Grammaire française Participe passé

Bonjour,

Encore une question sur la phrase clivee.. Generalement, je comprends le sujet, mais il y a quelque chose je ne comprends pas.
Je doit mettre en relief la phrase suivante a l'aide de "C'est... Qui/Que", en sachant que cette formule ne change pas (reste toujours "C'est... Qui/Que" ou "Ce sont") :

"Tout le monde parle de lui". Alors... peux-je dire "C'est de lui que tout le monde parle", ou cette phrase ne marche pas?

Et encore une question sur ce sujet - quand la phrase est a negation, par exemple :

"Je n'ai pas fait cela" → C'est cela que je n'ai pas fait?
"Il ne s'agit pas de vos petits ennuis" → Ce sont vos petits ennuis qu'il ne s'agit pas?

Est-ce que je peux mettre le "C'EST" en negation?

Si on peut corriger les phrase suivantes aussi (je suis desolee mais je ne suis pas sure et je ne sais pas comment les faire!) :

- "Je suis l'ami de Pierre" → C'est Pierre que je suis l'ami ( )

-"Je suis le nouveau professuer" → C'est moi qui est le nouveau professeur?

- "Vous avez besoin de patience" → C'est de patience que vous avez besoin?


Toutes les phrases-la je ne sais pas comment faire. Je sais qu'on ne peut pas mettre en relief un verbe (sauf dans les phrases comme "Fumer est interdit" → C'est fumer qui est interdit), mais on fait quoi quant aux exemple que j'ai donne?

Merci beaucoup pour votre aide et votre patience ;)

Yasmine

Réponses

  • "Tout le monde parle de lui". Alors... puis-je dire "C'est de lui que tout le monde parle", ou cette phrase ne marche pas?
    Cette phrase marche très bien.

    Et encore une question sur ce sujet - quand la phrase est a negation, par exemple :

    "Je n'ai pas fait cela" → C'est cela que je n'ai pas fait?

    Non : ce n'est pas cela que j'ai fait

    "Il ne s'agit pas de vos petits ennuis" → Ce sont vos petits ennuis qu'il ne s'agit pas?
    Non, ça ne marche pas, pour deux raisons.
    1° la négation (voir phrase précédente)
    2° le verbe "s'agir" se construit avec la préposition "de": "il s'agit de"... donc, voir première phrase.
    Je pense que si tu comprends bien que la négation doit être mise avec "c'est", et que tu comprends par le premier exemple quelle doit être la place d'une préposition dans les tournures clivées, tu pourras faire toutes les phrases de l'exercice.

    Est-ce que je peux mettre le "C'EST" en negation?

    Si on peut corriger les phrase suivantes aussi (je suis desolee mais je ne suis pas sure et je ne sais pas comment les faire!) :


    -"Je suis le nouveau professuer" → C'est moi qui est le nouveau professeur?

    C'est moi qui suis...


    - "Vous avez besoin de patience" → C'est de patience que vous avez besoin?
    oui
  • Lucretius a écrit:
    "Vous avez besoin de patience" → C'est de patience que vous avez besoin?
    oui
    ou C'est de patience dont vous avez besoin ?
  • Tu me fais douter, même si ta solution me parait redondante.
  • Merci beaucoup Lucretius! Je comprends maintenant...

    Mais pourquoi on ne peut pas dire : C'est de patience dont vous avez besoin ? La langue francaise est trop compliquee parfois

    Alors, dans cette construction, j'utilise seulement QUE, pas "dont", "ou" etc., si je ne me trompe pas?
  • On peut dire les deux. Avec un exemple que j'espère plus parlant :

    C'est lui dont je parle.

    C'est de lui que je parle. (dont = de + que, si je puis dire)

    Dire *C'est de lui dont je parle serait effectivement redondant et n'est donc pas juste.
  • "Il ne s'agit pas de vos petits ennuis" → Ce sont vos petits ennuis qu'il ne s'agit pas?
    Non, ça ne marche pas, pour deux raisons.
    1° la négation (voir phrase précédente)
    2° le verbe "s'agir" se construit avec la préposition "de": "il s'agit de"... donc, voir première phrase.
    Je pense que si tu comprends bien que la négation doit être mise avec "c'est", et que tu comprends par le premier exemple quelle doit être la place d'une préposition dans les tournures clivées, tu pourras faire toutes les phrases de l'exercice.

    Alors , je dois dire :
    Ce ne sont pas de vos petits ennuis qu'il s'agit ? Meme si le "de" n'est pas souligne?

    Et : je suis l'ami de Pierre. → C'est Pierre que je suis l'ami.
    Arthur a écrit:
    On peut dire les deux. Avec un exemple que j'espère plus parlant :

    C'est lui dont je parle.

