Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • Le passé simple est le temps de repère du récit qui se déroule dans le passé passé : à midi, l'après-midi...
    L'imparfait est utilisé pour des actions secondaires du récit.
    Le plus-que-parfait et plus rarement aujourd'hui le passé antérieur s'utilisent pour des actions antérieures à ce temps du récit. Remplacer un passé simple par un plus-que-parfait revient donc à changer le repère.
    Demande-toi ce que tu écrirais si le récit était au présent : A midi il mange... ou à midi il a mangé...
    Fut excusé n'est pas un passé antérieur mais un passé simple au passif.
  • Bonjour,

    Je m’excuse de vous citer un paragraphe assez long. Ma question est la suivante. La narration est d’abord au passé simple, puis au plus-que-parfait. Puis-je revenir ensuite au passé simple ou suis-je obligé de continuer avec le plus-que-parfait ?

    Autrement dit, dans l’avant-dernière phrase, puis-je écrire :

    Je dis alors à Thierry, en faisant une grimace : « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. — Moi non plus », ajouta Thierry.

    Ou suis-je obligé d’écrire :

    J’avais alors dit alors à Thierry, en faisant une grimace : « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. — Moi non plus », avait ajouté Thierry.

    En vous remerciant par avance pour vos réponses.



    « Veronica s’approcha de nous : « Vous êtes au courant ? — De quoi ? demandai-je. — Jean est mort. Il s’est tué à moto cette nuit, en rentrant de discothèque. Sa copine n’est pas morte, mais elle est grièvement blessée. » Veronica était pressée, elle nous fit la bise et s’éloigna. Peut-être aurais-je complètement oublié Veronica s’il n’y avait eu cette scène ? Alors que là, le choc atroce grava tout dans ma mémoire, grava tout jusqu’à la couleur de son rimmel et de ses souliers. « Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Thierry. On va quand même se baigner ? — J’en sais rien », répondis-je ; j’étais hésitant. Plusieurs décennies après cet événement, je me rappelais encore que nous nous étions regardés, que nous nous étions demandé si oui ou non nous allions nous baigner. « Qu’est-ce que ça change ? s’était exclamé Thierry. Et puis connaissant Jean, il nous aurait dit d’y aller ! » J’avais répondu que oui, peut-être, il avait raison. Et nous étions entrés jusqu’à mi-cuisses dans l’eau. Mais là, je m’étais rendu compte que ça ne passait pas, je trouvais l’eau glacée, beaucoup plus froide que d’habitude. Je tremblais. Je dis alors à Thierry, en faisant une grimace : « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. — Moi non plus », avait ajouté Thierry. Et nous étions remontés sur la plage, nous nous étions rhabillés et étions partis chacun de notre côté. »
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Pourquoi changer ? Je conserverais le plus-que-parfait dans les deux cas.
  • Merci Jehan pour votre réponse. Je vais essayer de répondre à votre question « Pourquoi changer ? »

    Il me semble qu’en écrivant « Je dis alors à Thierry », le passé simple exprime un présent à l’intérieur du passé, et que, par conséquent, la phrase « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. » est tout à fait acceptable. On la sent bien. Alors que si j’écris « J’avais alors dit à Thierry », je trouve qu’il y a quelque chose qui ne va pas par rapport à la phrase qui suit. En quelque sorte, il m’apparaît peu crédible que le personnage se rappelle de la phrase exacte après plusieurs décennies. Le passé simple me semble mieux convenir avec des dialogues au présent. Le plus-que-parfait inclut une grande notion de temps et d’éloignement. Je ne sais pas si j’ai réussi à être clair, à exprimer ce que je voulais dire.
  • Trois petites questions sur le texte.
    - Pourquoi je me rappelais... et non pas je me rappelle... qui me semble, à tort ou à raison, plus logique ?
    - Pourquoi quitte à chasser un ne dans la première phrase, ne pas écrire « J’ai pas envie de me baigner. J'me sens pas très bien. » au lieu de « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. »
    - Pourquoi dans ce passage « Qu’est-ce que ça change ? s’était exclamé Thierry. Et puis connaissant Jean, il nous aurait dit d’y aller ! » s’était exclamé Thierry ne se trouve-t-il pas à la fin après d'y aller. Ça fait bizarre là où il est placé !
  • Bonsoir Paulang,

    Je veux bien essayer de vous répondre.

    Concernant le verbe « rappeler ». Il me semble que l’emploi de l’imparfait inscrit l’action dans une durée et correspond bien au fonctionnement de la mémoire. Le présent ne me paraît pas nécessaire.

    Concernant le « ne » à l’intérieur du dialogue. Pour chaque personnage, je me base en fait sur des personnes existantes ou ayant existé. J’essaie donc de restituer au plus près leur manière de parler, c’est tout !

    Concernant le passage « Qu’est-ce que ça change ? s’était exclamé Thierry… », il me semble logique de placer le verbe « exclamer » à cet endroit, puisque c’est à ce moment précis qu’il s’exclame.

    Pour revenir à mon problème, Jehan m’a répondu qu’il conserverait le plus-que-parfait dans les deux cas. Mais ai-je le droit (est-ce correct grammaticalement ?) de mettre « dire » au passé simple et « ajouter » au plus-que-parfait ? Ou est-ce incorrect ?

