Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Katioucha a écrit:
    Paulang, diriez-vous : Je sais qu’il aura fait ça.

    A pareil heure, je ne dis plus grand chose de sensé, mais soyons fous.
    Si, comme je l'ai lu, le futur antérieur dans sa valeur "futur historique" équivaut bien au "passé composé", alors puisque sans rougir, j'écrirais Je sais qu’il a fait ça pourquoi me priverais-je d'écrire cette folie.

    @ Fabien
    Heureux de constater que j'avais bien compris la question à la session de rattrapage (post 307). ;)
  • Si, comme je l'ai lu, le futur antérieur dans sa valeur "futur historique" équivaut bien au "passé composé"

    Ah oui, vous pensez à des choses de ce type ?

    Bébert et Nénette, respectivement âgés de 88 et 87 ans, au coin du feu se remémorent le temps passé ensemble ; et Bébert de dire :

    1) Ah ma Nénette, on aura bien fait la bringue / on aura passé de bons moments !

    C’est possible parce qu’il y a un décrochage avec le moment de l’énonciation. Bébert « sort » du présent (le moment de l’énonciation) et se projette dans le passé d’où il regarde la vie qu’il a passé avec Nénette. C’est un futur antérieur rétrospectif.

    Dans notre phrase, ce n’est pas possible :

    2) Je sais qu’on aura bien fait la bringue / Je sais qu'on aura passé de bons moments

    Ce n’est pas possible, parce que « je sais » rattache forcément la suite de ce qui est dit au moment de l’énonciation. Ce futur antérieur ne peut donc renvoyer qu’à un évènement postérieur à « je sais » et antérieur à un autre évènement.
  • Est-ce que je sais et je savais peut être postérieur à un conditionnel passé ?
  • Comme quoi l'application irréfléchie d'une règle, si tant est qu'il s'agisse d'une règle, permet toutes les folies. Entre nous, -ne le répétez à personne- je sentais bien que quelque chose clochait sans pouvoir toutefois expliquer le malaise ressenti.

    @ Fabien
    Je sais aujourd'hui que j'aurais eu raison de le faire. Il me semble que cette phrase est acceptable et que je sais (présent) est postérieur à ce que j'ai voulu faire mais n'ai pas fait. Mais en cette matière, j'ai beaucoup de doute.
  • Votre phrase me semble juste. Ce qui me parait bizarre, c'est que le conditionnel passé peut être aussi bien antérieur à je sais voire même à je savais que postérieur à je savais voire même à je sais.
  • "je sais" antérieur au conditionnel présent, peut-être ! Mais antérieur au conditionnel passé ? Aucun exemple ne me vient spontanément à l'esprit. Sur ce, je ferme la boutique. :)
  • Je dois avouer que je suis moins sûr maintenant d'une partie de ce que j'ai écrit juste avant. Je crois que tu as raison paulang.
  • Paulang,
    Promis, juré, craché, je ne dirai rien !

    fabien,
    Comme le montre la phrase exemple proposée par Paulang (qui en fait contient bien un conditionnel passé « j’aurais eu »), ça fonctionne pour la valeur modale du conditionnel, mais non pour sa valeur temporelle. Je te donne deux autres exemples.

    Je sais (maintenant) qu’il aurait dû rester alité (dans le passé), mais il n’en fait qu’à sa tête !
    > mais il n’est pas resté alité, et maintenant, il est plus malade que jamais.

    Je sais / je suis sûr qu’il aurait gagné les élections s’il avait était plus convaincant.
    > mais il n’a pas été vraiment convaincant, donc il n’a pas gagné les élections.
  • Il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain
    Il avait dit la veille : "Je sais qu'elle viendra demain".

    Il avait dit la veille qu'il savait qu'elle serait venue le lendemain.
    Il avait dit la veille qu'il savait qu'elle viendrait le lendemain.

    J'ai mis un conditionnel passé parce que le bled donne comme exemple : "je savais que la séance aurait pris fin quand minuit sonnerait". Je savais (antérieurement) que la séance aurait pris fin quand minuit sonnerait (postérieurement), et ça marque un fait qui est passé.
    Mais dans votre phrase, il n' y a qu'un seul repère temporel dans le futur ; le conditionnel passé ne s'impose donc pas.

