Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour à tous,
Je dois rendre un commentaire composé en français et je n'arrive pas à trouver de plan respectable pour commencer mon commentaire.
Le problème est que je ne sais pas à quel genre ce texte appartient, ni à quel registre !
Voici le texte pour ceux qui auront la gentillesse de bien vouloir m'aider ou au moins me donner des indices :)
Hier, 22 février, j’allais à la Chambre des pairs. Il faisait beau et très froid, malgré le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte et souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu’il couchait habituellement sur le pavé, la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu’il avait volé ce pain et que c’était à cause de cela qu’on l’emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra et l’homme resta à la porte, gardé par l’autre soldat.
Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C’était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelée de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces étaient levées mais on distinguait l’intérieur tapissé de damas bouton d’or. Le regard de l’homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
Cette femme ne voyait pas l’homme terrible qui la regardait.
Je demeurai pensif.
Cet homme n’était plus pour moi un homme, c’était le spectre de la misère, c’était l’apparition brusque, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d’une révolution encore plongée dans les ténèbres mais qui vient. Autrefois le pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire ; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s’aperçoit que cette femme existe tandis que cette femme ne s’aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable. Victor HUGO, Choses vues, 1888
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Réponses

  • Le genre c'est Journal intime
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Tu as un apologue : un récit suivi de sa leçon.
    Hugo développe là des idées qui lui sont chères et dont il a fait en partie la trame des Misérables.
    Il exprime ici son idéalisme social, son romantisme se colore nettement de socialisme.
    On retrouve dans ce texte son goût pour la pensée antithétique.

    C'est un journal intime ou plutôt un carnet de notes de journaliste.
    Hugo note les détails pittoresques pour croquer une scène significative et symbolique.

    Essaie le plan suivant :

    Un misérable voleur
    opposé à un tableau du bonheur familial.
    Deux mondes contrastés qui s'ignorent, la prophétie apocalyptique qui en découle.
  • Bonsoir.
    Je suis en 1ère S et j'ai un comentaire a faire sur le texte suivant:
    "Hier, 22 février, j'allais à la Chambres des pairs. Il beau et très froid, malgrè le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pale, maigre, hagard; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et ecorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu'il couchait habituellement sur le pavé; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu'il avait volé ce pain et que c'était à cause de cela qu'on l'emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l'homme resta à la porte, gardé par l'autre soldat.
    Une voitue était arrêtée devant la porte de la caserne. C'était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelé de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces était levées, mais on distinguait l'intérieur tapissé de damasbouton d'or. Le regard de l'homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
    Cette femme ne voyait pas l'homme terrible qui la regardait.
    Je demaurai pensif.
    Cet homme n'était plus pour moi un homme, c'était le spectre de la misère, c'était l'apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d'une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefoisle pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire; mais on nese regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s'apercoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s'apercoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable."

    Victor Hugo, Choses vues, 1846
    Je cherche désespérément un plan depuis 2 heures...
    Je pensait faire une partie sur l'opposition pauvre/riche, une autre sur la séparation entre les 2 classes sociales
    Peut être une partie sur le genre même du texte:sorte de journal intime

    Merci d'avance pour votre aide.

    Serait il possible de détailler un peu plus le plan. Parceque là j'ai vraiment j'ai du mal à me faire un idée de ce que je pourrait bien mettre dans les grandes parties (je sais, je suis nul en français et je mérite mes 7/20 :( )

    J'ai cherché le romantisme dans le texte mais je n'en voit pas.

    Merci d'avance.
  • merci pour le plan mais pourriez vous etre plus precis dans le plan et de mettre quelques indices ou quelques exemple svp merci de votre aide parce que mon niveau de francais est actuellement de 9/20 et je suis en 1S aussi lol
  • Bonjour! j'ai également un probléme pour ce comentaire composée, est-ce que vous pouvez nous donnez plus d'information sur ce sujet svp merci d'avance!
  • je pense qu'on pourrait mettre dans le plan du commentaire 2 axes :
    - les echanges des regards dans le passage
    - la reflexion de V.hugo dans le passage
    mais apres je sais pas comment developper tous
    qu'est-ce que vous en pensez ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Benouz,

    Justement il n'y a pas d'échanges de regards, c'est tout le drame de cette scène qui met en valeur la damnation sociale par le déni d'existence : les riches ne se rendent même pas compte qu'ils côtoient la misère.
  • Bonjour j'ai un commentaire componsé sur un texte de victor hugo , choses vues dont la problématique est la suivante :
    Dans quelle mesure cette description d'un comportement appuie- t- elle une analyse sociale et politique prophétique?
    et je n'arrive pas un faire un plan pouvez vous m'aider ?
    "Hier, 22 février, j'allais à la Chambres des pairs. Il beau et très froid, malgrè le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pale, maigre, hagard; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et ecorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu'il couchait habituellement sur le pavé; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu'il avait volé ce pain et que c'était à cause de cela qu'on l'emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l'homme resta à la porte, gardé par l'autre soldat.
    Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C'était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelé de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces était levées, mais on distinguait l'intérieur tapissé de damas bouton d'or. Le regard de l'homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
    Cette femme ne voyait pas l'homme terrible qui la regardait.
    Je demaurai pensif.
    Cet homme n'était plus pour moi un homme, c'était le spectre de la misère, c'était l'apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d'une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefois le pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s'aperçoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s'aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable."
  • Allez, allez! :lol:
    Voilà, un peu d'aide... ►

