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Réponses

  • C'est évidemment une formule imagée pour décrire des augmentations salariales qu'elles jugent insuffisantes. Et si cette revalorisation ne suit pas l'augmentation du coût de la vie, le niveau de vie baisse inévitablement. Et ça semble le cas de la majorité de la fonction publique sur le terrain (infirmières, enseignants, policiers...).

    Je poursuis ma lecture. 😀

  • Je voulais juste souligner qu'il est important de savoir de quoi on parle. Il y a la réalité de la feuille de paie et la réalité du ressenti qui l'accompagne. Il y a plus ou moins d'écarts entre les deux, un peu comme la température et le ressenti qu'on en a! 😅

  • Bah, si ta feuille de paie dit qu'on vous a augmenté de 10%, mais que dans le même temps le coût de la vie augmente de 20%, vous aurez le ressenti d'avoir été chichement augmenté. Et ce ressenti sera justifié vu que votre niveau de vie aura baissé.

  • Tout à fait! Il faut donc prendre en compte au minimum ces deux éléments. ☺️

  • C'est très intéressant. Merci pour ton compte-rendu, Simon.

    Petite remarque : le premier médecin aurait aussi bien pu être oriental - par exemple chinois, la médecine chinoise trouvant ses racines il y a environ 5000 ans. Il est tout à fait intéressant de noter que beaucoup de livres d'histoire sont centrés sur le monde méditerranéen ;ce n'est pas du tout un reproche envers ce livre, il en est ainsi très souvent : ainsi, lorsque j'étais encore élève, je n'ai jamais entendu évoquer l'histoire universelle. Je sais que les choses changent.

    En tout cas, beau boulot de résumé, Simon.

    @perluète : il semble que toi comme Simon parlez surtout des infirmières salariées. N'oubliez pas les infirmières libérales dont le statut, le salaire et les conditions de travail sont encore différents de ceux des infirmières en milieu hospitalier. 😉

  • Je m'explique: Simon parlait du gouvernement qui payait mal les infirmières. Dans ce cas, il s'agit des infirmières des hôpitaux publics.

    Par ailleurs, il y a aussi des infirmières salariées dans le secteur privé, mais là ce n'est pas le gouvernement qui fixe leur rémunération.

  • 20 sept. modifié

    Oui oui, pas grave, très bien, c'était juste une petite remarque qui me venait à l'esprit. Puisqu'on parle de lectures, je brille un peu par mon absence en ce moment, d'une part parce que je fais beaucoup d'autres choses que lire (et notamment, pour en rester aux « études littéraires », je me suis lancé dans l'étude de la grammaire) mais aussi parce que j'essaie de lire en profondeur (?) un recueil de nouvelles du XVIIe siècle dont l'appareil critique est aussi important en taille que les textes eux-mêmes. Si la lecture est assez aisée, le contexte en revanche demande à être découvert et parfois approfondi pour tenter de comprendre à qui et à quoi les auteurs font référence ; ces nouvelles étant le plus souvent à caractère historique, elles renvoient à des événements passés ou contemporains (du XVIIe...) ainsi qu'à des personnages parfois illustres, parfois nettement moins... 🙄

  • Bonjour,

    La dernière partie historique concerne les évolutions modernes du métier d'infirmière.

    L'infirmière moderne naît en Angleterre avec Florence Nightingale au milieu du XIXe siècle. Elle révolutionne le métier d'infirmière et même la médecine en imposant notamment des mesures d'hygiène très stricte. Dans son hôpital de campagne lors de la guerre de Crimée, la mortalité des patients passe de 60 à 2.21% ! Florence Nightingale est aussi la première à... visiter ses malades la nuit. Jusque-là, les soins n'avaient lieu qu'en journée.

    Elle crée aussi l'hôpital moderne, avec ses services spécialisés alors qu'avant tous les patients étaient mélangés. Elle crée aussi l'école Nightingale au St Thomas Hospital de Londres avec une formation complète sur trois ans. Les infirmières deviennent de vraies professionnelles et non plus des bénévoles.

    La France suit le mouvement rapidement et crée ses propres écoles d'infirmières. A noter aussi que c'est à cette époque que les soins infirmiers se séparent de la religion. Jusque-là, les infirmières étaient des religieuses, ce qui ne sera plus le cas avec la professionnalisation des infirmières.