    « Je dis alors à Thierry, en faisant une grimace : « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. — Moi non plus », avait ajouté Thierry. »
  • Je dis alors à Thierry, en faisant une grimace : « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. — Moi non plus », avait ajouté Thierry. Et nous étions remontés sur la plage, nous nous étions rhabillés et étions partis chacun de notre côté. »

    Réponse d'amateur en matière de français. Il me semble que votre position n'est pas défendable, car enfin
    Je dis (présent) alors à Thierry,... précède la réponse Moi non plus », avait ajouté (plus-que-parfait) Thierry..
    Les deux temps devrait donc être logiquement inversés. Dans la mesure ou question et réponse sont quasi simultanées les deux temps doivent, selon moi, être identiques

    Pour rester dans la même construction que la réponse auriez vous écrit ?
    « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. » dis-je alors à Thierry, en faisant une grimace
    ou
    « J’ai pas envie de me baigner. Je ne me sens pas très bien. » avais-je dit alors à Thierry, en faisant une grimace

    J'observe que dans une autre phrase construite avec deux-points, à savoir Veronica s’approcha de nous : vous usez du passé simple et pour ce qui suit « Vous êtes au courant ? — De quoi ? demandai-je. — Jean est mort... vous usez en réponse (demandai-je) du passé simple et non du plus-que-parfait. Ce qui me semble mieux.
  • Bonjour,
    J'ai un léger doute quant à l'emploi d'un temps et mode au passé. Pourriez-vous s'il vous plaît me dire si cela est juste ?
    Tout d'abord je vais m'appuyer sur du présent indicatif + présent subjonctif comme base : "il se peut que ce soit un merle. Par contre tout à l'heure cela put (passé simple) que ce fût (imparfait subjonctif) une grive". Voila mon petit doute.
    Merci infiniment.
  • [...] par contre, tout à l'heure, il se pouvait que...

    ou :

    [...] par contre, tout à l'heure, il se put que...

    mais pas : « cela put » ;)
  • JehanJehan Modérateur
    Dans un registre courant, Tout à l'heure, il se pouvait que ce soit un merle. est admissible aussi.
    Le "que ce fût", bien que classiquement très correct, me paraît un peu affecté.

    "Il se put" me semble très peu naturel.

    Et pourquoi pas simplement : Tout à l'heure, peut-être était-ce un merle. ?
  • Ah oui c'est vrai je n'y avais pas pensé à "peut-être était-ce un merle". Mais bon d'après ce que vous laissez entendre ma proposition n'est pas fausse ?
  • JehanJehan Modérateur
    Relis ce qui t'a été dit.
    Je n'emploierais pas "cela put" ni le même passé simple "il se put", j'emploierais "il se pouvait"
    Pour le reste, tu as le choix entre "ce fût" (registre soutenu) ou "ce soit" (registre courant).
  • Non non jehan freedy dit les deux sont bons se pouvait ouil se put, il dit que cela put n'est pas bon.
  • JehanJehan Modérateur
    Je sais bien... C'est moi qui t'ai déconseillé le passé simple, seulement moi.
  • Très bien jehan j'en prends note merci pour le conseil.
  • « il se put » était plus correct que « cela put », mais c'est en effet totalement inusité, surtout dans ce contexte. Donc il vaut mieux suivre les propositions de Jehan. :)

    J'aime bien « il se pouvait », plus nature, quoiqu'un peu littéraire s'il introduit « que ce fût » plutôt que « que ce soit ».

    Outre le « peut-être était-ce un merle ? », il y a aussi le poétique :
    « Tout à l'heure... Était-ce un merle ? » mais on sort de l'exercice et de ta question initiale.
  • Bonjour à tous !

    Alors voilà j'ai un petit problème avec une phrase. Instinctivement je l'aurai écrite comme ça,

    "Ce que j'ai fait ces trois dernières années n'eût été que dans le seul but de lui complaire, et ce, malgré son absence."

    ou alors comme ça,

    "Ce que j'eusse fait ces trois dernières années n'eût (avec ou sans accent du coup?) été que dans le seul but de lui complaire, et ce, malgré son absence."

    ou encore comme ça.

    "Ce que j'ai fait ces trois dernières années n'a été que dans le seul but de lui complaire, et ce, malgré son absence."


    Quelle est la meilleure façon de l'écrire ?
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Tout dépend de ce que tu veux exprimer avec le deuxième verbe.

    Si tu présentes ta conclusion comme un fait que tu constates :
    Ce que j'ai fait ces trois dernières années ne l'a été que dans le seul but de lui complaire, et ce, malgré son absence.

    Si tu présentes ta conclusion comme un bilan :
    Ce que j'ai fait ces trois dernières années ne l'aura été que dans le seul but de lui complaire, et ce, malgré son absence.

    Si tu présentes la conclusion comme une supposition dont tu n'es pas tout à fait sûr :
    Ce que j'ai fait ces trois dernières années ne l'aurait été que dans le seul but de lui complaire, et ce, malgré son absence.
    Ici, tu pourrais écrire aussi ne l'eût été, mais ce serait très littéraire et assez artificiel.
  • Bonjour.
    Sachant que le conditionnel est le futur du passé dans une proposition subjonctive, j'ai écrit :
    "On se disait que si un jour ces idées en viendraient à se concrétiser, leurs adhérents reconnaîtraient leur tort."
    Mais, d'autre part, on emploie en principe l'indicatif après si dans les construction qui reprennent la structure de :
    "Si j'avais su, je ne serais pas venu", autrement dit, on emploie dans cette dernière forme l'indicatif (imparfait ou plus-que-parfait), puis le conditionnel.
    Ma question est la suivante :
    Ai-je eu raison d'employer le conditionnel, c'est-à-dire "viendraient" au lieu de "venaient" ?
    Merci d'avance !
  • Non, tu ne peux pas employer le conditionnel derrière un "si" conditionnel, même si la proposition conditionnelle dépend d'une conjonctive.
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