Grammaire française Participe passé

Bonsoir tout le monde,

Je m'inscris tout juste et je vous avoue que j'adore ce site car je suis très attachée à l'orthographe, la grammaire et l'expression (orale et écrite) et on y découvre énormément.

De plus, mon patron a environ 70 ans et il a un langage très soutenu et grâce à lui, j'apprends beaucoup également et il m'arrive même d'utiliser le passé simple lorsque je parle; Imaginez le truc !!!

Pour en revenir à mon post, je suis quelques fois perdue lorsqu'il s'agit d'utiliser futur et conditionnel.

Ex : lorsque je le pourrai, je viendrai

ou

lorsque je le pourrais, je viendrais

ou

lorsque je le pourrais, je viendrai

Ns sommes bien en présence d'une condition dans cet exemple. Quelle orthographe est la bonne?

Par avance, je vous remercie pour vos réponses.

Nanou
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Réponses

  • Bonsoir Nanounette,

    Il n'y a pas de condition ici : c'est équivalent à quand je le pourrai, je viendrai ; (futur pour les deux verbes).

    Il y aurait une condition ici :
    - Si je le pouvais, je viendrais ; (conditionnel pour venir).

    Un « truc » qui aide bien, remplacez par une autre personne de conjugaison, par exemple : lorsque tu le pourras, tu viendras.

    Muriel
  • quand tu n'est pas sur pour le conditionnel passe a la seconde personne du pluriel. du "je" vers "nous"

    lorsque je le pourrai, je viendrai
    → lorsque nous le pourrons, nous viendrons

    au conditionnel
    → si nous le pouvions, nous viendrions

    Les premières personnes du singulier au futur et au conditionnel sont identique phonétiquement. mais pas aux 1ère et 2de du pluriel.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour, Tokamac...

    Merci de surveiller un peu ton orthographe et ta nomenclature.
    Quand tu n'es pas sûr pour le conditionnel passe à la seconde personne du pluriel.
    Et le "nous viendrions" que tu proposes, c'est la première personne du pluriel...
    Les premières personnes du singulier au futur et au conditionnel sont identiques phonétiquement.
    je viendrai / tu viendras (futur)
    je viendrais / tu viendrais (conditionnel)

    Le passage à "tu" proposé par Muriel permet tout aussi bien de choisir entre futur et conditionnel.
  • Muriel a écrit:
    Bonsoir Nanounette,

    Il n'y a pas de condition ici : c'est équivalent à quand je le pourrai, je viendrai ; (futur pour les deux verbes).

    Il y aurait une condition ici :
    - Si je le pouvais, je viendrais ; (conditionnel pour venir).

    Un « truc » qui aide bien, remplacez par une autre personne de conjugaison, par exemple : lorsque tu le pourras, tu viendras.

    Muriel
    Coucou,

    Merci à vous muriel.

    Mais une question, pourriez vous me confirmer ou non que "Si je le pouvais, je viendrais" ne veut rien dire et ne s'emploie donc pas?Je suis super désolée mais je n'ai pas compris....
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Les deux phrases sont correctes. J'essaie d'expliquer leurs sens différents :

    "Quand je le pourrai, je viendrai." (futur)
    On considère que l'action sera réelle.
    Ma venue est prévue.

    "Si je le pouvais, je viendrais." (conditionnel)

    Ici, je ne peux pas venir, et il n'est pas dit que je pourrai plus tard. Ce n'est qu'une supposition. Ma venue reste irréelle, car soumise à une condition non réalisée.
  • "Si je le pouvais, je viendrais" s'emploie sans aucun problème : c’est une hypothèse. Si la condition « je peux venir » est remplie, alors l’action « je viens » peut avoir lieu.

    Quand (dès que) je le pourrai, je viendrai.
    Quand (à chaque fois que) je le peux, je viens.
    Si je le pouvais, je viendrais (mais je ne peux pas...)
  • Bonjour a tous,

    "Elle a dit qu'elle viendra/viendrait me chercher en voiture si je lui telephonais/telephonerais."

    Dans ce phrase... je ne sais pas quel temps je dois choisir entre deux... futur simple/conditionnel et imparfait/conditionnel...

