Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Et comment fait-on pour rendre le futur relatif au passé, dans ce cas?
    On m'a enseigné que des deux phrases suivantes, le première est juste, la seconde fautive:
    "Il a dit qu'il ferait beau" ; "Il a dit qu'il fera beau".
    Qu'en pensez-vous?
  • Le temps de référence du passé composé étant le présent, les deux sont possibles suivant le contexte.
    Il m'a dit (ce matin) qu'il fera/ferait beau (aujourd'hui ou un jour à venir).
    Il m'a dit (hier) qu'il fera/ferait beau (aujourd'hui ou un jour à venir).
    Il m'a dit (hier) qu'il ferait beau (aujourd'hui, mais ce n'est pas le cas).
  • Bonsoir,
    J'ai deux petits problèmes qui me chagrinent un peu. Pouvez-vous m'aider s'il vous plait ? Le premier est celui-ci : - il a dit hier : je sais qu'elle viendra demain ; il a dit hier qu'il savait qu'elle viendrait aujourd'hui. Et elle est là. - il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain ; il avait dit la veille qu'il savait qu'elle serait venue le lendemain. Et elle était là.
    Le second problème est le suivant : "je savais qu'il aurait fait ça". Si je veux raconter ce qui s'est passé avant le fait avéré "qu'il aurait fait ça", pourrai-je utiliser Un imparfait et un passé composé ? Par exemple enchainer par : comment je savais qu'il aurait fait ça ? Et commencer par exemple par un passé compé ou un imparfait ou l'inverse. Pas forcément par un plus-que-parfait.
    Merci.
  • Et elle est là. - il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain ; il avait dit la veille qu'il savait qu'elle serait venue le lendemain. Et elle était là.
    Il me semble que j'écrirais :
    Il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain ; il avait dit la veille qu'il savait qu'elle viendrait le lendemain.
    ou
    Il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain ; il avait dit la veille qu'il savait qu'elle allait venir (futur proche) le lendemain.
    "je savais qu'il aurait fait ça". Si je veux raconter ce qui s'est passé avant le fait avéré "qu'il aurait fait ça", pourrai-je utiliser Un imparfait et un passé composé ? Par exemple enchainer par : comment je savais qu'il aurait fait ça ? Et commencer par exemple par un passé composé ou un imparfait ou l'inverse. Pas forcément par un plus-que-parfait.
    De quel plus-que-parfait parlez-vous ?
    Je ne suis pas certain de comprendre la question, mais il me semblerait acceptable d'écrire
    Comment je savais qu'il ferait cela ? (savais-je)
    Comment je savais qu'il allait faire cela ?

    Comment j'ai su qu'il ferait cela ?
    Comment j'ai su qu'il allait faire cela ?

    A confirmer.
  • Il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain ; il avait dit la veille qu'il savait qu'elle serait venue le lendemain. J'ai mis un conditionnel passé parce que le bled donne comme exemple : "je savais que la séance aurait pris fin quand minuit sonnerait". Je savais (anterieurement) que la seance aurait pris fin quand minuit sonnerait (posterieurement), et ça marque un fait qui est passé.
    Paulang, pour la deuxieme question, je crois que tu n'as pas saisi l'intitulé de la question ou bien c'est moi qui me suis mal exprimé. Je vais essayer d' expliquer autrement : "je savais qu'il aurait fait ça. Comment je le savais ? Et bien avant ça, je disais à tout le monde que ça allait arriver et on ne voulait pas me croire, je suis même allé voir le maire, j'ai ensuite adressé une lettre au prefet en vain et il est arrivé ce qui est arrivé". Au lieu de : "je savais qu'il aurait fait ça. Comment je le savais ? Et bien avant ça, j'avais dit à tout le monde que ça arriverait un jour etc". Dans le premier exemple j'ai commencé par un imparfait "je disais à tout le monde que ça allait arrivé"...

    Dans le second j'ai commencé par un plus-que-parfait. Ma question est puis-je commencer par un imparfait ?
    Merci.
  • Si j'ai bien compris cette fois, pour ma part, je ne mettrais pas l'imparfait (je disais).
    Je savais qu'il aurait fait ça. J'avais dit ou Je l'avais dit à tous le monde que ça arriverait un jour.
    Des intervenants plus compétents sauront surement argumenter ce qui n'est chez moi que ressenti.
  • Il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain
    Il avait dit la veille : "Je sais qu'elle viendra demain".

