24567378

Réponses

  • Sans vouloir jouer la provocation, je propose quand même les raisons de mon avancée :
    1) Le style presque technique dans la description des arts, surtout picturaux.
    2) L'art de l'anecdote du Paris fin 19e qui prend des allures bien profondes servies par cette poésie détachée (je pense aux poèmes en prose baudelairiens/ Huymans sublime le naturalisme avec son aspiration onirique).
    3) Les influences esthétiques certaines : Poe, Villiers de l'Isle-Adam (le médiateur entre ces deux "artistes du péché" ? qu'il connaissait personnellement).
    4) Le goût du néant et du Là-bas.
    5) La figure féminine.

    Et Braindamage, toi qui viens d'achever la lecture de The picture of Dorian Gray, tu n'as forcément pas oublié ce qui a tué moralement Dorian : un certain "A Rebours"... qui je cite de mémoire constitue un "livre de poison".
  • Je viens de finir les Fleurs du mal de Baudelaire et Alcools d'Apollinaire...
    Je vais bientôt commencer d'autres oeuvres poétiques, notamment celles de Rimbaud Verlaine et Hugo.
    J'ai vraiment adoré l'oeuvre d'Apollinaire :)
  • Guerre et Paix de Tolstoï. Un ravissement. On entre dans le livre comme dans un dessin sur le pavé dans le film Mary Poppins, et on n'en sort qu'à regret.
  • Guerre et paix me fait de l'oeil depuis quelque temps !
  • Il y a quelques jours j'ai fini Madame Bovary que j'ai trouvé très bon, du coup j 'ai eu envie de continuer avec Flaubert et je suis en train de lire l'éducation sentimentale,je le trouve magnifiquement bien écrit.

    Sinon mes lectures depuis la rentrées ont été:-La bête humaine, l'assomoir,Germinal(Zola)
    -voyage au bout de la nuit ( L.F Celine)
    -la controverse de Valladolid(J-C Carrière)
    -Le rouge et le noir (Stendhal)

    C'est tout ce que j'ai lu depuis début septembre...
    Pas mal pour une seconde, non?
  • leibniz usait paraît-il (je ne l'ai pas lu) d'un discours optimiste que dénigrait Voltaire apparemment dans son Candide. Or, je ne saisis pas vraiment la portée du conte philosophique de ce théologien de la fourberie, surtout si on tente de la comparer avec ses lettres anglaises - plus essai épistolaire que véritable étude philosophique à mon goût. Dans sa dernière lettre, il critique le pessimisme métaphysique de Pascal comme il critiquerait le discours optimiste soi-disant naif de Leibniz dans son Candide. Alors, je me pose la question sans vouloir être insolent : Voltaire, sophiste ?
    Il semble que Voltaire ait eu une connaissance assez superficielle de Leibniz, comme d'ailleurs de Spinoza. Le discours de Leibniz est tout sauf naïf.

    Si tu veux comprendre les positions de Leibniz, tu peux lire les Essais de théodicée (en grec, théodicée : "justice de Dieu"), qui me semblent d'un abord plus facile que le Discours de métaphysique ou la Monadologie, qui reprennent eux aussi cet argument (Leibniz se répète souvent :P).

    Pour résumer très rapidement, pour Leibniz, Dieu a conçu par son entendement tous les mondes possibles, et a choisi par sa volonté de réaliser le meilleur. Le malheur ne peut s'expliquer que dans la perspective d'un plus grand bien à venir.
  • Ok Arthur, et l'Histoire lui donne raison ; maintenant, je vois ça comme une théorie de la résignation...
  • Moi je viens de finir L'Alchimiste de Paulo Coelho...j'ai adoré! je vous le conseil :)
  • Bonjour
    Alors :
    - d'un oeil, je lis La Trentième Année d'Ingeborg Bachmann (pour m'aider à passer le cap...)
    - de l'autre, je lis Eros, de Lou Andreas-Salomé ( bah quoi ?)
    - avec mon troisième oeil, je lis Des Poètes, de Marina Tsvétaïeva (^ bah quoi ?)
    - quant à Peguy, je le lis les yeux fermés, puisque c'est Jean-Luc qui me l'a conseillé ! :cool:

    Bonne année de lectures enrichissantes à tous !

