaient s’adresser. »
    Sur votre copie, réécrivez ces deux phrases au discours indirect en mettant le verbe introducteur au passé simple. Vous ferez toutes les modifications nécessaires. (10 points)

    Comme il me semblait que l'imparfait du discours direct restait de l'imparfait au discours indirect, j'aurais fait la seconde phrase comme ceci :
    Andromaque déclara à Hermione qu'elle avait vu percer le seul où ses regards prétendaient s'adresser.
    Mais je trouve plusieurs corrections qui passent le dernier verbe au plus-que-parfait : "avaient prétendu".

    Par ailleurs, pour la première phrase, certains mettent "son seigneur", d'autres suppriment l'apostrophe.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    On laisserait le plus-que-parfait au même temps et on passerait le passé composé au plus-que-parfait ?
    Cela me semble bizarre :

    Il a dit qu'il était rentré chez lui quand l'immeuble s'était effondré.

    J'aurais tendance à laisser le passé composé ainsi pour garder le sens.

    Je mettrais aussi :
    Il a dit qu'il était rentré chez lui quand l'immeuble s'est effondré.
    voire
    Il a dit qu'il était rentré chez lui quand l'immeuble s'effondra.

    Cela dit, la phrase est ambiguë. Était-il déjà rentré chez lui quand l'immeuble s'est effondré, ou est-il rentré chez lui au moment où l'immeuble s'est effondré ?
  • paulangpaulang Membre
    S'il était chez lui, serait-il en état de se soucier de la concordance des temps ? :D
  • JehanJehan Modérateur
    Rien ne dit que l'immeuble soit son "chez lui" .
    Et même si c'est le cas, pourquoi n'aurait-il pas été l'un des rescapés ?
  • ricardoricardo Membre
    lamaneur a écrit:
    ...
    voire
    Il a dit qu'il était rentré chez lui quand l'immeuble s'effondra.

    Cela dit, la phrase est ambiguë. Était-il déjà rentré chez lui quand l'immeuble s'est effondré, ou est-il rentré chez lui au moment où l'immeuble s'est effondré ?

    Côté ambiguïté, ton second choix l'est fortement, surtout si on ajoute une virgule après "chez".
  • JohndooJohndoo Membre
    Merci pour vos réponses.

    Effectivement la phrase est volontairement ambiguë.
    En l'écrivant, je pensais effectivement que l'immeuble n'était pas son "chez lui" et qu'il était déjà rentré chez lui quand l'immeuble s'est effondré.

    Et que pensez-vous de la phrase du sujet de brevet ?

    En fait je réalise qu'on peut résumer mes nombreuses questions en une seule :
    que faut-il faire quand, dans le discours direct, on trouve des verbes au plus-que-parfait ou à l'imparfait et qu'on veut transposer au discours indirect ?

    Enfin, dans la phrase dont on parle, ce qui complique, c'est qu'il y a à la fois du plus-que-parfait et du passé composé dans le discours direct, et je ne sais pas si on peut rendre cette nuance dans le discours indirect.
  • Bonjour, pourriez-vous me dire si la concordance des temps est correcte dans le texte ci-dessous.
    En vous remerciant par avance,


    Faites venir le laveur de morts !
    (Une nuit aux urgences)

    Une nuit, Nasreddine est au plus mal. Cela a commencé par des douleurs dans la poitrine, des difficultés respiratoires, puis cela s’est étendu à la tête. La fièvre est montée très rapidement pour bientôt dépasser les 40°. Une paralysie générale s’en est suivie.
    Khadidja a aussitôt appelé un médecin de nuit, et peu après, les pompiers l’ont transporté jusqu’à l’hôpital le plus proche, pour le déposer aux urgences. Il était minuit passé.
    Les urgences étaient bondées et Khadidja ne fut pas autorisée à l’accompagner dans la salle d’attente où il fut placé.
    Vers quatre heures du matin, à force de dire qu’il avait des douleurs horribles dans la tête, Nasreddine obtint qu’on lui donne un calmant. Mais ce dernier ne lui fit aucun effet.
    Sept heures sonnèrent et Nasreddine n’avait toujours pas vu le médecin. Il se mit alors à crier :
    — Qu’on appelle le laveur de morts ! Qu’on appelle le laveur de morts !
    Un interne s’approcha du lit où il était étendu.
    — Mais, Nasreddine, tu n’es pas encore mort ! lui dit-il.
    — Qu’à cela ne tienne ! Faites-le venir quand même ! Qu’il commence à me laver ! Je sens bien que je serai mort avant que mon tour n’arrive !
  • Ce n'est pas vraiment une question de concordance des temps, à mon avis, plutôt d'homogénéité des temps dans un récit. ici on a présent > passé composé > passé simple, c'est un peu curieux (surtout le passage du passé composé au passé simple).
  • Merci beaucoup pour votre réponse.
    Et ainsi, la concordance des temps est-elle au mieux ?


