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Réponses

  • JocrisseJocrisse Membre
    22 oct. modifié

    Anecdote sur Bayrou : il y a bien longtemps, répondant à Ivan Levaï dans une émission politique radio, François Bayrou s'est mis à l'appeler Ivan "levé". Ce dernier lui ayant fait remarquer l'erreur, il a continué jusqu'à ce que l'autre s'énerve et le lui fasse remarquer plus lourdement, ce à quoi Bayrou a répondu que tant qu'il persisterait à l'appeler "Bérou", lui l'appellerait "Levé". C'est mesquin, comme vous dites, mais c'est rigolo.

    Il est vrai qu'Ivan Levé n'était pas forcément favorable à "Bérou", mais en l'espèce, je n'ai pas repéré un marquage idéologique systématique, et on peut y voir simplement une différence entre langue d'oil et langue d'oc, conflit nord/sud.

    Ici encore, une approche originale doit être signalée (et explorée), n'ayant peut-être pas suscité l'écho qu'elle méritait : celle de Patrick Font. L'humoriste proposait (avant qu'il ne soit devenu moins drôle, mais c'est une autre histoire) de prononcer "baï-ro-hu". Une sorte de radicalisation dans le sudisme transcendantal, si vous voulez. (Notant au passage qu'on prononce son nom Patrick Fonte., ce qui cette fois est inexplicable). L'objet était sans doute de le ridiculiser, mais retirée de ce contexte, la proposition ne semble pas infondée. Après tout, un upsilon est un upsilon, en grand ou en petit, pourquoi refuserait-on mesquinement à "u" une diérèse que l'on accorde si généreusement à "y" ?

  • Je change de sujet, pardon, mais il y a une chose que j'admire chez Bayrou : prof agrégé de Lettres classiques (normal, hmm), il était bègue dans son enfance et a donc beaucoup travaillé son langage. Peut-être l'une des raisons pour lesquelles il est si attaché à la prononciation correcte de son nom ?

  • HippocampeHippocampe Membre
    23 oct. modifié

    Tu me fais penser à Démosthène.

    Wikipédia : "Ses problèmes d'élocution lui valurent le surnom de « bègue », défaut qui, dit la légende, le contraignit à s'entraîner à parler avec des cailloux dans la bouche." Un grand orateur, pourtant..

    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mosth%C3%A8ne

    Mais on s'écarte du sujet.

  • JocrisseJocrisse Membre
    23 oct. modifié

    Quant à Moïse, dont la Bible nous dit qu'il avait "la langue embarrassée", il laissait son frère Aaron faire les déclarations publiques aux Hébreux. Il avait bien flairé que la Parole de Dieu dite en bégayant, ça la fout mal, si j'ose.

  • Ose.

  • Il (je suppose) a déjà osé...

  • C'est une dame ou un monsieur ? Jocrisse...

  • JehanJehan Modérateur

    C'est un monsieur...

  • Simon UASimon UA Membre
    9 nov. modifié

    Je suis occupé avec La nuit de l'ogre, de Patrick Bauwen. Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais je viens de découvrir qu'au XIXe siècle il a existé les... photos de défunts.

    Apparemment, à l'époque, il n'était pas rare de faire photographier une personne qui venait de décéder et d'encadrer le portrait et de l'ajouter aux photos de famille.

    😶

  • Dans son excellente collection Photo Poche, Actes Sud a consacré un volume à la photographie post-mortem, très pratiquée à la fin du XIXe siècle. https://www.actes-sud.fr/node/12204

  • Simon UASimon UA Membre
    9 nov. modifié

    En faisant des recherches, on trouve des photos un peu glauques, comme une mère qui pose avec sa petite fille... décédée.

    C'est là qu'on se rend compte à quel point le rapport avec la mort à évolué : non seulement la mort est devenue un tabou, mais même sa représentation l'est aussi.

    Ça me fait penser à ce que disait Milan Kundera : "ce n'est pas parce qu'il y a l'Union européenne qu'il n'y a plus de guerre, mais parce qu'en Europe occidentale les gens ne sont plus anthropologiquement capable de faire la guerre."

    Même dans le vocabulaire : une personne nous "a quittés" et n'est plus "morte", l'assaillant a été "neutralisé" et non plus "abattu" ou "tué", etc.

  • Exact, Simon, surtout dans notre civilisation occidentale.

    Dans les Caraïbes, le 1er novembre, les gens chantent, dansent et mangent autour des tombes dans les cimetières avec des bougies partout.