    Il avait dit la veille qu'il savait qu'elle serait venue le lendemain.
    Il avait dit la veille qu'il savait qu'elle viendrait le lendemain.

    J'ai mis un conditionnel passé parce que le bled donne comme exemple : "je savais que la séance aurait pris fin quand minuit sonnerait". Je savais (anterieurement) que la seance aurait pris fin quand minuit sonnerait (posterieurement), et ça marque un fait qui est passé.
    Mais dans votre phrase, il n' y a qu'un seul repère temporel dans le futur ; le conditionnel passé ne s'impose donc pas.
  • 1) Pour ta première question, en fait tu mélanges deux phénomènes :

    - la concordance des temps lors du passage du discours direct au discours indirect et
    - la concordance des temps entre principale et subordonnée(s) en fonction de la chronologie des actions.

    - il a dit hier : je sais qu'elle viendra demain ; il a dit hier qu'il savait qu'elle viendrait aujourd'hui. Et elle est là.

    - il avait dit la veille : je sais qu'elle viendra demain ; il avait dit la veille qu'il savait qu'elle viendrait le lendemain. Et elle était là.

    (Vois les sites que je t’avais indiqués précédemment : ce qui joue, c’est que le verbe introducteur (ici « il a dit » et « il avait dit ») est au passé, mais peu importe à quel temps du passé il est = cela n’a pas d’influence sur la transformation au discours indirect.)

    Pour la phrase tirée du Bled, le conditionnel présent serait possible, mais indiquerait que la séance prend fin à minuit (il y aurait concomitance entre les deux « actions » = fin de la séance et minuit) ; alors que le conditionnel passé marque l’antériorité de la fin de la séance par rapport à minuit.

    Ainsi, pour revenir à ta première phrase, tu pourrais avoir un conditionnel passé, si tu avais un futur antérieur au discours direct + un complément qui permet de situer ce futur antérieur par rapport à une autre « action » ultérieure :

    - il avait dit la veille : je sais qu'elle sera venue* demain à cette heure / avant le souper / avant que les enfants seront rentrés / etc. ; il avait dit la veille qu'il savait qu'elle serait venue le lendemain + complément. Et elle avait été là.

    * j’ai conservé ton verbe, mais un autre comme par exemple « arriver » conviendrait mieux.


    2) Pour ta deuxième question, sans complément, ta phrase me parait bizarre pour ne pas dire incorrecte.

    Je savais qu’il aurait fait ça avant la fin du mois / à midi / à sa majorité / etc.

    Pour ce qui est de l’imparfait et du plus-que-parfait, les deux sont possibles avec la nuance suivante :

    Imparfait = répétition / action en cours
    > je n’arrêtais pas de le dire = je le disais sans cesse
    > j’étais encore en train de le dire hier = je le disais encore hier

    Plus-que-parfait = action accomplie

    Désolée, j'ai répondu en même temps que Jacques.
  • Oui, mais de façon tellement plus complète ! :D
  • :)
    J’espère que je n’ai pas dit de bêtises et que ça ne fera pas une tartine trop indigeste pour fabien !!!
  • Ha oui, c'est complet, merci. Je relirai ça plusieurs fois pour bien l'assimiler. Juste un truc pour voir si j'ai bien compris une partie de ce qui a été dit ; si je dis : je savais qu'il serait arrivé à une heure pile tapante du matin ; c'est faux ? il conviendrait mieux de dire : je savais qu'il arriverait à une heure pile tapante du matin. Par contre, Il faudrait dire : je savais qu'il serait arrivé/à minuit/ une heure avant les autres.
  • Je savais qu'il serait arrivé à une heure pile tapante du matin ; c'est faux ?
    Oui et non : tu peux dire : "Je savais qu'il serait arrivé à une heure" en sous-entendant que la personne est arrivée avant, disons pour une heure ; la phrase devient alors l'équivalent de "Je savais qu'il serait déjà là à une heure". Avec "pile tapante", c'est moins indiqué.
  • Ha d'accord, j'ai saisi. Merci Jacques, paulang, katioucha. Merci mille fois.
    Ps. Non katioucha, c'était parfait, merci beaucoup.
  • Ps. Non katioucha, c'était parfait, merci beaucoup.
    Ouf et tant mieux ! :)
  • Katioucha a écrit:
    2) Pour ta deuxième question, sans complément, ta phrase me parait bizarre pour ne pas dire incorrecte.

