Fiches méthode Bac de français 2020

Voici l'extrait que je dois étudier pour un commentaire composé :
Comme le président faisait son résumé, minuit sonna. Le président fut obligé de s’interrompre, au milieu du silence de l’anxiété universelle, le retentissement de la cloche de l’horloge remplissait la salle.« Voilà le dernier de mes jours qui commence », pensa Julien. Bientôt il se sentit enflammé par l’idée du devoir. Il avait dominé jusque-là son attendrissement, et gardé sa résolution de ne point parler ; mais quand le président des assises lui demanda s’il avait quelque chose à ajouter, il se leva. Il voyait devant lui les yeux de Mme Derville qui, aux lumières, lui semblèrent bien brillants.« Pleurerait-elle, par hasard ? » pensa-t-il.– Messieurs les jurés,« L’horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole. Messieurs, je n’ai point l’honneur d’appartenir à votre classe vous voyez en moi un paysan qui s’est révolté contré la bassesse de sa fortune.« Je ne vous demande aucune grâce continua Julien en affermissant sa voix. Je ne me fais point illusion, la mort m’attend : elle sera juste. J’ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne de tous les respects, de tous les hommages. Mme de Rênal avait été pour moi comme une mère. Mon crime est atroce,et il fut prémédité. J’ai donc mérité la mort, messieurs les jurés. Quand je serais moins coupable, je vois des hommes qui, sans s’arrêter à ce que ma jeunesse peut mériter de pitié, voudront punir en moi et décourager à jamais cette classe de jeunes gens qui, nés dans un ordre inférieur, et en quelque sorte opprimés parla pauvreté, ont le bonheur de se procurer une bonne éducation,et l’audace de se mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société.« Voilà mon crime, messieurs, et il sera puni avec d’autant plus de sévérité, que, dans le fait, je ne suis point jugé par mes pairs. Je ne vois point sur les bancs des jurés quelque paysan enrichi, mais uniquement des bourgeois indignés…Pendant vingt minutes, Julien parla sur ce ton ; il dit tout ce qu’il avait sur le cœur ; l’avocat général, qui aspirait aux faveurs de l’aristocratie, bondissait sur son siège ; mais malgré le tour un peu abstrait que Julien avait donné à la discussion toutes les femmes fondaient en larmes. Mme Derville elle-même avait son mouchoir sur ses yeux. Avant de finir, Julien revint à la préméditation, à son repentir, au respect, à l’adoration filiale et sans bornes que, dans des temps plus heureux, il avait pour Mme de Rênal… Mme Derville jeta un cri et s’évanouit.
Quelqu'un pourrait-il m'aider pour trouver une problématique en rapport avec cet extrait et le plan que j'ai trouvé svp ?

Voici mon plan :

I) Un étonnant discours
a. Le refus de se défendre
b. La mise en accusation de la société

II) La mise en valeur du héros romantique
a. Un coupable attachant
b. Un héros seul face à une société qui l'opprime

Réponses

  • J'ai un commentaire à rendre pour samedi.
    Et j'ai franchement pas trouver le temps de m'y prendre avant donc je suis un peu pris de cours.
    C'est un extrait du chapitre 41 du Rouge & le noir - Stendhal.

    J'ai réalisé une introduction :
    Le roman Le Rouge et le Noir a été écrit par Stendhal en 1830. Il raconte la quête d'un jeune homme, Juilien Sorel qui tente de trouver sa place au sein de la haute socité. L'extrait du chapitre quarante et un de l'ouvrage rapporte le jugement du héros, c'est l'occasion pour lui d'exprimer ce qu'il pense d'une société qui l'a constament rejetté. Auteur réaliste du XIXé siècle, Stendhal par Le Rouge et le Noir met en scène la structure sociale et politique de la france, à la veille des Trois Glorieuses.
    Juilien Sorel, est ici un héros charismatique, grandiloquent et romantique. Par sa prise de parole singulière il tire une sévère critique de la société (mondaine je suis pas sûr) de son temps.
    Et je n'arrive pas à trouver un III) :s
    Donc j'ai plusieurs questions :
    > Premièrement, mon introduction tient-elle la route ? (j'en suis pas fier du tout).
    > Peut-on dire que Julien est personnage romantique (cf : pleure des femmes dans l'assistance, sa certaine appartenance au peuple :: "vous voyez en moi paysan.." etc..)
    > Et enfin, voyez-vous un III ?
    « Messieurs les jurés,
    « L'horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole. Messieurs, je n'ai point l'honneur d'appartenir à votre classe, vous voyez en moi un paysan qui s'est révolté contre la bassesse de sa fortune.
    « Je ne vous demande aucune grâce, continua Julien en affermissant sa voix.
    Je ne me fais point illusion, la mort m'attend : elle sera juste. J'ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne de tous les respects, de tous les hommages. Mme de Rênal avait été pour moi comme une mère. Mon crime est atroce, et il fut prémédité. J'ai donc mérité la mort, messieurs les jurés. Quand je serais moins coupable, je vois des hommes qui, sans s'arrêter à ce que ma jeunesse peut mériter de pitié, voudront punir en moi et décourager à jamais cette classe de jeunes gens qui, nés dans une classe inférieure, et en quelque sorte opprimés par la pauvreté, ont le bonheur de se procurer une bonne éducation, et l'audace de se mêler à ce que l'orgueil des gens riches appelle la société.
    « Voilà mon crime, messieurs, et il sera puni avec d'autant plus de sévérité, que, dans le fait, je ne suis point jugé par mes pairs. Je ne vois point sur les bancs des jurés quelque paysan enrichi, mais uniquement des bourgeois indignés... »
    Pendant vingt minutes, Julien parla sur ce ton ; il dit tout ce qu'il avait sur le cœur ; l'avocat général, qui aspirait aux faveurs de l'aristocratie, bondissait sur son siège ; mais malgré le tour un peu abstrait que Julien avait donné à la discussion, toutes les femmes fondaient en larmes.
  • Alors, ton plan c'est.... :