    Aide-moi s'il vous plait...;))
  • Elle a dit qu’elle viendrait : conditionnel, puisque postérieur au fait principal lui-même à un temps du passé.
    Le futur est employé si la principale est au présent : elle dit qu’elle viendra.

    ... elle viendrait si je lui téléphonais : imparfait puisque la principale est au conditionnel. Jamais de conditionnel dans une subordonnée de condition.
  • Merci, j'ai compris;)
  • Bonsoir !

    Je me suis aussi beaucoup interrogée à propos du discours rapporté.
    Comment faire passer la phrase " J'espère que tout ce déroulera bien lors de ton mariage", du discours direct au discours indirect ?
    Devient-elle " Je lui ai dit que j'espèrais que tout se déroulerait bien " ou alors "Je lui ai dit que j'espèrais que tout se déroule bien ?"
    Beaucoup de personnes emploient le subjonctif.
    Merci pour votre réponse !

    Autre chose : pour évoquer le passé, dans un récit, doit-on dire "J'espèrais que tout se passerait pour le mieux" ou "j'espèrais que tout se passe pour le mieux ?"

    Mon esprit est embrumé ...
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Normalement, à la forme affirmative, espérer que n'est jamais suivi du subjonctif.
    J'espère qu'il viendra et que tout se passera bien. (futur simple de l'indicatif)
    Et avec la concordance des temps :
    J'espérais qu'il viendrait et que tout se passerait bien. ( conditionnel "futur du passé")

    " Je lui ai dit que j'espérais que tout se déroulerait bien "
    Ou moins lourdement, pour éviter les "que... que..." :
    " Je lui ai dit mon espoir que tout se déroulerait bien "


    Le subjonctif ne s'emploie qu'après la forme négative :
    le fait n'est plus considéré comme une réalité future.
    Je n'espère pas qu'il vienne...
    Je n'espérais pas qu'il vînt... (ou plus couramment "qu'il vienne").
  • Merci beaucoup pour cette réponse claire et précise ! Me voilà plus avertie :)
    Je viens de m'apercevoir que j'ai commis une énorme bourde ! J'ai écrit "ce" à la place de "se", je suis consternée, excusez-moi.
    La concordance des temps est mon point faible. Mais je remédie à cette lacune petit à petit, et cela grâce à vous. D'ailleurs, si ce n'est pas trop demander, j'ai -je l'espère- une dernière question à ce sujet.
    On emploie régulièrement l'expression " C'est le moins que je puisse faire". Mais que devient cette phrase au passé ? Le verbe "pouvoir" prend-t-il la marque du passé pour se transformer en "pusse" ? Il me paraîtrait logique que ce soit le cas, mais encore une fois, je suis dans le doute.
    Bonne soirée !
  • JehanJehan Modérateur
    La concordance pure et dure voudrait qu'avec la principale au passé
    l'on emploie le subjonctif imparfait :
    C'était le moins que je pusse faire.
    Mais la langue courante permet tout à fait de garder le subjonctif présent :
    C'était le moins que je puisse faire.

    Nous avions le même cas de figure dans ces exemples du message précédent :
    Je n'espère pas qu'il vienne...
    Je n'espérais pas qu'il vînt...

    (ou plus couramment "qu'il vienne").
  • Merci encore !
    Récemment, j'ai lu que le subordonnant "pendant que" admettait aussi bien l'indicatif que le conditionnel. J'ai voulu formuler une phrase mais j'ai hésité (décidément, j'ai du mal à faire mon choix entre le futur et le conditionnel !).
    J'avais envie de passer une commande mais je me suis dit : " Ce serait bête que le colis arrive pendant qu'on sera en vacances". En effet je pars dans moins d'une semaine.
    J'ignore si je dois dire "pendant qu'on sera" ou "pendant qu'on serait". La première proposition sonne bizarrement à mes oreilles. J'ai essayé de modifier le sujet, en optant pour "il", puis pour "nous", mais ça ne m'a pas aidée.
    La langue française me donne bien du fil à retordre. :roll:
  • JehanJehan Modérateur
    "Ce serait bête que le colis arrive pendant qu'on sera en vacances."

    Je trouve ce futur simple irréprochable...
    On sera en vacances. (C'est posé comme certain : indicatif)
    La seule supposition, c'est : Ce serait bête que le colis arrive pendant ce temps. (conditionnel et subjonctif).
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