Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, j'ai cette question a traiter. Nous venons de commencer les pensées, et je n'y comprend strictement rien.
J'ai pensé à parler du divertissement, mais ça ne va pas me faire beaucoup de lignes. Pouvez vous m'aider ?
Merci par avance !
Mots clés :

Réponses

  • Vanité : ce qui est futile, vain.

    Je pense donc que le divertissement tient une grande importance dans cette question puisque pour Pascal, elle détourne des réalités, des questions essentielles. Plus l'homme cherche à se divertir, plus l'homme prend conscience du vide qui l'entoure. Le divertissement est négatif comme l'imagination → puissances trompeuses.
    Selon Pascal, la vanité se trouve aussi dans les rapports sociaux... "Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui-même" (fr.33)

    Je vais essayer d'y réfléchir de plus près...
  • Bonsoir :)

    Notre prof de littérature m'a attribué un sujet d'exposé sur la vanité dans les Pensées, des liasses II à VIII. Elle m'a conseillé de ne pas seulement m'attarder sur la liasse Vanité, mais de rechercher aussi dans le reste des liasses.
    J'aimerais savoir si vous aviez des pistes pour m'orienter sur ce sujet, un plan ou où chercher dans Les Pensées sur ce sujet.

    J'ai pensé au sujet des Rois, sur le fragment sur Persée, pas grand chose d'autre donc vraiment, de l'aide serait la bienvenue !
    Merci d'avance.
  • Il faut considérer le terme vanité sous ses deux aspects :
    - La prétention, l' orgueil
    - Le vide ( étymologie )

    Tu dois étudier les trois puissances trompeuses : l' imagination, la coutume et l' amour-propre et voir en quoi elles relèvent de la vanité humaine.
  • C'est bien normal qu'elle te demande de ne pas t'attarder sur la liasse Vanité, puisque Pascal parle de la vanité humaine presque dans toutes ses liasses.
    L'homme est vaniteux, mais aussi vain, parce que :

    - son savoir est vain, car il est limité dans sa fonction même, qui est de faire l'expérience de sa propre finitude ; d'autant plus que l'homme ne pourra jamais tout savoir! De plus, le savoir peut être trompé par l'imagination "maîtresse d'erreur et de fausseté".
    - la raison de l'homme est vaine, car elle ne pourra jamais s'intéresser à des expériences de l'esprit comme la croyance en Dieu.

    C'est ce qui me vient à l'esprit pour l'instant. Je suis un peu fatigué ce soir, alors excuse-moi si je ne suis pas très clair dans ce que je dis, ou si je manque d'idées.
    Mais bonne chance : moi aussi j'ai un exposé, demain même, mais sur Laclos!
  • Merci beaucoup pour vos réponses qui m'ont beaucoup aidées :)

    Alors, j'ai décidé d'organiser mon plan de la façon suivante : sur les deux sens du mot vanité :

    I - la vanité au sens commun, celle de l'homme
    II - Ce qui est vain ( les concupiscences, ... )

    Mais avec ce plan, d'autres problèmes se posent :
    Ou placer la justice - qui semble être le miroir de la vanité de l'homme ( elle repose sur l'apparence et l'imagination, et déterminée par la coutume ) ?
    Comment aborder le sujet des puissances trompeuses - imagination, coutume et amour-propre ?


    C'est les problèmes qui semblent se poser à moi, mais si vous en voyez d'autres ( avec les solutions :D ) n'hésitez pas à le signifier ;)

    Merci d'avance :)
  • J'ai un peu retravaillé mon plan, pour me tourner vers une 3ème partie.
    Alors les deux premiers axes seraient ceux indiquaient et j'ai pensé à un 3ème axe sur l'imagination et/ou les puissances trompeuses, où je pourrais parler de la justice.

    Mais j'ai l'impression de m'écarter du sujet qui est la vanité, qu'en pensez-vous ?
    Toute aide est toujours la bienvenue :)
  • Pour moi l'imagination semblerait entrer dans ton grand II.
    Il me semble qu'il te manque pas mal de vanités de l'homme, je pense notamment à :

    - la vanité que l'on accorde aux apparences (fr. 11 sur le rire, fr. 37 sur la peinture).