    La très grande popularité des infirmières est liée à la Première Guerre mondiale, où elle devient un mythe. L'association nationale des infirmières françaises voit le jour en 1924, lançant définitivement le mouvement.

  • @ freddy.lombard

    un recueil de nouvelles du XVIIe siècle

    Est-ce celui-ci ?

    J'avoue ne jamais en avoir lu une seule... 🤔

  • 21 sept. modifié

    Yep, c'est bien celui-ci. Compte tenu des différences de tailles de police de caractères, l'appareil critique occupe autant de place que les textes proprement dits : ça calme. Mais c'est intéressant, j'apprends encore et toujours beaucoup de choses sur les us et coutumes du XVIIe et sur les événements des siècles qui ont précédé. Quant à la langue... Ce qu'il pouvaient bien écrire à cette époque !

    Ce volume représente véritablement un plus dans cette collection : bien entendu, on attend d'eux qu'ils nous fassent découvrir les grands auteurs, mais sans La Pléiade je n'aurais jamais eu l'idée d'aller chercher ces auteurs. Rien que pour le XVIIe, on a un volume consacré aux nouvelles, un aux romanciers, trois au théâtre français et deux au théâtre espagnol. 🙂

  • Et rien aux contes ? Outre ceux de Perrault , de madame Leprince de Beaumont (La Belle et la Bête) de madame d'Aulnoy, il y a des contes d'écrivains nettement moins connus, et d'ailleurs bien plus longs, comme ceux de madame de Murat, ou libertins, comme ceux de La Fontaine, et sans doute encore bien d'autres.

    A moins que certains se retrouvent dans une catégorie différente de celle des contes.

  • Ce que j'avais trouvé surprenant et intéressant dans le volume sur le roman au 17ème, c'est qu'à côté de l'incontournable Princesse de Clèves, chère à Nicolas Sarkozy, on trouve déjà à l'époque, chez Scarron un peu, chez Furetière très nettement, une critique du roman. Roman bourgeois, cet énoncé est déjà un oxymoron.

    Le genre roman commence à peine à exister qu'on se demande déjà si c'est bien nécessaire et bien sérieux. Du Flaubert avant Flaubert. Dans le sens où Flaubert nous raconte l'histoire d'une bonne femme (c'est ainsi qu'il la voit) qui part en vrille suite à ce genre de mauvaises lectures.

  • Bonne remarque perluète, les contes du XVIIe sont peu ou pas représentés en Pléiade. Je crains hélas que le peu de succès des cinq volumes que j'ai évoqués au-dessus n'incite pas Gallimard à publier des contes. Mais je peux me tromper, il leur arrive de prendre de vrais risques, comme récemment avec le volume des Premiers écrits chrétiens (2016) ou celui des Lais du Moyen Âge (2018) dont la publication est un véritable manifeste tant il est évident que le niveau des ventes restera faible.

    Jocrisse, si tu t'intéresses à la critique d'époque sur le roman et la nouvelle, le recueil des Nouvelles du XVIIe contient un recueil d'articles écrits sur ce sujet par Sorel, Camus, Scarron et autres auteurs et exégètes qui développaient en effet une importante réflexion sur ces nouveaux genres.

  • Bon, finalement, certaines nouvelles pourraient être classées comme contes ! Allez, malgré l'éventuelle absence de pertinence à éditer ça ici, j'y vais de mon petit compte-rendu de lecture...


    Nouvelles du XVIIe siècle en Pléiade.

    On définit communément la nouvelle comme la descendante en ligne directe des lais, fabliaux, dits et autres exempla ; il s’agit souvent d’historiettes enchâssées dans des récits au long cours - typiquement : L’Astrée ou Don Quichotte ou encore d’épisodes inclus dans un roman ou une épopée comme La Mort le roi Artu ou le Lancelot en prose. Parmi les pionniers, on peut citer le Décameron de Boccace ou encore les Nouvelles exemplaires de Cervantes (ces dernières disponibles en Pléiade). Côté français, les Cent Nouvelles nouvelles encore L’Heptaméron de Marguerite de Navarre sont considérés comme les premiers recueils de nouvelles en français ou. Pour plus de précisions, on pourra se reporter à l’excellente introduction de ce recueil de Nouvelles du XVIIe siècle, ou encore aux notices consacrées à chaque auteur retenu.


