Subordonnée complétive et surbordonnée conjonctive

Bonjour,
comment peut-on bien distinguer subordonnée complétive et conjonctive ? La première est associé au groupe verbal, tandis que la seconde apporte une précision sur les circonstances de l'action, ça j'ai bien compris...
néanmoins, parmis ces phrases, j'ai un peu de mal à trouver les complétives:

A. Veillez à ce que les lumières soient éteintes quand vous partez.
B. Tu as bien pris garde à ce que je t'ai expliqué?
C. Le public a été avisé que le parc ferme à 18h. = complétive ?
D. Je doute qu'il soit pertinent de lui répondre ainsi. = complétive ?
E. Je me doute de ce qu'il vous a répondu. = complétive ?
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Réponses

  • MurielMuriel Membre
    Bonjour Vaness,

    As-tu lu ces deux pages ? :
    Classement des propositions subordonnées
    Les propositions subordonnées

    Muriel
  • VanessVaness Membre
    Bonjour Muriel,
    j'avais lu la seconde page que tu me proposes mais pas la première...je pense bien avoir compris comment construire les différente subordonnées, la théorie me semble toujours très simple, seulement dans la pratique, trouver lesquelles sont complétives parmis les phrases ci-dessus, là je rame ! :(après mûres réflexions, la A est une proposition subordonnée conjonctive circonstancielle, et les autres sont complétives...nan ?après de longues études sur les complétives, je dirais qu'elles le sont toutes.....ai-je tord ?
  • https://www.etudes-litteraires.com/propositions-subordonnees.php
    D'après le lien, "Je m’attends à ce qu’il pleuve" est complétive: or, j'ai lu à plusieurs endroits que lorsque "que" suivait "ce", il fallait essayer de remplacer "ce" par un nom pour voir s'il est pronom ce qui ferait que "que" serait alors pronom relatif.
    "Je m'attends au fait qu'il pleuve" ne peut-il pas se dire ?
    Comment alors faire la différence entre les "ce que" des complétives et deux des relatives ?

    Ayant vraiment, vraiment, besoin de claires explications, je vous remercie d'avance de l'aide que vous m'apporterez ;)
  • Le critère le plus sûr pour identifier un que relatif est de trouver sa fonction dans la subordonnée relative.

    A. Veillez à ce que les lumières soient éteintes quand vous partez.
    aucune possibilité. => complétive COI

    B. Tu as bien pris garde à ce que je t'ai expliqué ?
    tu as bien pris garde à cela, je t'ai expliqué cela => relative

    C. Le public a été avisé que le parc ferme à 18h.
    aucune possibilité. => complétive COD

    D. Je doute qu'il soit pertinent de lui répondre ainsi.
    aucune possibilité. => complétive COD

    E. Je me doute de ce qu'il vous a répondu.
    Je me doute de cela, il vous a répondu cela => relative

    Je m’attends à ce qu’il pleuve
    aucune possibilité. => complétive COI

    Dans certains cas, il peut y avoir ambiguïté :
    Il s'est formalisé de ce que nous décidions sans lui.
    1. relative : il s'est formalisé de cela; nous décidions de cela sans lui.
    2. complétive : que nous décidions sans lui, il s'en est formalisé.
    Le mode subjonctif (à moins que ce soit un imparfait !) indique que cette forme ambiguë sera plutôt interprétée comme une complétive.
  • d'accord ! tu penses donc que le jour du concours, confrontée à une phrase comme cette dernière, très ambigüe, il vaut mieux la considérer comme complétive ?
  • Pour un QCM (c'est cela ?), il ne devrait pas y avoir de phrase ambiguë. Pour un devoir rédigé, tu commentes.
  • exactement, c'est un QCM ;) certaines questions sont parfois trèèès tirées par les cheveux, mais bon, j'ai juste à croiser les doigts ! merci beaucoup pour ces brillantes explications ;)
  • existe t'il une différence entre les 2 ?
    une complétive est toujours conjonctive et inversement ?
    sinon quelles sont les sub. complétives et les sub. conjonctives ?
    j'ai un peu de mal à nuancer ces 2 catégories si nuance il y a
    merci pour votre aide
  • Une subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction simple, "que".

