Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Bonjour, je suis en deuxième année de Licence de Lettres Modernes, à l'université de Boulogne-sur-mer. Et j'ai besoin de conseils...Pourquoi? Je suis passée en deuxième année, mais je veux avoir un très bon niveau, je sais que j'en suis capable, j'ai eu de bonnes notes l'a passé et j'ai obtenu le bac avec mention bien. Ajoutons que je ne souhaite pas devenir professeur mais journaliste. Je précise car la plupart des étudiants en Lettres le souhaitent...Enfin, je suis un parcours histoire, j'ai donc la moitié des cours de lettres et l'autre moitié en histoire.
Voici la liste des cours que j'ai ce semestre:
- linguistique (on étudie l'argot)
- textes modernes (Usage du temps, de J.Follain, et le Parti pris des choses, de F.Ponge)
- littérature et peinture (lettres sur cézanne, de Rilke)
- latin, niveau débutant, j'en ai déjà fait l'an passé
- anglais
Et en histoire, j'ai de la géographie, sciences politiques et relations internationales.

Au niveau de mes méthodes de travail, je résume les cours, j'apprend ces synthèses, j'essaye de lire des docs se rapportant aux cours. Mais que faire de plus pour vraiment avoir un très bon niveau?

Réponses

  • Bonjour éléonora,
    je suis également en seconde année de Lettres modernes à ( la Sorbonne ) et j'aimerais savoir si en linguistique tu étudies la lexicologie?
  • Oui onous faisons un peu de dialectologies, on comprend d'où viennent les mots, leurs formations ect...par rapport à une région donnée, une période donnée ect...

    Puis-je te demander de quelle façon tu travailles stp?
  • Question étonnante...
    La faculté est un système auquel je m'adapte, et chaque université ropose son système de travail.Je dois admettre que mon travail consiste avant tout à lire. Ensuite, je m'evertue à travailler seul car je considère que la faculté ne fournit pas une matière conséquente pour l'obtention d'un bagage culturel conséquent.Ainsi, je suis assez désorganisé et fouilli mais tente , malgré tout, de travailler rigoureusement et avec application.A la fac, la difficulté est dans la rigueur de l'analyse et du développement.Une fois acquise les portes de l'Olympe te sont ouvertes!

    Je ne suis pas doué, ni mauvais, juste moyen.MAIS COMME TOI J AIMERAIS ETRE UN ELEVE BRILLANT.Or, je m"aperçois que pour l'être, il ne faut pas être desordonné.Moi, je le suis et je tente de travailler en ce sens.

    De plus, certains professeurs sont emplis d'une lassitude funèbre et mortuaire qui ne donnent l'élan à l'envolée lyrique et au désir de se repaître de leurs consignes.Cependant, le professeur de la faculté n'est qu'un moyen pour toi d'acquérir un savoir ,rien de plus.En cela, par cette ambiance austère et taciture qui règne pesamment sur ma tête, je me libère grâce à mon envie de réussir et ma soif de connaissances.La passion me sauvera, je pense...
  • Merci pour ton message, à vrai dire je pense un peu comme toi...Les profs de fac, exepté certains, sont assez distant et ne sont là que pour nous apporter un certain savoir...
    Quels sont les cours que tu as à la Sorbonne? Sais-tu la chance que tu as d'être dans une université aussi réputée et brillante? C'est un de mes rêves...
  • Mes cours sont :

    - Philosophie générale :étude du platonisme
    - Histoire de la philosophie: Le Négatif
    (Notre faculté rend obligatoire le choix d'un parcours ; raison pour laquelle je pratique la philosophie )
    - Civilisation Latine (études des poètes antiques et d'histoire romaine )
    - Poétique du Roman
    - Histoire littéraire
    - Espagnol
    - Relations internationales africaines (cours d' UE LIBRE )
    - Linguistique (sémantique, langue et discours )


    A ce propos étudierais-tu Le Ravissement de Lol V. Stein de Marguerite Duras ?
  • benjamin a écrit:
    A ce propos étudierais-tu Le Ravissement de Lol V. Stein de Marguerite Duras ?
    Ne l'écoute pas Eleanora, il pose cette question à toutes les jolies filles ! :) C'est un vrai maniaque!