    Pas évident de « chroniquer » ce volume Pléiade que je viens de terminer ; je voudrais simplement signaler que, comme celui intitulé Romanciers du XVIIe siècle, et comme les trois tomes consacrés au Théâtre du XVIIe siècle, il est totalement indispensable :

    - à tout amateur de langue française classique qui se respecte,

    - à tous ceux qui pensent que la littérature française du XVIIe siècle se limite à Descartes, La Bruyère, La Fontaine, Pascal, Mme de Sévigné et Tallemant des Réaux, ou que la dramaturgie s’arrêterait à Corneille, Racine ou Molière,

    - à ceux qui sont un peu effrayés à l’idée de se lancer dans la lecture de Boileau, Bossuet, Fénelon, Malebranche, Malherbe, La Rochefoucauld ou de Retz,

    - aux jeunes lecteurs, lycéens ou étudiants, qui croient que le XVIIe siècle est ennuyeux, dépassé ou illisible,

    - enfin à tous ceux qui ont envie de se distraire ou d’être surpris, qui aiment le suspense et les rebondissements,  enfin qui apprécient la comédie humaine et parfois la tragédie !


    Le recueil commence sur environ quatre-vingts pages par une introduction et une chronologie de Jean Lafond, qui réussit le tour de force d’écrire à la fois une bonne « introduction à l’érudition » pour le lecteur débutant à moyen et à rester intéressant pour le lettré érudit mais curieux de découvrir ici quelques rares nouvelles qu’il n’aurait pas encore lues.


    À la suite des textes, une partie consacrée aux articles et réflexions écrits à propos du genre « nouvelle » par les critiques (et souvent auteurs) de l’époque, intitulée La Nouvelle au miroir de la critique :

    I. Esquisse d’une esthétique du naturel par Charles Sorel

    II. La nouvelle au service de la morale par Jean-Pierre Camus

    III. Scarron et le modèle espagnol par Scarron

    IV. Pour une définition de la nouvelle par Jean Regnault de Segrais

    V. Regards sur l’histoire de la nouvelle par Charles Sorel

    VI. L’Esthétique de la nouvelle galante par Jean Donneau de Visé

    VII. Des personnages au nom français par Adrien-Thomas Perdou de Subligny

    VIII. Fiction et vérité par Mme de Villedieu

    IX. La Nouvelle en procès par Charles Sorel

    X. Histoire et galanterie par Edme Boursault

    XI. Le Plaisir et les règles par Jean-Baptiste Trousset de Valincour

    XII. « Une invention de nos jours », l’histoire galante par l’abbé Jean-Antoine de Charnes

    XIII. La Poétique du roman nouveau par Du Plaisir

    XIV. Pierre Bayle et le procès de l’Histoire romancée par Pierre Bayle

    XV. Propositions nouvelles par Mme de Pringy

    XVI. Les Agréments de la vie par Eustache le Noble

    XVII. Décadence des romans et succès du conte par Mlle L’Héritier

    XVIII. La Censure des fictions par Pierre de Villiers

    XIX. Contre la falsification de l’Histoire par Laurent Bordelon

    XX. Essai de bilan par Nicolas Lenglet-Dufresnoy.

     

    S’ensuivent enfin des « Historiettes en vers », classées par genre : Aventures comiques, Aventures galantes, Événements singuliers, Délits et crimes ainsi qu’une Nouvelle historique extraite du « Mercure galant », sur près de quatre-vingt pages.

     Enfin, près de six-cents pages de notices, notes et variantes complètent l’ouvrage avec les biographies de chaque auteur. Je ne me souviens pas d’un autre Pléiade où l’appareil critique tient à peu de choses près la même place que les textes en eux-mêmes, ce qui est le cas ici, compte-tenu de la taille des polices de caractères utilisées.