    - la vanité du point de vue adopté = l'opinion car tout est relatif (fr. 27 vie négligeable par rapport à la paix ou la guerre, fr. 29 qui dénonce l'inconstance de l'homme et la vanité de son amour-propre, fr. 31 diversité et vanité des opinions, fr. 32 choix et opinions bien peu fondés, fr. 18 et 47 sur la notion de justice qui ne tient qu'à un fil = vanité de croire que la justice est bien fondée).

    - la vanité dans les choses et les occupations des hommes qui sont futiles et vaines (fr. 16 orgueil des moines de vouloir batailler pour un morceau de capuchon, fr. 21 la vanité des sciences puisqu'elles sont sans effets dans le domaine de l'éthique, fr. 26 les hommes se soucient de ce qui n'a aucune importe, par exemple la fortune, fr. 34 vanité de la gloire : certains acceptent de payer de leur vie pour la gloire, fr. 42 vanité de l'amour, fr. 36 les passe-temps futiles, fr. 45 vanité des conquêtes).

    - la vanité présente dans les coutumes (fr. 17 les marques de respect, fr. 23 et 24 le pouvoir du roi, fr. 28 l'incohérence dans le choix des dirigeants, fr. 30 absurdité des rapports sociaux du fait de la hiérarchie sociale, fr. 17 et 23 la coutume se mêle à l'apparence.

    - la vanité de l'être humain et de l'illusion de sa propre grandeur (fr. 20 et 44 l'homme est disproportionné par rapport à l'infiniment grand/petit, fr. 26 "nous sommes incapables et de vrai et de bien", fr. 41 l'homme est incapable de juger à cause de son imagination qui dépasse sa raison).

    Voilà, j'espère que ça a pu t'aider un peu!
  • On peut commenter Pascal, mais il ne faut pas oublier que lui-même est un commentateur des textes sacrés. Pour la vanité, c'est ici
  • nellylsh a écrit:
    Pour moi l'imagination semblerait entrer dans ton grand II.
    Il me semble qu'il te manque pas mal de vanités de l'homme, je pense notamment à :

    - la vanité que l'on accorde aux apparences (fr. 11 sur le rire, fr. 37 sur la peinture).

    - la vanité du point de vue adopté = l'opinion car tout est relatif (fr. 27 vie négligeable par rapport à la paix ou la guerre, fr. 29 qui dénonce l'inconstance de l'homme et la vanité de son amour-propre, fr. 31 diversité et vanité des opinions, fr. 32 choix et opinions bien peu fondés, fr. 18 et 47 sur la notion de justice qui ne tient qu'à un fil = vanité de croire que la justice est bien fondée).
    (...)
    Oh, merci beaucoup :D Du coup, peut-être devrais-je abandonner mon plan et partir sur une démarche plus "linéaire" en évoquant chaque vanité .... Qu'en penses-tu ? Ou lesquels verrais-tu dans le grand ou dans le grand II ? Car certaines notions semblent porter sur les deux. ( Tu m'as l'air de t'y connaître vraiment donc j'en profite )
    C'est d'ailleurs ça qui m'a posé problème dans l'élaboration du plan, comme séparer en grandes parties ce qui est parfois réuni dans les fragments.
    On peut commenter Pascal, mais il ne faut pas oublier que lui-même est un commentateur des textes sacrés. Pour la vanité, c'est ici
    Merci, mais je connais :D L'eccléciaste, tout ça je suis au point :)
  • Je ferai mon plan ainsi :
    I- vanité même de l'homme concourrant à sa misère (concupiscence, imagination, raison, illusion de grandeur)
    II- le reflet de sa vanité (coutumes, justice, occupations futiles, apparences)
    ( Tu m'as l'air de t'y connaître vraiment donc j'en profite )
    C'est uniquement parce que je suis en train de réviser Pascal pour mon bac blanc que je m'y connais autant, je te rassure.

    Tiens-moi au courant.
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