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Apparemment, à l'époque, il n'était pas rare de faire photographier une personne qui venait de décéder et d'encadrer le portrait et de l'ajouter aux photos de famille.

    On réalisait aussi des masques mortuaires par moulage sur le mort.

  • Simon UASimon UA Membre
    10 nov. modifié

    Il y a aussi la Fête des Morts au Mexique, dont une partie du folklore arrive même chez nous, via les calaveras. On trouve de plus en plus ces friandises (ou dessin à colorier) chez nous en Europe.

    Après je ne sais pas si ça va jusqu'à prendre des photos des défunts. Sur les photos post-mortem, certaines sont encore "présentables" dans le sens où parfois on a dû mal à réaliser que la personne est décédée. Mais d'autres sont vraiment morbides, surtout si le corps est abîmé ou dégradé.

    Sinon je viens de terminer le livre La nuit de l'ogre justement. Une lecture sympa, mais sans plus. Là, le tueur est justement quelqu'un de fasciné par ces photos et qui les crée lui-même... en sélectionnant ses futurs modèles.

  • Simon UASimon UA Membre

    Bonjour

    J'ai trouvé par hasard L'illusion, de Maxime Chattam.

    Assez sympa, l'histoire se déroule dans une station de ski en été qui est en proie à des événements effrayants et inexplicables. Visions, disparitions inexpliquées...

    Je ne l'ai pas encore commencé, mais je pense que ça va me plaire.

  • Une fois n'est pas coutume, j'ai fait ma B.-A. annuelle et j'ai lu un roman actuel 😁 , Le dernier message de Nicolas Beuglet, apparemment sorti au mois de septembre dernier. Je préviens tout de suite : on nous l'a offert, ce qui explique que je me sois senti obligé de le lire. 😂

    Malgré ses presque quatre cents pages, il se lit en peu de temps : la mise en page et la police de caractères équivalent à environ deux cents pages en Pléiade.

    L'histoire n'est pas si mal, elle pourrait servir de base à une série télé. L'inspiration est digne d'un épisode de Blake et Mortimer ou Fripounet et Marisette (j'ai adoré ces séries en leur temps). Il y a un élément de réflexion intéressant, mais si je l'évoquais, je divulgâcherais, donc botus et mouche cousue comme diraient les Dupondt. Sinon, ça part un peu dans tous les sens (je ne divulgâche pas en écrivant ceci).

    Le style : euh, comment dire ? On m'a dit que c'était « bien écrit ». Possiblement bien écrit par rapport aux canons actuels, alors. 🙄 Ce n'est pas aussi mal écrit que les bouquins récents que j'avais lus précédemment (L'Histoire du fakir..., Comment j'ai tué mon père, La Petite boutique des horreurs, j'en passe et des meilleurs) mais ça se situe au niveau de la littérature pour ados de ces vingt dernières années : phrases brèves, sujet-verbe-complément, un ou deux articles pour habiller et quelques adverbes (mais pas beaucoup).

    Il paraît que Nicolas Beuglet serait le « roi du thriller français » (Le Point), « un acteur important du genre [thriller] » (Babelio), « l'une des nouvelles plumes du thriller français » (La Voix du Nord), etc. Pas trouvé trace d'une critique dans Télérama et Le Monde, m'est avis qu'elle serait mauvaise (et probablement méchante).

    Comme il vaut mieux lire ça que rien du tout, je conseillerais tout de même ce livre à des ados ou préados qui ont envie de passer un bon moment pendant le confinement. Et puis huit cent mille exemplaires vendus pour les trois premiers romans (celui-ci est le quatrième), ce n'est pas rien. Respect quand-même pour ce monsieur qui a donné envie de lire à tant de gens.

  • Simon UASimon UA Membre

    Rien que le résumé de la 4e de couverture ne me donne pas envie.

    Je suis un grand lecteur de ce genre de thriller, mais là, certaines choses ne me motivent pas :

    • L'histoire se passe dans une abbaye, environnement religieux et tout ça (syndrome Da Vinci Code, on en a vraiment été gavés...) ;
    • Une histoire de vieille prophétie/énigme poussiéreuse qui date de Mathusalem mais qui changerait le destin du monde...
  • J'espère que tu as lu Le Nom de la rose, d'Umberto Eco ? Certes, une abbaye, mais...

    Pour en revenir au Da Vinci Code :


    Belle mystification !

  • C'est un roman: l'imagination a le droit d'être au pouvoir!

  • Simon UASimon UA Membre

    Ah mais chacun imagine ce qu'il veut. C'est juste que ce style n'est pas ma tasse de thé. 😉

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