    "Juilien Sorel, est ici un héros charismatique, grandiloquent et romantique. Par sa prise de parole singulière il tire une sévère critique de la société (mondaine je suis pas sûr) de son temps"

    ? Si oui,je pense que tu dois rester un peu plus artificiel dans ton annonce de plan pour souligner que s'en est une.
    En revanche je dirais que le reste est justement bien trop artificiel, tu rentres trop brusquement dans le sujet, ça semble un peu bâclé.
    Tu fais une partie sur le bouquin, puis un peu sur l'auteur puis re-sur le bouquin.
    Enfin je dirais que malheureusement tu n'a pas de projet de lecture, pas de fil directeur, de grande question... en général ca se passe juste avant l'annonce du plan, or, là tu fais une considération générale sur le contexte historique du bouquin.
    Je serai ravie de t'aider si tu me filais l'extrait, j'ai bien le bouquin chez moi, mais ce serait vraiment plus pratique si on l'avait tous sous les yeux.
  • J'ai édité.

    Généralement pour mes introductions j'ai bien moins de mal. Mais il est vrais que ce texte ne m'inspire pas du tout :/ !
    Pour les considérations générales, j'ai fait une flèche sur mon brouillon ça va remonter en haut xD

    Pour ce qui est du fil directeur et du projet de lecture ou encore de grande question j'ai franchement pas d'idée. Je m'y suis pris un peu "au dernier moment". Mais j'ai privilégié mes TPE !
  • Pensées, à la volée:

    Une scène de plaidoyer
    Un personnage lucide qui acquiert toute sa grandeur dans un plaidoyer charismatique.
    Une volonté de mourir dignement et fièrement : ce qui l’anime c’est « l’horreur du mépris »
    Se distingue des jurés et assume pleinement (enfin !) sa classe sociale
    Souligne bien que la différence de classe influe sur le jugement des jurés, bourgeois et aristocrates.
    « Voudront punir en moi et décourager à jamais cette classe de jeunes gens qui, nés dans une classe inférieure » (…) « et l'audace de se mêler à ce que l'orgueil des gens riches appelle la société. » (…) « Voilà mon crime, messieurs » <- ici il montre bien qu’il n’est pas tant puni pour un meurtre que parce que c’est quelqu’un de rang inférieur qui à tué une femme noble.
    Ici Julien explose en quelque sorte ce qui l’avait animé tout au long du roman, c'est-à-dire sa honte de n’appartenir pas à la haute société, tout au long du livre il était déchiré entre son admiration et sa haine pour cette société. Ici, il semble qu’il trouve enfin sa place dans la société et qu’il l’assume. La mort était donc inévitable…
    Vers la fin, les commentaires du narrateur sont important, Julien éternel séducteur de ces dames aussi.

    Voilà des considérations très rapides proches de la paraphrase mais qui j’espère t’aideront un peu.

    Pour ton intro…

    Profondément ancrée dans son époque, Le Rouge et le noir de Stendhal met en scène le parcours (initiatique) de Julien Sorel, admirateur de Napoléon et nostalgique d’une époque qu’il n’a pas connue. Déchiré entre son aversion pour les ultras royalistes et son désir de gloire et de reconnaissance dans la société, le parcours de Julien est de courte durée puisqu’il a procédé au meurtre de Mme de Rênal, son premier amour.
    C’est dans une scène capitale de l'œuvre, le jugement du jeune homme, que celui-ci prend enfin la parole à cœur ouvert. N’ayant plus rien à perdre, Julien dans une prise de parole ultime s’adresse aux jurés mettant ainsi en lumière tout son charisme et sa lucidité presque déroutante.
    Afin de mettre en lumière les enjeux que proposent l’extrait nous verrons dans un premier temps etc.

    (A toi de compléter, rajouter peaufiner…)
  • Merci beaucoup pour l'introduction c'est sur quoi j'avais quelques difficultés.

    Pour ce qui est du développement je pense avoir saisit les enjeux de l'extraits.
    J'ai aussi repéré un raisonnement inductif > "Paysan" > "Voilà mon crime"
  • ash13ash13 Membre
    Bonjour à tous,

    Sur le même sujet, je dois écrire une dissertation, et je suis en première L.
    J'avais pensé à étudier la complexité d'un plaidoyer qui alterne discours accusateur et discours de défense.
    Qu'en pensez vous ?
  • JehanJehan Modérateur

    Cela m'étonnerait qu'il te réponde dix ans après... Quelle est l'utilité de ta demande ?

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