Grammaire française Participe passé

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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Oui...

    Elle se demande (présent) s'ils le feront (futur).
    Elle se demanda (passé) s'ils le feraient (conditionnel "futur du passé").
  • Merci Jehan ! Belle journée !
  • Je viens de rencontrer un cas typique :

    Si les mentions changeaient, je vous préviendrais : me paraît correct
    Quand les mentions changeront, je vous préviendrai : idem

    Mais
    Si les mentions changeaient, je vous préviendrai : est-ce absolument et définitivement fautif que ce futur simple (mal ?) accordé avec un conditionnel ?
  • Dirais-tu : "Si les mentions changeaient, nous vous préviendrons." ?
  • En principe - et spontanément -, plutôt non.
    Cependant, une correctrice m'a laissé entendre que les deux seraient grammaticalement corrects, mais que :
    - soit les probabilités sont plus fortes que la mention change, et dans ce cas, il vaut mieux employer le futur,
    - soit il est plus probable que la mention ne change pas, et dans ce cas le conditionnel est plus adapté.

    Ce n'est pas simple.
  • JehanJehan Modérateur
    Mais si la probabilité est plus forte, on n'emploiera pas l'imparfait à valeur de conditionnel dans la subordonnée.
    Ce sera plutôt : Si les mentions changent, nous vous préviendrons.
  • C'est juste. :)
  • Bonjour,

    J'ai de forts doutes sur la concordance des temps dans la phrase ci-dessous, notamment sur les accents circonflexes. Quelqu'un pourrait-il m'éclairer? Merci beaucoup.


    Et le pire c'est que nous ne nous révoltons pas ! Aucun homme ne semble jamais s'être rendu compte que si ce fût un homme et non une femme qui écrivit ce texte, ce serait la femme qui serait née de la côte de l'homme et non l'inverse.
  • Il me semble que j'aurais écrit ainsi, mais peut-être à tort :
    Et le pire, c'est que nous ne nous révoltons pas ! Aucun homme ne semble jamais s'être rendu compte que si ce fut un homme et non une femme qui avait écrit (voir qui eut écrit) ce texte, ce serait la femme qui serait née de la côte de l'homme et non l'inverse.

    ou

    Et le pire, c'est que nous ne nous révoltons pas ! Aucun homme ne semble jamais s'être rendu compte que si c'était un homme et non une femme qui avait écrit ce texte, ce serait la femme qui serait née de la côte de l'homme et non l'inverse.

    Pour l'accent circonflexe, il se met au subjonctif et pas au passé simple de l'indicatif. Mais je suis bien incapable de vous dire lequel convient ici. Au pif, j'opterai pour le passé simple.
  • Merci pour votre réponse. J’ai fait quelques recherches.

    Cas n°1. L’indicatif me semble bien justifié.

    « Que si ce fut le démon qui leur inspira un tel langage, il n'y eut que Dieu qui pût mettre dans le cœur et dans la bouche de ses serviteurs la réponse si admirable qu’ils firent à Nabuchodonosor, lorsque ce Prince impie les pressa de se soumettre à son ordonnance. »

    Cas n°2 et 3. Nous avons ici deux subjonctifs qui se suivent. Ils me semblent là encore justifiés si l’on considère comme le dit Hanse que le subjonctif correspond à un énoncé de ce qu’on se refuse ou hésite à placer sur le plan de la réalité.

    « Croit-on maintenant que si ce fût lui qui se fût permis des manœuvres coupables pour le faire rendre, ce fût lui aussi qui eût empêché qu'il ne fût rendu ? »

    « La plante se ferme si on la touche avec une épingle ou une paille et elle agit de la même manière que si ce fût un insecte qui l’eût attaquée. »

    Cas n°4. Subjonctif + passé simple. Une action hypothétique suivie d’un fait accompli.

    Mais mon observation n'a d'autre but que de prouver, que si ce fût lui, qui acheta le Polyglotte du Trésorier de Selle, elle gagna entre ses mains le quadruple de sa valeur.



    Du coup, je me demande si ma phrase initiale n’est pas correcte et similaire au cas n°4. Je ne sais pas ce que vous en pensez ?

    "Aucun homme ne semble jamais s'être rendu compte que si ce fût un homme et non une femme qui écrivit ce texte, ce serait la femme qui serait née de la côte de l'homme et non l'inverse."
  • JehanJehan Modérateur
    Il semble que oui, un subjonctif imparfait (si ce fût un homme) à la place d'un imparfait de l'indicatif (si c'était un homme) . Mais cela m'a l'air d'être une tournure très littéraire et un peu désuète.

    Mais pourquoi pas un plus-que-parfait du subjonctif ensuite ? si ce fût un homme qui l'eût écrit...

    D'autre part, je ne saisis pas bien la fin : "ce serait la femme qui serait née de la côte de l'homme"...
    Eh bien, c'est le cas : la Bible dit bien que la femme est née d'une côte de l'homme.
    Alors, pourquoi le conditionnel ce serait ?
  • Merci beaucoup pour votre réponse.