    Déjà, un peu de recherche sur le paratexte et sur le texte lui-même, vous aurez aidé à trouver le genre.
    Chose Vues est un témoignage de Victor Hugo prenant la forme d'une page d'un journal intime.

    Ce texte cherche à dénoncer l'indifférence et l'égoisme qui peut-être source d'injustice sociale.
    Allez quelques repérages qui pourront vous donnez quelques idées...

    On a un indicateur de temps "hier" qui ancre le récit dans la situation d'énonciation et fait donc fait le narrateur un témoin de la scène qui va se dérouler, d'une scène réelle, comme le suggère le titre de l'oeuvre =).
    Le témoignage est une garantie de vérité.

    Ensuite, le narrateur part de l'exemple pour déboucher sur une généralité: "homme" à "pauvre".

    Indifférence et égoïsme sont soulignés par l'abondance de contrastes. Vous devriez travailler sur ça. Le texte est bati sur des oppositions, sur des contrastes.
    Ex: les vêtements de l'homme s'opposent à ceux de la femme, le "pain" volé à l'enfant

    L'indifférence est situé dans un contexte social et V.H dénonce l'égoisme qui conduit à ne pas voir la misère autour de soi.

    Après avoir saisi, le lecteur par des contrastes et l'usage d'un registre pathétique, V.H lui fait peur, du moins cherche à lui faire peur, en parlant d'un "homme terrible" et de "catastrophe inévitable".

    La dénonciation de l'égoïsme devient émouvante et menaçante.

    V.H. s'indigne contre les conditions de vie des plus pauvres, qui font avancer le pays, car si j'me souviens bien de mes cours d'histoire, il s'agit de la classse ouvrière.

    Ah, et puis une ouverture ne ferait pas de mal..avec par exemple: le grotesque personnage de Gnathon dans les Caractères de La Bruyère ou en core Jacques Prévert, "La Grasse Matinée", Paroles.

    Allez, hop hop!
  • Je vous propose le mien:

    I. Opposition entres les deux personnages
    a) Le cadre
    b) Opposition entre les aspects de la misère et celui de l'opulence
    c) Les comportements qui en découlent
    d) Les regards

    II. Considérations de V. Hugo
    a) Pris sur le vif intérêt porté a l'homme
    b) Nostalgie du passé
    c) Annonce de la révolution
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Y a-t-il une nostalgie du passé dans ce texte d'Hugo ?
  • Bonjour à tous,
    Je dois rendre un devoir, en disant de quoi témoigne Victor Hugo dans ce texte, je n'arrive pas a formuler ma réponse, et on me demande aussi pourquoi Hugo insiste-t-il sur la lumière ...

    Pouvez me répondre ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Il faudrait lire les réponses qui précèdent.
  • Je suis en troisième et je comprend rien a rien ...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir wiiliianne,

    Victor Hugo témoigne
    1 d'une injustice sociale : opposition entre un misérable voleur et une riche famille,
    2 du fossé qui sépare ces deux mondes,
    3 de l'explosion sociale qui en résultera à coup sûr.

    Hugo insiste sur la lumière : que représente la lumière ? qui est dans l'ombre ? qui va bientôt apparaître en pleine lumière ?
  • Bonjour, j'ai un petit problème sur ce texte car je ne trouve pas de registres (à part le pathétique). Merci de bien vouloir me répondre :)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Tu as aussi le registre polémique (critique violente) et épique (à la fin, vision apocalyptique).
  • j'ai aussi remarquer qu'il y a du pathétique et du réaliste... est-ce bon ou bien pas?
  • J'ai également eu du mal avec ce texte et j'ai trouvé un plan qui ma parait plus ou moins correcte mais auriez vous une idée de problématique littéraire pour mon élargissement ...
    [ Mon plan:
    I/ le narrateur
    1. un témoin crédible (indication de lieu et de temps)
    2. un témoin qui croque et qui est objectif dans un premier temps (utilisation de homme/femme)
    3. une mise en garde à son lecteur ( forcément riche)

    II/ les personnages
    1. leur opposition
    2. le symbolisme du regard
    3. la catastrophe qui s'en découle ( révolution) ]
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Pauline,

    L'art du journaliste qui utilise et arrange une scène de rue pour agir sur son lecteur.
    ou bien
    L'écrivain romantique social : le journaliste, le penseur et le prophète.
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