    C'est parce que son sujet est en passe de basculer en page 3 !!

    Bonjour, Benjamin, ;)
    J'ai lu, décortiqué et a-do-ré Le Ravissement de Lol. V. Stein que j'ai découvert avec son auteur il y a deux ans, agreg oblige. Evidemment, ce n'est pas tombé dessus! Mais j'en garde de très bons souvenirs que je serai ravie de rafraîchir pour te répondre. Va donc faire remonter ton sujet en y posant qqes questions ! J'essaierai d'y répondre dans la semaine -- pour les jours qui viennent, je vais avoir beaucoup de travail. @+

    Eleanora,
    Moi aussi je suis passée par la Sorbonne -- euh, crois-moi, il n'y a rien de transcendant, même à Paris IV.
    Pour ta course à l'excellence, ma foi... Je dirais qu'il faut effectivement lire - lire vite et bien, les ouvrages de méthode notamment, qu'il faut parfois parcourir seulement en diagonale, y repérer les notions qui te manquent vraiment, ou t'interpellent parce que tu trouves qqch qui t'intrigue, complète ce que tu sais déjà... Le piège, devant les bibliographies profuses des maitres de conf' très zélés, serait de vouloir décortiquer ces ouvrages critiques. Il faut être rapide, intuitif.

    Par contre, là où il faut être intraitable, c'est la lecture des oeuvres au programme. Ne pas hésiter à lire une biographie critique de l'auteur avant la lecture pour être plus vigilant sur certains points - esthétique, contexte historique... - en général, à la fac, on découvre une nouvelle façon de lire les oeuvres, moins innocente, plus critique...

    La terminologie que tu emploies doit aussi s'enrichir, devenir précise et rigoureuse; pas seulement littéraire, d'ailleurs. Pense à clarifier/consolider certaines notions historiques, philosophiques. Pense au fait que les élèves brillants de licence et master sont souvent issus de prépas, où ils ont reçu un enseignement complet dans ces matières. Personnellement, je n'ai jamais aimé les "lexiques" tout prêts du commerce, mais en cas de panique, ils rendent service. Disons que cela ne vaut pas la rencontre avec une notion en contexte, rencontrée par exemple dans une étude critique. Je te recommande - si tu ne les as déjà - les Commentaires stylistiques de Boissieu et Garagnon -- à bien lire en entier, celui-là, pour le coup ! On se dit qu'on n'arrivera jamais à leur niveau, mais après, instinctivement, on ne voit plus un texte de la même façon, beaucoup de reflexes se mettent en place!

    Tu veux être journaliste ? Pense à voir s'il y a un bureau des stages dans ta fac, et vois si tu ne pourrais pas déjà trouver des petites choses en rapport avec ton projet (même si cela se fait plutôt en 3e année - on ne sait jamais; les employeurs dans ce milieu sont très sensibles aux CV qui montrent de l'initiative... Même les choix de tes cours peuvent les intéresser!)

    Voilà... Bon courage! :)
  • Kroa, pourrais-tu me conseiller quelques écoles de journalisme voire quelques écoles littéraires intéressantes.Je suis en deuxième année de Lettres et j'aimerais me surpasser et travailler assidument.De plus, est-il possible que tu m'aides à travailler ma rigueur notamment au sein des commentaires composés, des dissertations.J'aimerais avoir une connaissance sur la poétique irréprochable car je pense qu'elle est la clé de la maitrise des textes.
  • Ah ! et bien merci pour tous ces conseils, intéressants et enrichissants ! En gros, je dois me plonger dans mes bouquins, et apprendre toujours plus !
  • Au niveau de mes méthodes de travail, je résume les cours, j'apprend ces synthèses, j'essaye de lire des docs se rapportant aux cours. Mais que faire de plus pour vraiment avoir un très bon niveau?
    Pourtant, nous te l'avons déja dit... oublier que les cours sont des cours et se dire avant tout que tu fais de la littérature... et oui, on a tendance à l'oublier face à l'omniprésence des notes et à la course aux notes (à laquelle tout le monde participe gaiement...)
    c'est pas bien compliqué, non ?

    et je te demanderais même à quoi cela te servirait-il d'avoir un "trés bon niveau" en littérature alors que tu veux faire journaliste ? soyons pragmatique ! tu ne sortiras pas d'ENS, donc il faut viser le plus juste et le plus tot possible...

    et Benjamin, tu ne serais pas plutot à Paris III qu'à la Grande Sorbonne ?
  • Bonsoir Benjamin,

    J'avoue que ta confiance en mes lumières :cool: me prend de court !

