Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour a tous... J'ai souvent entendu dire que les sciences et la philosophies avaient pas mal de points communs... Et puis je me suis demandés si la philosophie pouvait se passer d'une réflexion sur les sciences et j'aimerai bien avoir vos avis car je trouve intéressant de comparer nos différentes idées. Voila... a bientôt!
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Réponses

  • ENSENS Membre
    J'ai bcp de mal avec ce genre de questions (en fait, il s'agit d'un sujet scolaire, on a tous compris ;)) car il n'y a au fond aucun problème : évidemment que non, la philosophie ne peut pas se passer d'une telle réflexion !
  • A savoir que la plupart des philosophe ont été mathematiciens/scientifique=> Pascal, Descartes, Galilée, Aristote et tellement d'autre que j'en passe.
    De plus avant, science et philosophie était la meme chose, elles se sont disocié à mesure du temps. Aristote, quand il parle des animaux (je ne me souvient plus de son oeuvre) apelais ceci de la philosophie alors que s'il eu vecu apres 1836 (je crois) on l'aurait classé en biologiste...

    D'ailleur (la question de mon DS de ce matin étant: Peut-on reconaitre un droit à l'ereur en ayant le soucis de la verité) peuton dire que philosophie et sciences ont toute 2 un objectif commun: La recherche de la verité?
  • La philosophie est, en termes scolaires, une matière scientifique. C'est ce qu'on nous apprenait en début de terminale au lycée. Ce que beaucoup d'élèves avaient du mal à comprendre. Pourtant, à lire Descartes, Spinoza, Rousseau, Freud ou encore Marx, c'est l'évidence même. De nos jours, on a tendance à vouloir séparer et opposer ce qui ne l'est pas forcément : science et religion, science et littérature, politique et religieux (pourquoi un communiste n'irait-il pas à la messe?), etc. La pensée orientale est beaucoup plus subtile que ça. Bref, pour en revenir à la question initiale, la philosophie ne dédaigne aucune science ni aucun sujet susceptible d'apprendre à penser. Elle est, par excellence, une science humaine.
  • Il serait amusant de vouloir argumenter dans le sens contraire. On peut pour cela rappeler la posture cynique, qui estimait que la bonne philosophie était action, et devait passer par un raccourci, qui dispense de passer par les fumisteries platoniciennes. Antisthènes pratiquait un mode de philosophie qui faisait l'économie de la question épistémologique. A une philosophie du savoir, on peut opposer une philosophie purement morale, qui n'est pas nécessairement dépourvue de questionnement propre.
    Partant de là, on peut se demander si la question du savoir est si fondamentale que le pensent certains, et critiquer la valeur qui lui est accordée. On peut aussi affirmer l'autonomie radicale de la pensée philosohique, et dire qu'elle peut créer des concepts indépendamment de la question épistémologique, et aussi critiquer le fait qu'il y ait des passages considérés obligés, par lesquels doit passer tout philosophe qui se respecte.
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