    C'est de lui que je parle. (dont = de + que, si je puis dire)

    Dire *C'est de lui dont je parle serait effectivement redondant et n'est donc pas juste.
    Ahh d'accord, je comprends. Je pense que la structure est "C'est... Que/Qui", alors je n'etais pas sure si je pouvais utiliser le "dont".

    C'est trop complexe... et mon prefesseur n'aime pas repondre aux questions..
  • D'après moi, la tournure "c'est... dont..." est assez archaïque, la tournure "c'est de... que..." est correcte, et la tournure "c'est de... dont..." est archaïque et inélégante à la fois, à cause de la récidive.

    On dira : c'est à lui que je parle, c'est de lui que je parle, plutôt que: c'est lui à qui je parle, ou c'est lui dont je parle.

    Edit: j'ai posté en même temps qu'Arthur avec le même exemple.
    Je suis d'accord avec arthur sur le fait qu'on peut dire "c'est lui dont je parle", mais cela ne me semble pas la meilleure tournure.

    Quant à la phrase:

    Ce ne sont pas de vos petits ennuis qu'il s'agit


    Elle me parait correcte.
  • Yasminka a écrit:
    Et : je suis l'ami de Pierre. → *C'est Pierre que je suis l'ami.
    En revanche celle-ci ne l'est pas. Il faut dire C'est Pierre dont je suis l'ami (et ici je ne vois pas bien d'autre choix, d'ailleurs). Mais je ne tournerais pas comme ça spontanément... Je dirais plutôt C'est avec Pierre que je suis ami, quitte à sacrifier l'article.
  • JehanJehan Modérateur
    La tournure correcte actuelle est :
    "C'est de Pierre que je suis l'ami... (Pas de Paul.)"
  • Bonjour Arthur,

    Il me semble que la difficulté avec cette phrase, c'est qu'on ne sait pas à quelle question elle répond. La question pourrait être aussi bien « Qui êtes-vous ? » que « De qui êtes-vous l'ami ? ». Il est donc difficile de savoir quel élément mettre en valeur :
    - C'est de Pierre que je suis l'ami ;
    - C'est moi qui suis l'ami de Pierre ;
    - C'est ami de Pierre que je suis (bizarre, mais pourquoi pas ?).

    Muriel
  • Ma phrase peut certes répondre à la question Qui est-il [il = Pierre, dont je suis l'ami] ?". Mais pas à la question Qui êtes-vous ?, me semble-t-il (Sauf à imaginer que Pierre soit à côté de son ami, et que son ami fasse les présentations... :P). Mais dans le cas Qui est-il ? je pense que la virgule s'impose, pour bien marquer la différence avec la tournure présentative.

    Bref, ma phrase me semble correcte, sans être trop ambiguë... Je n'ai pas d'objection réelle à la tournure C'est de Pierre que je suis l'ami... Quelques recherches sur google ("que je suis l'ami" et "dont je suis l'ami", avec guillemets) corroborent mon sentiment : je ne trouve pas d'occurence de la tournure "que je suis l'ami", ou que soit un pronom relatif... J'en trouve quelques-unes avec dont.
  • Il me semble qu'avec la syntaxe contemporaire à laquelle on est habitué, on aurait tendance à ne pas pouvoir faire autrement (même sans la virgule) que de comprendre ta proposition — C'est Pierre dont je suis l'ami — comme répondant à la question « Qui est-il ? », et ce serait donc Pierre qui serait mis en valeur (et de fait, l'« objet » du présentatif).

    De plus, je crois que Yasminka est condamnée à n'utiliser que « c'est... qui »/« c'est... que ».

    Une solution intermédiaire serait peut-être : C'est Pierre de qui je suis l'ami. (?) Édit : mais elle paraît tout aussi ambiguë...
  • Merci beaucoup tout le monde, je comprends maintenant (j'espere).
  • Dernière édition : on se trompe tous ! =D

    On a le droit d'extraire un sujet, un complément d'objet ou circonstanciel, un complément d'adjectif attribut... mais pas une expansion du groupe nominal !

    Riegel, page 432 :
    L'extraction est impossible pour une expansion du groupe nominal, comme un adjectif ou un complément du nom.
    Il en va de même pour l'attribut du sujet, nominal ou adjectival : La vie est magnifique. Ce fleuve est un torrent. Les phrases *C'est magnifique que la vie est. *C'est un torrent que ce fleuve est ne sont pas acceptables. Elles le deviennent si l'on procède à l'inversion du sujet [...]
    En clair, si j'ai bien compris, pour :
    Je suis l'ami de Pierre.
    il ne reste plus que : C'est moi qui suis l'ami de Pierre.

    En résumé, on aurait le droit de dire « C'est de Pierre que je suis admiratif », mais pas « C'est de Pierre que je suis l'admirateur ! »

    Muriel
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