    Pour le journalisme, je n'y connais pas grand'chose; j'ai connu une amie qui l'est devenue, d'où qqs infos à ce sujet, et dans son cas, ce fut petits stages, apprentissage sur le tas, persévérance, déceptions, et enfin le coup de chance, le défi relevé et, surtout, gagné. Aucune école, donc. Je ne sais vraiment rien d'autre.

    Pour ce qui est de t'aider, je suis un peu intimidée car si je me permets de donner qqs conseils à des lycéens - en plus de "mes miens"... d'ailleurs, en ce moment, le topic "entraide" ne me botte pas trop... ça me rappelle trop le boulot :(- conseiller un étudiant est une autre paire de manches; et je n'ai jamais été une étudiante émérite! Cependant si tu souhaites que nous échangions sur un sujet précis que je ne maîtriserais pas trop mal ( euh... Le Ravissement ?), c'est envisageable; fais-en quand même un sujet ouvert à tous, c'est plus sûr !! (je subodore que les admins sont un peu plus qualifiés que moi, [rhôô, quelle "fayotte", cette Kroâ ! (je cite qqn, là..)] sans compter les passionnés beaucoup plus assidus que moi (quoique je sois forumane à mes heures - et quelles heures... - moi aussi).

    Juste pour info, quelles sont tes oeuvres au programme / tes intitulés de cours ?

    Tiens-moi au courant, et à bientôt !


    Et un petit mot pour Poilue, si tu repasses par là :

    Oui, moi aussi je suis toujours un peu perplexe quand je vois cette inquiétude, cette recherche de "l'excellence"; j'imagine moins la raideur que les doutes et les moments d'angoisse "si on n'y arrive pas"; j'extrapole vers certaines données sociologiques... Mais c'est plus fort que moi, ça me touche, cette envie d'y arriver; derrière cet idéal se cachent souvent des choses beaucoup plus profondes qui un jour pourront prendre une forme plus personnelle qu'un standard universitaire - si tant est que ce standard existe. Comme je l'ai dit plus haut, je n'ai pas été une étudiante brillante, mais j'ai été "confrontée" au gré de mes errances dans les filières, à ces "élèves brillants", comme on dit. A ce moment-là, crois-moi, ce n'est pas leurs notes ou leurs mentions que l'on envie, et je me plais à croire que c'est pê ce qui peut aussi fasciner Benjamin et Eleonora et d'autres : c'est une forme de liberté, d'indépendance purement intellectuelle. On imagine leur parcours, tout ce qu'ils ont pu lire, découvrir ou approfondir à tel ou tel âge quand nous, nous faisions "seulement" telle ou telle chose. On découvre avec confusion que ce qui est chez nous laborieux, calculé est pour eux un plaisir, naturel. On se pose des questions, notamment shakespeariennes. Et c'est une situation qui je pense n'est pas spécifique aux études... Toute notre vie, on est susceptible d'éprouver ce genre de vertige un peu malsain, un peu morbide... castrateur oserais-je dire, même ! -- qui n'est pas sans rapport avec la peur enfantine d'être abandonné, de se voir préféré un autre : la sélection, la "course aux notes" commence tôt !

    Et puis un jour, pof ! Le noeud se dénoue. C'est la rencontre avec un auteur, on lit tout sur lui, et, sans s'en rendre compte, on est dans la littérature, on en retrouve la substance, on en redevient perméable à tous les autres discours, même didactiques -- dans mon cas, ce fut le déclencheur (euh, tomber amoureux d'un prof, c'est pas mal non plus :P -- sublimons, sublimons !)
    Bon, après, oui, cela a à voir aussi avec une quête d'identité -- mais là je commence à faiblir... (c'est que l'heure tourne...)