    Excusez-moi ! Je me rends effectivement compte que le texte peut sembler incompréhensible sans les lignes qui le précèdent. Je me permets donc de vous les donner :
    "C'était un pays où sévissait le matriarcat. Les hommes n'avaient pas d'identité. Seules les femmes en avaient une. Et pour mon plus grand malheur j'étais né homme. Oui pour mon plus grand malheur ! Car j'étais obligé de regarder le monde à travers un voile noir qui me couvrait entièrement le visage. Ah ! combien de fois n'ai-je pas eu envie de me révolter et de déchirer ce voile pour voir le monde dans toute sa splendeur ! Combien de fois n'ai-je pas rêvé que le soleil venait délicatement me caresser la peau du visage ! Mais tout cela n'était que des rêves, car les femmes m'avaient condamné à vivre dans l'ombre. — Ah ! pourquoi n'était-ce pas un homme qui avait écrit notre Constitution ? Car je suis absolument sûr et certain que si c'était un homme qui avait écrit notre Constitution, aujourd'hui ce seraient les femmes qui vivraient voilées et non les hommes. Oui tout avait été fait pour les femmes, et rien pour les hommes ! C'était comme dans le pays voisin où l'on disait que l'homme avait été créé à partir de la côte de la femme. — Encore un écrit de femmes ! ne pus-je m'empêcher de m'exclamer. Et le pire c'est que nous ne nous révoltons pas ! Aucun homme ne semble jamais s'être rendu compte que si ce fût un homme et non une femme qui écrivit ce texte, ce serait la femme qui serait née de la côte de l'homme et non l'inverse. »

    En fait, il s’agit d’un texte intitulé Le Matriarcat ou la révolte des hommes, où les règles sont inversées, où ce sont les hommes qui portent le voile et non les femmes.

    Il y a d’ailleurs une chose que je trouve très intéressante. Sans la connaissance des lignes qui précèdent, il me semble que vous aviez raison de suggérer un plus-que-parfait du subjonctif (si ce fût un homme qui l'eût écrit...), alors que les connaissant, on voit qu’il s’agit d’un fait avéré (le texte a été écrit), et il me semble que dans ce cas c’est le passé simple qui convient le mieux (si ce fût un homme et non une femme qui écrivit ce texte).

    Merci encore de m’avoir répondu si rapidement.

    P.-S. Vous pouvez si vous le souhaitez supprimer la longue citation.
  • Bonjour,
    J'aimerais bien avoir votre avis sur ces trois phrases, si elles sont adéquates s'il vous plaît ? 1er, on a retrouvé le lion qui s'était échappé l'annnée dernière. 2em, On a toujours pas retrouvé le lion qui s'est échappé l'année dernière, on le recherche toujours. 3em, on a jamais retrouvé le lion qui s'était échappé l'année dernière.
    Pour la deuxieme je dirais que c'est une question de sens ?
    Qu'en pensez-vous ?
  • J'écrirais dans tous les cas au passé composé : "l'année dernière" me semble suffisamment évoquer le passé, et s'échapper est un fait ponctuel qui a des répercussions aujourd'hui ( il est toujours dans la nature).
    1. On a retrouvé le lion qui s'est échappé l’année dernière.
    2. On n'a toujours pas retrouvé le lion qui s'est échappé l'année dernière, on le recherche toujours.
    3. On n'a jamais retrouvé le lion qui s'est échappé l'année dernière.

    Ne pas oublier les négations (en gras).

    Attendre autres avis
  • JehanJehan Modérateur
    D'accord avec Paulang !
  • Paulang, je ne comprends pas ce que veut dire "il est dans la nature" puisque dans l'exemple 1 il a été retrouvé, cela me parait paradoxal ; ou bien peut-être quelque chose m'échappe.
  • vous avez raison, il n'est plus dans la nature pour la phrase 1, mais cela ne change rien me semble-t-il au temps du verbe.
  • Paulang, si dans la première phrase j'enlève "l'année dernière", peut-on dans ce cas utiliser le plus-que-parfait ou bien doit-on toujours conserver le passé composé ? exe : "on a retrouvé le lion qui s'était échappé". Ça a l'air de bien coller. Qu'en dis-tu ?
  • Je ne suis pas le mieux placé pour répondre, mais il semble, en effet, que le plus-que-parfait (qui s'était échappé) convient mieux en l'absence de repère temporel. L'événement se situe dans un passé certain par rapport à la proposition principale conjuguée, elle, au passé composé (on a retrouvé). Avec la principale et la subordonnée toutes deux au passé composé l'antériorité serait moins bien marquée, je trouve. Mais tout cela reste très subjectif.

    Attendre des explications un peu plus grammaticales des pros du site.
  • "Très tôt, l’inspecteur s’était mis au travail, vérifiant point par point les informations collectées la veille. Il était allé rencontrer monsieur Nerval, le maire de Saillagouse, après avoir eu les parents de Patricia au téléphone. Jalibert avait aussi passé un moment avec les surveillants, les conseillers d’éducation, le proviseur et les étudiants du STAPS. Il avait perdu beaucoup de temps à visionner les images des caméras de surveillance extérieure du lycée. À cause du mauvais temps, elles étaient quasiment inexploitables. À midi, l’inspecteur mangea avec le chef d’établissement à la cantine du lycée. L’après-midi, Valid fut directement excusé par le proviseur : le lutteur arriverait en retard en cours de mathématiques. Le jeune prof, qui avait débarqué au beau milieu de l’année scolaire pour remplacer l’enseignante titulaire, très malade, ricana :"

    Un peu de difficulté avec cette partie d'un texte.
    En effet, je retrouve plusieurs temps : le plus que parfait, l'imparfait, le passé simple, passé antérieur...
    Pour harmoniser, ne vaut-il pas mieux choisir entre le passé simple et le plus que parfait quand l'action se déroule dans le passé ?

    Par exemple, "À midi, l’inspecteur mangea avec le chef d’établissement à la cantine du lycée."

    On écrirait pas plutôt, pas souci de cohérence :
    "À midi, l’inspecteur avait mangé avec le chef d’établissement à la cantine du lycée."

    Qui du passé antérieur "fut excusé" ?
    N'est-ce pas trop confus ?

    Merci de me donner votre avis dans ce méli mélo...

    Bien à vous.
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