     Comme le catalogue Gallimard ne donne ni les précisions sur les auteurs ni le détail des œuvres choisies, pas plus que la table dudit volume ne développe les titres des œuvres dont sont extraites les nouvelles, je pense utile de constituer un sommaire précis de ce magnifique volume :

     

     Première partie : Histoires comiques et tragiques – Nouvelles espagnoles et françaises

     

    (François) Du Souhait

    Histoire comique ou Entretien des comédiens (Histoires comiques, 1612, Histoire I)

    > L’inspiration espagnole est bien présente avec ces petits récits enchâssés à la manière Don Quichotte.

     

    (François de) Rosset qui a notamment traduit Cervantes :

    Des amours incestueuses d’un frère et d’une sœur et de leur fin malheureuse et tragique (Histoires tragiques, 1619, Histoire VI)

    D’un démon qui apparaît en forme de damoiselle au lieutenant du chevalier du guet de la ville de Lyon, de leur accointance charnelle et de la fin malheureuse qui en succéda (ibid. - Histoire X)

    Des aventures tragiques de Floridan et de Lydie (ibid. - Histoire XIII)

    Flaminie, dame romaine, pour épouser son amoureux fait mourir Altomont, son mari, et ce qui en advint (ibid. - Histoire XIX)

    > Intrigues amoureuses en forme de nouvelles édifiantes par excellence. De nos jours, les morales – sévères mais justes ! - apparaissent délicieusement surannées.

     

    (Jean-Pierre) Camus, le plus prolifique des auteurs de son époque avec plus de neuf-cent-cinquante nouvelles et plus de trente romans :

    L’Envie fraternelle (Les Occurrences remarquables, 1628 - Livre I, occurrence VI)

    L’Avarice déçue (ibid. - Livre I, occurrence IX)

    Le Soudain Changement (ibid. - Livre I, occurrence XVI)

    La Vengeance malicieuse (ibid. - Livre II, occurrence XI)

    L’Innocente Égyptienne (L’Amphithéâtre sanglant, 1630 - Livre I, histoire VI)

    L’Enfant débauché (ibid. - Livre II, histoire X)

    > Des histoires qui présentent encore un intérêt de nos jours, à lire au minimum pour le style d’une pureté extraordinaire.

     

    (Maréchal François de) Bassompierre

    La Lingère du Petit-Pont (Mémoires, 1665)

    > Ce court extrait d’un ouvrage plus important reste un peu anecdotique.

     

    (Charles) Sorel, romancier, érudit, critique et historien, auteur de l’Histoire comique de Francion

    Les Divers Amants (Les Nouvelles choisies, 1645, Nouvelle IV)

    La Jalousie cruelle (ibid. - Nouvelle IV)

     

    (Paul) Scarron, aussi célèbre en son temps que le précédent et auteur du Roman comique

    La Précaution inutile (Les Nouvelles tragi-comiques, 1655-1657, Nouvelle première)

    L’Adultère innocent (ibid. – Troisième nouvelle)

    > Avec Sorel et Scarron, un peu oubliés de nos jours - notamment en comparaison de nos grands dramaturges, on est au cœur d’un style classique qui ne peut lasser l’amoureux de la langue françoise.

     

    (Jean Regnault de) Segrais

    Honorine (Les Nouvelles françaises, 1656-1657, Nouvelle troisième)

    Floridon (ibid. - Nouvelle sixième)

     

     


     

     

  • Deuxième partie : La Nouvelle classique

     

    (Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de) dite Mme de Lafayette, présente dans les programmes scolaires probablement encore pour quelques temps grâce à La Princesse de Clèves, et qui, depuis la parution de ces Nouvelles du XVIIe siècle a eu droit à un volume dédié à ses œuvres complètes en Pléiade paru en 2014

    Histoire de la princesse de Montpensier sous le règne de Charles IX, Roi de France (1662)

    Histoire de la comtesse de Tende (1718)

    > La Princesse de Montpensier est à la hauteur de sa concurrente plus célèbre.

     

    (Jean) Donneau de Visé, entre autres créateur du Mercure galant

    L’Apothicaire de qualité (Les Diversités galantes, 1664, Nouvelle galante)

    Tel paie les violons qui ne dansent pas toujours (Les Nouvelless galantes, comiques et tragiques, 1669, Nouvelle II)

    > Les nouvelles galantes dans toute leur fraîcheur – et toujours ce style irremplaçable.