    Faites venir le laveur de morts !
    (Une nuit aux urgences)

    Une nuit, Nasreddine est au plus mal. Cela a commencé par des douleurs dans la poitrine, des difficultés respiratoires, puis cela s’est étendu à la tête. La fièvre est montée très rapidement pour bientôt dépasser les 40°. Une paralysie générale s’en est suivie.
    Khadidja a aussitôt appelé un médecin de nuit, et peu après, les pompiers l’ont transporté jusqu’à l’hôpital le plus proche, pour le déposer aux urgences. Il était minuit passé.
    Les urgences étaient bondées et Khadidja n’a pas été autorisée à l’accompagner dans la salle d’attente où il était placé.
    Vers quatre heures du matin, à force de dire qu’il avait des douleurs horribles dans la tête, Nasreddine a obtenu qu’on lui donne un calmant. Mais ce dernier ne lui a fait aucun effet.
    Sept heures ont sonné et Nasreddine n’a toujours pas vu le médecin. Il se met alors à crier :
    — Qu’on appelle le laveur de morts ! Qu’on appelle le laveur de morts !
    Un interne s’approche du lit où il est étendu.
    — Mais, Nasreddine, tu n’es pas encore mort ! lui dit-il.
    — Qu’à cela ne tienne ! Faites-le venir quand même ! Qu’il commence à me laver ! Je sens bien que je serai mort avant que mon tour n’arrive !
  • Une paralysie générale s’en est suivie.
    Bien que courante de nos jours, cette tournure est encore considérée comme fautive par certains grammairiens.
    Je préférerais :
    "Une paralysie générale s’ensuivit."
  • On peut dire aussi :
    "une paralysie générale s'est ensuivie", non ?
  • Merci beaucoup pour vos réponses.

    « Une paralysie générale s’ensuivit. » C’est effectivement ce que j’avais tout d’abord écrit, et certainement la raison pour laquelle j’avais utilisé le passé simple par la suite. Mais le passé simple ne respecte pas ici la concordance des temps.

    « Une paralysie générale s'est ensuivie. » Dans le Dictionnaire des difficultés et pièges de la langue française (Daniel Péchoin et Bernard Dauphin), il est écrit : « On dit plus volontiers de nombreux problèmes s’en sont suivis que de nombreux problèmes se sont ensuivis, qui est un peu vieilli et très littéraire. »
  • En tout cas, je trouve qu'il y a du mieux du côté des temps. Je ne sais pas si c'était voulu, mais je trouve même habile le passage au présent de narration dans cette phrase :

    "Sept heures ont sonné et Nasreddine n’a toujours pas vu le médecin. Il se met alors à crier :"

    (Mais si le récit s'arrête là, c'est un peu dommage, car il n'y a plus ensuite que la forme "il dit", qui pourrait être un présent aussi bien qu'un passé simple, donc on perd un peu de l'effet).
  • JehanJehan Modérateur
    En ce qui concerne s'en est suivie, tout le monde n'est pas de l'avis du Larousse de Péchoin et Dauphin, apparemment.
    Pour beaucoup, la séparation du en ne se justifie guère...
    https://www.question-orthographe.fr/question/il-sest-ensuivi-il-sen-est-suivi/
  • Merci beaucoup pour vos réponses.

    Finalement, je me dis que le mieux serait peut-être d'écrire "Il en est résulté une paralysie générale", même si j'aimais bien le verbe "s'ensuivre".

    Bonne année à tous ! :)
  • ricardoricardo Membre
    "Il en est résulté une paralysie générale"
    Avec l'auxiliaire avoir = mieux.
    Il en a résulté.

    EDIT :
    Mais l'auxiliaire être est aussi accepté dans certains dicos.
  • paulangpaulang Membre
    être ou avoir avec une nuance : action révolue ou pas selon mon copain Larousse (voir difficultés)
  • ricardoricardo Membre
    Que ce soit :"il en est résulté..." ou "il en a résulté", c'est bien d'un passé composé qu'il s'agit, non ?
    Donc, qui dit passé, dit que c'est révolu, non ?
  • JehanJehan Modérateur
    Le lien de Paulang vers son "copain Larousse" menait en fait au site de conjugaison du Figaro...
    Voici le bon lien :
    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/r%c3%a9sulter/68787?q=r%c3%a9sulter#68035
  • paulangpaulang Membre
    Le 2 janvier devrait être pour certains un jour férié. Bizarre, car je ne bois pas une goutte d'alcool ! :|
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