    Je te rejoins donc - ô combien - sur ce que tu me sembles suggérer à nos deux étudiants de bonne volonté : la lecture pour elle-même, la lecture viscérale, le fait de voir dans les livres moins des objets d'étude, des "supports" de quoi que ce soit (vive l'iyuphme ! qu'est-ce qu'on y fume !) que d'authentiques points de rencontre, d'étranges rendez-vous, posthumes - et encore qu'importe, justement - entre de parfaits inconnus (quelque part entre Blue Moon et Strangers in the night ... ) ; des ponts vénitiens ! (je m'emporte un peu). Mais le fait est que certains se sentent rassurés par une méthode; et je me demande si, plus ou moins régulièrement, nous ne revenons pas toujours à une méthode, dans le but d'atteindre à qqch qui nous a fasciné; je crois en effet qu'on ne cherche à normaliser qqch - notre expression, etc. - que pour mieux libérer une autre chose -- un peu comme comprimer un récipient pour en faire jaillir le contenu... tiens ça me rappelle le tube de dentifrice dont je parlais dans un autre message... mais lequel ? Tiens, je me demande si je l'ai vraiment envoyé... mince... je rêve déjà...



    Joyeuses Pâques
  • Poilue tes remarques me surprennent, mais j'aimerais te fournir mon jugement: Je ne vois pas en quoi vouloir être bon et aimer la littérature est incompatible ? Je prends du plaisir à lire et je prends du plaisir à avoir le fruit de mon travail ; Or, l'université est un système qui met les notes en avant et ne privilégie pas l'enseignement prolongé.Alors ne faut-il pas s'adapter à ce système ? Et puis, mon chèr, viser l'excellence est un moyen de se dépasser et de se rendre chaque fois meilleur.Tu ne vas pas me reprocher de vouloir être bon ? .Le monde aujourd'hui se veut une recherche de l"elitisme et de l'excellence; les lettres n'echappent à ce système honteux, mais vouloir exceller pour ma part c'est vouloir connaître toujours plus, vouloir fouiller, creuser et m'investir davantage dans mon travail.En quoi est-ce afffligeant ?
    Et puis la scolastique a des règles et pour réussir il faut les accepter et s'y plier.Je me sers de ce système débile pour dans mon devenir m'élever, posséder des connaissances parce que j'aime apprendre ! Et la littérature est ma passion ! Or, à l'université on valide des notes pas des envies ou des passions ! Là, est le problème.Je veux réussir et je pense que pour réussir il faut rentrer dans les normes scolaires.Cela ne veut pas dire que je ne prends pas de plaisir au sein de cette liberté réduite.Montesquieu disait que "la liberté est le droit de faire ce que les lois permettent ". Je m'y soumets et en profite.C'est aussi trivial que cela...

    Aimer la littérature pour elle même, c'est ce que j'aime; mais la faculté pose des bornes aux méthodes etc.. Et certains professeurs sont irrités de ne voir leurs méthodes appliquées.
    J'étais un élève avant d'entrer à la faculté qui n'aimait pas l'école pour ses normes honteuses , mais peux-tu soulever un système ? L'université est une usine ! Que faire ? J'apprends seul, je me sers de la faculté pour mes recherches mais je n'adhère pas à son fonctionnement ! Je ne serais écouter et ne pourrais réaliser mes projets qu'en ayant des diplômes !

    PS: tes remarques sont justes et je ne les conteste pas; je t'explique comment je perçois la chose."Pourquoi veux-tu avoir un bon niveau puisque tu veux faire journaliste ?" .Je te réponds sans vergogne que si tu n'adoptes cette optique de concurrence etc... tu téffondres aujourd'hui.On ne récompense pas le plus ingénieux ni le plus intelligent mais le plus travailleur ! Je ne comprends pas comment l'on peut oser dire que la littérature n'est pas un travail plaisant ; Tout le monde cache derrière le terme de travail la notion de labeur...étonnant !
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