     

    (Valentin Esprit) Fléchier orateur considéré en son temps à l’égal de Bossuet

    Mademoiselle de Combes (Mémoires sur les Grands Jours d’Auvergne en 1665, vers 1665)

    > Une histoire tout à fait curieuse qui préfigure les grands contes de Maupassant.

     

    Extraits choisis de la revue « Le Mercure galant » créée par Donneau de Visé qui en a édité 488 volumes, et qui deviendra bien plus tard la maison d’éditions Le Mercure de France

    La Vertu malheureuse, histoire (janvier 1678)

    Histoire de la belle morte d’amour (février 1678)

    Lettre d’une dame qui écrit les aventures de son amie (novembre 1680)

    Histoire (novembre 1681)

    Histoire (mai 1695)

    > Le Mercure galant vaut d’être étudié pour son rôle dans l’histoire de la presse française. Les nouvelles sélectionnées sont parmi les meilleures de ce recueil en Pléiade.

     

    (Césard Vichard de) Saint-Réal

    Dom Carlos (Nouvelle historique, 1672)

    > Un nouvelle à la limite du roman ; pas très passionné par cette histoire classique, j’ai trouvé quelques curiosités dans le style de Saint-Réal pourtant considéré comme très pur par les spécialistes. L’intérêt principal de ce récit et de découvrir la naissance du roman historique français.

     

    (Marie-Catherine Desjardins) dite Mme de Villedieu dont l’œuvre lui permettra peut-être un jour de connaître la fortune de Mme de Lafayette

    Histoire de Nogaret et de Mariane (Annales galantes, 1670, Quatrième partie – An de galanterie V)

    Le Portefeuille (Œuvres mêlées, 1674)

    Qu’on ne peut donner si peu de puissance à l’amour qu’il n’en abuse (Les Désordres de l’amour, 1676, Seconde partie)

    Qu’il n’y a point de désespoir où l’amour ne soit capable de jeter un homme bien amoureux (ibid. - Exemple III)

    > Bien plus célèbre et bien plus lue en son temps que Mme de Lafayette, Mme de Villedieu fut aussi la première femme écrivain à vivre de sa plume en France. Son style est sublime et ses histoires sont passionnantes, toutes dignes de constituer d’excellentes intrigues théâtrales.

     

    Troisième partie : Prolongements et renouvellements

     

    (Gatien de) Courtilz de Sandras auteur des Mémoires de M. d'Artagnan dont s’inspirera Dumas

    Le Mort ressuscité (Nouvelles amoureuses et galantes, 1678)

    Les Bas de soie verts (L’Élite des nouvelles de toutes les cours de l’Europe, 1698)

    > Des contes courts amusants qui rappellent les nouvelles espagnoles du XVIe siècle.

     

    (Jean de) Préchac

    L’Illustre Parisienne (Histoire galante et véritable, dédiée à la Reine d’Espagne, 1679)

    > Une histoire haletante pleine de rebondissements dont pourraient encore aujourd’hui s’inspirer les auteurs de nos modernes séries…

     

    Du Plaisir (peut-être pseudonyme de Bernard Le Bouyer de Fontenelle)

    La Duchesse d’Estramène (1682)

    > Quand l’honneur et la morale sont placés au-dessus de l’amour le plus fort…

     

    Germont (peut-être également un pseudonyme)

    Le Napolitain ou le Défenseur de sa maîtresse (1682)

     

    (Germain) Mouëtte

    Du commerce galant d’un esclave français et d’une dame de Salé (Relation de la captivité du sieur Moüette dans les royaumes de Fez et de Maroc, 1683)

    Histoire de deux renégats, dont l’un fut brûlé vif à Toutoüan et l’autre à Séville

     

    (Raymond) Poisson

    Histoire d’Iris (Les Dames galantes ou la Confidence réciproque, Nouvelle, 1685)

     

    Catherine Bernard, première femme dramaturge jouée à la Comédie française, ayant reçu trois fois prix de l’Académie française, « souvent citée aux côtés de Mme de Villedieu et Mme Deshoulières parmi les dames illustres de la poésie », et dont la pièce Brutus a non seulement longtemps été attribuée « par erreur » à Fontenelle mais encore (beaucoup) plagiée par Voltaire,