    [modif : je suis venue enlever qqs smileys... ]
  • Kroâ a écrit:
    - quant à Peguy, je le lis les yeux fermés, puisque c'est Jean-Luc qui me l'a conseillé ! :cool:
    Les yeux fermés ? Et vous arrivez à lire tout de même ? :cool:
  • Les yeux fermés, l'esprit ouvert.
    Eyes wide shut.
  • J'ai adoré ce film.
  • Film redoutable effectivement - mais par bien des aspects salutaire.

    J'avais d'ailleurs un peu détourné ce titre énigmatique de son véritable sens : les yeux fermés du sommeil -ou du déni de réalité - sont en fait grand ouverts sur le rêve.

    Pour les a-mateurs (!) ("a-" privatif, donc), il y a aussi la très belle nouvelle d'Arthur SCHNITZLER dont le film de Kubrick est en fait l'adaptation : La Nouvelle Rêvée ( Traumnovelle, 1925.)
    [...]"Que devons-nous faire Albertine ?"
    "Remercier le destin, je crois, d'être sortis sains et saufs de toutes ces aventures - réelles ou rêvées."
    "En es-tu absolument certaine ?" demanda-t-il.
    "Aussi certaine que de cette intuition : ni la réalité d'une nuit, ni même celle de toute une vie humaine ne peut signifier notre vérité la plus intime."
    "Et il n'y a pas de rêve", soupira-t-il doucement, "qui soit totalement un rêve."
    Elle prit sa tête entre ses deux mains et la blottit contre sa poitrine.
    "A présent, nous sommes sans doute éveillés", dit-elle, "et pour longtemps."
    Pour toujours, voulut-il ajouter, mais avant qu'il ait prononcé ces paroles, elle posa un doigt sur ses lèvres et murmura, comme pour elle-même : "Ne jamais tenter l'avenir."

    Op.cit., trad. Philippe Forget, coll. La Pochothèque, Ed. Le Livre de Poche, p.667.
  • Les yeux qu'on ferme voient encore
    ;)
  • Pour ma part, je lis "Traites négrières" de Pétré-Grenouilleau, "Introduction à la philosophie politique" de Raymond Aron, "Le prince" de Machiavel, "Eloge de la folie" d'Erasme.
  • La possibilité d'une île de Houellebecq et je viens de lire Lambeaux de Charles Juliet, en trois heures de temps
  • Je suis sur la fin de L'Ecume des Jours de Vian que je ne découvre que maintenant malheureusement...Et j'attaque Jacques le fataliste de Diderot ce weekend (pour la littérature des T°L), d'ailleurs si il y en a qui ont besoin d'aide sur cette oeuvre ou qui ont des tuyaux ne pas hésiter à me contacter! :rolleyes:
  • Bonne chance pour Jacques
  • Jérémy a écrit:
    Bonne chance pour Jacques
    Pourquoi ? Personnellement, j'ai bien aimé. C'est sûr qu'il ne faut pas le lire d'un coup parce qu'avec toutes les digressions, ça peut vite devenir lourd.
    Mais je trouve ça vivant et ce livre offre pas mal de réflexions très intéressantes.

    (d'ailleurs poupinou, je te conseille l'Ellipses consacré à Jacques le Fataliste : je l'ai lu cet après-midi et je l'ai trouvé intéressant d'autant qu'il traite bien le contexte de l'époque et offre de nombreux extraits d'oeuvres philosophiques du XVIIIe siècle, des exemples pour illustrer la relation entre maître / valet etc).

    Sinon, je continue "La difficulté d'être" de Cocteau... Des considérations sur la vie, la sienne, son travail, ses amitiés etc. Pas mal ! :)
  • Je viens de finir "les bienveillantes": avec soulagement!
    Je suis dans Suskind:"le parfum": délirant mais bien vu. Ah! l'homme et sa passion...
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.