Grammaire française Participe passé

11719212223

Réponses

  • Bonjour,

    Dans une phrase comme celle-ci :
    ‘Il a regretté que cela ne soit pas possible.’
    Est-ce que l'emploi du verbe 'regretter' commande l'utilisation du subjonctif dans la subordonnée ?

    Ou pourrait-on dire (concordance des temps) :
    'Il a regretté que cela n'était pas possible'.

    Je pense que c'est un point assez difficile du français !

    David
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Le mode doit rester le subjonctif. Avec la concordance des temps, la phrase devient :
    'Il a regretté que cela ne fût pas possible".
  • Oui, le verbe regretter introduit le subjonctif.

    Le présent de l'indicatif n'est possible que si l'action principale est au présent de l'indicatif et l'action de la subordonnée simltanée avec le fait principal : « Il regrette que cela ne soit pas possible. »

    Si le verbe de la prinicipale est à un temps passé de l'indicatif et

    - si le fait subordonné est antérieur au fait principal, le verbe de la subordonnée se met au plus-que-parfait du subjonctif : « Il a regretté que cela n'eût pas été possible. »

    - si le fait subordonné est simultané ou postérieur au l'action principale, le verbe de la subordonée se met à l'imparfait du subjonctif : « Il a regretté que cela ne fût pas possible. »
  • JehanJehan Modérateur
    Dans un registre courant, on admettra le présent et le passé du subjonctif :

    Il a regretté que cela ne soit pas possible.
    Il a regretté que cela n'ait pas été possible.
  • Bescherelle ne donne cette licence que si le verbe principal est au conditionnel.
  • JehanJehan Modérateur
    Citons pourtant Riegel 2016, p. 572, à propos de la concordance classique avec un verbe de la principale au présent : Je ne regrette pas qu'elle vienne / soit venue. :
    Dans l'usage courant, le présent et le passé du subjonctif s'emploient aussi, avec ces valeurs temporelles, en corrélation avec un verbe principal à un temps du passé, notamment au passé composé : ils remplacent alors l'imparfait et le plus-que-parfait.
    Ce qui donne donc : Je n'ai pas regretté qu'elle vienne / qu'elle soit venue, au lieu du classique Je n'ai pas regretté qu'elle vînt / fût venue.
  • Je me permets de republier mon message dans l'espoir d'une petite réponse. Merci!

    Bonjour à tous,

    Je m’interroge sur la concordance des temps.

    Je sais qu’il faut en principe utiliser le plus-que-parfait lorsqu’on rapporte au passé des paroles au passé composé comme suit :

    « Qu’est-ce que tu as fait la semaine dernière ? » =˃ Il m’a demandé ce que j’avais fait la semaine dernière.

    Mais est-ce vraiment incorrect de dire « Il m’a demandé ce que j’ai fait la semaine dernière » ?

    J’ai l’impression qu’on l’entend souvent…

    Je vous remercie d’avance pour vos éclaircissements !
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    En ce qui me concerne, ça ne me semble pas vraiment incorrect... Mais attends d'autres avis.
  • @Savitzkaya

    Passage du discours direct au discours indirect. Concordance des temps.
    Il existe des règles.

    Il me dit
    * : "Qu'est-ce que tu as fait la semaine dernière ?" ==> Il me demande ce que j'ai fait la semaine dernière . Le temps ne change pas.

    Il m'a dit**: "Qu'est-ce que tu as fait la semaine dernière ?" ==> Il m'a demandé ce que j'avais fait a semaine dernière. Le passé composé se transforme en plus-que-parfait de l'ind.

    * C'est le présent de l'ind.
    ** C'est un passé.
  • JehanJehan Modérateur
    Savitzkaya sait tout cela et l'a rappelé dans son message.
    Cela, c'est la concordance des temps théorique.
    Ce qui l'intéresse, c'est de savoir si, dans ce cas précis, le passé composé ne serait pas également admissible. La concordance des temps connaît parfois quelques entorses plus ou moins acceptées.
  • J'ai donné des exemples conformes aux règles applicables.
    Notamment : Il m'a dit**: "Qu'est-ce que tu as fait la semaine dernière ?" ==> Il m'a demandé ce que j'avais fait a semaine dernière. Le passé composé se transforme en plus-que-parfait de l'ind.
    ** Verbe introducteur au passé.

    Pour ce qui est des entorses "acceptables", je ne peux indiquer que ce que j'accepte personnellement dans l'exercice de mes fonctions (je n'ai rien trouvé dans les ouvrages et les sites consultés).

    Il m'a dit: "Qu'est-ce que tu as fait la semaine dernière ?" ==> Il m'a demandé ce que j'ai fait a semaine dernière.

    Je n'accepte pas ce passé composé au lieu et place du plus-que-parfait de l'indicatif dans la langue écrite et la langue parlée soignée.
    Je considère qu'il peut être toléré dans la langue parlée non soignée.
  • Bonsoir,

    La concordance des temps concernant les propositions au subjonctif me pose parfois problème.

    P.ex.:

    Personne aimait cette jeune fille, quelque belle qu'elle fût.