    Éléonor d’Yvrée (Les Malheurs de l’amour, 1687, Première nouvelle)

     

    (Charles de) Saint-Évremond

    Le Prophète irlandais (Nouvelle, 1692)

     

    Abbé (François Timoléon) de Choisy connu entre autres pour son androgynie

    Histoire de la marquise-marquis de Banneville (1695)

     

    Le Noble

    Le Voyageur de Falaise (Les Aventures provinciales, 1697, Nouvelle divertissante)

     

     

    À titre personnel, je trouve que ce type de recueil fait honneur à son éditeur. C’est là exactement ce que j’attends de cette grande collection qu’est La Pléiade, à savoir découvrir des auteurs moins connus ou un peu oubliés, mais dont certaines œuvres sont à la hauteur de celles de nos grands classiques. Non seulement elles valent la peine d’être découvertes, mais encore elles se lisent avec un grand plaisir, que ce soit pour leurs intrigues qui s’inscrivent dans la tradition classique ou pour le style propre à ravir tout amateur de « notre belle langue française ».

     

     

  • C'est vrai que c'est "un coin" de la littérature du XVIIème siècle que personnellement j'ignore pour n'avoir lu aucune de ces œuvres! 😕

  • Bah, on ne peut pas tout lire. C'est d'ailleurs ce qui va m'obliger à faire des choix (« choisir c'est renoncer ») de plus en plus impitoyables. Je regrette juste d'avoir mis la littérature entre parenthèses pendant si longtemps. Si j'avais un peu lu entre vingt et cinquante ans, je n'en serais pas là à tenter de remonter la pente, et, surtout, ça m'aurait donné l'occasion de découvrir encore plus de littératures, notamment du domaine dit étranger - je pense surtout aux littératures asiatiques. Tiens, ça me fait penser que ça fait longtemps que je n'ai pas fait de statistiques : combien de livres lus, quelle est la part de la littérature française, comment se répartissent les siècles... ?

    Pour revenir au XVIIe, en seulement cinq volumes à la Pléiade (et sans doute dans d'autres collections), il est possible d'approcher les auteurs un peu oubliés aujourd'hui, mais qui ont écrit au moins une œuvre intéressante, même si leur carrière ne peut être comparée à celle des grands auteurs célèbres. Pour le XVIIIe, c'est un peu pareil. En revanche, pour le XIXe et le XXe, nous avons la chance de pouvoir plus facilement découvrir des auteurs « mineurs » car leur nom reste encore dans nos mémoires, dans les gazettes, dans les anthologies et même dans les catalogues des éditeurs. 🙂

  • Je viens de relire La Princesse de Clèves. J'avoue que les superlatifs concernant la cour d'Henri II et les courtisans m'ont un peu fatiguée... Mais bon, il était sans doute important de mettre ainsi en évidence, par analogie, les fastes de la cour de Louis XIV... Concession à l'époque.

    Sinon, la finesse de l'analyse psychologique et les histoires emmêlées qui conduisent les personnages principaux vers un destin inexorable me paraissent assez modernes. Sur ces plans là, il n'y a pas de longueurs inutiles.

  • Ah, La Princesse de Clèves... Un bel ouvrage sans aucun doute, dont la notoriété cache d'autres textes de Madame de Lafayette, qui, elle-même, occulte d'autres auteurs tout aussi talentueux de son époque. C'est le paradoxe des textes étudiés à l'école : l'aspect positif est que leur présence aux programmes leur confère une notoriété pour l'éternité (ou presque - dirait Pierre Dac), le revers étant que quelques ouvrages sélectionnés (et parfois sélectionnés de nombreuses fois) sont comme des arbres qui masquent les forêts amazoniennes de la littérature. Quelle serait la méthode à appliquer pour que ces arbres donnent envie aux élèves de découvrir la forêt plutôt que de repartir en courant vers les déserts arides ? Je ne connais que la passion de quelques enseignants qui a permis à de rares élèves d'aller au-delà des premières découvertes - parfois rebutantes !

  • Bonsoir,

    Pour La Princesse, La Fayette a été pas mal aidée pas son amoureux transi La Rochefoucauld et un autre de ses copains dont j'ai oublié le nom.

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