    Je savais qu’il aurait fait ça avant la fin du mois / à midi / à sa majorité / etc.

    Pour ce qui est de l’imparfait et du plus-que-parfait, les deux sont possibles avec la nuance suivante :

    Imparfait = répétition / action en cours
    > je n’arrêtais pas de le dire = je le disais sans cesse
    > j’étais encore en train de le dire hier = je le disais encore hier

    Plus-que-parfait = action accomplie

    je ne vois pas en quoi la phrase est incorrecte sans complément.
    Une chose bien ou mal a été faite et celui qui parle le constate en disant Je savais qu’il aurait fait ça (ca = cette connerie, par exemple ;) ) ou encore Je savais qu’il ferait ça. Et ainsi vu, j'avoue que l'imparfait dans ce qui suit me donne de l'urticaire et c'est très désagréable. L'action n'est plus en cours met clairement accomplie.
    Reste à savoir comment notre ami entendait sa phrase.

    Tout cela ne me dit pas si mon futur proche est recevable dans la première question.
  • je ne vois pas en quoi la phrase est incorrecte sans complément.
    C’est possible, mais là, c’est moi qui ai de l’urticaire ! :D

    Et quelle différence faites-vous entre ces deux énoncés ?

    Je savais qu'il aurait fait ça
    Je savais qu’il ferait ça

    Pour le deuxième point, j’avais un doute, je l’ai toujours, mais il est fort probable que vous ayez raison.
    Là, j’ai pas les neurones en bon état pour bien réfléchir !!!
  • Je vais tenter d'enlever l'urticaire de paulang :) - je savais qu'il aurait fait ça quelques heures avant d'arriver à son bureau. Ce que je veux faire en fait, c'est me plonger dans ce laps de temps indéfini qui est l'imparfait "je savais"... Reprendre à partir du debut et jusqu'à la fin de ce laps de temps indéfini imparfait "je savais". Je tente quelque chose. - je savais qu'il aurait fait ça quelques heures avant d'arriver à son bureau. - comment tu savais ça toi ? - Et bien, quand je le voyais au travail, il était bizarre, il parlais peu...
    Qu'en pensez-vous ?
  • Et quelle différence faites-vous entre ces deux énoncés ?
    Je savais qu'il aurait fait ça
    Je savais qu’il ferait ça

    Une chose est certaine, dans les deux cas la chose est accomplie au moment ou ce constat est fait. Y a-t-il cependant une différence, je suis bien incapable de le dire, tout comme je ne peux expliquer pourquoi je ne ressens pas l'imparfait pour la suite.
    Mais est-il besoin de connaitre la cause de son urticaire pour savoir qu'elle nous démange. :lol:

    @ Fabien
    Je crains que nous ne parlions pas de la même chose. Mon urticaire a pour cause l'imparfait ou pas de ce qui suit Je savais qu'il aurait fait ca ; à savoir : J'avais dit ou Je l'avais dit à tous le monde que ça arriverait un jour. Peut-on mettre je disais... c'est ce que j'avais compris de votre question.
  • Bon, finalement, je suis toujours debout, et mes neurones sont toujours fatigués, j’espère qu’ils sont encore un brin lucides !

    Paulang, diriez-vous :

    Je sais qu’il aura fait ça.

    Et pour revenir au deuxième point,

    - avec l’imparfait, la personne qui parle « quitte » le moment de l’énonciation (il y a donc décrochage) pour se replacer au moment des faits = le moment où elle disait à tout le monde ce qu’il allait se passer.
    (je me revois très bien), je disais à tout le monde que je savais qu’il aurait fait ça avant la fin de la semaine.

    - avec le plus-que-parfait, la personne qui parle ne quitte pas le moment de l’énonciation et rapporte la totalité des événements depuis ce moment-là.
  • Aucun problème, c'était bien ça, vous aviez bien compris. Au temps pour moi.
    Bonne nuit.
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