    Si et seulement si j'ai compris ce qui a écrit à la fin, je tente ça : il a dit hier : je sais qu'elle aura terminé les préparatifs après demain avant que les invités arriveront ; il a dit hier qu'il savait qu'elle aurait terminé les préparatifs après demain avant que les invités arriveraient.
    Qu'en pensez-vous ?



    Ps veuillez m’excuser je ne maîtrise pas bien les outils du site.
  • Si et seulement si j'ai compris ce qui a écrit à la fin, je tente ça :
    Il a dit hier : "je sais qu'elle aura terminé les préparatifs après demain avant que les invités arriveront" ; il a dit hier qu'il savait qu'elle aurait terminé les préparatifs après demain avant que les invités arriveraient.
    Qu'en pensez-vous ?
    Attention : Jacques a repris ma première intervention pour attirer entre autres notre attention sur la nécessité de guillemets dans le discours direct et également la nécessité d'une majuscule (Je sais...). C'est du moins ce que j'ai cru comprendre de son intervention.

    Pour ce qui est de la phrase :
    - Dans le discours direct "arriveront" me fait mauvaise impression. J'écrirais "arrivent" ou "n'arrivent" (ne explétif).
    - Dans le discours indirect, je conserverais pour "arriver" le temps du verbe employé dans le discours direct.

    Attendre autres avis.
  • Je n'avais pas lu le post de katioucha d'hier à 2h43 je viens de le lire. Dans ce post, la suite de : "et pour en revenir au deuxièmes point"... Confirme l'idée que je me faisais "du truc". C'est très bien expliqué merci beaucoup.
  • Bonjour à tous,
    Je me débats avec un cas de concordance de temps que je n'arrive pas à démêler.

    La phrase suivante est-elle juste et, si oui, quelle est la règle de concordance qui s'applique ?

    "Je n'ai jamais vraiment utilisé ce logiciel et je ne crois pas que j’en aurais besoin."

    S'il est certain que le futur de l'indicatif aurait sa place dans la subordonnée, peut-on aussi utiliser le conditionnel ?

    En vous remerciant de vos lumières...
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Diriez-vous :
    "Nous n'avons jamais vraiment utilisé ce logiciel et nous ne croyons pas que nous en aurions besoin." ?
  • D'accord.
    Mais diriez-vous:
    "Nous n'avons jamais vraiment utilisé ce logiciel et nous ne croyons pas que nous pourrions en avoir besoin." ?
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Là, c'est possible.
  • Merci pour votre réponse.
    Mais comment expliquer que le conditionnel convienne avec "pouvoir" mais pas avec "avoir" ?
  • Parce qu’ici pouvoir est utilisé non comme verbe plein dans son sens de être capable de faire quelque chose, mais comme auxiliaire modal, qui indique la possibilité / l’éventualité, notions qui vont bien de pair avec le conditionnel.

    La phrase avec avoir peut peut-être à l’extrême limite (et alors plutôt dans un registre relâché) s’envisager avec un conditionnel, à condition d’imaginer une hypothèse implicite.

    > Nous n'avons jamais vraiment utilisé ce logiciel et nous ne croyons pas que nous en aurions l’utilité (si on nous l’installait/pour le cas où on nous l'installerait).

    Si l’hypothèse est explicitement exprimée, le conditionnel est de mise.
  • Merci beaucoup pour votre réponse !
    (The mass is said, comme diraient les Américains s'ils traduisaient littéralement "La messe est dite.")
  • Je vous en prie ! :)
  • hh3hh3 Membre
    Bonjour à tous,
    Je suis un petit nouveau sur votre forum.
    Je me pose la question si la phrase suivante est correcte en appliquant la concordance des temps :

    "D’aucuns demandaient que la municipalité prît des mesures pour que les ménages les plus modestes ne souffrissent pas de la situation."

    je sais, c'est un peu pompeux. Qu'en pensez-vous, grammaticalement parlant.
    Amicalement.
    hh3
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