    Je pense qu'il est malade.

    Dans ce cas, la conjonctive est également complétive, puisqu'elle complète le verbe penser.

    Une subordonnée complétive n'est pas nécessairement introduite par une conjonction de subordination, c'est le cas des interrogatives indirectes partielles, et des infinitives :
    Je me demande quand il est tombé malade.
    Je l'ai vu tomber dans les escaliers.
  • merci pour ta réponse
    dans ton exemple 3 quelle est la nature de QUAND alors ?
    adverbe interrogatif ?
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Une subordonnée conjonctive se définit par son mot introducteur, qui peut être une conjonction de subordination ou une locution conjonctive :
    que, quand, si, lorsque, comme, après que, quoique, parce que, etc.

    Les subordonnées complétives (qui font la plupart du temps partie des subordonnées conjonctives, puisqu'elles sont introduites généralement par la conjonction "que" ) se définissent par leur fonction.

    A la différence des autres conjonctives, elles n'ont jamais la fonction compléments circonstanciels.
    Une complétive est le plus souvent COD du verbe de la principale :
    Je souhaite qu'il réussisse.
    Je demande si tu viendras.
    Je sais quand tu viens.
    J'entends l'oiseau chanter.

    Parfois COI :
    Je m'attends à ce qu'il vienne.
    Ou COS :
    J'ai prévenu Anne qu'il ne viendrait pas.
    Elle peut être aussi sujet :
    Qu'il réussisse serait normal.
    Ou attribut du sujet :
    Mon souhait est qu'il réussisse.
    Ou apposition à un nom.
    Je ne souhaite qu'une chose, qu'il réussisse.
    Ou complément de nom :
    Je formule le souhait qu'il réussisse.
    Ou enfin complément d'adjectif :
    Je suis certain qu'il réussira.
  • vbruneau26 a écrit:
    merci pour ta réponse
    dans ton exemple 3 quelle est la nature de QUAND alors ?
    adverbe interrogatif ?
    Oui exactement.
  • Salutations,

    J'ai un petit souci relatif à ce sujet portant sur la distinction sur les relatives en ce que et les complétives en ce que.

    J'ai lu que dans la phrase : "Donne-moi ce que tu veux", la proposition subordonnée était identifiée comme relative.

    Or s'il est effectivement possible de réécrire la phrase sous cette forme, donne-moi cela, tu veux cela", j'ai l'impression que cela ne va pas au niveau du sens, on ne donne pas une chose tout en voulant cette chose. Pour ma part je pense davantage à une complétive, dans la mesure où que ne joue aucun rôle dans la subordonnée.

    Par contre dans la phrase je te donne ce que tu veux, je pencherai dans ce cas pour une relative , je te donne cela, tu veux cela, ou que remplace ce et joue le role de COD, le sens ne s'y opposant pas.


    Pourriez-vous m'éclairer sur ce point s'il vous plait ?
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Dans :
    Je te donne ce que tu veux (= Je te donne la chose que tu veux ) le que est COD du verbe "vouloir".

    Et dans :
    Donne-moi ce que tu veux (= Donne-moi la chose que tu veux [me donner] ) le que est COD non pas du verbe "vouloir", mais de l'infinitif "donner" sous-entendu. Ici, on ne veut pas "la chose", mais "donner la chose"...

    Mais ce sont bien des relatives dans les deux cas,
    qui complètent dans les deux cas l'antécédent ce ( = la chose).
  • Bonjour,
    J'aimerais savoir SVP quelle est la fonction de la proposition complétive suivante:
    Il est nécessaire que tu réussisses l'examen.
    1-Que tu réussisses l'examen, est-il un complément de l'adjectif?
    2-Sujet réel? Que tu réussisses est nécessaire.
    3-Complément du verbe impersonnel?
    Merci bien
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