    Je sais qu'on remplace le subjonctif imparfait dans la langue courante par le subjonctif présent. :

    Personne aimait cette jeune fille, quelque belle qu'elle soit .

    Mais le subjonctif présent ne prête-t-il pas à confusion?

    -> personne l'aimait. même si elle est encore aujourd'hui très belle?

    Je me pose presque la même question quant aux subordonnées concessives, p.ex.:

    Bien qu'il ne fût pas auprès d'elle, elle était très joyeuse.

    -> Bien qu'il ne soit pas auprès d'elle, elle était très joyeuse.


    Merci de m'aider
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Personne n'aimait cette jeune fille, quelque belle qu'elle soit / fût.
    Peu importe que cette jeune fille soit encore belle aujourd'hui, ou qu'elle ait cessé d'être belle.
    Cette phrase n'est pas faite pour nous le dire.
    Quel que soit le temps du subjonctif, la phrase nous informe simplement que dans le passé (temps de la principale) personne n'aimait cette jeune fille, malgré sa beauté à cette époque passée.

    Même raisonnement avec l'autre phrase.
    Bien qu'il ne soit / fût pas auprès d'elle, elle était très joyeuse.
    Quel que soit le temps du subjonctif, la phrase nous informe simplement que dans le passé (temps de la principale) elle était joyeuse malgré l'absence du monsieur à ce moment du passé.
    Peu importe qu'aujourd'hui le monsieur soit toujours absent ou non.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    J'avoue que je préfère quand même nettement "Bien qu'il ne fût pas..., elle était". Le présent du subjonctif est accepté, c'est entendu, mais c'est bien dommage !
  • Merci bien. Donc, je peux encore exprimer par le subjonctif présent qu'elle était belle et qu'elle l'est toujours, on ne sait pas :D
  • Bonsoir à tous,
    J'ai longtemps cherché dans les Grevisse, les Bescherelle et les Larousse pour essayer d'avoir des réponses claires à mes questions. Or, il s'avère que je suis toujours sans réponses. Je viens donc sur ce forum dans l'espoir que plusieurs personnes me répondent.
    L'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif sont deux temps réservés de nos jours à l'écrit dans un style soutenu. Mais bien que la concordance des temps ne se fasse plus - et c'est fort dommage - je désire appliquer ladite concordance qui, je pense, a dû faire souffrir plus d'un.
    Ainsi, je souhaiterais qu'une âme charitable me vienne en aide.

    Par exemple, Nicolas Sarkozy déclara lors d'une interview :
    "J'aurais d'ailleurs souhaité qu'il [Jean-Louis Borloo] restât"

    Bien que le subjonctif ne soit pas son fort, cette phrase me laisse néanmoins dubitatif. N'aurait-il pas fallu dire : "J'aurais d'ailleurs souhaité qu'il fût resté" ?
    Ou même : "J'eusse d'ailleurs souhaité qu'il fût resté" ?

    Merci beaucoup d'avance et bonne soirée à tous.
  • Lorsque l'action principale est au conditionnel passé, on utilise
    * le plus-que -parfait du subjonctif si le fait subordonné est antérieur à l'actrion principale : J'aurais d'ailleurs souhaité qu'il fût resté.
    * l'imparfait du subjonctif si le fait subordonné est simultané ou postérieur à l'actrion principale : J'aurais d'ailleurs souhaité qu'il restât.
    D'après Bescherelle.
    Donc tout dépend si Nicolas Sarkozy considère que rester est simultané ou antérieur à son souhait.

    Quant à utiliser au lieu du conditionnel passé, ex conditionnel passé 1re forme, le subjonctif plus-que-parfait, ex conditionnel passé 2e forme, je n'en vois pas l'intérêt sauf à insister sur l'aspect prétentieux.
  • Par exemple, Nicolas Sarkozy déclara lors d'une interview :
    "J'aurais d'ailleurs souhaité qu'il [Jean-Louis Borloo] restât"
    Eh bien oui, bien que Nicolas Sarkozy ne soit pas un modèle de grand orateur, cette phrase est correcte.
    Rien de surprenant là-dedans qu'un imparfait du subjonctif de moins en moins employé de nos jours à l'oral.
    Mais combien plus surprenantes et précieuses eussent paru les formulations que vous suggérez !
    ...Mais il me semble qu'Anne 345 vous l'a déjà dit. ;)
  • Donc en résumé toutes les phrases sont correctes en fonction du contexte de simultanéité/antériorité ?
    Un autre exemple : dans une série en VOSTFR je lis : "je croyais que vous pourriez le faire"
    Cette phrase me bloque mais je ne saurais dire pourquoi.
    Je tiens à préciser que quand le personnage la prononce, l'action de cette phrase est passée et révolue.
    Merci d'avance.
  • "je croyais que vous pourriez le faire"
    Nous sommes dans un contexte de concordance des temps avec verbe principal au passé.
    Au présent, on aurait :
    « Je crois que vous pourrez le faire »
    Le futur simple se transforme en conditionnel (sans idée de condition) lorsque le verbe principal est à un temps du passé. On parle aussi de futur dans le passé.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.